Parolede chanson Etre seule Ce n'est pas de se parler devant la glace Ni de s'endormir dans un lit a deux places De frĂ©mir au moindre coup de tĂ©lĂ©phone De guetter le bruit d'un pas qui rĂ©sonne Être seule C'est vivre avec quelqu'un qui ne vous aime plus Être seule C'est voir dans son regard que l'on existe plus Que tout ce qu'on peut faire DĂ©sormais l'indiffĂ©rence qu'on peut rire ou Paroles de la chanson L'indiffĂ©rence par Charles Aznavour L’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence L’indiffĂ©rence C’est tout ce qu’il reste Ă  prĂ©sent De cet amour tendre et violent En alternance L’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence L’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence Peu Ă  peu nous a fait sombrer Dans un monde froid et figĂ© Sans rĂ©sonance Que reste-t-il de nos folies OĂč le bonheur jouait sa vie ? Et de nos rires insouciants Qui venaient au premier tourment SĂ©cher les peines Que l’amour traĂźne ? L’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence De ce qui est, de ce qui fut Il reste Ă  nos amours perdues Dans leur silence L’indiffĂ©rence Ce qui devait ĂȘtre un chef-d’oeuvre Notre amour Je ne sais par quelle manoeuvre Fut un four Nous offrons l’image d’un couple RĂ©signĂ© Nos sentiments flottent en eau trouble AvortĂ©s L’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence L’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence Que reste-t-il de nos folies OĂč le bonheur jouait sa vie ? Et de nos rires insouciants Qui venaient au premier tourment SĂ©cher les peines Que l’amour traĂźne ? L’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence, l’indiffĂ©rence De ce qui est, de ce qui fut Il reste Ă  nos amours perdues Dans leur silence L’indiffĂ©rence Lesilence. publiĂ© le 18 septembre 2012 1 min. Il est l’origine et la finalitĂ© de toute parole. Si bien que la meilleure philosophie s’efforce de garder le silence, plutĂŽt que de le remplir Beaucoup de fidĂšles se plaignent avec raison de l’absence de silence dans certaines formes de cĂ©lĂ©bration de notre liturgie romaine. Il nous a donc semblĂ© important, dans cette brĂšve Ă©tude, de rappeler le sens du silence en tant que valeur ascĂ©tique chrĂ©tienne, et donc comme une condition nĂ©cessaire pour une priĂšre profonde et contemplative, sans oublier aussi que des temps de silence sont officiellement prĂ©vus lors de la cĂ©lĂ©bration de la sainte Eucharistie, afin de mettre en Ă©vidence l’importance du silence pour un renouveau liturgique de Le silence comme valeur ascĂ©tique chrĂ©tienneAu sens nĂ©gatif, le silence est l’absence de bruit. Il peut ĂȘtre extĂ©rieur ou intĂ©rieur. Le silence extĂ©rieur concerne l’absence de silence aussi bien en paroles qu’en actions bruits de portes, de vĂ©hicules, de marteaux-piqueurs, d’avions, le fonctionnement bruyant des appareils de photographie, souvent accompagnĂ© de l’éblouissement des flashes, et aussi cette horrible forĂȘt des tĂ©lĂ©phones portables, qui sont brandis Ă  bout de bras au cours de nos liturgies eucharistiques. Le silence vertueux – voire mystique – doit Ă©videmment se distinguer du silence rĂ©probateur, du refus d’adresser la parole, du silence d’omission par couardise, Ă©goĂŻsme ou duretĂ© de entendu, le silence extĂ©rieur est un exercice ascĂ©tique de maĂźtrise dans l’usage de la parole. Avant tout, il peut ĂȘtre bon de rappeler ce qu’est l’ascĂšse, ce mot qui est loin d’ĂȘtre portĂ© au pinacle de notre sociĂ©tĂ© de consommation, et mĂȘme, il faut l’avouer, qui effraie nos contemporains, y compris trĂšs souvent les chrĂ©tiens, qui subissent l’influence de l’esprit du monde. Alors, qu’est-ce que l’ascĂšse ? L’ascĂšse est un moyen indispensable qui nous aide Ă  enlever de notre vie tout ce qui l’alourdit, c’est-Ă -dire ce qui entrave notre vie spirituelle ou intĂ©rieure, et donc ce qui constitue un obstacle Ă  la priĂšre. Oui, c’est bien dans la priĂšre, que Dieu nous communique sa Vie, c’est-Ă -dire manifeste sa prĂ©sence dans notre Ăąme en l’irriguant des flots de son Amour trinitaire le PĂšre par le Fils dans l’Esprit Saint. Et la priĂšre est essentiellement silence. Le bavardage, cette tendance Ă  extĂ©rioriser tous les trĂ©sors de l’ñme en les exprimant, est souverainement nuisible Ă  la vie spirituelle. EmportĂ© vers l’extĂ©rieur par son besoin de tout dire, le bavard ne peut qu’ĂȘtre loin de Dieu, superficiel et incapable de toute activitĂ© livres sapientiaux de l’Ancien Testament Pr 10, ; 15, 1-7 ; Sir 19, 7-12 ; 20, ou 23, 7-15 ; 28, 13-26 regorgent d’exhortations destinĂ©es Ă  Ă©viter les pĂ©chĂ©s de la langue notamment, la mĂ©disance et la calomnie. Les livres prophĂ©tiques, de leur cĂŽtĂ©, Ă©voquent le silence comme expression de la crainte rĂ©vĂ©rencieuse envers Dieu ; il est alors une prĂ©paration Ă  la thĂ©ophanie de Dieu, c’est-Ă -dire Ă  la rĂ©vĂ©lation de Sa prĂ©sence dans notre monde Lam 3, 26 ; So 1, 7 ; Ha 2, 20 ; Is 41, 1 ; Za 2, 17. Le Nouveau Testament n’est pas en reste. En effet, il y a la lettre de Jacques, qui demeure Ă©videmment le texte classique Ă  propos de la domination de la langue Jc 3, 1-10. Toutefois, on sait que JĂ©sus lui-mĂȘme nous a mis en garde contre les paroles mauvaises, qui sont l’expression d’un cƓur dĂ©pravĂ© Mt 15, 19 et mĂȘme contre les paroles oiseuses, dont il nous sera demandĂ© compte Mat 12, 36. À l’opposĂ©, on ne peut que rester impressionnĂ© par le silence de JĂ©sus face au SanhĂ©drin, au gouverneur romain Pilate et au roi HĂ©rode Jesus autem tacebat Mt 26, 63 HĂ©rode lui demandait un miracle pour lui, et ses courtisans s’en seraient amusĂ©s. Mais JĂ©sus-Christ, qui Ă©tait enchaĂźnĂ©, lui, le Dieu de majestĂ©, ne consentit pas Ă  devenir le bouffon du roi HĂ©rode, ni Ă  accomplir pour cet homme orgueilleux et d’une curiositĂ© malsaine ce qu’il accordait si gĂ©nĂ©reusement aux humbles et aux rĂ©alitĂ©, le vrai et bon silence appartient toujours Ă  celui qui veut laisser sa place aux autres, et surtout au Tout-Autre, Ă  Dieu. En revanche, le bruit extĂ©rieur caractĂ©rise l’individu qui veut occuper une place trop importante, qui veut se pavaner ou s’exhiber, ou encore qui veut remplir son vide intĂ©rieur, comme c’est le cas dans nombre de magasins et de services publics, et aussi notamment dans les salles d’attente de certains dentistes, coiffeurs
, oĂč on vous impose une musique de fond silence intĂ©rieur, quant Ă  lui, peut ĂȘtre constituĂ© par l’absence de souvenirs, de projets, de paroles intĂ©rieures, de soucis
 Plus important encore, grĂące Ă  un acte de la volontĂ©, il peut rĂ©sulter de l’absence d’affections dĂ©sordonnĂ©es, ou de dĂ©sirs excessifs. Les PĂšres de l’Église accordent une place Ă©minente au silence dans la vie ascĂ©tique. Qu’on songe Ă  saint Ambroise In Psalm. 37, 12-15, Ă  saint Augustin, Ă  saint GrĂ©goire le Grand Moralia II, 48 ; XXII, 16 ; XXX, 16, sans parler du chapitre VI de la RĂšgle de saint BenoĂźt de Nursie, sur la taciturnitĂ© », ou de son chapitre 62, sur le silence de nuit, oĂč il se fait disciple de Cassien. À partir de ces maĂźtres, tous les fondateurs mĂ©diĂ©vaux d’ordres religieux, suivis par les mystiques de la RĂ©forme catholique, insistĂšrent sur l’importance non seulement ascĂ©tique, mais encore mystique du Le silence comme condition de la priĂšre contemplativeDans l’Évangile, il est dit que le Sauveur lui-mĂȘme priait dans le silence, notamment la nuit Lc 6, 12, ou en se retirant dans des lieux dĂ©serts Lc 5, 16 ; Mc 1, 35. Le silence est typique de la mĂ©ditation de la Parole de Dieu ; on le retrouve notamment dans l’attitude de Marie devant le mystĂšre de son Fils Lc 2, La personne la plus silencieuse de l’Évangile est bien entendu saint Joseph, dont le Nouveau Testament ne nous rapporte pas une seule parole. Saint Basile considĂšre le silence non seulement comme une nĂ©cessitĂ© ascĂ©tique de la vie monastique, mais encore comme une condition de la rencontre avec Dieu Lettre 2, 2-6 PG 32, 224-232. Le silence prĂ©cĂšde et prĂ©pare ce moment privilĂ©giĂ© oĂč nous avons accĂšs Ă  Dieu, qui, alors, peut nous parler face Ă  face comme nous le ferions avec un ami cf. Ex 33,11 ; Nb 12,8 ; Deut 34,10.Rappelons Ă  ce sujet que nous accĂ©dons Ă  la connaissance de Dieu par voie de causalitĂ©, d’analogie, d’éminence, mais aussi de nĂ©gation une fois affirmĂ©s les attributs divins, qui sont connus par la raison naturelle c’est la voie cataphatique, il faut en nier le mode de rĂ©alisation limitĂ© que nous connaissons ici-bas c’est la voie apophatique. Le silence est inscrit dans la voie apophatique d’accĂšs Ă  Dieu, si chĂšre aux PĂšres surtout grecs, qui leur fait rĂ©clamer le silence des raisonnements face au mystĂšre de Dieu ClĂ©ment d’Alexandrie, GrĂ©goire de Nazianze, GrĂ©goire de Nysse.Il n’en est pas moins vrai que le silence est surtout l’attitude positive de celui qui se prĂ©pare Ă  l’accueil de Dieu par l’écoute. Oui, Dieu agit dans le silence. D’oĂč cette observation si importante du grand Saint Jean de la Croix Le PĂšre n’a dit qu’une parole, Ă  savoir son Fils et dans un silence Ă©ternel Il la dit toujours l’ñme aussi doit l’entendre en silence » 1. Le livre de la Sagesse Sg 18, 14 avait dĂ©jĂ  notĂ© cela Ă  propos de la maniĂšre dont Dieu intervint pour dĂ©livrer le peuple Ă©lu de sa captivitĂ© d’Égypte cette action inoubliable eut lieu pendant la nuit Alors qu’un silence paisible enveloppait toutes choses et que la nuit parvenait au milieu de sa course rapide, du haut des cieux, ta Parole toute-puissante s’élança du trĂŽne royal ». Plus tard, ce verset sera compris par la Tradition liturgique chrĂ©tienne comme une prĂ©figuration de l’Incarnation silencieuse du Verbe Ă©ternel dans la crĂšche de BethlĂ©em. Quant Ă  la bienheureuse Élisabeth de la TrinitĂ©, elle insistera sur le silence comme condition de la contemplation du Dieu il faut faire silence il s’agit bien d’une activitĂ©, et non d’une oisivetĂ©. Si notre tĂ©lĂ©phone portable intĂ©rieur » sonne toujours occupĂ©, parce que nous sommes en conversation » avec d’autres crĂ©atures, comment le CrĂ©ateur peut-il avoir accĂšs Ă  nous, comment peut-il nous appeler » ? Nous devons donc purifier notre intelligence de ses curiositĂ©s, la volontĂ© de ses projets, pour nous ouvrir totalement aux grĂąces de lumiĂšre et de force que Dieu veut nous donner Ă  profusion PĂšre, non pas ma volontĂ©, mais la tienne ». L’indiffĂ©rence » ignatienne est donc elle aussi une forme de Le silence prĂ©vu par les normes liturgiquesLa priĂšre est une conversation, un dialogue avec le Dieu Trine si, Ă  certains moments, on s’adresse Ă  Dieu, Ă  d’autres, on fait silence pour l’écouter. On ne s’étonnera donc pas qu’on doive considĂ©rer le silence comme une composante importante de la pour leur part, les rites orientaux qui ne relĂšvent pas de la compĂ©tence de ma CongrĂ©gation ne prĂ©voient pas de temps de silence pendant la Divine Liturgie. En effet, lorsque le prĂȘtre ne chante pas lui-mĂȘme, c’est-Ă -dire quand il prie en silence ou secrĂštement », qui vient du mot latin secreto, notamment pendant l’anaphore, c’est-Ă -dire la PriĂšre eucharistique, sauf pour les paroles de la consĂ©cration, qui sont chantĂ©es Ă  voix haute, on peut remarquer que ce sont le diacre, les chƓurs, ou encore les fidĂšles qui chantent sans discontinuer. NĂ©anmoins, ils connaissent intensĂ©ment la dimension apophatique de la priĂšre, exprimĂ©e par toutes sortes d’adjectifs et d’adverbes qualifiant le Souverain MaĂźtre de l’Univers et Sauveur de nos Ăąmes. Par exemple, la prĂ©face » du rite byzantin dit ceci vous ĂȘtes un Dieu ineffable, incomprĂ©hensible, invincible, insaisissable
 ». De plus, pour l’essentiel, la Divine Liturgie est en quelque sorte une plongĂ©e dans le MystĂšre », c’est-Ă -dire que, concrĂštement, elle est cĂ©lĂ©brĂ©e derriĂšre l’iconostase, et le prĂȘtre, qui se tient Ă  l’autel du Sacrifice, prie souvent en Occident, en revanche, dans tous ses rites romain, romano-lyonnais, cartusien, dominicain, ambrosien, etc., la priĂšre silencieuse du prĂȘtre n’a pas sans cesse Ă©tĂ© doublĂ©e par des chants du chƓur ou des fidĂšles. La messe latine comprend donc depuis toujours des temps de silence complet. Jusqu’à la rĂ©forme du bienheureux pape Paul VI, c’était le cas surtout pendant le Canon, ou PriĂšre eucharistique, qui Ă©tait prononcĂ©e par le cĂ©lĂ©brant en silence secreto, sauf dans les cas rares de la concĂ©lĂ©bration sacramentelle. Il est vrai qu’en certains lieux, on avait voulu combler le vide de ce silence de quelques minutes cinq Ă  huit tout au plus qui, en rĂ©alitĂ©, n’était qu’apparent, par le son de l’orgue, ou par des chants polyphoniques, mais il faut avouer que cette pratique ne correspondait pas Ă  l’esprit de ces concile Vatican II a prĂ©vu le maintien d’un temps de silence pendant le sacrifice eucharistique. Ainsi la constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium, § 30, a dĂ©crĂ©tĂ© que pour promouvoir la participation active, on 
 observera aussi en son temps un silence sacrĂ© ». La PrĂ©sentation gĂ©nĂ©rale du Missel romain PGMR du bienheureux pape Paul VI, rééditĂ©e en l’an 2002 par saint Jean-Paul II, a prĂ©cisĂ© les nombreux endroits de la messe oĂč il faut observer un tel silence. On trouve d’abord ce rappel gĂ©nĂ©ral, qui explicite SC 30, citĂ© ci-dessus Un silence sacrĂ©, qui fait partie de la cĂ©lĂ©bration, doit aussi ĂȘtre observĂ© en son temps Sacrosanctum Concilium, art. 30. ; Instr. Musicam sacram, n. 17 2. Sa nature dĂ©pend du moment oĂč il trouve place dans chaque cĂ©lĂ©bration. Car, dans la prĂ©paration pĂ©nitentielle et aprĂšs lÂŽinvitation Ă  prier, chacun se recueille ; aprĂšs une lecture ou l’homĂ©lie, on mĂ©dite briĂšvement ce quÂŽon a entendu ; aprĂšs la communion, le silence permet la louange et la priĂšre intĂ©rieure. DĂ©jĂ  avant la cĂ©lĂ©bration elle-mĂȘme, il est bon de garder le silence dans l’église, Ă  la sacristie et dans les lieux avoisinants, pour que tous se disposent Ă  cĂ©lĂ©brer les saints mystĂšres avec cƓur et selon les rites. » PGMR, n° 45 [ancien 23]. Comme il est triste, et c’est presque un sacrilĂšge, d’entendre parfois des prĂȘtres et des Ă©vĂȘques bavarder sans discontinuer Ă  la sacristie, et mĂȘme pendant la procession d’entrĂ©e, au lieu de se recueillir et de contempler en silence le mystĂšre de la mort du Christ sur la Croix, qu’ils s’apprĂȘtent Ă  cĂ©lĂ©brer, et qui ne devrait leur inspirer que stupeur et tremblement !Le premier moment particulier, oĂč le silence est prescrit, est la prĂ©paration pĂ©nitentielle 
 AprĂšs une brĂšve pause en silence, toute la communautĂ© se confesse 
. » PGMR, n. 51 [29]. Ensuite, pour la collecte 
 le prĂȘtre invite le peuple Ă  prier ; et tous, avec le prĂȘtre, font silence pendant un peu de temps, pour prendre conscience quÂŽils se tiennent en prĂ©sence de Dieu, qu’ils s’adressent Ă  la MajestĂ© divine et pour mentionner intĂ©rieurement leurs intentions de priĂšre. 
 » PGMR, n. 54 [32] ; cf. n. 127 [88]. Puis, la liturgie de la Parole doit se cĂ©lĂ©brer de maniĂšre Ă  favoriser la mĂ©ditation c’est-Ă -dire en Ă©vitant toute forme de prĂ©cipitation qui empĂȘche le recueillement. Il est bon qu’elle comprenne mĂȘme quelques brefs moments de silence, adaptĂ©s Ă  l’assemblĂ©e rĂ©unie par ce moyen, avec l’aide de l’Esprit Saint, le Verbe de Dieu est accueilli dans le cƓur et la rĂ©ponse de chacun se prĂ©pare dans la priĂšre. Ces moments de silence peuvent opportunĂ©ment ĂȘtre observĂ©s aprĂšs la premiĂšre et la seconde lecture, et enfin aprĂšs l’homĂ©lie. » PGMR, n. 56. La rubrique 128 [89] abonde dans le sens de cette recommandation pour la 1e lecture, et le numĂ©ro 130 [91] pour la 2e lecture. Ce conseil vaut Ă©galement pour l’homĂ©lie, qui doit ĂȘtre accueillie et assimilĂ©e dans un climat de priĂšre cf. PGMR, n. 66 [42] et 136 [97]. Il devient enfin une vĂ©ritable prescription adressĂ©e aux fidĂšles pour la PriĂšre eucharistique, oĂč le peuple s’associe au prĂȘtre dans la foi et en silence 
 » PGMR, n. 147 [108].On retrouve la possibilitĂ© de demeurer en silence aprĂšs la sainte communion cf. PGMR, n. 164 [121], ou pour se prĂ©parer Ă  entendre la priĂšre de la postcommunion » PGMR, n. 165 [122]. À la messe cĂ©lĂ©brĂ©e en l’absence du peuple, un moment de silence est mĂȘme conseillĂ© au cĂ©lĂ©brant Lorsque la purification du calice est achevĂ©e, il convient que le prĂȘtre observe un temps de silence 
. » PGMR, n. 271 [230].Le silence n’est donc nullement absent de la forme ordinaire du rite romain, du moins si on suit ses prescriptions, et que l’on s’inspire de ses recommandations. Malheureusement, trop souvent on a oubliĂ© que le concile place aussi dans l’actuosa participatio le silence, qui favorise une participation vraiment profonde, personnelle, nous permettant d’écouter intĂ©rieurement la parole du Seigneur. Or, de ce silence, il n’y a plus trace dans certains rites » 3. En outre, en dehors de l’homĂ©lie, il faut bannir tout autre discours ou prĂ©sentation de personnes, pendant la cĂ©lĂ©bration de la Sainte Messe. En effet, on doit Ă©viter de transformer l’église, qui est la maison de Dieu destinĂ©e Ă  l’adoration, en une salle de spectacle oĂč on vient applaudir des acteurs qui seraient de plus ou moins grande qualitĂ© en fonction de leur capacitĂ© plus ou moins grande de communiquer », selon une expression qu’on entend souvent dans les mĂ©dias. Or, de nos jours, on a parfois l’impression que le culte catholique est passĂ© de l’adoration de Dieu Ă  l’exhibition du prĂȘtre, des ministres et des fidĂšles. La piĂ©tĂ© a Ă©tĂ© abolie, y compris le mot lui-mĂȘme. Elle a donc Ă©tĂ© “liquidĂ©e” par les liturgistes qui l’ont qualifiĂ©e de bigoterie, tandis qu’eux-mĂȘmes faisaient subir au peuple leurs expĂ©rimentations liturgiques, tout en niant les diverses formes spontanĂ©es de dĂ©votion et de piĂ©tĂ©. On a rĂ©ussi Ă  imposer les applaudissements, y compris durant les funĂ©railles, Ă  la place du deuil, qui normalement s’exprime par les larmes le Christ n’a-t-il pas pleurĂ© lorsque Lazare mourut ? Quand les applaudissements font irruption dans la liturgie, c’est un signe trĂšs sĂ»r qu’on a perdu l’essence de la liturgie » 4.4. L’importance du silence pour la qualitĂ© de la liturgieEnfin, il faut s’efforcer de comprendre les motivations de cette discipline liturgique concernant le silence, et de s’en imprĂ©gner. Deux auteurs particuliĂšrement qualifiĂ©s peuvent nous aider dans ce domaine, et donc achever de nous convaincre au sujet de la nĂ©cessitĂ© du silence dans la liturgie. En premier lieu, S. Exc. Mgr Guido Marini, maĂźtre des cĂ©rĂ©monies pontificales, exprime le principe gĂ©nĂ©ral en ces termes Une liturgie bien cĂ©lĂ©brĂ©e, dans ses diffĂ©rentes parties, prĂ©voit une alternance heureuse de silence et de parole, oĂč le silence anime la parole, permet Ă  la voix de rĂ©sonner avec une extraordinaire profondeur, et garde chaque expression orale dans un juste climat de recueillement. 
 Le silence requis ne doit 
 pas ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une pause entre un moment de la cĂ©lĂ©bration et le suivant. Il doit plutĂŽt ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un vĂ©ritable moment du rituel, complĂ©mentaire de la parole, de la priĂšre vocale, du chant, des gestes
 
 » 5.Il est vrai que le cardinal Joseph Ratzinger notait dĂ©jĂ  dans son fameux ouvrage L’esprit de la liturgie le grand mystĂšre qui dĂ©passe toute parole nous appelle au silence. Et le silence, Ă  l’évidence, appartient aussi Ă  la liturgie. Il faut que ce silence soit plein, qu’il ne soit pas simplement l’absence de discours et d’action. Ce que nous attendons de la liturgie, c’est qu’elle nous offre ce silence substantiel, positif, oĂč nous pouvons nous retrouver nous-mĂȘmes. Un silence qui n’est pas une pause oĂč mille pensĂ©es et dĂ©sirs nous assaillent, mais un recueillement qui nous apporte la paix intĂ©rieure, qui nous laisse respirer et dĂ©couvrir l’essentiel » 6. Il s’agit donc d’un silence oĂč nous regardons simplement Dieu, oĂč nous laissons Dieu nous regarder et nous envelopper dans le mystĂšre de sa majestĂ© et de son mĂȘme cardinal Ratzinger mentionnait aussi quelques temps de silence particuliers, comme par exemple celui-ci Il arrive aussi que le moment de l’offertoire se dĂ©roule en silence. Cette pratique convient en effet Ă  la prĂ©paration des dons et ne peut ĂȘtre que fĂ©conde, pour autant que la prĂ©paration soit conçue non seulement comme une action extĂ©rieure, nĂ©cessaire au dĂ©roulement de la liturgie, mais comme une dĂ©marche essentiellement intĂ©rieure. 
 il s’agit de nous unir au sacrifice que JĂ©sus-Christ offre au PĂšre 
 » 7. Il faut dĂ©plorer, ici, les processions d’offrandes, longues et bruyantes, comportant des danses interminables, dans certains pays d’Afrique. Elles donnent l’impression qu’on assiste Ă  des exhibitions folkloriques, qui dĂ©naturent le sacrifice sanglant du Christ sur la Croix et nous Ă©loignent du mystĂšre eucharistique ; or, celui-ci doit ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ© dans le recueillement, car nous sommes plongĂ©s, nous aussi, dans sa mort et son offrande au PĂšre. Ainsi, il convient d’insister sur le silence des laĂŻcs pendant la priĂšre eucharistique, comme le prĂ©cise Mgr Guido Marini Ce silence n’est pas synonyme d’oisivetĂ© ou de manque de participation. Il a pour but de faire entrer tous les fidĂšles dans 
 l’acte d’amour par lequel JĂ©sus s’offre au PĂšre sur la croix pour le salut du monde. Ce silence, vĂ©ritablement sacrĂ©, est le moment liturgique pendant lequel il faut dire oui, avec toute la force de notre ĂȘtre, Ă  l’agir du Christ, afin qu’il devienne aussi notre agir dans le quotidien de la vie. 
 » 8.Enfin, selon le cardinal Ratzinger, de leur cĂŽtĂ©, les priĂšres silencieuses du prĂȘtre le prĂ©parent prĂ©cisĂ©ment Ă  se pĂ©nĂ©trer personnellement de sa tĂąche et Ă  se donner au Seigneur dans la totalitĂ© de son propre “moi”. 
 elles existent toujours et doivent continuer Ă  exister » 9. Enfin, pour tous, le silence qui suit la rĂ©ception de l’eucharistie est 
 le moment privilĂ©giĂ© du dialogue intĂ©rieur avec le Seigneur qui vient de se donner Ă  nous, moment de communion intime avec Lui, qui nous fait entrer dans cette rĂ©ciprocitĂ© de l’amour sans laquelle la rĂ©ception extĂ©rieure du sacrement ne serait qu’un geste purement rituel, et donc stĂ©rile » 10. * PubliĂ© en italien dans l’Osservatore Romano du 30 janvier 2016. 1 Saint Jean de la Croix, Maximes, 147, Ă©d. du P. Lucien-Marie de Saint-Joseph, ocd, Bruges, DDB, 1949, p. 1314. 2 Rappelons au passage ce texte de Musicam sacram 17. Sacrum quoque silentium suo tempore servetur ; per illud enim fideles non modo non sunt habendi tamquam extranei vel muti spectatores actionis liturgicae, sed arctius in mysterium inseruntur, quod celebratur, per dispositiones internas, quae e verbo Dei audito, e cantibus et precibus prolatis, atque ex spirituali coniunctione cum sacerdote, suas partes proferente, dimanant » ; DC 1965, n. 1490, col. 500 On observera aussi en son temps un silence sacrĂ©. Par ce silence, en effet, les fidĂšles ne sont pas rĂ©duits Ă  assister Ă  l’action liturgique comme des spectateurs muets et Ă©trangers, mais ils sont associĂ©s plus intimement au mystĂšre qu’on cĂ©lĂšbre, grĂące Ă  cette disposition intĂ©rieure qui dĂ©coule de la parole de Dieu qu’on entend, des chants et des priĂšres priĂšres qu’on prononce, et de l’union spirituelle avec le cĂ©lĂ©brant pour les parties qu’il dit lui-mĂȘme. ». 3 Cardinal Joseph Ratzinger, Entretien sur la foi avec Vittorio Messori, Paris, Fayard, 1985, p. 151. 4 Nicolas Bux, La rĂ©forme de BenoĂźt XVI, Edit. Tempora 2009, pp. 142-143. 5 Mgr Guido Marini, La Liturgie. Gloire de Dieu, sanctification de l’homme, Perpignan, ArtĂšge, 2013, p. 71-72. 6 Cardinal Joseph Ratzinger, L’esprit de la liturgie, GenĂšve, Ad Solem, 2001, p. 164. 7 Cardinal Joseph Ratzinger, L’esprit de la liturgie, GenĂšve, Ad Solem, 2001, p. 165-166. 8 Mgr Guido Marini, La Liturgie. Gloire de Dieu, sanctification de l’homme, Perpignan, ArtĂšge, 2013, p. 71-72. 9 Cardinal Joseph Ratzinger, L’esprit de la liturgie, GenĂšve, Ad Solem, 2001, p. 167. Voir aussi p. 168. 10 Cardinal Joseph Ratzinger, L’esprit de la liturgie, GenĂšve, Ad Solem, 2001, p. 165. Parolesde L'INDIFFÉRENCE par Charles Aznavour: Peu Ă  peu nous a fait sombrer, Dans un monde froid et figĂ©, Sans rĂ©sonance, Que reste-t-il de nos folies, OĂč Home; Chansons . Chansons les plus populaires; Chansons rĂ©cemment ajoutĂ©es; Chansons vedettes. Albums. Albums les plus populaires; Albums rĂ©cemment ajoutĂ©s; Albums rĂ©cemment mis Ă  jour; Comme d'autres, suivez cette chanson Avec un compte scrobblez, trouvez et redĂ©couvrez de la musique À votre connaissance, existe-t-il une vidĂ©o pour ce titre sur YouTube ? Ajouter une vidĂ©o À votre connaissance, existe-t-il une vidĂ©o pour ce titre sur YouTube ? Ajouter une vidĂ©o À propos de cet artiste RenĂ©e Claude 1 095 auditeurs Tags associĂ©s RenĂ©e Claude interprĂšte et comĂ©dienne, nĂ©e RenĂ©e BĂ©langer MontrĂ©al, 1939 carriĂšre Elle suit pendant huit ans des cours de piano Ă  l'Ă©cole de musique Vincent-d'Indy, Ă©tudie le chant avec Alphonse Ledoux et l'art dramatique avec Paul HĂ©bert. Elle remporte, en 1955, le premier prix de l'Ă©mission-concours Les dĂ©couvertes de Billy Munroe Ă  la radio de CKVL. Chantant Gilbert BĂ©caud, Jacques Brel, Georges Brassens et LĂ©o FerrĂ©, RenĂ©e Claude fait ses dĂ©buts en 1960 Ă  l'Ă©mission Chez ClĂ©mence SRC puis sur la scĂšne de La boĂźte Ă  chansons, Ă  QuĂ©bec. La chanson F
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Dans la nouvelle gĂ©nĂ©ration de chanteuses françaises, elles sont nombreuses Ă  ne pas faire mystĂšre de leur sexualitĂ©. Sans le porter en Ă©tendard, elles aiment les femmes et leur succĂšs prouve que c’est presque devenu un non-sujet.Effectivement, nous sommes nombreuses. D'ailleurs, vous connaissez la petite blague qu'on entend ces derniers temps "Ah, enfin une chanteuse qui n'est pas lesbienne !"» Amandine Maissiat rapporte ce badinage qui trotte dans l'industrie de la musique. AdoubĂ©e par l'intransigeante Françoise Hardy - avec qui on peut reconnaĂźtre un cousinage artistique -, elle poursuit Pourquoi certains mĂ©tiers vont-ils rĂ©vĂ©ler un genre ? Cela reste, par contre, un mystĂšre » La scĂšne actuelle bousculerait-elle la reprĂ©sentation des lesbiennes au sein de la discipline ? Les homosexuelles auraient-elles davantage la fibre musicale que les hĂ©tĂ©rosexuelles ? Lors des derniĂšres Victoires de la musique, quatre des six nommĂ©s parmi les rĂ©vĂ©lations sont ouvertement homosexuelles Hoshi, Suzane, Pomme, AloĂŻse Sauvage. Une autre, au triomphe insolent AngĂšle et en lice dans la catĂ©gorie fĂ©minine principale, bisexuelle. Toutes ont en commun d'avoir la vingtaine. Libres, dĂ©terminĂ©es, matures, l'esprit pop, bien dans leurs pompes, actives sur les rĂ©seaux sociaux. Pour elles, une ascension immĂ©diate, gagnante et fĂ©dĂ©ratrice. A peine les premiers signaux sonores envoyĂ©s, des radios au garde-Ă -vous, des jauges de concert au remplissage flatteur. Et la sĂ©duction s'Ă©tend bien au-delĂ  du pĂ©riphĂ©rique parisien et d'un public arc-en-ciel.Je n'y vois qu'une coĂŻncidence. Ce n'est pas parce qu'elles sont lesbiennes qu'on les porte aux nues. Ce sont des jeunes femmes complĂštement assumĂ©es, naturelles, Ă  l'aise avec leur vie personnelle. Elles ont une sorte d'audace qui se rĂ©percute sur leur art et qui les font sortir du lot», analyse Melissa Phulpin, influente aux multiples casquettes manageuse, attachĂ©e de presse, organisatrice des soirĂ©es Tomboy Lab. Ces filles-lĂ  ne se copient pas mais se rejoignent dans leur libertĂ© de ton. Elles n'utilisent pas leur orientation sexuelle comme fonds de commerce, n'ont pas le dĂ©sir de s'emparer d'un rĂŽle d'un porte-drapeau. Pour autant, elles ne bottent jamais en touche Ă  l'Ă©vocation du sujet, refusent de maquiller les propos inhĂ©rents Ă  leur sexualitĂ©.Je suis qui je suis»Si j'ai dĂ©jĂ  acceptĂ© d'en parler en interview, c'est parce que je me dis que ça peut aider une personne seule ou incomprise, prĂ©cise Suzane. Il y a eu quelques papiers dans la presse oĂč on a Ă©voquĂ© uniquement la sexualitĂ© des chanteuses avant de parler musique. Si on le surligne constamment, c'est pĂ©nible. On n'a pas soulevĂ© que Malik Djoudi [nommĂ© lui aussi dans l'une des deux catĂ©gories rĂ©vĂ©lation, ndlr] Ă©tait hĂ©tĂ©ro. Je ne suis pas un Ă©tendard, je suis qui je suis, et j'en parle dans mes chansons.» Comme sur P'tit Gars, morceau sur le rejet parental et l'homophobie, ou Anouchka, touchant portrait de son amoureuse dans lequel elle s'inclut Elle a le nom d'une poupĂ©e russe /Deux grains de beautĂ© posĂ©s par lĂ  /J'l'ai rencontrĂ©e Ă  l'arrĂȘt de bus /Anouchka». Ne pas avancer masquĂ©e ou vivre cachĂ©e. DĂ©sormais l'Ă©quation tout le monde sait ou le pense, personne n'en parle» est soldĂ©e. Les jeunes chanteuses lesbiennes s'affirment et c'est trĂšs bien comme ça parce qu'on ne reviendra pas en arriĂšre. J'aurais adorĂ© avoir 20 ans aujourd'hui. Lorsque j'Ă©tais jeune, se dĂ©couvrir homosexuelle, c'Ă©tait compliquĂ©. J'ai seulement compris qui j'Ă©tais en lisant un article dans un journal», confie la chanteuse Juliette, l'une des rares Ă  faire son coming-out au dĂ©but de la dĂ©cennie 90. A la question d'un journaliste Il est oĂč RomĂ©o ?», et alors qu'elle vient juste d'apparaĂźtre avec son premier album, la facĂ©tieuse aux lunettes rondes rĂ©torque Mon RomĂ©o s'appelle Juliette.»Elle glisse aussi la premiĂšre personne du singulier dans l'ultime couplet de Monocle et col dur, catalogue de femmes des AnnĂ©es folles et de la Belle Ă©poque aux dĂ©sirs saphiques 1993 En ai-je du rire ou de la peine ? /Moi qui conserve malgrĂ© tout /DerriĂšre ma libertĂ© ma chaĂźne /Et mon noir smoking en dessous.» Franche du collier, dĂ©complexĂ©e, Juliette avoue n'ĂȘtre jamais passĂ©e par une phase de tergiversation. Quand j'ai rajoutĂ© ces phrases au texte de Pierre Philippe, c'Ă©tait une maniĂšre de dire que je viens de quelque part et que je ne suis pas la premiĂšre. Si j'avais eu envie de m'autocensurer, j'aurais fait autre chose, Ă©crire des bouquins par exemple. Je me mets en scĂšne devant un public, donc cela fait partie de ma personnalitĂ©.»Un contexte batailleurCette visibilitĂ© nouvelle des chanteuses lesbiennes au sein de l'espace public ne peut se dissocier du contexte batailleur et de la libĂ©ration salvatrice de la parole des femmes. C'est le langage en mouvement, l'urgence de vivre, l'explosion des omertas, l'affranchissement des prĂ©ceptes rances du vieux monde. La sociĂ©tĂ© a quand mĂȘme largement changĂ©. Longtemps, et ça fonctionnait aussi pour les comĂ©diennes, l'entourage faisait pression pour que l'artiste reste potentiellement un objet de dĂ©sir. On a beau dire, mais il y a aussi un avant et un aprĂšs-mariage pour tous. Le fait d'avoir accĂšs pour les lesbiennes Ă  la normativitĂ© hĂ©tĂ©rosexuelle leur permet de s'exprimer sur leurs amours, leur sexualitĂ©, y compris chez celles qui font de la musique mainstream», indique Katel, cofondatrice de Fraca FraternitĂ© cannibale, label fĂ©ministe et y a aussi ces artistes locomotives qui ont ouvert des brĂšches aussi bien Ă  travers leurs chansons que leurs dĂ©clarations. Qui ont fait bouger les lignes, osĂ© le verbe frontal ou cru, dĂ©gommĂ© les injonctions de l'invisibilitĂ©, joui de la transgression, endossĂ© l'identification personnelle. La Marcheuse, morceau du deuxiĂšme album de Chris tine and the Queens, est ainsi lisible comme un acte de rĂ©sistance Ă  la violence sexiste et homophobe J'vais marcher tout le temps /Et je m'en vais forcer les regards agressifs /J'vais toujours au-devant /Il me tarde de trouver /La violence facile.»Chris a pris des risques dĂšs le dĂ©but de sa carriĂšre. Elle a Ă©tĂ© une des premiĂšres Ă  Ă©voquer les questions lesbiennes sur les plateaux de tĂ©lĂ©vision. Se dĂ©finir en tant que pansexuel Ă  des heures de grande Ă©coute ou exposer la culture queer comme elle l'a fait, c'est indĂ©niablement une avancĂ©e», tĂ©moignent LĂ©a Lootgieter et Pauline Paris, auteures du remarquable livre les Dessous lesbiens de la chanson. Et Melissa Phulpin de complĂ©ter Eddy de Pretto a aussi participĂ© et aidĂ© Ă  cette libĂ©ration artistique. Je sais que Pomme et AloĂŻse Sauvage sont trĂšs fans de lui. Il est arrivĂ© avec des paroles fortes et directes sans se demander si cela le grillerait auprĂšs d'une partie du public. Et cette voie-lĂ , ce sont les filles qui s'en sont emparĂ©es plus facilement que les garçons.»Retour de bĂąton»Hormis rĂ©cemment un Kiddy Smile ou mĂȘme encore un Bilal Hassani, la proportion des chanteurs affichant leur homosexualitĂ© ainsi qu'une forme de militantisme dans leur Ă©criture paraĂźt en effet plus timorĂ©e. D'un autre cĂŽtĂ©, il n'y a pas de femmes non plus qui vont aussi loin qu'Eddy de Pretto dans la description du sexe et du plaisir, note Pauline Paris. DĂšs qu'il est question de dĂ©sir charnel et d'acte visuel, il y a encore de toute façon un fort retour du bĂąton de la part de la sociĂ©tĂ©. C'est ce qui s'est passĂ© pour Hoshi aprĂšs les Victoires de la musique.» Pendant la cĂ©rĂ©monie, ce baiser dĂ©posĂ© Ă  sa danseuse Ă  l'issue de son ode Ă  la tolĂ©rance Amour censure aurait dĂ» susciter une sympathie unanime, au pire l'indiffĂ©rence des culs serrĂ©s. Au lieu de ça, Hoshi a reçu une vague d'insultes lesbosphobes, un dĂ©ferlement de haine et des menaces de mort sur les rĂ©seaux sociaux. Elle a portĂ© plainte auprĂšs du parquet. Lorsque la chanson de Hoshi Ă©tait diffusĂ©e en radio, rien de tout ça ne s'Ă©tait passĂ©. C'est excessivement courageux d'agir de la sorte Ă  la tĂ©lĂ©vision, mais on a vu que les retombĂ©es Ă©taient terribles, prĂ©cise Suzane. Un texte, on l'imagine, alors qu'un geste, on l'impose d'une certaine maniĂšre. C'est plus cash, c'est une autre mĂ©thode, mais cela reste une dĂ©marche artistique. Hoshi prĂŽne l'amour et elle reçoit la haine en retour. On pensait que la mer Ă©tait devenue calme, mais il y a encore une homophobie offensive.» Et toujours ni raisonnĂ©e ni raisonnable.
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CrÚvesilence. Nicolas Jules (1973-.). Compositeur. Edité par Nicolas Jules - paru en 2017. Nicolas Jules appartient à cette conspiration de poÚtes qui tordent le rock comme d'autres tordirent les vers. Tour à tour drÎle, émouvant, déroutant et bien souvent tout à la fois, ce poÚte, comédien, chanteur est tout simplement surprenant.
“Parfois, l’indiffĂ©rence et la froideur font plus de mal que l’aversion dĂ©clarĂ©e” JK est un Ă©tat affectif neutre. Nous avons tendance Ă  dĂ©finir une personne indiffĂ©rente comme quelqu’un qui “ne ressent rien et qui ne souffre pas”.C’est pourtant un sentiment qui maintient Ă  la marge la personne qui en fait preuve. Et, quand nous ressentons de l’indiffĂ©rence de la part de quelqu’un, cela peut provoquer des blessures trĂšs Ă  quelqu’un d’indiffĂ©rent, c’est lui attribuer une sĂ©rie d’adjectifs, qui ont peu de lien avec l’idĂ©al d’une personne est associĂ©e Ă  l’insensibilitĂ© ou la froideur, des caractĂ©ristiques que l’on imagine contraires Ă  la condition sociale dans laquelle nous nous trouvons, nous humains, et qui permettraient de garder un lien social entre nous. Etre indiffĂ©rent implique que “rien ne nous importe”, que nous ne ressentons rien face Ă  une situation ou Ă  une personne, que “tout nous est Ă©gal”.MĂȘme si nous sommes sĂ»rs que quelque chose est ainsi, il faut toujours se demander s’il est possible d’isoler nos Ă©motions de cette façon, Ă  ce point. En rĂ©alitĂ©, quand nous montrons de l’indiffĂ©rence vis Ă  vis de quelqu’un ou de quelque chose, ce que nous faisons, c’est nous rapprocher ou nous Ă©loigner de cette personne ou de cette fait malLa vie est pleine de moments et de circonstances, et il n’est pas bon d’opter systĂ©matiquement pour l’ choses peuvent plus ou moins nous toucher, mais Ă  aucun moment nous arrĂȘtons de ressentir quelque une ressource qui nous permet de choisir des stimulis pour ressentir fortement les choses ou pour les Ă©loigner de nous. Ainsi, l’indiffĂ©rence absolue n’existe pas. La sagesse populaire dit que “l’indiffĂ©rence est la rĂ©ponse la plus dure, mĂȘme quand on attend peu”.Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que quand nous faisons preuve d’indiffĂ©rence face Ă  une autre personne, cette attitude est l’une des plus agressives et douloureuses que l’on puisse adopter. Montrer notre indiffĂ©rence Ă  quelqu’un implique de retirer toute forme de sentiments et de bien signifier Ă  la personne qu’elle n’existe pas pour l’indiffĂ©rence n’est pas toujours nĂ©gative. C’est aussi un mĂ©canisme de dĂ©fense que nous employons pour ne pas souffrir de dĂ©ceptions en permanence. “Nous maintenir Ă  la marge” ou “n’attendre rien de personne” est une maniĂšre de nous protĂ©ger. Si nous n’avions pas la capacitĂ© de recourir Ă  la neutralitĂ©, si nous devions donner une rĂ©ponse positive ou nĂ©gative Ă  chaque stimulant que nous recevons, nous serions Ă©puisĂ©s. Photo de Alexandra Thompson
LindiffĂ©rence, la colĂšre et la haine Se sont rĂ©unis pour faire la guerre Aux idĂ©es, au quotidien, Ă  l'amour Alors l'amour pour se dĂ©fendre L'amour a jetĂ© son cƓur en avant Mais c'est fragile un cƓur Et ça ne fait pas peur Alors ne voulant pas ĂȘtre vaincu Alors voyant que ça ne suffisait plus Et qu'il Ă©tait perdu L'amour, l'amour a dĂ©cidĂ© de devenir L'amour guerrier, l'amour
9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 1229 Il y a peu, une "amie de chansons" m'a envoyĂ© ce texte de Jacques Brel que vous connaissez certainement mais qu'il est bon de relire et de se rĂ©pĂ©ter ensuite. Je vous souhaite des rĂȘves Ă  n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en rĂ©aliser quelques-uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer, et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au rĂ©veil et des rires d'enfants. Je vous souhaite de rĂ©sister Ă  l'enlisement, Ă  l'indiffĂ©rence, aux vertus nĂ©gatives de notre Ă©poque. Je vous souhaite surtout d'ĂȘtre vous. Jacques Brel, le premier Janvier 1968, sur Europe 1 Published by Pierrot - dans Chanson au quotidien Achetezle design « C’est juste l’indiffĂ©rence » par pineapplkween sur le produit suivant : Impression photo Vendez vos Ɠuvres Connectez-vous Inscrivez-vous Artistes populaires
Des lycĂ©ens regardent les rĂ©sultats du bac 2012 dans un lycĂ©e lillois, le 06 juillet 2012 Certaines chansons inspirent mais il vaut mieux les Ă©viter le jour de l’épreuve
 "Paroles
 paroles
 paroles
" de Dalida pour un sujet sur le langage ? Mauvaise idĂ©e
 PlutĂŽt "Words
 words
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" de Shakespeare, le cas Ă©chant repris par LĂ©o FerrĂ©. "J’ai la gaule Ă  18" d’Orelsan ? Hmmm
 mauvaise idĂ©e. PlutĂŽt, pour un sujet sur le sens de l’histoire, "La Guerre des Gaules" de Jules CĂ©sar. Bref, votre intuition fera la diffĂ©rence. Et dans le doute, s’abstenir. Vous trouverez bien une rĂ©fĂ©rence correcte, dans votre grenier mental. Je veux dire, votre culture gĂ©nĂ©rale. 1. Beethoven et Schiller "Ode Ă  la joie" ThĂšme L’État, la sociĂ©tĂ©, la justice, l’histoire Si, si, vous connaissez ! La musique de Beethoven et le texte de Schiller ont Ă©tĂ© repris pour constituer l’hymne de la CommunautĂ© europĂ©enne – et probablement dans une ou deux publicitĂ©s. Une rĂ©fĂ©rence, en tout Ă©tat de cause, pour des sujets sur la culture et les questions de philosophie politique et morale. Le chant commence ainsi "Ô mes amis, pas de ces accents !" Quel type d’accent ? Ceux de la discorde ? Il s’agit d’un morceau trĂšs emphatique sur la fraternitĂ© entre les hommes, la solidaritĂ©, la tolĂ©rance. Un rappel plutĂŽt sain aprĂšs les Ă©lections europĂ©ennes en France
 Bon, mais le jour de l’épreuve, pas de jugement qui paraĂźtrait trop hĂątifs
 Parlez plutĂŽt de cette rĂ©fĂ©rence pour des sujets sur la paix, en citant par exemple la phrase "Tous les hommes deviennent frĂšres". La concorde humaine – thĂšme cher aux philosophes des LumiĂšres – un idĂ©al ? Une utopie ? Un projet rĂ©aliste ? L’histoire est-elle un progrĂšs ? Les États peuvent-ils s’entendre ? 2. Red Hot Chili Peppers "Californication" ThĂšmes Le langage, le sujet, le dĂ©sir, autrui, la sociĂ©tĂ© D’abord, expliquez que "californication", sur un plan linguistique, est un mĂ©taplasme on prend un mot, "Californie", un autre, "fornication", et on les rassemble. De la soudure lexicale. Puis montrez que ce procĂ©dĂ© formel de fusion sert en fait Ă  renforcer une idĂ©e philosophique l’ambiguĂŻtĂ© de l’ĂȘtre Ă  double face, la duplicitĂ© possible, non seulement du langage, mais aussi de nos comportements en sociĂ©tĂ© et des sentiments vis-Ă -vis de nous-mĂȘme. Faut-il ĂȘtre sĂ©rieux ou chercher Ă  se divertir ? Et quelle image dois-je donner Ă  l’autre ? Raisonnable au fond de moi-mĂȘme mais hilare et joyeux en apparence ? Et si tout le monde agit ainsi, n’est-ce pas le dĂ©but de la dĂ©cadence de la sociĂ©tĂ© ? Nous y sommes en plein dans la thĂ©matique de "Californication", l’expression la plus rock du concept de divertissement selon Pascal revoyez vos fiches, ceci est une chronique, pas un cours. "Pay your surgeon very well !" paie bien ton chirurgien esthĂ©tique. Ton corps est beau, mais n’es-tu pas laid au fond de toi-mĂȘme ? 3. Oxmo Puccino "L'enfant seul" ThĂšmes Le sujet, autrui, l'art "MaĂźtrise lancinante, sentiments en ciment sinon dans six ans on me retrouve cieux dans le crĂąne Dans le sang gisant" Une citation opportune pour le sujet proposĂ© en sĂ©rie ES Ă  PondichĂ©ry cette annĂ©e "La solitude est-elle sans valeur ?" Ici, la solitude ne vaut rien elle est subie. C’est celle du malheur. La solitude de l’enfant seul est un symptĂŽme, celui de l’indiffĂ©rence des autres
 Entre perdition intĂ©rieure et prĂ©sence seulement mĂ©canique d’un entourage. Un peu le petit Kierkegaard qui passait ses journĂ©es Ă  attendre que son pĂšre bonnetier ait fini son travail quotidien afin de jouer avec une bobine de fil. La misĂšre humaine que l’on impose Ă  ceux qui dĂ©butent dans l’existence. Entre maltraitance psychologique et isolement dans l’agitation humaine, l’art apparaĂźt comme une modalitĂ© de l'empathie la musique nous aide Ă  nous mettre Ă  la place de l’enfant. Elle berce comme pour mieux aider Ă  se rĂ©fugier dans le sommeil. À moins qu’elle n’aide Ă  se contrĂŽler afin d’éviter le pire. "T’es comme une bougie qu’on aurait oubliĂ© d'Ă©teindre" L’essentiel est de rester allumĂ©. 4. John Cage "4’33’’" ThĂšmes L’art, le langage, le rĂ©el, l’interprĂ©tation Jusqu’oĂč l’artiste peut-il aller ? L’art a-t-il des limites ? Des limites ?! Demandez donc Ă  vos Ă©motions, Ă  votre jouissance esthĂ©tique, si elle veut des limites. Imaginez ce qu’elle vous rĂ©pondrait
 "Encore
 encore !" Pourquoi 4’33’’ ? D’abord pour rĂ©vĂ©ler la vulgaritĂ© et rĂ©sister au prĂ©jugĂ© qui nous viendrait immĂ©diatement Ă  l’esprit "Mais c’est quoi, ce truc ?", "Mon chien en fait autant quand il dort !", "Et dire qu’on les paie pour ça !" Ensuite, la vulgaritĂ© une fois dĂ©passĂ©e, l’Ɠuvre fait le vide. Ne plus penser n’est-ce pas parfois ce que nous voulons ? DĂ©gager le champ. Quitter le rĂ©el pour le possible. Nous rendre libre, possesseur de nous-mĂȘme. Rien. Le silence sert Ă  faire naĂźtre un nouveau commencement. John Cage ne remplit pas notre Ăąme par le sens et les interprĂ©tations. Au contraire, il nous la vide afin de laisser la place Ă  notre sens Ă  nous. L’art est le don du vide. Du silence. La saine page blanche. L’artiste nous donne notre langage Ă  nous. Mais, me direz vous, loin de nous vider l’esprit, cette "chanson" ne fait que provoquer des questions supplĂ©mentaires. Et bien, en ce cas, c’est que l’Ɠuvre est mal ressentie. Un contresens. Chut
 Tais-toi
 Garde le silence, le silence d’ÉpictĂšte. Le silence ne dit-il rien ?
Parolesde "Ce n'est pas de l'amour, ce n'est pas de la haine, c'est juste de l'indiffĂ©rence" de "I Forgot That You Existed" de Taylor Swift ‱ Des millions d'Ɠuvres originales, imaginĂ©es par des artistes indĂ©pendants. Trouvez votre bonheur.
Ces rĂ©volutions que nous n'avons pas vu venir De retour Ă  BĂ©ny, en ce bel hiver de givre, je relis cette carte postale que mon pĂšre garde, avec celles des Ă©tĂ©s prĂ©cĂ©dents, sur le buffet de la cuisine. "Sous le ciel encore chaud de la Tunisie, nous pensons bien Ă  toi. Ici, on ne se croirait pas Ă  la veille de la Toussaint. À bientĂŽt. On t'embrasse". Des mots tout simples, Ă©crits comme toujours Ă  la hĂąte, au moment de reprendre l'avion. C'Ă©tait Ă  peine trois mois plus tĂŽt. Du Cap Bon oĂč nous faisions halte, nous avions effectuĂ© de cahotants trajets Ă  travers le pays. Le Temple des eaux au pied du djebel Zaghouan. Le site romain de Dougga, pur poĂšme de pierre, de vent et d'oliviers, oĂč Abdallah, notre guide, nous avait imposĂ© une visite pour le moins exhaustive. Les villages poussiĂ©reux oĂč la population s'ennuie sous les palmiers flĂ©tris. Les charrettes, les bourricots, les antiques mobylettes. La pauvretĂ©, la dignitĂ© et, pensions-nous, la rĂ©signation. La rĂ©signation? Eh oui, mĂȘme lorsqu'on est le tĂ©moin d'un rĂ©gime sans ambiguĂŻtĂ©s, il n'est pas toujours si simple de pressentir l'histoire en marche. Avec le recul, pourtant, il y avait eu des scĂšnes Ă©loquentes. Ces barrages de police un peu partout, justifiĂ©s alors par un enlĂšvement d'enfant. Ce jeune diplĂŽmĂ© quĂȘtant quelques dinars dans les majestueuses ruines de Thuburbo Majus et qui se cachait pour aborder les "nantis" que nous Ă©tions Ă  ses yeux. Un feu couvait en lui, c'est sĂ»r. Il n'aurait peut-ĂȘtre pas fallu grand-chose pour qu'il parle. Mais nous Ă©tions pressĂ©s, comme souvent. Et, disons-le aussi, la mĂ©fiance nous gagnait. Un soir, du cĂŽtĂ© de la citĂ© viticole de Grombalia, un 4X4 aux vitres fumĂ©es avait rattrapĂ© notre "Symbol" de location. Une impression se confirmait nous Ă©tions suivis. Sans doute vaut-il mieux ne pas Ă©crire "journaliste" Ă  la rubrique "profession" sur les fiches de douanes Ă  l'arrivĂ©e lorsque, quelques mois plus tĂŽt, on a utilisĂ© le mot "dictature" pour rendre compte de la derniĂšre parodie de réélection prĂ©sidentielle au palais de Carthage. Les touristes europĂ©ens flĂąnaient dans les souks. Les cornes de gazelles Ă©taient sucrĂ©es, le vin gris de Mornag montait Ă  la tĂȘte, octobre avait de superbes rousseurs de dĂ©sert et la tiĂ©deur des plages invitait Ă  fermer Ă  demi les yeux. Que voulez-vous, c'est comme ça exportĂ©es sur place, les plus solides notions de droits de l'homme se dissolvent parfois dans le bleu de la mer... Pour notre part, nous aurions dĂ» prĂȘter davantage attention aux ardents regards noirs de toute une jeunesse rivĂ©s aux tĂ©lĂ©phones portables. La "gĂ©nĂ©ration Ben Ali dĂ©gage!" prĂ©parait, dans la retenue, le grand soir arabe. Le fantoche prĂ©sident de fer Ă©tait encore omniprĂ©sent. PiĂštre sosie d'un acteur de sĂ©rie B aux cheveux teints, posant, la main sur le cƓur Ă  chaque coin de rue, dans chaque lieu public, Ă  cĂŽtĂ© des pubs pour les biscuits "Tigato" et pour les firmes corrompues se partageant le gĂąteau. Et voilĂ . Maintenant nous sommes au dĂ©but 2011. Dans l'odeur du jasmin et de la poudre, dans le bruit des youyous et des balles, la Tunisie a fait sa "RĂ©volution Facebook". Bonheur de dĂ©couvrir ces incroyables images Ă  la tĂ©lĂ©vision qui en rappellent d'autres. À Berlin non plus, nous n'avions rien vu venir en novembre 1989. Pas plus qu'Ă  Bucarest le mois suivant. Pas plus qu'au Caire ces derniĂšres semaines... Nous parlons de tout cela, ce soir, dans cette ferme de Bresse oĂč, depuis plus de trois ans, mon pĂšre veille seul avec son chien et ses cartes postales. Celle-ci, un peu plus ancienne, a Ă©tĂ© postĂ©e de Louxor "Le printemps Ă©gyptien est doux. De part et d'autre du Nil, des merveilles nous attendent. À bientĂŽt. On t'embrasse". Tout Ă  l'heure, il nous rappellera comment lui aussi a retrouvĂ© un jour la libertĂ©. C'Ă©tait en janvier 1945. L'armĂ©e russe avançait. Les portes du stalag de SilĂ©sie oĂč il venait de passer plus de cinq ans s'ouvraient. Il allait encore mettre plus de quatre mois pour traverser, Ă  pied et la faim au ventre, un no man's land de charniers, de ruines et de spectres hagards. Mais ceci est une autre histoire, direz-vous. Bien sĂ»r. N'empĂȘche, la LibertĂ©, d'oĂč qu'elle vienne, d'oĂč qu'elle revienne, est la mĂȘme. Au Nord ou Ă  l'Est hier. Au Sud aujourd'hui. Dans nos sursauts collectifs. Dans nos Ă©mois partagĂ©s. Par l'Ă©troite fenĂȘtre aussi, parfois, de nos petites perceptions occidentales. Cette chronique a Ă©tĂ© publiĂ©e dans l'hebdomadaire "Voix de l'Ain", n° 3433, semaine du 11 au 18 fĂ©vrier 2011. La carte de la gloire, le territoire de l'oubli Le triomphe de Michel Houellebecq nous rĂ©jouit. Nous fĂ»mes suffisamment déçus par ses Ă©checs au Goncourt en 1998, avec Les Particules Ă©lĂ©mentaires, et en 2005, avec La PossibilitĂ© d'une Ăźle, pour ne pas nous fĂ©liciter de sa victoire, lundi dernier, Ă  la troisiĂšme "tentative". Et cela d'autant plus que La Carte et le territoire Flammarion est un roman, Ă  la fois dĂ©senchantĂ© et jubilatoire, qui s'inscrit Ă  merveille dans l'air du temps de ce mois de novembre 2010 oĂč, sous la rĂ©signation apparente, se profile une trĂšs Ă©nergique "extension du domaine de la lutte". Le lendemain du prix, nous Ă©coutions l'"heureux" laurĂ©at, sur France Inter, exhorter les auditeurs Ă  ne jamais baisser les bras. "Ne vous laissez pas emmerder, soyez libres!", clamait-il. Magnifique, Michel! comme dirait Drucker qui ne va sans doute pas tarder Ă  programmer un"Vivement dimanche" houellebecquien. Il faut dire que ce matin-lĂ , le malicieux Ă©crivain Ă  la paupiĂšre lasse comme ses anoraks rĂ©ussissait une sacrĂ©e performance. Il volait carrĂ©ment la vedette au gĂ©nĂ©ral de Gaulle dont on cĂ©lĂ©brait pourtant, un peu partout ailleurs, le quarantiĂšme anniversaire de la disparition. Et lorsque l'invitĂ© dĂ©clara un brin pĂ©remptoire "On n'a pas de devoirs envers son pays, on est des individus, c'est tout!", on a bien cru entendre, en bruit de fond radiophonique, le hĂ©ros de Colombey se retourner dans sa tombe, pour autant que sa gigantesque stature posthume le lui en laissait le loisir. Tant pis pour "l'homme du 18 juin", c'est celui du 8 novembre qui Ă©tait ici Ă  l'honneur! La gloire est ainsi faite. L'enthousiasme du moment peut balayer d'un insolent revers de manche de parka fripĂ©e la majestuositĂ© d'un uniforme. VoilĂ  bien Ă  quoi nous songions en Ă©coutant ce drĂŽle de fan de Jean-Pierre Pernaud et de Julien Lepers nous rappeler que "la France est un hĂŽtel, pas plus". Injustice? Affaire de circonstances, c'est tout, Ă©vitons les grands mots. D'ailleurs, s'il y en a un qui est dĂ©jĂ  rompu aux fatals soubresauts de la renommĂ©e, c'est Ă  l'Ă©vidence Michel Houellebecq lui-mĂȘme. "C'est curieux comme les choses changent..." fait-il dire au pĂšre de son double, Ă  la page 217 de son opus dĂ©sormais ceint de la prestigieuse bande rouge. Oui, les choses changent vite et bien malin qui pourrait Ă©valuer la durĂ©e du rayonnement de celui qui, il n'y a pas si longtemps encore, Ă©tait conspuĂ© Ă  l'unanimitĂ©, ou presque. Comment pouvait-on, dans un contexte analogue, ne pas penser, au moment de l'attribution du prix, Ă  un laurĂ©at prĂ©cĂ©dent qui vient de disparaĂźtre dans une assez scandaleuse indiffĂ©rence? Lorsqu'il fut sacrĂ©, en 1968, pour Les Fruits de l'hiver, lui aussi capta tous les regards. Lui aussi Ă©clipsa momentanĂ©ment de Gaulle, avant que la chienlit ne dĂ©ferle. Lui aussi fit des dĂ©clarations brutes de dĂ©coffrage. Lui aussi pesta contre les travers de la sociĂ©tĂ© du moment. Lui aussi rĂ©habilita l'Ăąme des provinces et des bourgades. Lui aussi fut traitĂ© de populiste. Lui aussi aimait les chiens. Lui aussi lorgnait vers l'Irlande. Lui? Il s'appelait Bernard Clavel et il a signĂ© plus de quatre-vingts ouvrages dĂ©vorĂ©s, loin des chapelles, sinon celles du Jura aux toits de pierre et de bois, par des millions de gens. Comprenons-nous bien il ne s'agit pas de comparer les mĂ©rites respectifs du "dĂ©pressif" du GĂątinais et du bĂ»cheron franc-comtois. Leurs oeuvres, pas plus que leurs dĂ©marches, leurs postures et leurs convictions - quoi que... - n'offrent de vraies similitudes. Qu'on nous permette simplement d'y mieux mesurer, parfois jusqu'au vertige, l'indĂ©cent grand Ă©cart auquel sont soumises, au fil des ans, ces notions floues que sont, en art, le goĂ»t et la reconnaissance, l'emballement et la postĂ©ritĂ©, le lĂąchage et la fidĂ©litĂ©. Allez, terminons par une hypothĂšse. Et si, un de ces quatre, Michel Houellebecq rĂ©digeait un vibrant Ă©loge de Bernard Clavel? Dans La Carte et le territoire, il rend bien un hommage aussi inattendu sous sa plume que mĂ©ritĂ© pour l'intĂ©ressĂ©, Ă  un autre laissĂ©-pour-compte de l'ingrat monde des Lettres Jean-Louis Curtis 1917-1995. Curtis avait lui aussi obtenu le Goncourt. C'Ă©tait en 1947 pour Les ForĂȘts de la nuit. Ces forĂȘts oĂč il rĂŽde aujourd'hui, si loin des splendeurs de chez Drouant, avec Clavel et tant d'autres, avant que l'histoire littĂ©raire ne rende son jugement dernier. Au minimum dans un siĂšcle ou deux, "particules Ă©lĂ©mentaires" comprises. Cette chronique a Ă©tĂ© publiĂ©e, dans une version lĂ©gĂšrement modifiĂ©e, dans l'hebdomadaire "Voix du Jura", n° 3452, semaine du 20 au 26 janvier 2011. Ferrat, Chabrol l'Ă©motion consolatrice DrĂŽles d'hommages, quand on y pense. Il y a quelques mois, la France, larme printaniĂšre Ă  l'oeil et lyrisme aragonien aux lĂšvres, n'en finissait plus de saluer Jean Ferrat. La tĂ©lĂ©vision nationale, on s'en souvient, n'hĂ©sita pas Ă  retransmettre en direct les obsĂšques de l'"Ă©chappĂ©" ardĂ©chois, un peu Ă  la façon d'une Ă©tape de la "Grande boucle" dans un col cĂ©venol. Et les foules bigarrĂ©es ne cessent, depuis, de se bousculer dans l'Ă©troit cimetiĂšre basaltique, lors d'un fervent ballet qui ne manquerait pas d'agacer le discret compagnon des petites routes et des pensĂ©es rebelles. C'Ă©tait en mars dernier, entre les deux tours d'une Ă©lection que les "bonnes gens" boudĂšrent en une obstination inversement proportionnelle Ă  celle qu'ils insufflĂšrent dans leur "au revoir" au chantre de La Montagne. Et voici donc qu'un semestre plus tard disparaĂźt Claude Chabrol, sous un concert de louanges et face une Ă©motion, certes pas tout Ă  fait de la dimension de la prĂ©cĂ©dente, mais nĂ©anmoins Ă©tonnante par son impact Ă  la fois mĂ©diatique et intimiste. HolĂ , que se passe-t-il donc pour qu'un pays peu rĂ©putĂ© pour aimer ses artistes - c'est un euphĂ©misme - manifeste ainsi, coup sur coup, sa sympathie et son chagrin? Un tel engouement se justifie Ă©videmment, au-delĂ  de la force des couplets ou des films des deux crĂ©ateurs, par la somme d'admiration et de proximitĂ© qu'ils inspiraient, chacun de son cĂŽtĂ©. Le premier par son insolente tendresse et ses engagements jamais feints. Le second par son observation espiĂšgle et grinçante de la sociĂ©tĂ©. Mais sans doute faut-il voir Ă©galement, dans ces effets conjuguĂ©s de complicitĂ© populaire, des Ă©lĂ©ments d'ordre plus circonstantiels. L'interprĂšte de Ma MĂŽme et le cinĂ©aste du Boucher, dans des registres rĂ©pĂ©tons-le fort diffĂ©rents, n'en incarnaient pas moins l'un et l'autre, y compris sans doute jusque dans les propres limites de certaines de leurs oeuvres, une honnĂȘtetĂ©, un goĂ»t du travail bien fait, un attachement Ă  la mĂ©moire et un indĂ©fectible respect des individus. Autant de valeurs, faut-il le rappeler, qui font particuliĂšrement dĂ©faut en une Ă©poque de cynisme roi, de politique dĂ©voyĂ©e, de chasse aux minoritĂ©s ethniques, de charters vrombissant d'indĂ©cence sur le tarmac glissant des campagnes Ă©lectorales... Impossible de réécouter une chanson de Ferrat ou de se "repasser" un film de Chabrol sans s'imprĂ©gner des bĂ©nĂ©fiques cĂ©lĂ©brations de la patience, de la malice, de la tolĂ©rance et de la libertĂ©. Et puis, avons-le, nous ressentions une vraie consolation Ă  les voir l'un et l'autre, moustache frĂ©missante ou pipe en bouche, parler soupes d'autrefois, vins de terroir et pourfendre en se marrant "les cons qui n'arrĂȘtent pas de voler et les autres de les regarder", cela en une Ă©poque oĂč la fumĂ©e conviviale, le verre entre amis et l'humour dĂ©capant tombent sous le coup de la loi, alors que la "bĂȘtise d'Etat" entache le pays du droit de Roms. Entre "ombre faite humaine" et "oeil de Vichy", entre "amour cerise" et adultĂšres provinciales, Jean Ferrat et Claude Chabrol Ă©taient tous deux, Ă  leur maniĂšre, d'Antraigues Ă  Sardent, d'Ă©loquents refrains en travellings suggestifs, inscrits Ă  l'inventaire de nos monuments historiques familiers. Continuons Ă  nous prĂ©cipiter pour la visite en groupes de leurs battements de coeur, de leurs ricanements, de leurs univers, de leur exemplaritĂ©. AllĂ©luia et Moteur! La rentrĂ©e littĂ©raire, quelle vacherie! Elle est retrouvĂ©e. Quoi? La rentrĂ©e littĂ©raire qui n'a, avouons-le, pas grand'chose Ă  voir avec l'Ă©ternitĂ© rimbaldienne. Les libraires transpirent. Les attachĂ©es de presse s'enfiĂšvrent. Les chroniqueurs frottent leurs lunettes et affĂ»tent leur sens critique. Un peu partout on compte, on compare, on spĂ©cule. Au juste, 701 romans, dont 497 français, ça fait combien de plus, de moins ou de pile poil pareil que l'annĂ©e derniĂšre qui, elle-mĂȘme, etc. DrĂŽle de phĂ©nomĂšne bien de chez nous que cette espĂšce de foire d'automne oĂč l'on remplace les bestiaux par des bouquins et les viriles clameurs des enchĂšres par des maquignonnages autour des prix. Palpez un peu cette Nothomb, vous m'en direz des nouvelles. Et le dernier fleuron de la race Houellebecq, visez-moi cette encolure. S'il y en a une qui ne risque pas de s'offusquer de la mĂ©taphore bovine, c'est bien Claudie Gallay. La petite femme aux yeux bleu pervenche, propulsĂ©e directement de ses terreuses origines nord-isĂ©roises aux "dĂ©ferlantes" du succĂšs, a Ă©crit son nouvel opus, L'Amour est une Ăźle, Actes Sud, dans sa bergerie du Charolais. Avec des broutards crĂšme meuglant sous sa fenĂȘtre. Avec un ciel pluvieux comme vache qui pisse. La-bas, du cĂŽtĂ© de La Clayette et de Semur, il y a les prĂ©s sans Saint-Germain. Et les Ă©leveurs, qui tordent leurs casquettes Ă  l'heure d'Ă©corner leurs troupeaux, se fichent de l'embouche romanesque comme de la premiĂšre litiĂšre de leur stabulation. Ils ne dĂ©voreront ni Despentes, ni Forest, ni Volodine. Ni Linda LĂȘ, ni Adam, ni Claudel. Et encore moins Breat Easton Ellis et Cootzee. Pas le temps. Propos un brin savants. Bref, un monde qui n'est pas le leur. Claudie, ce n'est pas pareil. Elle est presque d'ici. Elle cause comme l'ultime Ă©piciĂšre du coin qui fait dĂ©pĂŽt de pain et de journaux. Pas mince, le compliment. Cette fois-ci, c'est vrai, elle s'est embarquĂ©e du cĂŽtĂ© du festival d'Avignon l'annĂ©e de la grĂšve des intermittents. Evidemment, on s'en fiche un peu sur les rives de la Grosne, de la Guye ou du Grison. Mais sĂ»r, la prochaine fois, elle parlera des gens du cru. A commencer, peut-ĂȘtre, par les habitants de Saint-Ythaire. Saint-Ythaire, c'est entre Bonnay et Curtil-sous-Burnand. 122 Ăąmes en colĂšre contre le projet d'implantation de cinq Ă©oliennes. Un super sujet pour l'Ă©crivain qu'on a mĂȘme aperçue l'autre soir au "Vingt heures" de TF1. Les rĂ©voltĂ©s de Saint-Ythaire? A moins que ce ne soient les Don Quichotte de BĂ©ny. BĂ©ny, c'est au coeur de la Bresse, de l'autre cĂŽtĂ© de la SaĂŽne. LĂ , c'est contre la future Ligne Ă  grande vitesse qu'on se mobilise Ă  coups de calicots et de banderoles accrochĂ©s aux barriĂšres des fermes et des villas avec, parfois, des slogans en patois "LGV, to ka t'nallo!" "LGV, tu n'as qu'Ă  t'en aller"!. Des hĂ©lices gĂ©antes bientĂŽt essaimĂ©es dans le paysage si cher jadis aux abbĂ©s de Cluny ou des trains fous Ă©crasant prochainement l'AOC des cĂ©lĂšbres volailles aux pattes bleues. Fichue alternative, quand on y pense. D'autant plus que, dans ce dĂ©cor de pseudo-polar rural, on ne discerne pas la moindre librairie Ă  l'horizon. Alors, dites, oĂč c'est qu'on va les trouver, Ă  Saint-Ythaire, Ă  BĂ©ny ou ailleurs, les 701 titres annoncĂ©s? Houellebecq a raison il convient de revoir de toute urgence "La carte et le territoire". Ah! quelle vacherie, par ici, la rentrĂ©e littĂ©raire. Fin aoĂ»t 2010. Quelques nouvelles de par ici Je vais vous donner un peu des nouvelles de par ici. C'est oĂč par ici? C'est chez moi. Enfin, je veux dire pas loin. A la rigueur juste Ă  cĂŽtĂ©. Le dĂ©cor, vous le connaissez. Il y a un village avec son clocher vaguement roman. Le presbytĂšre transformĂ© en gĂźte rural. L'Ă©picerie oĂč l'on vend des caramels pour les gosses et des asticots pour la pĂȘche. Le calme rĂšgne jusqu'au milieu de l'aprĂšs-midi. C'est Ă  ce moment-lĂ  que les tracteurs ramĂšnent les voitures de foin dans les fermes. Les travaux agricoles, cette annĂ©e, quelle galĂšre on est passĂ© directement de l'hiver du mois de mai Ă  la canicule du solstice! Vers dix-huit heures, dix-huit heure trente, les gosses font des pirouettes Ă  bĂ©cane et les ados, sur la placette, gloussent dans leurs tĂ©lĂ©phones portables sans jamais dĂ©clarer forfait. Ensuite, le boulodrome de fortune prend doucement des allures de petit G20 provincial. Imperturbable, l'employĂ© municipal arrose les fleurs. Ou ce qu'il en reste. Le week-end dernier, des dadais en goguette ont piĂ©tinĂ© les terre-pleins. "Saloperie de dĂ©soeuvrĂ©s!" maugrĂ©e Jean en lisant l'entrefilet dans la chronique locale. Jean, c'est le facteur. AprĂšs sa tournĂ©e, il aime bien prendre un verre. Le seul cafĂ© qui n'a pas encore baissĂ© rideau aligne trois tables sur le trottoir. Les autres troquets ont tous fermĂ©. Trop de travaux pour se mettre aux normes. En sirotant son panachĂ©, le prĂ©posĂ© s'attarde sur le journal du coin. Les dĂ©cĂšs, les mariages, les naissances, les accidents... Il lit aussi le billet, en haut Ă  gauche de la page 2. Il y a mĂȘme la photo du chroniqueur qui tient un bouquin dans ses mains. En regardant de prĂšs, on dĂ©couvre le titre et l'auteur. C'est AprĂšs beaucoup d'annĂ©es de Philippe Jaccottet. Jaccottet est un immense poĂšte qui vit dans les parages. Mais personne ne le connaĂźt vraiment. Jean s'en fiche. Lui, ce qu'il recherche dans son canard, ce sont les infos pratiques. Ou les Ă©chos du conseil municipal. L'annonce des fĂȘtes d'Ă©tĂ©. Les vide-greniers des alentours. Mais Ă  la Une, il y a cette photo. Un ministre et sa femme "dans la tourmente". Eric et Florence Woerth, ils s'appellent. Pierrot, le patron du cafĂ©, qui vient faire un brin de causette Ă  Jean, prononce ce nom Ă  sa façon. Il dit "Voerte" et ça sonne un peu comme un hommage aux absinthes verlainiennes d'autrefois. "Tous pareils, hein, y'en a pas un pour racheter l'autre!". Jean, le regard rivĂ© aux rĂ©sultats du "Mondial" de foot et au classement gĂ©nĂ©ral du Tour de France, ne rĂ©pond rien. Ou alors il fait "hum hum" et bien malin qui pourrait comprendre si c'est une approbation ou l'inverse. Rien ne bouge, ou presque. Il y a juste un soupçon d'Ă©lectricitĂ© dans l'air. La grĂȘle est annoncĂ©e pour le soir mais, c'est bien connu, "Ă  la mĂ©tĂ©o, ils se trompent tout le temps...". N'empĂȘche, il faut hĂąter la fenaison. Demain Ă  l'aube, les fourches hydrauliques des colossaux Renault ou John Deere payĂ©s Ă  crĂ©dit planteront leurs dents dans ces rouleaux herbeux qui, au mitan des parcelles de la PAC, ressemblent aux chignons lavande des aĂŻeules de ce "pays". Ce "pays" qui pleure et qui rit, qui meurt et qui vit. Ce "pays" qui attend les touristes. Ce "pays" en jachĂšre oĂč, dans les villas des lotissements en extension, Internet remplace dĂ©sormais l'Ă©picier qui faisait jadis sa tournĂ©e en klaxonnant Ă  travers des hameaux pleins de vieux taiseux et de chiens tout en gueule. VoilĂ , ça se passe par ici un jour brĂ»lant de juillet. Plus tard, peut-ĂȘtre, je vous donnerai des nouvelles de par lĂ -bas. C'est oĂč par lĂ -bas? C'est du cĂŽtĂ© de par ici. Si jamais, un de ces quatre, vous avez l'occasion, arrĂȘtez vous quelques instants, on parlera un peu de Jaccottet. "Faites passer, disait la terre elle-mĂȘme, ce matin-lĂ , de sa voix qui n'en est pas une. Mais quoi encore? Quelle consigne?" Juillet 2010. AudĂ©sert de lÂŽindiffĂ©rence CÂŽest la voix dÂŽun peuple Ă©puisĂ© De ses femmes paralysĂ©es Qui revivent en un seul regard Tout ce que leur cƓur a pu voir CÂŽĂ©tait hier, cÂŽĂ©tait ailleurs On disait "CÂŽĂ©tait une erreur" CÂŽest lĂ  tout prĂšs, cÂŽest maintenant Et je rĂȘve pour ces enfants DÂŽun pays libre sur la Terre A des milliers dÂŽannĂ©es-lumiĂšre De ces uniformes barbares De la Aux origines du titre "DerniĂšre danse" Kyo commence Ă  se faire connaĂźtre en 1997 grĂące Ă  sa participation Ă  un tremplin rock. Les quatre musiciens rencontrent leur manager, Yves Michel AklĂ©, et signent un contrat avec Sony. Leur premier album suivra en 2000. C’est cependant en 2003 que le groupe publie "Le Chemin", son deuxiĂšme opus, qui se vend Ă  plus d’un million d’exemplaires. Ce disque est cĂ©lĂšbre pour ses titres comme "Je cours", "Je saigne encore" ou encore "DerniĂšre danse" c’est Kyo qui a Ă©crit et coproduit tous ses singles. Dans le morceau "DerniĂšre danse", on dĂ©couvre une histoire d’amour qui se termine. BenoĂźt Poher, au chant, demande Ă  son ex petite amie de lui accorder un dernier moment avant une Ă©ventuelle rupture dĂ©finitive "Je veux juste une derniĂšre danse / Avant l'ombre et l'indiffĂ©rence / Un vertige puis le silence / Je veux juste une derniĂšre danse". Cette chanson est l’une des plus connues du groupe, qui ravit encore les fans des annĂ©es aprĂšs sa sortie. Elle est d’ailleurs incontournable lors des concerts de Kyo ! Un succĂšs retentissant en France, en Belgique et en Suisse "DerniĂšre danse" est le deuxiĂšme single de l’album "Le Chemin" Ă  sa sortie le 18 avril 2003, il se classe Ă  la tĂȘte des classements des meilleures ventes de disques. Il occupe la premiĂšre place en Belgique, la sixiĂšme place en France et la quatorziĂšme place en Suisse. Au total, plus de 190 000 exemplaires de "DerniĂšre danse" se vendent en France et dans les pays limitrophes. En novembre 2020, Kyo sort une vidĂ©o sur sa chaĂźne YouTube officielle. Le groupe revient sur le clip de "DerniĂšre danse" avec Ă©motion et humour. "Le clip est trĂšs simple, je pense que c’est ce qui a touchĂ© les gens", explique BenoĂźt Poher. "Cette simplicitĂ©-lĂ , j’ai l’impression que c’est ce qui a bien marchĂ© pour le groupe", ajoute-t-il. Les membres de Kyo sont d’accord pour dire qu’ils n’auraient jamais imaginĂ© rencontrer un tel succĂšs avec cette chanson ! Dans cette vidĂ©o, BenoĂźt Poher en profite pour revenir sur une rumeur qui courait sur ce titre "Il a Ă©tĂ© dit que ce titre avait Ă©tĂ© Ă©crit pour une sƓur dĂ©cĂ©dĂ©e, ce qui est totalement faux !". Quels sont ces artistes qui ont repris "DerniĂšre danse" ? D’abord, cette chanson a Ă©tĂ© reprise par ZĂ©phyr-21, un groupe de punk mĂ©lodique français qui a sorti un album de covers en 2010. Les membres de cette formation ont choisi de revisiter la chanson en posant leur voix sur un instrumental d’une chanson de Sum 41, un groupe de punk rock canadien. "DerniĂšre danse" a Ă©galement Ă©tĂ© reprise par Romain Ughetto, Caberu ou encore CƓur de Pirate en live. Pomme a aussi revisitĂ© ce titre, accompagnĂ©e de sa guitare. Une version acoustique entre Pomme et Kyo a d’ailleurs Ă©tĂ© proposĂ©e en mai 2020 lors d’un "live Ă  la maison", pendant le premier confinement en France. Plus de 290 000 vues ont Ă©tĂ© recensĂ©es sur cette vidĂ©o mise en ligne sur la chaĂźne YouTube de Kyo.
confortet l'indifférence, c'est trÚs bien trouvé, mais ceux qui les pratiquent le plus rentablement n'apparaissent jamais à l'écran: ils sont toujours derriÚre. On ne les verrait pas du tout dans ce long métrag s'ile nse montraient un peu le bout de l'oreille du haut de la plus haute tour, c'est-à-dire sous le masque de la

[Lara] A l'indiffĂ©rence Je ne veux plus croire Les non-dits les silences Ils nous dĂ©truisent, nous sĂ©parent C'est une prison pour l'espoir Ensemble Le mĂȘme cri qui fait qu'on se ressemble Et dans ce monde comme un oiseau blessĂ© Dans nos bras enlacĂ©s Un ange est passĂ© [Ray Charles] Life is a challenge Each day face some change From ters ti laughter From lauhter again, back to tears Some much colours to chase Away your fears [Lara et Ray Charles] Ensemble Le mĂȘme cri qui fait qu'on se ressemble Et dans ce monde comme un oiseau blessĂ© Dans nos bras enlacĂ©s [Ray Charles] Un ange est passĂ© [Ray Charles] c'est une priĂšre pour l'espoir... [Lara et Ray Charles] Ensemble Le mĂȘme cri qui fait qu'on se ressemble Et dans ce monde comme un oiseau blessĂ© Dans nos bras enlacĂ©s [Lara] Un ange est passĂ© Paroles2Chansons dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la SociĂ©tĂ© des Editeurs et Auteurs de Musique SEAM

Cetitre produit par Tom Wilson, transmet un avertissement fort contre les dangers de l'indifférence et donc l'incapacité des individus à parler émotionnellement. « nous avons des gens incapables de toucher d'autres personnes, incapables d'aimer d'autres personnes. C'est une chanson sur l'incapacité de communiquer », dit Paul Simon.
BECAUD Gilbert Le chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD naĂźt le 24 octobre 1927 Ă  Toulon sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et Ă  la CĂŽte d’Azur. PassionnĂ© 
 Continuer la lecture → PubliĂ© dans bios MarquĂ© avec 18 dĂ©cembre, 1953, 1955, 1959, 1961, 1964, 1966, 1967, 1970, 1972, 1973, 1975, 1977, 1978, 1980, 1982, 1986, 1988, 1997, 2001, 2011, 2014, 21 dĂ©cembre, 45-tours, accompagnateur, adolescence, Age tendre et tĂȘte de bois, Alain Souchon, album hommage, Alex Beaupain, Allemagne, Anggun, Annie Cordy, Ayo, Belgique, BĂ©nabar, biographie, Boulevard des Capucines, Boulogne-Billancourt, Broadway, C'est en septembre, cancer, Chanson française, Chanson francophone, chanteur, Charles Aznavour, cimetiĂšre du PĂšre Lachaise, classement, Claude François, comĂ©die musicale, compositeur, Concert, conservatoire, CĂŽte d'Azur, David Pujadas, DĂ©cĂšs, DĂ©sirĂ©e, disques, duo, Eddy Mitchell, Edith Piaf, Ă©glise de la Madeleine, Elvis Presley, Emile Ajar, Ă©mission radio, Ă©mission tĂ©lĂ©, enfance, Et maintenant, Faut faire avec, Film, France, France 2, François Silly, FunĂ©railles, Gilbert BĂ©caud, HervĂ© Vilard, Il est Ă  moi l'Olympia, INA, inauguration, inhumation, Institut National de l'Audiovisuel, interprĂšte, Ireen Sheer, Jacques Emmanuel, Jacques Pills, Je reviens te chercher, Je t'ai dans la peau, Jean Sablon, Johnny Hallyday, journal tĂ©lĂ©visĂ©, Julien Clerc, L'amour est mort, L'important c'est la rose, L'Indien, L'indiffĂ©rence, L'OpĂ©ra d'Aran, L'orange, La vie devant soi, Laissez-aller, Le bain de minuit, Le petit oiseau de toutes les couleurs, Le pommier Ă  pommes, Les cerisiers sont blancs, Les croix, livre, Louis Amade, Love on the rocks, Lynda Lemay, Madame Roza, maladie, Marie Bizet, Maritie et Gilbert Carpentier, Martine St-Clair, Melody TV, Mes mains, Mick Lanaro, Moi je veux chanter, Monsieur volts, music-hall, musiques de films, Naissance, Nathalie, Neil Diamond, Nice, Nous les copains, obsĂšques, Olivia Ruiz, Olympia, opĂ©ra, Paris, parolier, Pascal Danel, Patrick Bruel, pĂ©niche, pianiste, piano, piano classique, piano transparent, Pierre DelanoĂ«, Quand il est mort le poĂšte, Quand tu danses, QuĂ©bec, rĂ©cital, Renan Luce, Rencontre, Romain Gary, Roza, Salut les copains, Salvatore Adamo, September morn, Serge Lama, The Jazz Singer, Théùtre des Champs-ElysĂ©es, Toulon, Un peu d'amour et d'amitiĂ©, Une vie comme un roman, ventes de disques, Viens danser, What now my love, yĂ©-yĂ©s, Yves Montand
Parfoisl'indiffĂ©rence et le silence font plus mal que des mots. Partager sur Facebook Twitter WhatsApp Pinterest Tumblr Google. Citations sur la vie Ă  dĂ©couvrir. POUR LE FORT RIEN N'EST PLUS DANGEREUX QUE LA PITIÉ. - Friedrich Nietzsche - LE BONHEUR REPOSE SUR LA CONFIANCE ALORS QUE L’AMOUR EXIGE DU DOUTE ET DE L’INQUIÉTUDE. -
alpha M artiste Michel Sardou titre La dĂ©fensive Les paroles de la chanson La dĂ©fensive »Michel Sardou Je t’aime, tu m’aimes tout va trĂšs de vingt ans main dans la main,Mais derriĂšre ce bonheur qui tient,Je vais te dire c’qui nous arrive On s’habitue et ça m’ bout du lit, il y a ton j’ai un livre et toi tu une cigarette te sens sur la n’se parle plus et ça m’ yeux sont ouverts dans le n’sais plus oĂč va ton te croirait sur le dĂ©part,Cette envie de voir l’autre que c’est moi qui t’ joues trĂšs bien l’ ne me dis pas ta la guerre, pas le te sens sur la oĂč j’en suis dans ta heureux?Question sĂ»r que non nous sommes sais trĂšs bien qu’à la finale,On vit ensemble mais plus Ă  si fort, la premiĂšre nom portait ce jardin-lĂ ?Tu t’souviens pas d’la premiĂšre fois?Si l’on tentait la rĂ©cidive?On oublie tout et ça m’ me viennent ces idĂ©es-lĂ ?Je t’aime, tu m’aimes ça va de soi,Autrement nous n’serions plus vais te dire c’qui nous arrive On n’se voit plus et ça m’ bout du lit, il y a ton ferme le livre et toi tu prends ta main, je t’aime sois plus sur la l’on rejouait la premiĂšre nuit,Si l’on rejouait la premiĂšre nuit?
Danston indifférence Dans ce long silence Je suis peu d'importance Si tu y penses Donne moi encore une chance Dans ce long silence Cauchemar intense Ma confidence C'est que tout
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 1131 L'absurditĂ© est surtout le divorce de l'homme et du monde.» L’étranger » date de 1942. Il fait partie de la trilogie dite de l’absurde ». Camus n’a alors que 28 ans. L’étranger » est pour lui le point zĂ©ro ». in Carnets II La lecture de ce court roman laisse une impression ambigĂŒe ; on est surpris par l’indiffĂ©rence du hĂ©ros voir plus bas, du coup le ressentiment gĂ©nĂ©ral Ă  la fin de la lecture est Ă©tonnant qu’ais-je lu, quel est donc cet Ă©trange hĂ©ros oĂč rĂ©ellement peu de gens pourrait se reconnaitre. Est-il insensible ? Meursault voit et vit un autre monde inconnu pour nous, mais un monde oĂč le mensonge n’existe pas. Un monde sensuel cependant, oĂč les jupes d’une femme, le soleil et la nature donnent raison de vivre. On connait tous les premiĂšres phrases du roman Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-ĂȘtre hier, je ne sais pas. J'ai reçu un tĂ©lĂ©gramme de l'asile MĂšre dĂ©cĂ©dĂ©e. Enterrement demain. Sentiments distinguĂ©s. » Cela ne veut rien dire. C'Ă©tait peut-ĂȘtre hier. » Tout ce qui est en bleu est de Camus, tout ce qui est en rouge a Ă©tĂ© glanĂ© sur le web Les Ă©ditions FrĂ©meaux & AssociĂ©s ont eu la trĂšs bonne idĂ©e de rĂ©cupĂ©rer la lecture faite par l’auteur en 1954 pour la radio de l’époque ORTF. J’ai achetĂ© ce petit coffret Label FREMEAUX & ASSOCIES ; voir la Librairie sonore »Livret de Roger Grenier. TrĂšs agrĂ©able dĂ©jĂ  d’entendre la voix de Camus. MĂȘme essentiel tant cet Ă©crivain m’apparait aujourd’hui encore comme le chef de file d’une littĂ©rature d’exception que j’aimerais lire davantage. La lecture / diction de Camus est Ă©tonnante, au dĂ©but on est un peu déçu » par cette voix lĂ©gĂšrement nasillarde un peu trop plate, impersonnelle comme les acteurs de Robert Bresson on n'oublie pas cependant que jadis, jeune Camus fit du théùtre et par la vitesse excessive Ă  mon humble avis de la diction ; mais au fil du rĂ©cit, la voix de l’auteur s’impose avec clartĂ© et justesse et la fin est superbe et passionnĂ©e le discours avec l’aumĂŽnier !. S’en suit un procĂšs oĂč chacun de ses gestes, de ses actions avant le meurtre devient plus important aux yeux de la cour que le meurtre en lui-mĂȘme. Meursault assiste, impuissant et passif, au jugement de son insensibilitĂ© ». Ce que la cour dĂ©finit comme de l’indiffĂ©rence, Meursault l’explique simplement par cette phrase 
 j’avais une nature telle que mes besoins physiques dĂ©rangeaient souvent mes sentiments ». La lecture par Camus transcende ces mots, et toute la chaleur, la langueur, la lenteur du texte transpire au long de ces trois disques. Cependant Ă  la fin du roman, lorsqu’un aumĂŽnier tente de le convaincre de s’en remettre Ă  Dieu pour sauver son Ăąme, la voix de Camus devient tout Ă  coup passionnĂ©e l’enregistrement s’achĂšve alors dans une tourmente Ă  laquelle l’auditeur n’était pas prĂ©parĂ©. Un disque indispensable Ă  tout passionnĂ© de Camus. » Arno GUILLOU OEIL ÉLECTRIQUE Il est vrai qu'une telle lecture s'accorde Ă  l'insensibilitĂ© de Meursault et au style du rĂ©cit, dans lequel Roland Barthes voyait une "parole transparente", un "style de l'absence."» Le roman met en scĂšne un personnage-narrateur, Meursault, vivant en "AlgĂ©rie française", celui-ci reçoit un tĂ©lĂ©gramme lui annonçant que sa mĂšre vient de mourir. Il se rend Ă  l’asile de vieillards et assiste aux funĂ©railles sans prendre l'attitude de circonstance que l'on attend d'un fils endeuillĂ©, ce qui le desservira cruellement plus tard. Le narrateur est un modeste employĂ© de bureau, Ă  Alger, qui dĂ©crit son existence journaliĂšre et mĂ©diocre, limitĂ©e au dĂ©roulement mĂ©canique de gestes quotidiens et Ă  la quĂȘte instinctive de sensations Ă©lĂ©mentaires. Il vit dans une sorte de torpeur, une Ă©trange indiffĂ©rence au moment d'agir, il note d'ordinaire qu'on peut faire l'un ou l'autre et que ça lui est Ă©gal ». Il reprĂ©sente l'homme avant la prise de conscience de l'absurde, mais dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© Ă  cet Ă©veil lucide sans illusion sur les valeurs consacrĂ©es, il se comporte comme si la vie n'avait pas de sens. L'effet produit sur le lecteur par une telle narration, objective et dĂ©primante, est cet Ă©cƓurement, qui selon Camus, est une bonne chose, car il nous conduit au sentiment de l'absurde. » Tout le texte est construit avec le passĂ© composĂ© ce qui donne Ă  l’ensemble un cĂŽtĂ© rapport de police » ou aveu » certain. On est tous coupable, nous disait-on dĂ©jĂ  dans La chute ». Camus a un style de narration oĂč il aime Ă  se montrer comme tĂ©moin, chroniqueur. La peste, la chute et l’étranger sont ainsi. Plus tard, il rencontre un voisin de palier qui l'invite Ă  la plage. Ce dernier est souteneur et s'est montrĂ© brutal avec sa maĂźtresse mauresque ; il craint des reprĂ©sailles. Sur la plage, ils croisent deux hommes dont l'un est le frĂšre de la jeune femme. Une bagarre Ă©clate. Peu de temps aprĂšs, Meursault, accablĂ© par la chaleur et la lumiĂšre, marche seul sur la plage et rencontre Ă  nouveau l'un des hommes prĂšs d'une source de fraĂźcheur. L’Arabe - qui restera anonyme - sort son couteau ; Meursault serre le revolver que Raymond lui a prĂȘtĂ©. Abruti par la chaleur et la luminositĂ© agressive de l'aprĂšs-midi, Ă©bloui par le reflet du soleil sur le couteau, Meursault tire une fois, tuant l’Arabe. Puis, quatre fois de plus, comme pour mettre fin Ă  une existence heureuse. Ensuite il refuse de mentir Ă  son procĂšs et se montre tel qu’il est et sera condamnĂ© Ă  mort. » J’aimerais bien voir le film qu’en a tirĂ© Visconti avec Mastroianni dans le rĂŽle principal, mais il est apparemment inexistant en DVD. Camus de son vivant avait refusĂ© toutes les adaptations cinĂ©matographiques. "Dans notre sociĂ©tĂ© tout homme qui ne pleure pas Ă  l'enterrement de sa mĂšre risque d'ĂȘtre condamnĂ© Ă  mort." Je voulais dire seulement que le hĂ©ros du livre est condamnĂ© parce qu'il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est Ă©tranger Ă  la sociĂ©tĂ© ou il vit, il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privĂ©e, solitaire, sensuelle. Et c'est pourquoi des lecteurs ont Ă©tĂ© tentĂ©s de le considĂ©rer comme une Ă©pave. Meursault ne joue pas le jeu. La rĂ©ponse est simple il refuse de mentir. [...] ...On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant dans L'Étranger l'histoire d'un homme qui, sans aucune attitude hĂ©roĂŻque, accepte de mourir pour la vĂ©ritĂ©. Meursault pour moi n'est donc pas une Ă©pave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d'ombres. Loin qu'il soit privĂ© de toute sensibilitĂ©, une passion profonde, parce que tenace l'anime, la passion de l'absolu et de la vĂ©ritĂ©. Il m'est arrivĂ© de dire aussi, et toujours paradoxalement, que j'avais essayĂ© de figurer dans mon personnage le seul christ que nous mĂ©ritions. On comprendra, aprĂšs mes explications, que je l'ai dit sans aucune intention de blasphĂšme et seulement avec l'affection un peu ironique qu'un artiste a le droit d'Ă©prouver Ă  l'Ă©gard des personnages de sa crĂ©ation. » A. Camus Dans L’Etranger, Camus nous raconte l’histoire d’un homme qui erre dans la marge de la sociĂ©tĂ© dans laquelle il vit. Un homme nu » et qui se tient seul face Ă  un monde absurde. Un homme qui refuse de jouer le jeu » de la sociĂ©tĂ© et qui, sans aucune attitude hĂ©roĂŻque, accepte de mourir pour la vĂ©ritĂ© », selon les propres termes de Camus. Meursault, un personnage apathique et indiffĂ©rent ? Meursault, le personnage narrateur, se prĂ©sente comme un homme d’une apathie et d’une indiffĂ©rence dĂ©concertantes. Son caractĂšre apathique est apparent dans sa propension Ă  fournir le moins possible d’efforts dans la vie. Quand il ne voit pas Marie, il passe son dimanche Ă  dormir ; il n’éprouve mĂȘme pas le besoin de descendre de chez loi pour aller acheter du pain. Cette apathie est manifeste Ă©galement dans son comportement au bureau, avec ses collĂšgues et notamment vis-Ă -vis de son patron. Quand ce dernier lui propose une occasion d’évoluer un poste Ă  Paris, Meursault rĂ©pond qu’un poste n’en vaut pas un autre et que cela lui est Ă©gal ». Cela m’est Ă©gal », cela ne veut rien dire ». Deux formules qui constituent le leitmotiv de l’indiffĂ©rence de Meursault Ă  l’égard des ĂȘtres et des valeurs. A l’égard de la sociĂ©tĂ© Ă  laquelle il ne s’identifie pas. Meursault est indiffĂ©rent vis-Ă -vis des autres personnages, ses semblables quoiqu’il ne leur ressemble point. Il ne cherche aucunement Ă  nouer des relations avec eux et, par consĂ©quent, il ne nous dit pas long sur eux. Quand le vieux Salamano lui conte son histoire avec son chien, ou quand son autre voisin de palier, Raymond, lui propose d’ĂȘtre son ami, il Ă©coute, il acquiesce, pourtant pour lui cela ne veut rien dire ». Enfin, quand Marie lui propose le mariage, union et communion sacrĂ©es, il accepte juste parce qu’elle le lui demande. Sinon, avec Marie ou avec une autre femme, cela lui est Ă©gal ». Meursault est Ă©galement indiffĂ©rent vis-Ă -vis des valeurs. Je l'ai dit Ă  propos du mariage. Mais il est aussi indiffĂ©rent vis-Ă -vis de la mort celle de sa mĂšre en est l’exemple parlant, de l’amitiĂ© ses relation avec ses voisins de palier, notamment avec Raymond et finalement de la justice. En effet, Meursault est indiffĂ©rent vis-Ă -vis de son procĂšs qui ne lui ressemble pas, comme tout le reste. Son avocat s’est substituĂ© Ă  lui et dit je » Ă  chaque fois qu’il parle de son client. Ce dernier pense que cela signifie l’écarter plus de son procĂšs, le rĂ©duire Ă  zĂ©ro ». Il se sent alors loin de cette salle » et court aprĂšs des fragments de souvenirs pour retrouver le soleil Ă©clatant et le rire et les robes de Marie ». Si Meursault est indiffĂ©rent Ă  tout et Ă  tous, il est pourtant rĂ©ceptif Je l'ai expliquĂ© ci-haut, Meursault est un personnage apathique et indiffĂ©rent. Cependant, c’est un homme rĂ©ceptif. S’il est impassible vis-Ă -vis de tout ce qui puisse lui rappeler les Hommes, il ne reste pourtant pas insensible Ă  la chaleur et Ă  la lumiĂšre du soleil et au rire, notamment celui de Marie Elle a ri
 elle a ri encore » / Elle a ri de telle façon que je l’ai embrassĂ©e ». Meursault est trĂšs sensible aux Ă©lĂ©ments du cosmos la mer, le sable, l’eau, le ciel bleu mais surtout Ă  la chaleur et Ă  la lumiĂšre du soleil. Ces mĂȘmes Ă©lĂ©ments, ce mĂȘme soleil qui symbolise la fatalitĂ© conspirera au meurtre et, subsĂ©quemment, Ă  la mise Ă  mort de Meursault. Ne rĂ©pond-il pas au prĂ©sident de la cour lorsqu’il l’interroge sur le motif du crime que c’était Ă  cause du soleil » ? Somme toute, Meursault est un homme qui a fait l’expĂ©rience de l’absurde qui l'a menĂ© au rejet des valeurs de la sociĂ©tĂ©. Cette mĂȘme sociĂ©tĂ© qui le condamnera Ă  mort non pour le crime qu’il a commis, mais pour son refus du mensonge ; pour son refus de l’hypocrisie sociale. Dans une attitude quelque peu messianique, nous semble-t-il, Camus conclut une entrevue Ă  propos de L’Etranger en adoptant ces termes J’ai figurĂ© dans Meursault le seul christ que nous mĂ©ritons ». Naturellement, il ne s’agit pas du Christ le prophĂšte, mais du christ l’homme qui a subi la Passion pour sa cause. Meursault a subi sa propre Passion » pour sa propre cause la vĂ©ritĂ©. Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est montĂ© vers moi, le silence, et cette singuliĂšre sensation que j'ai eue lorsque j'ai constatĂ© que le jeune journaliste avait dĂ©tournĂ© les yeux. Je n'ai pas regardĂ© du cĂŽtĂ© de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le prĂ©sident m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tĂȘte tranchĂ©e sur une place publique au nom du peuple français... » > A. Camus prĂ©face de l'Ă©dition amĂ©ricaine “Il y a des conduites qui valent mieux que d’autres. Je cherche le raisonnement qui permettra de les justifier
 » interview de Camus par GaĂ©tan Picon, in le littĂ©raire » 10-08-1946 Le monde oĂč vit M. Camus est une vaste prison, sur laquelle pĂšsent d’éternelles menaces. La nature elle-mĂȘme a mauvaise conscience. Baudelaire Ă©crivait homme libre toujours tu chĂ©riras la mer. » M. Camus Ă©crit seule la me, au bout du damier terne des maisons, tĂ©moignait de ce qu’il y a d’inquiĂ©tant et de jamais reposĂ© dans le monde. » dans les descriptions qu’il a faites des choses et des ĂȘtres, M. Camus, en homme qui ne veut que l’étrange ou l’absurde et par voie de consĂ©quence refuse le comique, se place au-delĂ  de l’ironie. D’un obstinĂ© qui consacre ses journĂ©es entiĂšres Ă  faire passer inutilement des pois d’une marmite dans une autre, il dit A en croire sa femme, il avait donnĂ© trĂšs jeune des signes de sa vocation. » Le mot vocation » a Ă©tĂ© placĂ© lĂ  sans sourire et n’invite pas au sourire. sur le plan oĂč se place M. Camus, la vocation de transvaser sans raison des petits pois en vaut une autre. Il propose de voir un hĂ©ros dans le fonctionnaire qui passe ses nuits Ă  corriger l’unique phrase de son roman », oui, un hĂ©ros car cette forme d’hĂ©roĂŻsme-lĂ , elle aussi, en vaut une autre
 Pour lui, une lumiĂšre grise Ă©gale se pose impartialement sur toutes choses. Nous sommes dans un monde sans joie, un monde de pierre, fatal et absurde. » Marcel ThiĂ©baut. Published by frenchpeterpan - dans Livres Coup de coeur
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Sortie il y a deux jours du dernier clip d’Indochine, collĂšge boy » rĂ©alisĂ© par Xavier clip fort et dĂ©rangeant fait le buzz » et relance la polĂ©mique sur la violence dans les Ɠuvres artistiques. Il est proclamĂ© comme ayant Ă©tĂ© créé Ă  des fins de sensibilisation contre le harcĂšlement scolaire. Un petit » -sic- article d’analyse de rigueur s’ du clip - Attention Ăąmes sensibles, soyez prĂ©venues L’action se passe dans un internat. Un jeune homme suscite les moqueries et les turpitudes des ses camarades de classe. On assiste ensuite Ă  son lynchage complet, allant des coups de pieds dans la poitrine jusqu’à sa crucifixion et son exĂ©cution par commencer, un petit rĂ©capitulatif des impressions de rĂ©fĂ©rences du clip liste non exhaustive et non homologuĂ© par l’auteur du clip aux autres Ɠuvres indochinoises. Remarquons en premier lieu que le clip est intĂ©gralement tournĂ© en noir et blanc. Si ce procĂ©dĂ© avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ© pour pink water », le lac » ou bien encore crash me », cette approche monochromatique acquiert ici une vraie justification si, d’une part elle octroie au clip un certain charme esthĂ©tique et lui confĂšre une atmosphĂšre classique, c’est surtout un bon moyen pour en estomper la brutalitĂ© iconographique de la les chuchotements du dĂ©but juste avant la sonnerie et la musique me font lĂ©gĂšrement penser Ă  l’intro du clip tes yeux noirs » ou au dĂ©but de la version Punishment Park Dub » des versions longues » Ensuite, la brĂšve course de l’étudiant peut Ă©voquer celle d’ Alice & June » et laisse place Ă  l’apparition d’un lustre similaire Ă  celui omniprĂ©sent dans le clip pink water ». En outre, le crucifiement avait dĂ©jĂ  eu son allusion dans mao boy ». [
] ***Abordons maintenant mon analyse des Ă©lĂ©ments qui se trouvent donnĂ©s dans ce L’intensification de la violenceLe clip commence dans le silence assez troublant d’une classe studieuse. Il est interrompu par le bruit du froissement d’une feuille de papier et par les ricanements d’un des Ă©lĂšves. Tout s’amorce alors avec des jets des boulettes en papiers, actes somme toute assez anodins. Mais les agressions Ă  caractĂšre discriminatoire vont trĂšs vite s’intensifier jusqu’à dĂ©gĂ©nĂ©rer en pogrom assiste ainsi dans ce clip Ă  cette escalade de violence. Le stylo qui est lancĂ© au dĂ©but et qui s’écrase au sol point dĂ©jĂ  comme un signe prĂ©curseur des violences Ă  venir. De mĂȘme, le papier froissĂ© par les mains qui l’enserre peut s’interprĂ©ter comme le destin de la victime qui sera elle aussi broyĂ©e. Cet effet annonciateur du pire Ă  venir est surlignĂ© par la goutte de sang sur la joue du jeune homme – doit on y voir une larme de sang ? -, symbole d’une mort pensionnaire dĂ©couvre Ă  sa sortie de classe que son casier s’est fait vandaliser. On remarque que le cadenas est ouvert, mĂ©taphore peut-ĂȘtre de son intimitĂ© violĂ©e Ă  partir du moment oĂč il est sorti du placard ». C’est alors l’occasion pour lui de contempler son reflet dans un miroir brisĂ©, allĂ©gorie au combien explicite de l’état d’une identitĂ© ou vie, elle aussi brisĂ©e. Notons au passage que le trouble identitaire Ă©ventuellement causĂ© par toute diffĂ©rence est ici bien implicitement suggĂ©rĂ© par l’intervention des miroirs. Il apprends d’ici que /sa/ vie ne sera pas facile - Chez les gens ». A partir de lĂ , il esquisse alors une fuite sa course qui ne pourra se rĂ©vĂ©ler que stĂ©rile, rattrapĂ© notamment par la complaisance incriminante et les moqueries de ses parents, leur beau monde qu’il aime pourtant » scĂšne du repas de famille. Il pense alors Ă  l’auto- dĂ©fense entrainement-dans le vide- dans sa chambre qu’il n’aura pas Ă  utiliser puisqu’il se fera bientĂŽt rattraper par les violence monte d’un cran avec l’attaque au ballon de basket qui marque l’entrĂ©e dans la brutalitĂ© physique rĂ©elle. Avant, son identitĂ© n’était rĂ©duite qu’à l’état d’ombre sur laquelle on pouvait jeter des boulettes de papier. On va maintenant lui faire regretter son existence et accessoirement sentir par la douleur - et quelles douleurs il va prendre ! - qu’il est bien vivant. Tout bascule Ă  partir du moment oĂč il se fait jeter de l’escalier qui reprĂ©sente une excellente mĂ©taphore de la gradation aggravation dans l’échelle de la violence. Il est projetĂ© par dessus cet escalier et atterrit ainsi directement dans l’ùre de la brutalitĂ© illimitĂ©e. Ce passage de basculement est trĂšs rĂ©ussi et notamment grĂące Ă  l’apport des ralentis qui collent parfaitement Ă  la musique dans les vestiaires et l’escalier. Un cap est dĂ©sormais franchit et la barbarie va pouvoir s’exprimer pleinement, dans toute sa dĂ©mesure. On voit cette victime se faire lyncher jetĂ©e Ă  terre, rouĂ©e de coups dans le ventre et mĂȘme humiliĂ©e par les projections de crachat et de pisse. Puis vient sa crucifixion on le voit se faire planter un clou dans le bras - passage sans doute le plus horrible du clip - puis emporter pour ĂȘtre hissĂ© sur une croix et Ă©rigĂ© au milieu de la cour. Comme cette exposition sur l’échafaud cruciforme ne suffit pas, ses agresseurs dĂ©gainent des armes Ă  feu et le mitraille d’une salve exĂ©cutrice. On pense alors voir un peu de rĂ©pit venir avec l’arrivĂ©e de ce que l’on suppose ĂȘtre des policiers mais ceux-ci, hĂ©sitants et sous les exhortations du chef des agresseurs, loin de mettre un terme Ă  la situation en rajoutent une couche en tirant Ă  leur tour au pistolet-taser sur l’étudiant dĂ©jĂ  soulevons le fait que le crucifiĂ© est dĂ©corĂ© d’une guirlande lumineuse pour illustrer le cotĂ© magnĂ©tique de l’exĂ©cution qui n’est au fond qu’une attraction, et pourrait on mĂȘme dire une fĂȘte. L’indignation Ă©veillĂ©e par ce drame est d’autant plus forte que cette histoire se termine sans morale et sans happy-end. Pis encore, le regard dĂ©daigneux et cependant satisfait lancĂ© par le meneur des exactions, Ă  la toute fin, lorsqu’il se retourne victorieux est absolument offusquant. Le spectacle s’achĂšve lorsqu’une espĂšce de cowboy siffle la fin de la recrĂ©ation au double sens du terme et alors que tout le monde rentre en cours, la vie peut reprendre son cours normal sous l’indiffĂ©rence L’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©raleUn des points forts du clip et de sa rĂ©alisation est, pour moi, l’illustration de ce qu’on peut appeler l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale ». C’est un concept politico-social qui se manifeste principalement dans les cas de violence faite Ă  une personne ou une communautĂ© sous le regard nonchalant de son entourage par exemple dans les cas de maltraitance infantile, de violence conjugale, etc. et d’oĂč dĂ©coule notamment le prĂ©cepte de non assistance Ă  personne en danger », mais plus gĂ©nĂ©ralement, je l’associerais aussi Ă  toute forme de racisme ou de discrimination. Son meilleur adversaire est l’indignation et ses plus proches soutiens, la peur ou le dĂ©sintĂ©rĂȘt
 Bref, passons sur cette introduction philosophique pour en venir Ă  ce qui nous intĂ©resse ici pour ce disais donc que college boy » donne ingĂ©nieusement Ă  voir cette indiffĂ©rence gĂ©nĂ©ral face aux violences allant des simples petites agressions jusqu’à la barbarie la plus infĂąme. Tout d’abord, nous voyons une maitresse d’école qui ne fait pas attention aux agitations qui rĂšgnent dans sa classe. Elle s’en dĂ©tourne en, littĂ©ralement tournant le dos dĂ©jĂ  aux petites agressions anodines harcĂšlement des Ă©lĂšves envers leur L’aveuglement des enfantsEnsuite, c’est l’aveuglement de l’ensemble de ses camarades de classe qui est explicitĂ©. Si la plupart ne se prĂȘtent pas directement aux violences Ă  son encontre, qui n’est le fait que d’une petite bande menĂ©e par un leader, ceux-ci partagent nĂ©anmoins, de par leur silence, une certaine connivence avec les agresseurs et les actes qu’ils sont en train de commettre sous leurs yeux voilĂ©s. Cette tacite complicitĂ© des tĂ©moins commence lorsque le garçon ayant marquĂ© un panier au basket pitiĂ© !, le clichĂ© du gars discriminĂ© qui a du talent et rĂ©ussit aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ© se fait acclamer par une bonne partie de ses camarades avant que les pompons des cheerleaders ne s’abaissent pour se fondre dans la plus totale indiffĂ©rence; premier passage oĂč les bandeaux sur les yeux apparaissent. A partir de ce moment prĂ©cis, tous les figurants prĂ©sents seront affublĂ©s de cette myopie caractĂ©risĂ©e. Ce clip s’impose comme Ă©tant une reprĂ©sentation puissante d’un phĂ©nomĂšne paradoxal un spectacle invisible. La violence ordinaire constitue ce spectacle que plus personne ne voit. Un spectacle est d’accoutumĂ© prĂ©sentĂ© pour ĂȘtre vu, or ici les spectateurs sont aveugles et demeurent assez impassibles. Ils sont lĂ , mais ne voient pas. Ils ne prennent pas conscience du tragique et de l’horreur de la situation il y a en a mĂȘme qui sont en train de filmer avec leurs portables. Et pourtant, il semble qu’ils ne soient pas totalement insensibles Ă  ce qui se passe puisque l’on peut apercevoir un des enfants qui Ă©chappe une larme, larme qui appelle au sang versĂ©. Cependant sa compassion reste Ă  l’état embryonnaire puisqu’il ne rĂ©agit pas outre mesure par une contestation La complicitĂ© des adultesPar ailleurs, la violence se produit sous l’impassibilitĂ© voire la complicitĂ© des autoritĂ©s et des rĂ©fĂ©rents familiaux et sociaux. Lors du repas familial, lĂ  oĂč l’adolescent persĂ©cutĂ© pouvait espĂ©rer obtenir un peu de rĂ©confort, il n’y a que moquerie et railleries. Les adultes que l’on pouvait penser responsables ne valent ici guĂšre mieux que les tortionnaires adolescents. Pire encore, les policiers sensĂ©s reprĂ©senter la loi, la justice, bref, l’autoritĂ© sociĂ©tale se mĂȘlent Ă  l’exĂ©cution sĂ©grĂ©gationniste et aux moins l’un d’entre eux devient lui aussi, Ă  son tour, bourreau par dĂ©fĂ©rence aux incitations hargneuses du conspueur en chef aprĂšs quelques hĂ©sitations. Remarquons que, eux aussi ont les yeux bandĂ©s par des foulards qui font office d’ƓillĂšre. Enfin, on distingue derriĂšre une fenĂȘtre, l’ombre de ce qui se suppose ĂȘtre l’un des professeurs, contemplateur isolĂ© ayant secrĂštement assistĂ© au spectacle, bien Ă  l’abri derriĂšre ses rideaux qu’il peut maintenant refermer. AprĂšs ce drame banalisĂ©, les gens peuvent Ă  prĂ©sent regagner leur vie si tranquille » et leur beau monde ». Restent quelques bonnes sƓurs affolĂ©es n’arrivant que trop tard pour lesquelles je n’ai pas d’interprĂ©tation Ă  donner, si ce n’est qu’elles balancent leurs paperasses dogmatiques
3 CaractĂ©ristiques de la discrimination et dĂ©nonciation de ce comportementa L’intemporalitĂ© de la haine et de la discriminationAu dĂ©part, on pourrait penser que l’action se passe dans une Ă©poque reculĂ©e dĂ©but du XXĂšme siĂšcle, c’est du moins la premiĂšre impression qui est donnĂ©e par l’utilisation du noir et blanc » et par le ton du lieu oĂč se produit la scĂšne internat, uniforme, famille bourgeoise, etc. et que ces faits sont les erreurs d’un Ăąge archaĂŻque, mais non. Plusieurs Ă©lĂ©ments nous interpellent et nous font rappeler que cette intolĂ©rance est toujours d’actualitĂ© et encore bien rĂ©elle j’en veux pour cause, par exemple, les encore toutes rĂ©centes agressions commise Ă  l’occasion du dĂ©bat contre le mariage pour tous » en France.. Dans le clip, le portable -on en verra d’autres portables par la suite - qui vibre au tout dĂ©but nous ramĂšne immĂ©diatement Ă  l’époque contemporaine. Donc, ce qu’évoque assez bien ce petit mĂ©trage, c’est l’intemporalitĂ© de cette haine allant de l’antiquitĂ© la croix Ă  l’heure la plus actuelle le taser.b Les figures du phĂ©nomĂšne discriminatoireEn outre, remarquons qu’en matiĂšre de violence haineuse, les schĂšmes du leader instigateur » et du bouc-Ă©missaire» ne font ici pas dĂ©faut et sont mĂȘme plutĂŽt brillement rendus. D’un cotĂ©, nous avons un chef de bande malicieux qui excelle dans son rĂŽle de bourreau du corps suppliciĂ© et, de l’autre, la figure du martyr * dans son sens le plus littĂ©ral. Le sadisme de l’un son sourire, son doigt sur la bouche en signe de ne pas hurler, etc. fait Ă©cho aux souffrances de l’autre qui doit encore en plus garder le silence et subir ses persĂ©cutions religieusement.Note Martyr* Personne Ă  qui on a infligĂ© des supplices et/ou la mort parce qu'elle a refusĂ© d'abjurer sa foi ou, par extension, son identitĂ© - le figure la plus fameuse est celle du Un message de tolĂ©rance et une dĂ©nonciation opportune30 ans aprĂšs 3Ăšme sexe » une chanson pour pĂ©dĂ©s » selon la maison de disque de l’époque, la dĂ©fiance quand ce n’est pas de la pure haine Ă  l’égard des personnes ayant une sexualitĂ© dĂ©viante est toujours d’actualitĂ©. DĂ©jĂ  Ă  l’époque le morceau prĂ©citĂ© s’imposait comme un hymne Ă  la tolĂ©rance et maintenant encore durant les concerts, Nicola Sirkis de scander assez souvent des merci de votre tolĂ©rance » en intro de ce morceau. Aujourd’hui, c’est un peu college boy » qui prend la relĂšve. Indochine a toujours prĂŽnĂ© une tolĂ©rance envers les diffĂ©rences sexuelles. Nombre de chansons du groupe Ă©voquent d’ailleurs plus ou moins explicitement une certaine ambiguĂŻtĂ© sexuelle voire une variĂ©tĂ© assumĂ©e 3Ă©me sexe », canary bay », Pavillon rouge », salombo », trois nuits par semaine », tes yeux noirs », la machine Ă  rattraper le temps », le baiser », Savoure le rouge », unisexe », kissing my song », steph2 », L'amoureuse », Justine », paradize », punker », le grand secret », marilyn », le manoir », gang bang », adora », un homme dans la bouche », vibrator »,etc. - le thĂšme est tellement omniprĂ©sent dans l’Ɠuvre indochinoise qu’on devrait lui consacrer un article tout clip traite de l’homosexualitĂ© et de la haine Ă  son encontre thĂšme confirmĂ© par Nicola dans ses interviews mais il est mĂ©taphoriquement applicable Ă  toute sorte de dĂ©testation envers tout ce qui est diffĂ©rent Ă©trangers, orientation sexuelle, religieuse, couleur de peau, etc.. Il est en consĂ©quence une mĂ©taphore de la dĂ©fiance ambiante envers tous les comportements qui apparaissent comme divergents. PoussĂ©e Ă  l’extrĂȘme, elle se traduit par des actes d’une grande brutalitĂ©. C’est cette violence qui est mise en scĂšne ici par un procĂ©dĂ© d’exagĂ©ration. Le clip dĂ©nonce ainsi deux types de souffrances la premiĂšre est purement morale, psychique harcĂšlement, moqueries 
, la seconde est brutale, physique les coups, les tirs, la crucifixion. C’est la premiĂšre qui est dans la plupart des cas ambiante et presque normalisĂ©e et le clip s’entend la dĂ©noncer par la dĂ©monstration de la seconde qui est volontairement accentuĂ©e, surexposĂ©e, dĂ©cuplĂ©e. La surdose de violence fusillade et crucifiement, disproportionnĂ©e un simple tabassage aurait pu suffire ? n’est qu’un judicieux moyen de rendre la dĂ©nonciation plus percutante. Ce clip est choc. Le message qu’il porte n’est est que plus efficace et c’est tant petites mĂ©chancetĂ©s du dĂ©but sont mises en parallĂšle avec la surenchĂšre de la fin radicalitĂ© du chĂątiment par l’exĂ©cution et la crucifixion pour montrer qu’il n’y a pas de petites violences et que la frontiĂšre qui fait passer de l’une Ă  l’autre reste tĂ©nue. L’absence de punition des tortionnaires Ă  la fin semble ĂȘtre un oubli dĂ©libĂ©rĂ© comme pour nous rappeler aussi que le ventre est encore fĂ©cond, d'oĂč a surgi la bĂȘte immonde. »Reste encore l’énigmatique Merci » susurrĂ© par le martyr Ă  la toute fin. A qui s’adresse-t-il, comment le comprendre ? Peut-ĂȘtre est-ce une maniĂšre de parachever sa sacralisation en tant que figure christique sacrificielle ? Je vous laisse le soin de l’interprĂ©ter comme bon vous superflue j’ai constatĂ© un faux raccord » dans ce clip le premier que je trouve par moi-mĂȘme ! au moment oĂč l’un des tortionnaires sort son pistolet mitrailleur d’un sac posĂ© Ă  ses pieds Ă  4min30, sac qui disparait sur le plan suivant ! Mais ceci n’est pas grave et on pardonne facilement au rĂ©alisateur, car dans un clip, on peut supposer que la temporalitĂ© est altĂ©rĂ©e
Addenda En conclusion, je dirais qu’Indochine signe l’un de ses plus grands clips Ă  la fois esthĂ©tiquement honorable proche d’un pink water » ou d’un le lac » et symboliquement fort car en partie engagĂ© intentionnellement assimilable Ă  un jour dans notre vie ». Il s’impose comme Ă©tant une dĂ©nonciation bouleversante et percutante du harcĂšlement Ă  l’école. Il se rĂ©vĂšle comme une sorte de court american history X » homosexuel poignant, le symbolisme chrĂ©tien en plus. Il est trĂšs rĂ©ussi et prend par un certain cotĂ© une allure de scĂ©nette pouvant ĂȘtre tirĂ© d’un trĂšs bon Tarantino. La dramaturgie crĂ©e par les ralentis est exquise. Il a rĂ©veillĂ© ma passion pour cet art inconsidĂ©rĂ© qu’est le clip. Avec sa rĂ©alisation soignĂ©e et sa photographie lĂ©chĂ©e parsemĂ©e de multiples petits plans qui sont autant d’éclairs de gĂ©nie, il confine Ă  la perfection. Il est digne des plus grands clips jamais rĂ©alisĂ©s. Les acteurs sont excellent le garçon qui joue la victime mais surtout le leader au visage d’ange – qui me fait incroyablement penser Ă  ce connard d’Alvaro dans la sĂ©rie physique ou chimie ». Bref, il est dĂ©sormais Ă  classer parmi mes clips prĂ©fĂ©rĂ©s si ce n’est mon prĂ©fĂ©rĂ© du moment, aprĂšs avoir passĂ© pas mal de temps sur son analyse avec Steph 2 » Ă  l’époque lui aussi censurĂ© !, mon dieu !, mao boy », Marylin », Crash me », Little dolls », savoure le rouge », Les tzars », ou bien encore Punishment park ».Je ne pourrai dĂ©sormais plus Ă©couter cette musique de la maniĂšre dont je le faisais avant d’avoir vu ce clip, ses images restant en ma mĂ©moire et apparaissant subrepticement au cours de mes nombreuses j’ai dĂ©couvert Ă  l’occasion de cette rĂ©daction que le mot crucial » Ă  originairement la signification de qui est en forme de croix ».PS2 j’ai Ă©coutĂ© la chanson Kill nico »juste aprĂšs avoir vu ce clip, avec des lalalalala » ce qui m’a fait je dois l’avouer un drĂŽle d’effet ! Appendice DĂ©fense de l’utilisation de la violence dans les Ɠuvres artistiquesCommentaire sur le procĂšs fait Ă  ce clip et aux Ɠuvres illustrant la violence en gĂ©nĂ©ral. Pauvre conne ! Evidement que si, il y a une esthĂ©tique de la violence elle se veut mĂȘme plutĂŽt cathartique. Quand Ă  l’esthĂ©tique de la mort » encore plus Ă©videment, oui. C’est mĂȘme lĂ  que se trouve la quintessence artistique, c’est, Madame, que vous n’avez absolument rien compris Ă  l’art ! ni Ă  la vie Retournez dans votre taniĂšre ! [Nous ne dĂ©velopperons pas car nous serions hors-sujet.]De plus, ici, la violence n’est ici pas gratuite a ce qu’on peut lui reprocher principalement – par exemple dans des jeux vidĂ©os met sert une dĂ©nonciation. Elle choque peut-ĂȘtre mais ce n’est que pour mieux la dĂ©sapprouver. Et si ce clip crĂ©e la polĂ©mique, ça en dĂ©coincera peut-ĂȘtre certains. Il y en a assez de cette mode de la violence"» mais, ma pauvre, c’est le monde qui est violent et les hommes qui sont cruels ! - l’art ne fait qu’imiter ou sublimer cette violence. Retournez dans votre monde des bisounours, Madame la bouffonne ! ;-Bien sur, la violence ordinaire est beaucoup moins choquante et ne mĂ©rite aucune indignation. Mais lorsqu’elle est utilisĂ©e Ă  des fins artistique ou morale, ah, on crie au scandale. Honte Ă  vous qui ne la comprenez au passage, il faudrait arrĂȘter de se foutre de la gueule des gens, ce clip dĂ©range, certes, par ses images mais n’est ce pas aussi par la dĂ©nonciation qu’il porte ?Quand on voit des photos de cancer sur les paquets de cigarette, des films d’accidents pour la sĂ©curitĂ© routiĂšre, et tous les soirs des massacres Ă  coup de bombes et mitraillettes aux informations tĂ©lĂ©visĂ©es sans que ça ne dĂ©range personne, ni ne soulĂšve la moindre Ă©motion, mais Ă  part ça, ce clip est trop violent. ArrĂȘtez votre hypocrisie ! [Le CSA n’est qu’une vaste entreprise de fumisterie emplie d’hypocrisie.] C’est une chanson, ce n'est pas une Ɠuvre d'art et d'essai donc ça n'a pas sa place en journĂ©e sur des chaĂźnes de musique». Une chanson n’est pas une Ɠuvre d’art ! Et voilĂ  que ça travaille au comitĂ© de censure. Et bien !, et ça dit de telles idioties
 Et maintenant voilĂ  notre belle rĂ©publique, notre belle France ! On censure l’Art Ă  la tĂ©lĂ©, l’art qui Ă©lĂšve et qui dĂ©nonce, mais par contre on autorise des tas de mĂ©diocritĂ©s telles que la tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© et autre inepties avilissantes pour l’homme. Honte Ă  vous ! Pour moi, c’est ces rĂ©actions qui son presque Ă©cƓurantes. Si, l’utilisation se justifie.Par ailleurs, je comprends que ce clip est assez brutal et qu’il faut prĂ©venir les Ăąmes sensibles » notamment les enfants, je comprends que certains veulent le censurer ils font le travaille mais il y a un art et une maniĂšre de le justifier et de le outre, ce clip peut ĂȘtre mesinterprĂ©tĂ© comme lĂ©gĂšrement blasphĂ©matoire mais n’est-ce pour mieux dĂ©noncer l’hypocrisie/confusion de la religion chrĂ©tienne puisqu’elle condamne depuis toujours l’homosexualitĂ© - et donc incite les violences dans la mesure oĂč elle en donne une lĂ©gitimation doctrinale/idĂ©ologique et prĂŽne cependant par ailleurs l’amour et la fraternité PS dĂ©cidĂ©ment, je crois que la sottise est une chose inhĂ©rente au nom de famille Laborde ! retourne Ă  la mĂ©tĂ©o voir ton homonyme !Pour poursuivre la rĂ©flexion, quelques liens assez bonne analyse articles rajoutĂ©s aller plus loin – une bonne analyse sur un site consacrĂ© au analyse de clip d’indo une bonne vidĂ©o de critiques de presse SupplĂ©ment d'analyseCe clip occupe mon esprit de puis sa sortie et je me suis rendu compte que ma prĂ©cĂ©dent analyse n’était pas assez complĂšte notamment grĂące Ă  ma lecture de certains articles et de leurs commentaires mais aussi aprĂšs une visite sur l’indo-forum, j’ai donc dĂ©cidĂ© de revenir sur un certain nombre d’élĂ©ments afin de les complĂ©ter ou de les reprĂ©ciser La premiĂšre des choses Ă  dire est qu’un clip doit avoir pour but de servir une chanson, d’en donner une illustration plus ou moins fidĂšle des paroles, de la sublimer, de lui rendre hommage, d’en constituer un prolongement ou encore de lui donner un Ă©cho diffĂ©rent. Quelque soit le l’objectif visĂ© qu’on lui accorde, on peut dire qu’ici, il est parfaitement atteint c’est du moins mon avis – Et cette analyse entend justement de le prouver. A quoi cette rĂ©ussite qui sacralise ce clip en tant que vĂ©ritable chef d’Ɠuvre artistique est elle due ?1 De la correspondance du clip aux paroles de la chansonLa premiĂšre difficultĂ© repose sur l’ambigĂŒitĂ© intrinsĂšque des paroles de la chanson Ă©crite par Nicola Sirkis. Comme toujours chez lui, chose que seul les fans comprennent, pour les autres c’est naĂŻf » elles sont assez Ă©quivoques, subtiles et mystĂ©rieuses - d’oĂč la certaine sensualitĂ© qui s’en dĂ©gage. On ne sait pas vraiment ce qu’il a voulu dire, ce qui laisse l’interprĂ©tation ouverte Ă  tous et autorise la pluralitĂ© de sens donnĂ©s qui sera diffĂ©rent pour chacun selon la maniĂšre dont il reçoit la chanson et l’impression qu’elle lui laisse de lĂ  les dĂ©bats entre les fans ; et c’est surtout ce qui fait aussi la vĂ©ritable richesse et beautĂ© d’un Ă  cela, ce qui pose aussi problĂšme, c’est prĂ©cisĂ©ment le fait que cette chanson peut se diviser en au moins deux parties pas forcĂ©ment complĂ©mentaires ou homogĂšne une premiĂšre partie sur le vĂ©cu de la diffĂ©rence premier couplet et ce qui est montrĂ© dans le clip, et une seconde partie plus sensuelle ou Ă©rotique le gout du lait sur ta peau », Oui, j'ai le droit /De te faire ça [
] /Le droit d'ouvrir tes jambes » et laissĂ© de cotĂ© dans le clip.Pour ĂȘtre plus comprĂ©hensible, voici les paroles en intĂ©gralitĂ© de la chanson. Voyez par vous-mĂȘme J'apprends d'ici que ma vie ne sera pas facile Chez les gens Je serai trop diffĂ©rent pour leur vie si tranquille Pour ces gens I want to see you J'aime pourtant tout leur beau monde Mais leur monde ne m'aime pas, c'est comme ça Et souvent j'ai de la peine quand j'entends tout ce qu'ils disent derriĂšre moi Mais moi j'ai le droit quand tu te rĂ©veilleras Oui, j'ai le droit De te faire ça quand tu te rĂ©veilleras Le droit d'ouvrir tes jambes Quand tu te rĂ©veilleras Oui, j'aime ça Le goĂ»t du lait sur ta peau, j'ai le droit LĂ  oui nous sommes en vie Comme tous ceux de nos Ăąges Oui nous sommes le bruit Comme des garçons en colĂšre Je comprends qu'ici c'est dur d'ĂȘtre si diffĂ©rent pour ces gens Quand je serai sĂ»r de moi Un petit peu moins fragile, ça ira I want to see you LĂ  oui, nous sommes le bruit Comme un cerf en colĂšre Oui, nous sommes le fruit Comme des filles en colĂšre Tu me donnes ta vie Et nous traverserons les ciels J'ai le droit Ă  tous les endroits De te faire ça, Ă  tout les endroits J'ai quand mĂȘme bien le droit Oui de te faire ça Oui, j'ai le droit oui, de te faire ça A nos gloires ici-bas pour se revoir A nos rages On a le droit de se voir A la gloire ici-bas Pour se revoir A nos gloires... »Donc, Ă  l’ affirmation Les paroles de la chanson ne colle pas au clip », je rĂ©pondrais, pour couper souffle Ă  toute polĂ©mique, que d’une part elle n’a pas a le faire intĂ©gralement il ya toujours des passages-mots qui sont mis de cotĂ©, et, se serait un drame que chaque mot renvoie systĂ©matiquement Ă  une image correspondante
, que, d’autre part, l’écart entre l’image et le texte crĂ©e justement une fructuositĂ© hermĂ©neutique richesse des interprĂ©tations et c’est donc plutĂŽt un gage de qualitĂ©, mais aussi et surtout que, la chanson pouvant ĂȘtre interprĂ©tĂ©e de diverses maniĂšres, Dolan n’a fait qu’en donner une particuliĂšre avec sa vision personnelle d’artiste-rĂ©alisateur. Ensuite, qu’aillant engagĂ© certains parti pris nĂ©cessaire Ă  toute rĂ©alisation choix d’axer le clip sur l’ultra-violence plutĂŽt que de la simplement suggĂ©rer d’une certaine façon le sens en est limitĂ©, mais le rĂ©alisateur a cependant su se montrer assez habile et ingĂ©nieux pour pouvoir laisser libre court Ă  de multiples interprĂ©tations le merci » final, les bonnes sƓurs, la scĂšne du repas familial, le cow boy, la symbolique de la crucifixion etc. – ce sur quoi nous reviendrons plus tard.Par surcroĂźt, on pourrait mĂȘme poser l’hypothĂšse que le dĂ©calage, voire la profonde antinomie entre la violence crue de la scĂšne et la sensualitĂ© des paroles sirkissienne, loin d’ĂȘtre une totale incomprĂ©hension ou une nĂ©gligence du rĂ©alisateur serait plutĂŽt un procĂ©dĂ© astucieux prompt Ă  soulever chez nous une indignation encore plus forte et donc une rĂ©action face au phĂ©nomĂšne du harcĂšlement scolaire. En effet, on peut supposer que le clip et ses images nous placent un peu plus du cotĂ© des agresseurs violence, acharnement, actions observĂ©es alors que les paroles tendraient Ă  nous rapprocher des pensĂ©es et ressentis de la victime aussi, on peut imaginer que les paroles sont bel et bien les pensĂ©es de la victime au moment de ses agressions, ce qui nous ouvre alors les portes Ă  une interprĂ©tation encore plus pĂ©nĂ©trante et sĂ©millante. Nous aurions donc alors livrĂ© les actions des agresseurs visuellement et directement les rĂ©actions que cela peut occasionner sur la victime auditivement ce qui et d’autant plus instructif et en fait un message pĂ©dagogique plus outre, on peut penser que le clip correspondrait mieux Ă  d’autres paroles de chansons du groupe par exemple popstitute » ou dark » en collent le se faire aimer » sur la scĂšne de tabassage mais bon, cette idĂ©e devient vite injustifiĂ©e au vu de ce qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dit et aussi quand on voit l’effort de concordance du film avec la musique principalement avec les ralentis, je trouve cette polĂ©mique un peu vaine. De plus fait-on un tel procĂšs Ă  d’autres clips -beaucoup moins rĂ©ussi !- qui, la plupart du temps n’ont aucune espĂšce de rapport avec la musique Ă  laquelle ils sont associĂ©s? Le fait que college boy » comporte un certain degrĂ© de violence ne justifie pas qu’on remette en cause sa lĂ©gitimitĂ© d’illustration rĂ©ussie de la chanson car il l’est, incontestablement pas plus qu’on ne doit mettre en doute ses qualitĂ©s artistiques subsidiaire Ă  l’interprĂ©tation des paroles et du clip pourquoi serait-il ici question d’homosexualitĂ© ?En premier lieu, parce que c’est suggĂ©rĂ© par les paroles pas explicitement affirmĂ©, certes et fait l’ojet d’un accord tacite entre les interprĂ©tants gĂ©nĂ©ralement les fans et de par l’aveu du parolier Nicola Sirkis A la base College Boy » est bien une chanson contre l'homophobie, nĂ©e en rĂ©action aux commentaires de Sexion d'Assaut.. Pour preuve, ce petit extrait d’interview De quoi parle cette chanson? Nicola Sirkis Au dĂ©part, c’était une chanson sur l’indiffĂ©rence, l’intolĂ©rance au sens large. Ensuite, elle a Ă©tĂ© rattrapĂ©e par l’actualitĂ© avec toutes les manifestations qui ont eu lieu contre le mariage gay, les discours n’est pas le propos du clip
 Non, mais j’ai laissĂ© carte blanche au rĂ©alisateur — Xavier Dolan — qui met en scĂšne son point de vue, assez proche de l’intention de dĂ©part de la chanson.» bien encore les discours de Nicola par exemple sur cette vidĂ©o , en intro de college boy en concert ce qui concerne le clip plus particuliĂšrement, il y a bien quelques allusions que l’on peut admettre ou non. Je vais essayer de les rĂ©pertorier ici La premiĂšre et la plus manifeste, est, sans doute, la scĂšne ou le jeune homme se fait retirer son verni Ă  ongle par sa mĂšre Ă  2min18 – je n’ai pas vu beaucoup d’hommes hĂ©tĂ©rosexuels qui mettent du verni Ă  part peut-ĂȘtre s’ils sont comĂ©diens, et encore
 et encore moins un adolescent
 - Mais cela est juste effleurĂ© est se laisse deviner par les second Ă©lĂ©ment qui peut nous le faire penser, est le garçon qui l’applaudi quand il marque un panier au basket il pourrait ĂȘtre son petit copain et qui devient subitement une pom-pom-girls juste aprĂšs
Enfin, d’autres Ă©lĂ©ments, un peu plus poussĂ©s qui relĂšvent surement d’un dĂ©lire interprĂ©tatif peuvent ĂȘtre avancĂ©s la mĂ©taphore du placard suggĂ©rĂ©e plus haut dans l’analyse ; le fait qu’il se fasse pisser dessus traitement rĂ©servĂ© dans le but de salir et humilier la personne avec un mĂ©pris, une rĂ©pugnance exacerbĂ©e, qui, pour moi, n’aurait pas lieu d’ĂȘtre dans une agression normale » mais se retrouve dans une agression Ă  caractĂšre homophobe
 ; et aussi le personnage de cowboy Ă  la fin qui siffle la fin du combat peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme une figure de l’hĂ©tĂ©ro pur et dur si on fait exception du film Brokeback Mountain » Mais, tous ces Ă©lĂ©ments sont assez subtiles pour seulement le suggĂ©rer et laissez libre cours Ă  toutes les interprĂ©tations et ils ne font office que de dĂ©tails, ce qui accorde donc une portĂ©e plus gĂ©nĂ©rale au message de tolĂ©rance et heureusement. Si le message ne concernait seulement que la communautĂ© gay, il n’aurait peut-ĂȘtre pas eu la mĂȘme portĂ©e et le fait de ne pas avoir mis ça en avant permet de rendre la dĂ©nonciation du phĂ©nomĂšne de harcĂšlement scolaire en gĂ©nĂ©ral. On connait tous la perversitĂ© des enfants et ados envers leurs camarades, ils peuvent parfois se montrer trĂšs cruels dans leurs comportements. Or, un peu comme par un instinct animal qui leur resterait, les jeunes en bande choisissent un souffre-douleur avec le reflexe du prĂ©dateur qui s’en prend toujours Ă  une proie plus faible, isolĂ©e celui qui ne fait pas partie de la meute, qui en est exclu, ou qui ne s’y est pas intĂ©grĂ©. C’est pourquoi les gamins originaux, marginaux sont des proies de luxe pour ces agresseurs. L’homosexualitĂ© Ă©tant un hĂ©tĂ©roclitisme parmi tant d’autres, elle peut vite devenir une raison toute trouvĂ©e pour cet acharnement. Est-ce le cas du garçon dans le clip, on ne peut le savoir avec certitude. [Mais, Ă  ceux qui se sentent assez forts pour martyriser les autres, mefiez-vous, car on est toujours le marginal d’un autre et vous feriez mieux de faire attention !]2 La richesse de ce clip A La richesse interprĂ©tative, une puissance de suggestion Outre la qualitĂ© esthĂ©tique et artistique du clip qui se retrouve tant dans le dĂ©tail que dans sa globalitĂ© somptuositĂ© des plans, image par image ; le raccord son-image ; le rythme appropriĂ© ; les dĂ©cors et les costumes corrects, le jeu d’acteurs soignĂ©, le ton donnĂ© Ă  la fois lĂ©gĂšrement surrĂ©aliste profondĂ©ment symbolique ; la luxuriance des rĂ©fĂ©rences, etc., c’est aussi la puissance de suggestion, la fĂ©conditĂ© hermĂ©neutique qui s’en dĂ©gage qui le sont les Ă©lĂ©ments ambigus du clip qui en font une vĂ©ritable Ɠuvre ce qui caractĂ©rise les grandes Ɠuvres d’art est le fait que chacun puisse y voir ce qu’il veut, qui lui donne sa force, et cela mieux que si tout Ă©tait donnĂ© explicitement. Sa puissance d’évocation Ă©tant telle que j’ai envie de revenir sur quelques Ă©lĂ©ments oubliĂ©s dans ma premiĂšre analyse. Donc, hormis tout ce que j’ai pu dire auparavant, voici quelques nouvelles hypothĂšses interprĂ©tatives qui peuvent ĂȘtre proposĂ©es Nombre d’élĂ©ments tendent Ă  insister sur l’isolement que vit ou ressent celui qui est maltraitĂ©. Tout d’abord le silence malaisĂ© du dĂ©but renvoie Ă  l’aveuglement de son entourage. Les murmures et l’ombre qui le reprĂ©sente quand il se fait assaillir de boulettes de papier montre que son identitĂ© s’efface et cela traduit bien sa solitude. D’autre part, le sms qu’il reçoit au dĂ©but est probablement une menace envoyĂ©e par un des Ă©lĂšves donc on peut penser que parmi ceux qui l’importune, il y en a qui font partie de ses amis » proches. La scĂšne du repas familial retranscrit bien la divergence et la futilitĂ© des prĂ©occupations de ses proches par rapport Ă  ses problĂšmes et la distance entre eux accentue cette idĂ©e d’isolement. De mĂȘme, lorsqu’il se retrouve seul dans sa grande chambre. En outre, il est seul Ă  ĂȘtre la victime alors que les agresseurs sont en bande et les spectateurs en foule. Enfin, il n’aura pas non plus de rĂ©confort et de soutien de la part des forces de l’ des dĂ©tails sur lequel je ne m’étais pas arrĂȘtĂ©, est le fait que lorsqu’il court, il est en chaussette ; on peut donc supposer, qu’il y a encore eu un degrĂ© franchi dans le harcĂšlement durant l’ellipse il s’est fait rackettĂ©.Le plan ou l’on voit les enfants aux yeux bandĂ©s filmer ou photographier le drame sur leur portables est une critique flagrante bien que fugace de la sociĂ©tĂ© du spectacle qui surexpose les victimes, voire se rĂ©jouit de leur sort en toute inconscience et sans vergogne. Cela trahit aussi un plaisir secret Ă  la violence du temps que l’on en est pas sa la mĂ©taphore de la croix est Ă©loquente, elle exprime le chemin de croix » qu’endure une victime de harcĂšlement ici, le garçon, tout comme le christ, doit trainer sa croix jusqu’à l’échafaud. Il y aussi surtout le merci », on ne peut plus Ă©quivoque, prononcĂ© Ă  la fin qui autorise toutes les interprĂ©tations, dont voici quelques-unes des plus probables PrĂ©cisons avant tout que la signification en change selon le destinataire qu’on lui peut ĂȘtre adressĂ© au groupe Indochine et au rĂ©alisateur Xavier Dolan qui ont permis de mettre en exergue sa pourrait aussi ĂȘtre Ă  l’intention de ses bourreaux voire des policiers qui au moins en Ă©tant aussi radicaux ont mis un terme Ă  ces supplice. Une sorte de merci de dĂ©livrance, en peut ĂȘtre adressĂ© Ă  nous, spectateurs, pour avoir regardĂ© ce clip en entier, et/ou pour avoir compatit Ă  sa peine ; oĂč, plus ironiquement encore, pour ne pas rĂ©agir dans le cas prĂ©sent ou dans notre vie quotidienne. Cette interpellation directe, justifiĂ©e par le travelling de la camĂ©ra qui se rapproche de la tĂȘte de la victime en contre-plongĂ©e et en gros plan, est, je crois l’interprĂ©tation la plus pertinente. En nous surplombant ainsi, le martyr semble vouloir signifier notre petitesse face Ă  de telles horreurs par nĂ©gligence ou complicitĂ© et le rĂ©alisateur parachĂšve ainsi l’impression de malaise qu’il nous a donnĂ© tout du peut ĂȘtre le merci » du martyr qui doit encaisser les coups et qui doit encore en plus de ça remercier ses tortionnaires comme le Christ qui tend l’autre joue quand on le frappe et qui se sacrifie pour les hommes ; lui se sacrifiant pour le message dĂ©livrĂ©, pour les autres victimes rĂ©elles de harcĂšlements comme une sorte de sacrifice messianique en plus, soit dit en passant, ça ferait un lien avec la chanson le messie » d’Indochine.-Il peut ĂȘtre aussi pris dans sons sens moins connu de synonyme de misĂ©ricorde » implorer la merci de » ou le mercy » anglais » et ainsi ĂȘtre une demande de compassion, de pitiĂ©, et vouloir dire stop, arrĂȘtez le massacre ! » aux agresseurs en tout genre- hypothĂšse plus que dans ce mĂȘme sens, il pourrait ĂȘtre adressĂ© Ă  Dieu en signe de misĂ©ricorde envers ses exĂ©cuteurs, comme le fit JĂ©sus PĂšre, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » B La richesse pĂ©dagogiqueLa polĂ©mique mĂ©diatique autour du clip pose la question de la lĂ©gitimitĂ© de la violence » dans une Ɠuvre artistique. Si l’on suit Kafka qui Ă©crivait "On ne devrait lire que les livres qui vous mordent et qui vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous rĂ©veille pas d’un coup de poing sur le crĂąne, Ă  quoi bon lire ? Le livre doit ĂȘtre la hache qui brise la mer gelĂ©e en nous", il n’y a de bonne Ɠuvre d’art que celle qui nous bouleverse ou qui nous pousse Ă  la rĂ©flexion. Or n’est-ce pas ce que provoque ce clip et serait il aussi efficace sans cette violence assumĂ©e ?, il est clair que non. Son utilisation est au moins justifiĂ©e par le choc qu’elle occasionne et toute prise de conscience passe par un choc » plus ou moins brutal allant du simple Ă©tonnement au saisissement le plus intense. En ce sens, cette violence imagĂ©e nous fait violence », elle nous rĂ©veille dans notre ignorance des choses ou au moins pourra attirer l’attention sur le phĂ©nomĂšne qu’elle illustre. Donc si la violence fictionnelle du clip ne stoppera sans doute pas la violence rĂ©elle dans les lycĂ©es, elle permettra peut ĂȘtre Ă  certains de prendre conscience de ce qui se passe ou au moins lui donne un visage, une image, et permet qu’on en parle
 La preuve en est les nombreux tĂ©moignages que l’on peut lire un peu partout dans les commentaires accompagnant les critiques du clip, et, si le harcĂšlement scolaire est peu mĂ©diatisĂ©, il constitue nĂ©anmoins une pratique courante. Bon ça on le savait dĂ©jĂ  avant » va-t-on dire, mais c’est bien de le rappeler et de le mettre en avant.Maintenant, je vais m’appuyer sur la critique d’un gros tocard qui n’a rien compris ou disons d’assez intellectuellement restreint pour ne pas vouloir comprendre, ou qui ne prend les choses qu’au premier degrĂ©, ou bien encore qui se complait Ă  garder ses ƓillĂšres pour apporter quelques remarques supplĂ©mentaire sur le sujet Pour autant, montrer la violence est une chose, mais l'exploiter d'un point de vue pĂ©dagogique est nettement plus dĂ©licat. » comme je le disait plus haut, la peut s’éveiller avec des chocs, une prise de conscience », c’est pourquoi la violence dans cette fiction en Ă©tant percutante est hautement pĂ©dagogique. Ce film ne montre aucune solution, alors qu'elles existent» c’est un bon point, mais lĂ  n’est pas l’enjeu du clip avec un format trop court pour cela et la premiĂšre des solutions est avant tout la prise de conscience du problĂšme par le plus grand nombre pour que les gens enlĂšvent leurs ƓillĂšres et rĂ©agissent. Est-ce que la nature fictionnelle de "College Boy" prend le dessus sur sa nature Ă©ducative ? » c’est une trĂšs bonne question quoi qu’on s’en fiche un peu. Proposons que la puissance du clip soit d’arriver Ă  ĂȘtre les deux Ă  la fois. Educatif car, on l’a dĂ©jĂ  dit, il oriente le regard vers la rĂ©alitĂ© du harcĂšlement. Intelligemment fictif aussi de part l’excĂšs dans la violence, le symbolisme. Mais comme je l’ai dĂ©jĂ  montrĂ©, l’articulation des deux aspects donne une rĂ©sonnance plus forte Ă  la partie rĂ©elle et ça c’est de la trĂšs bonne pĂ©dagogie comme une allĂ©gorie, une fable ou encore un apologue met brillement en exergue une idĂ©e. Est-ce qu'un clip peut ĂȘtre pĂ©dagogique ? » pourquoi ne le pourrait-il pas ? L’art est au moins pour une bonne partie, une maniĂšre de voir le monde et mĂȘme une maniĂšre de le voir autrement, sous un autre angle je conseille d’ailleurs, Ă  ce propos, l’excellent film le cercle des poĂštes disparu » avec Robin Williams qui exprime magnifiquement cette idĂ©e. Il Ă©lĂšve et Ă©claire l’homme en aiguisant son regard, sa conscience. N’est ce pas lĂ  l’intention de pĂ©dagogie - qui est art de transmettre, de partager des savoirs- dĂ©velopper un esprit critique, voir selon autre point de vue
 ? C’est prĂ©cisĂ©ment ce que permet brillamment ce clip faire comprendre et ressentir le malaise du maltraité  Il ne reste plus qu'une trĂšs pauvre critique sociale, oĂč le danger se cacherait partout, oĂč la trahison serait rampante. » Il n’est question ici, ni de danger, ni de trahison ! mais d’indiffĂ©rence, d’aveuglement, d’insouciance. Ce n’est pas la profonde critique sociĂ©tale qu'on voudrait nous faire croire. Un simple clip vidĂ©o en somme. » Ce n’est pas une critique sociale non, ce n’est pas le propos mais seulement » la mise en exergue d’un problĂšme particulier voir un double problĂšme le harcĂšlement scolaire et l’intolĂ©rance face Ă  la diffĂ©rence3 Le problĂšme de la crĂ©dibilitĂ© et de l’utilisation de la violence Je crois que certains n’ont pas vraiment compris le sens de l’utilisation de l’hyper-violence crucifiement et fusillade en ne la trouvant pas crĂ©dible du tout too much » c’est sans doute parce qu’ils n’ont pas perçu qu’elle est volontairement surenchĂ©rie pour mieux mettre en relief les taquineries plus anodines qui sont vĂ©cues comme telles par le persĂ©cutĂ© cf. le tout dĂ©but de mon analyse
Pour d’autre c’est l’impertinence d’un tel emploi de violence qui pose problĂšme. C’est peut-ĂȘtre parce qu’ils n’ont pas saisi le double degrĂ© de lecture de la scĂšne il y a, certes, la violence iconographique, visuelle, bien prĂ©sente, mais il y a surtout aussi la violence symbolique qui renvoie Ă  la violence dans la rĂ©alitĂ©. Le CSA critique la premiĂšre et veut la censurer – Ă  juste titre pour les plus jeunes ; les pro-Indo/Dolan dĂ©fendent l’usage et la pertinence de la seconde elle est communicatrice, pĂ©dagogique, efficace et esthĂ©tique. Je crois que l’excĂšs de violence ne rend pas non-crĂ©dible la scĂšne mais qu’au contraire, Ă©tant toute symbolique mĂ©taphorique, elle permet de la mieux apprĂ©hender. Cet excĂšs permet de faire Ă©cho, d’amplifier le message comme lorsqu’on parle dans un haut-parleur. Et il faut bien comprendre aussi la rupture entre le rĂ©el et le virtuel Ă  partir du moment il se fait clouer qui montre comment tout peur rapidement dĂ©raper, dĂ©gĂ©nĂ©rer en matiĂšre de violence. AprĂšs, on accroche ou pas Ă  cette symbolique de la violence. J’espĂšre que mon dĂ©veloppement vous aura un peu permis d’en saisir la pertinence.
v6t67XB.
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  • chanson l indiffĂ©rence c est ce silence