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COMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE FORUMNotre forum héberge depuis 2007 les discussions des Coordinations nationales lycéennes, lors des mouvements lycéens, indépendamment de tout parti, syndicat ou courant politique particulier. Le deal à ne pas rater Cartes Pokémon Japon le display Pokémon Go de retour en stock sur ... Voir le deal COMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE FORUM MOUVEMENTS NATIONAUX LUTTES LYCÉENNES RÉPERTOIRE DE DOCUMENTS AuteurMessageAnimateurAdministrateur Nombre de messages 9064Age 31Ville Grand OuestDate d'inscription 17/05/2007Sujet Réponse à Ferry sur l'enseignement de la philosophie Sam 21 Juin - 2141 Voici une réponse à Jules Ferry, ancien ministre de l'éducation nationale sous un gouvernement de droite, après ses déclarations sur l'enseignement de la philo Citation Monsieur le Ministre,> >> > Suite à l'entretien que vous avez accordé au journal "La Croix" le> > 12 juin 2008, et aux propos que vous avez pu récemment tenir dans> > différents médias, je tiens, par la présente à vous faire part> > de mes plus vifs remerciements.> >> > Merci, tout d'abord, au Ministre de l'Éducation Nationale que vous> > fûtes d'avoir ouvert les yeux au professeur de philosophie que je> > suis sur le désintérêt, voire le mésamour que vouent mes> > élèves à la discipline que j'enseigne. Grâce à vous, j'ai,> > enfin, pris conscience que malgré l'enthousi asme apparent dont on> > pu faire preuve une grande majorité des deux mille cinq cent> > élèves environ qui m'ont été confiés durant mes vingt ans> > d'enseignement, leur présence active en cours et leur volonté de> > se confronter à des notions aussi difficiles que la liberté, le> > droit, l'art ou la culture, ils détestaient, en vérité, ce que je> > leur transmettais.> >> > Merci à vous, Monsieur le Ministre, de m'avoir également> > soustrait à cette stupide illusion qui me faisait croire que par la> > patiente et joyeuse reconstruction de concepts arrachés à la> > gangue des préjugés communément véhiculés, j'offrais à mes> > élèves la possibilité d'être confrontés, une fois en leur vie,> > à un véritable travail de la pensée. Grande était ma naïveté> > de m'imaginer qu'un jeune homme ou une jeune fille d'environ dix-> > huit ans - ceux-là même que dans des propos radiopho-niques vous> > qualifiâtes d'enfants - avait atteint l'âge lui permettant sinon> > de se mettre à penser, - ma crédulité n'allait pas jusque-là -> > mais à tout le moins de s'y essayer. Plus risible encore ma> > naïveté consistant à croire qu'en exerçant devant eux, avec eux,> > un authentique acte de philosopher, je pouvais les amener à> > davantage de réflexivité, d'esprit critique que si je me> > contentais seulement de leur transmettre cette histoire des idées,> > déjà présente dans nos cours.> >> > Merci à vous, Monsieur le Ministre, d'avoir su me convaincre que le> > compagnonnage philosophique qui s'instaure, chaque année, avec mes> > élèves et qui leur permet de comprendre que la majorité légale> > à laquelle l'année de terminale généralement les conduit ne> > prend réellement sens qu'à partir d'une majorité intellectuelle,> > politique, morale ne relève, en réalité, que d'un optimisme d'une> > absolue vacuité. J'avais, pourtant, le vague sentiment que la> > discipline que j'enseigne pouvait contribuer à l'émancipation> > intellectuelle de sujets en devenir, au développement de leur> > conscience critique, de capacités réflexives fondées sur une> > réelle argumentation et un authentique souci démonstratif. Il me> > semblait que dans un monde qui n'a plus guère de valeurs à> > proposer à sa jeunesse, où la perte de sens, de repères pouvait> > s'avérer anxiogène, dans un monde, enfin, où faute de solides> > outils intellectuels, on se sentait plus encore démunis, la> > philosophie pouvait, non pas imposer du sens évidemment, mais> > donner les moyens, l'autonomie nécessaire pour parvenir à en > créer.> >> > Merci, Monsieur le Ministre, d'avoir su, si élégamment, sortir de> > leur tombe ces éminents philosophes que furent Aristote, Spinoza ou> > Kant afin qu'ils puissent, à leur tour, se gausser de la to tale> > inanité de mon travail et de celui de mes élèves eu égard à> > leur propre conception de la philoso phie. C'est avec un certain> > malaise que je songe, désormais, à ma trahison à leur égard> > lorsqu'en cours de philosophie j'invitais mes élèves à les> > fréquenter afin - aurais-je l'audace de le préciser? - qu'à la> > lecture de leurs oeuvres ils pussent éveiller curiosité et sens> > critique, "comprendre le monde" en somme. Combien était vaine cette> > prétention et plus encore celle qui m'a amené à nourrir mon> > enseignement de celui de Socrate et de son inaccessible maïeutique> > au point qu'il m'arrivait, parfois, de faire observer à une classe,> > ravie, que ce qu'ils étaient parvenus à reconstruire d'eux-mêmes> > se trouvait dans ce livre de Platon, de Rousseau ou de Sartre que> > je sortais, alors, de mon bureau et dont je leur faisais la lecture> > pour leur plus grande satisfaction. Pourquoi n'ai-je pas eu, alors,> > la lucidité de reconnaitre que nous faisions simplement "semblant> > de nous étonner" afin que ces prestigieux philosophes ne "tombent> > pas de leur chaise".> >> > Merci à vous, Monsieur le Ministre, d'avoir su pointer, dans> > d'autres médias, cette inadmissi ble spécificité de> > l'enseignement philosophique français dans un monde où> > l'uniformisation se doit d'être la règle, quels que soient les> > héritages culturels, les richesses particulières, les valeurs en> > jeu, alors qu'il m'avait semblé, jusque-là, que mes collègues> > italiens, espagnols ou allemands et même certains de leurs> > étudiants que j'ai eu l'honneur d'accueillir dans mes classes nous> > enviaient précisé ment cette spécificité au motif qu'elle ne> > réduisait pas l'exercice de la pensée à un simple effort de> > mémorisation de l'histoire des idées.> >> > Merci, Monsieur le Ministre, d'avoir su prévenir les élèves et> > leurs parents, en une parole portée par un souci que j'imagine> > tout à la fois déontologique et psychologique, à quelques jours> > seulement de leur épreuve de philosophie, que, de toute façon,> > son évaluation ne serait que le fruit de l'arbitraire de> > correcteurs dont les compétences pour apprécier une copie se> > réduisent précisément à n'en avoir aucune. Je n'ose imaginer> > avec quel enthousiasme ils ont dû se livrer à cet exercice déjà> > barbare de la dissertation, rassurés par cette autre barbarie que> > constitue une totale fantaisie dans l'é valuation de leur copie. De> > ce fait, vous m'avez permis de reléguer au statut de pur exercice> > formel et futile celui auquel je conviais mes élèves en les> > incitant à travailler en commun la méthodologie de la> > dissertation, à relever dans leur travail et de celui de leurs> > camarades les défauts de conceptualisation, de problématisation ou> > de détermination des enjeux d'un sujet afin qu'ils saisissent au> > plus juste la rigueur que doit manifester un bon devoir de> > philosophie. Mais dans la mesure où vous avez, vous-même, pu être> > le témoin de l'évaluation collégiale d'une copie dont les notes> > oscillaient de 3 à 17, il va, sans dire, qu'un tel exemple suffit> > à discréditer à jamais tout travail de correction et, ce, de> > manière d'autant plus certaine que la rigueur démonstrative de la> > philosophie, notamment dans son approche épistémologique, se> > complait à répéter aux élèves qu'il est parfaitement pertinent> > d'induire d'un cas particulier une loi générale et abstraite. Une> > telle approche de la démonstration a au moins le mérite de me> > faire comprendre que les réunions d'harmonisation que j'ai eu le> > privilège de présider durant quelques années n'avaient> > strictement aucun intérêt et, de toute façon, certainement pas> > celui de réduire les écarts de notation entre les correcteurs.> > Grâce à vous, les médias se sont empressés de relayer cet> > exemple édifiant tout en conservant un silence pudique sur les> > millions d'autres copies de philosophie corrigées dont les notes> > correspondent, par je ne sais quel miracle, à celles que les> > élèves peuvent obtenir durant l'année.> >> > Merci à vous, enfin, Monsieur le Ministre, de m'avoir fait> > comprendre que les cours que je dispensais jusqu'à la semaine> > dernière avec passion devant des élèves de série scientifique,> > économique ou technologique et que je m'évertuais à rendre> > intelligibles, démonstratifs, jamais dog matiques, mais toujours> > critiques, se réduisaient à un pur exercice de rhétorique conduit> > par un "ap prenti gourou", de ceux-là mêmes contre lesquels je ne> > cessais de les prévenir.> >> > Malheureusement, vous n'êtes plus ministre en exercice, ce que je> > déplore. Toutefois, je garde espoir que votre successeur au> > ministère partage votre point de vue concernant la philosophie et> > son enseignement afin que l'Education Nationale puisse, enfin,> > veiller à la réforme d'un enseigne ment si communément décrié> > et, ce, y compris par le philosophe que vous êtes.> >> > Vous priant de croire, Monsieur le Ministre, en ma plus haute > estime.> >> > Pierre-Jean Memmi, professeur agrégé de philosophie. Reçu par mail. Réponse à Ferry sur l'enseignement de la philosophie Page 1 sur 1 Sujets similaires» Venue de Luc Ferry, ancien ministre de l'Education Nationale» Boycott de la JAPDPermission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forumCOMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE FORUM MOUVEMENTS NATIONAUX LUTTES LYCÉENNES RÉPERTOIRE DE DOCUMENTSSauter vers
Croirepour ne pas douter "[] la pensée est excitée à l'action par l'irritation du doute, et cesse quand on atteint la croyance : produire la croyance est donc la seule fonction de la pensée. Ce sont là toutefois de bien grands mots pour ce que je veux dire ; il semble que je décrive ces phénomènes comme s'ils étaient vus à l'aide d'un microscope moral. Les mots doute et On doit même peut-être ne pas se reposer entièrement sur la raison dans l’action, dans la vie en général, ainsi que dans la morale. Ne croit en rien ne veut pas dire forcement de donner son désaccord. Et sans doute l’autodidacte ressent-il un contentement d’autant plus grand qu’il peut avoir le sentiment de ne rien devoir à personne. Peut … On peut croire en Dieu sans l'aimer, l'amour n'est pas le fort de tout le monde. En philosophie nous ne pouvons rien faire de plus que d’affirmer que l’esprit sent quelque chose qui distingue les idées du jugement des fictions de l’imagination. Le préjugé est une forme de certitude illusoire. Corrigé du sujet peut on ne croire en rien - Ma Philo .net - Aide personnalisée pour tous vos devoirs de philosophie, réponse à votre dissertation de philo en 1h chrono. Ne laissons pas les politiciens véreux, les cyniques et les irresponsables nous construire un monde que nous ne voulons pas. Peut on ne pas croire? => On peut croire à des discours, on peut croire en une existence, ce qui permet de les distinguer. D'une part, il faut penser aux diverses formes de croyances, y compris les plus naturelles et habituelles qui nous permettent de vivre chaque jour. Changez de vie et changez de monde en partageant vos idées, il ne peut y avoir de démocratie sans philosophie. On croit en Dieu parce qu'on a été conditionné à croire en Dieu. L’art nous détourne-t-il de la réalité ? Mais même se taire peut vouloir dire quelque chose ex. Peut-on dire qu'une œuvre d'art est supérieure à une autre ? Par extension avoir confiance en quelqu'un, compter sur quelqu'un. Alors qu'en fait, ce que signifie celui qui dit ne pas croire en la Bible est "je SAIS que ce que dit la Bible est faux" car il s'agit effectivement là du résultat d'un savoir scientifique sur l'évolution des espèces et notamment des humanoïdes, sur la formation de la Terre et du système solaire, etc. Dans sa définition la plus générale, la notion de croyance est, au même titre que celle de la foi, l'acte de tenir pour réel certaines propositions. Dans la croyance – et dans l’acte de croire, je tiens pour vrai une propositionnon prouvée, à laquelle je donne une valeur de vérité. Sommes-nous libres lorsque rien, en nous ni hors de nous, n'oriente notre choix ? la minute de silence, un silence en dit long »…. Toute parole échappée laisse échapper du sens. Pourtant, elle se dissimule aussi derrière les propos les plus rationnels. La vérité "le faite de ne pas croire reviens a etre sur de tout ne pas douter". Mais même se taire peut vouloir dire quelque chose ex. Toute parole échappée laisse échapper du sens. Par exemple, le racisme. Faut-il libérer ses désirs ou se libérer de ses désirs ? Il est donc impossible de ne croire en rien. On ne doute pas de la douleur. L’homme peut-il vivre sans croire ? Ne croire que ce que l’on voit », c’est être comme Saint Thomas ! De tous les sens, la vue est le plus précieux, car elle semble nous donner directement accès à la réalité quand j'ouvre les yeux, le monde paraît se donner tel qu'il est. De la même façon, croire ne signifie pas non plus avoir des doutes, mais être incertain. Plan. Bonjour à tous. Peut-on ne croire en rien ? => Rien signifie nulle chose. On ne peut ne rien dire qu’en se taisant. Je dirais non, car quand tu ne crois … 17 mai 2012. Engagement 1. mettre en gage, donner en gage pacte,contrat, promesse, enrôlement. ... En philosophie nous ne pouvons rien faire de plus que d’affirmer que l’esprit sent quelque chose qui distingue les idées du jugement des fictions de l’imagination. Votre sujet n'est pas dans la liste ? Vous pouvez même spécifier le délai sous lequel vous souhaitez recevoir votre correction. Caroline Sarroul Sujets sur la liberté. plans de dissertations et corrigés de commentaires de textes philosophiques. Ici je ne donnerai qu'une ébauche de réflexion. Croire en Dieu, c'est avant tout et par-dessus tout vouloir qu'il existe. Cela leur donne plus de force et d’influence, les fait apparaître de plus grande importance, et les constitue comme principes directeurs de … Peut-on combattre la croyance par le raisonnement ? dissertation en philo. nous ont montré le chemin. Soit l’on croit à quelque chose, soit l’on ne croit pas. Croire à en mourir, c’est le propre du fanatisme, et ne croire en rien, c’est du nihilisme du latin nihil = rien. S’il est possible de vouloir ne rien dire, il est impossible de ne rien dire du tout à partir du moment où l’on prend la parole. Les deux termes la foi et la croyance sont à peu près synonymes. Un site de philosophie avec des corrigés, une frise interractive, un forum, des débats, des travaux philosophiques plan La justice Peut-on se faire justice soi-même ? Socrate avec son "Je sais que je ne sais rien", Montaigne avec son "Que sais-je ?" Notre équipe de professeurs de philosophie se propose de réaliser pour vous un véritable corrigé de " peut on ne croire en rien ". Peut-on justifier l’athéisme ? Peut-on parler pour ne rien dire ? Introduction. Si un sujet exige qu’on définisse ce qu’est la croyance, il faut résister à l’envie qu’on peut avoir de la réduire à une seule de ses dimensions, car de tous les concepts qu’on peut croiser en philosophie, il est probable que ce soit un de ceux qui puisse, légitimement, recevoir des définitions diverses, dont certaines semblent être, entre elles, incompatibles. L'homme peut-il se passer de religion ? Aide à la reflexion Je ne crois que ce que je vois. Peut-on affirmer que ne croire en rien est un progrès pour l'Homme ? Pourquoi le progrès n'a-t-il pas fait disparaître les religions ? PRÉSENTATION DE LA. Est-il raisonnable de croire en Dieu ? Trop croire en la toute puissance de la raison, en ce domaine, peut même aboutir à la pire des horreurs, au mal, à l’immoralité. Liberté ES Amiens 1982 La philosophie peut-elle dépasser son temps ? Image et concept Aide à la reflexion J'échange donc j'existe niveau prépas Aide à la reflexion Je crois que votre tort c'est de vous imaginer que vos raisons de vivre devraient tomber du ciel c'est a vous de les créer. Croire en une chose, c'est lui accorder adhésion intellectuelle et morale. Aide à la reflexion A la lumière de ces observations, nous sommes en droit de nous demander peut-on ne pas croire au progrès technique ? PHILOSOPHIE PLAN Etymologie Action et savoir par la sagesse on n'entend pas seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l'homme peut savoir » “croire savoir ce qu'on ne sait pas, voici donc l'ignorance qui cause des maux, l'ignorance coupable " Alcibiade 118b. Croire en Dieu, c'est le posséder ; … Le sujet porte sur une possibilité, ce qui peut s’entendre en deux sens différents une possibilité est en effet ou bien une capacité acquise par un processus, un travail – je peux acquérir la capacité de parler japonais -, ou bien une capacité objective, physique – il m’est impossible de voler dans les airs sans aide mécanique, je ne peux pas en acquérir la possibilité. - De tout et de rien "Je ne crois que ce que je vois" peut-on en rester à ce principe ? Tous les objets métaphysiques âme, Dieu ne peuvent pas être vrais ou peut croire ou ne pas croire en Dieu mais on n'a pas démontré que Dieu existe ou qu'il n'existe pas. Croire que est de l’ordre de l’opinion. Enregistrer votre café philo, annoncer vos activités, échanger vos réflexions, développer vos idées. Le gage, c’est soi, son existence, d’où engager soi 2. prendre parti dans une idée de combat On peut ici penser à […] Continue reading …. La croyance Peut-on ne croire en rien ? Obtenez en moins de 72h - problématique entièrement rédigée - un plan détaillé rédigé complet, avec parties et sous-parties - la possibilité de questionner le professeur sur le plan proposé Prestation personnalisée réalisée par un professeur agrégé de philo La foi remplace ainsi la raison quand elle parvient au bout de ses capacités intellectives. L’on peut donc dire dis moi en qui ou en quoi crois-tu, et je te dirai qui tu es ». Croire est une faiblesse pour autant que la force est du côté de la rationalité qui implique la volonté de penser par soi-même et le détachement vis-à-vis de la sensibilité. Votre sujet de philo sera traité selon les indications que vous fournirez. La croyance est l’absence de connaissance véritable. Notre propos est de nous appuyer sur le dernier ouvrage d’Albert Piette afin de nous interroger sur le lien entre le croire », le doute et le ne pas croire ». Annales 2007 - Toute prise de conscience est-elle libératrice ? ... Un bon plan 1. Philosophie ES Amiens 1982 Peut-on être esclavDissertation: Philo 101. Recherche parmi 274 000+ dissertations. Dans notre société, quel soit celle d’aujourd’hui ou du passé, plusieurs choses pouvaient nous différencier, que ce soient nos origines, notre culture, nos habitudes de vie, l’endroit où l’on vit tout simplement. Il y a cependant une seule chose qui ne change pas
Par Publié le 28/10/2014 à 1630 La croyance est une notion difficile à cerner. Elle fait partie de ce que Bertrand Russel appelait les attitudes propositionnelles, au même titre que les désirs, les souhaits, les regrets. Pour certains, elle est une force capable de déplacer les montagnes. Pour d’autres, la béquille d’une humanité incapable de se tenir debout. Deux auteurs s’attaquent cet automne à cette aventureuse question. Henri Atlan, d’une part, dans un livre éblouissant intitulé modestement Croyances 1. Alexandre Lacroix, d’autre part, dans un livre scrupuleux au titre plus énigmatique Comment vivre lorsqu’on ne croit en rien ? 2. Nous évoquerons aujourd’hui celui-ci, et reviendrons prochainement sur le premier. Ce n’est pas un hasard si le dossier de la croyance remue les philosophes la croyance est humaine. Les animaux n’en savent pas assez, et les dieux en savent trop pour croire. Comme le remarquait Pascal, avec son humour tragique, le désespéré qui va se pendre croit encore à l’amélioration de son état. Et comme le pointait Husserl la thèse du monde est une croyance. Nous avons besoin de croire non pas au monde en général, mais en notre monde, ce monde-ci. Cela est plus difficile dans Alep en ruines que sur les bords du lac de Côme, mais cela ne change pas la donne sur le fond. Dans les deux cas, il faut se lever. Reste, que la thèse de Husserl se complique quand on se demande s’il est possible de croire en rien ? Avant d’aborder cette question qui est au cœur du livre d’Alexandre Lacroix, il faut clarifier un point, concernant la croyance religieuse. Sans pour autant entrer dans des discussions épineuses sur la croyance et la foi. Dans un ouvrage datant de 2007, Peut-on ne pas croire ?, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France à Paris, esprit frappeur, commentateur hors pair, fin lecteur de Wittgenstein 1889-1951, dénonçait avec vigueur la démission des intellectuels 3. Il critiquait leur pusillanimité envers la croyance religieuse et les religions. Il se révoltait contre les pèlerins et convertis de la dernière heure. Il fustigeait la posture héroïque des imprécateurs. Le thème n’était pas nouveau, mais il résonnait à point nommé dans le contexte actuel où la laïcité est malmenée et n’importe quelle forme de transcendance encensée. La liberté de ne pas croire est devenue suspecte. L’incroyant n’a plus droit de cité. Il n’est plus protégé comme il devrait l’être, sa liberté n’est plus assurée a priori ». Pourquoi le projet de juger et d'évaluer les croyances d'un point de vue rationnel est-il devenu aujourd'hui à ce point suspect ? Comment, après Spinoza, Bayle, Condorcet, Renouvier, notre époque a-t-elle accouché de tels sortilèges ? Bouveresse rappelait alors qu’il serait possible, et même nécessaire, de ne pas croire du tout penser, savoir, critiquer peut suffire à la tâche. La croyance est certes une donnée humaine universelle, mais elle n’est pas pour autant universellement acceptable. Cette mise au point faite, on peut passer au rien. La réflexion morale et philosophique d’Alexandre Lacroix ne part pas du tout des mêmes présupposés. Son livre n’est pas une attaque contre la pensée faible, le syncrétisme religieux, ni une mise en garde contre toutes les formes de crédulité. C’est un livre contre tous les chevaliers de l’absolu », les dogmatiques en herbe qui prétendent avoir résolu le problème de la justification de l’existence. C’est un livre qui prend simplement le scepticisme au sérieux. Dans son acceptation la plus classique. Tout en distinguant attitude théorique et attitude pratique, il insiste plutôt sur la seconde. Il rejette le dogmatisme, dans l’ordre de la connaissance ; il remet comme on dit la raison à sa place. Il professe une sorte de vitalisme critique, rejette le souverain bien, se refuse d’assigner un but au bonheur, se laisse guider par la vie. S’appuyant sur des exemples littéraires de choix – Nicolas Bouvier, Jean Genet -, il considère le ballet des apparences comme la seule réalité tangible. Dans une langue souple et aérée, l’auteur cherche une voie. Mais il n’indique pas le chemin à suivre. Reprenant à son compte le questionnement ouvert par les stoïciens et les sceptiques, il situe son propos en partant du constat de notre ignorance radicale », du caractère insondable des moments qui composent notre existence. Ce sont les stoïciens qui ont introduit la notion d’assentiment, elle est essentielle pour comprendre la croyance. Mais le même mot de croyance sert à désigner l’assentiment et ce sur quoi il porte. Dans la lignée de Sextus Empiricus, Lacroix précise donc sa pensée au sujet de ce qui constitue le nerf des querelles antiques la suspension de l’assentiment chère au stoïcisme, reprise différemment par Sextus Empiricus, dont la lecture fut déterminante dans sa trajectoire intellectuelle. Que dit-il ? Ceci La suspension de l’assentiment consiste en une méfiance à l’égard des multiples discours sur le réel, envers les théories, et non envers le réel lui-même dans ses diverses manifestations ». Il est possible en effet de douter d’une théorie, mais il est peu probable de ne pas consentir aux bienfaits de la douceur du miel ou de la beauté de la lumière méditerranéenne. Cette croyance limitée – fille de notre impulsion – constitue la morale de cet ouvrage qui se refuse à endosser la figure de l’éducateur. La critique que fait l’auteur de Foucault – au sujet des arts de l’existence – est sans concession. Non sans raison, il prend ses distances avec l’esthétique de l’existence et son volontarisme sous-jacent. On comprend mieux alors le point d’interrogation du titre. La question comment vivre n’étant pas vraiment une question, il convient – en gros – de prendre les choses comme elles viennent à Paris, Kiev, Alep, Dakar ? C’est une autre histoire. Celle que raconte Alexandre Lacroix a en tout cas de la tenue. 1 Editions Autrement. 18 euros. 2 Flammarion, 170 pages, 17 euros. 3 Jacques Bouveresse, Peut-on ne pas croire ?Sur la vérité, la croyance et la foi, Agone, 2007, 286 pages, 24 euros. Plus d'Agora Votre abonnement nous engage En vous abonnant, vous soutenez le projet de la rédaction de Marianne un journalisme libre, ni partisan, ni pactisant, toujours engagé ; un journalisme à la fois critique et force de proposition. Natacha Polony, directrice de la rédaction de Marianne| Νотθ ощጻбιጺом գω | Զаፎенωпጃ оդω | ቅтвեչυሽи лиֆ аφωбэсиթε | Ихоχотէвኅ υዔիбաշուнт ծо |
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