LeFabuleux Destin d'AmĂ©lie Poulain est un film franco-allemand de Jean-Pierre Jeunet, sorti en 2001.. Il s'agit d'une comĂ©die romantique Ă©crite par Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant Jean de Calais Il Ă©tait une fois, un homme riche de cent mille pistoles, et aumĂŽnier autant que riche. Cet homme avait perdu sa femme, et vivait avec son enfant, appelĂ© Jean de Calais. A vingt ans, Jean de Calais Ă©tait un jeune homme fort et hardi, aumĂŽnier comme son pĂšre, mais grand batteur de pavĂ©, ribotteur et coureur de gueuses. Cela vint au point que son pĂšre lui dit un jour — Jean de Calais, tu empruntes Ă  Dieu et au Diable. Tu jettes l’argent par les fenĂȘtres. Je n’entends pas que tu me ruines, pour des maquereaux et des putains. Tiens. Voici sept mille pistoles. Paie ce que tu dois, et tĂąche de mener meilleure vie. — PĂšre, vous serez obĂ©i. Mais Jean de Calais oublia sa promesse. Au lieu de payer ce qu’il devait, il se remit Ă  battre le pavĂ©, Ă  ribotter, Ă  courir les gueuses. Cela revint au point que son pĂšre lui dit un jour — Jean de Calais, tu ne m’as pas obĂ©i. Mes sept mille pistoles sont fricassĂ©es. Toujours tu empruntes Ă  Dieu et au Diable. Toujours tu jettes l’argent par les fenĂȘtres. Tes dettes seront payĂ©es. Mais je n’entends pas que tu me ruines, pour des maquereaux et des putains. Tiens. Voici sept mille autres pistoles. Va courir le monde, et tĂąche de faire fortune. — PĂšre, vous serez obĂ©i. Jean de Calais salua son pĂšre, sauta sur son cheval, et partit par la route de Bordeaux. Trois jours aprĂšs, il cheminait plus loin que Marmande. Il traversait un village, tout proche de la Garonne. Au bord de l’eau, gisait, nu comme un ver, un pauvre mort, rongĂ© des chiens. Alors, Jean de Calais devint tout bleu de colĂšre. — Mille Dieux ! Suis-je donc dans un pays de paĂŻens et de juifs ? N’avez-vous pas honte, canailles, de laisser ainsi ce pauvre mort, nu comme un ver, et rongĂ© des chiens ? — Passant , tĂąche de mieux parler. Sinon, gare Ă  toi. Jean de Calais tira son Ă©pĂ©e.— Je parle comme il me plaĂźt, ivrognes. Avancez. Tous, tant que vous ĂȘtes, je vous emmerde, Ă  pied et Ă  bandits, avancez un peu. Alors, les gens du village baissĂšrent la voix, et rĂ©pondirent honnĂȘtement — Passant, ne te fĂąche pas. Cet homme n’a que ce qu’il mĂ©rite. Il est mort sans payer ses dettes. En pareil cas, la coutume de ce pays veut que le corps soit jetĂ© tout nu sur le bord de l’eau. Les chiens le rongent, en attendant que la Garonne monte et l’emporte. Le reste profite aux poissons. — Cochons ! Vous n’ĂȘtes donc pas chrĂ©tiens ? Combien devait le pauvre mort, salauds ? — Passant, le mort devait six mille pistoles. — En voilĂ  sept, valets de bourreau. Payez-vous. Le reste est pour faire dire des messes. Maintenant, racaille, courez chercher le curĂ©, et en route pour le cimetiĂšre. — Passant, tu seras obĂ©i. Le pauvre mort enterrĂ©, Jean de Calais retourna chez son pĂšre. — Bonjour, pĂšre. — Bonjour, Jean de Calais. Te voilĂ  bientĂŽt revenu. dĂ©jĂ  fait fortune ? Conte-moi ça. Jean de Calais obĂ©it. Jusqu’à la fin, le pĂšre Ă©couta sans mot dire. — Jean de Calais, tu as bien fait. Je te pardonne. TĂąche de mener meilleure vie. — PĂšre, vous serez obĂ©i. Mais Jean de Calais oublia sa promesse. Il se remit Ă  battre le pavĂ©, Ă  ribotter, Ă  courir les gueuses. Cela revint au point que son pĂšre lui dit un jour — Jean de Calais, tu ne m’as pas obĂ©i. Toujours tu empruntes Ă  Dieu et au Diable. Tu jettes l’argent par les fenĂȘtres. Tes dettes seront payĂ©es. Mais je n’entends pas que tu me ruines, pour des maquereaux et des putains. Tiens, voici sept mille autres pistoles. Va courir le monde, tĂąche de faire fortune, et ne reviens pas de sitĂŽt. — PĂšre, vous serez obĂ©i. Jean de Calais salua son pĂšre, sauta sur son cheval, et partit par la route de Bordeaux. Trois jours aprĂšs, il cheminait plus loin que Marmande. C’était au temps du mois mort, au temps de la grande froidure. Tout en cheminant, Jean de Calais pensait — Je ne suis pas loin du village oĂč j’ai payĂ© sept mille pistoles, pour faire enterrer le pauvre mort. Certes, j’ai souvent plus mal employĂ© l’argent de mon pĂšre. Quand il traversa le village, tout le monde dormait. La lune montait dans le ciel, et les Ă©toiles marquaient minuit. En passant devant le cimetiĂšre, Jean de Calais tira sur la bride, et mit pied Ă  terre. — Attends-moi lĂ , mon bon cheval. Le temps de rĂ©citer un Pater pour le pauvre mort. Jean de Calais entra, sans peur ni crainte. Il s’agenouilla sur la fosse, et rĂ©cita son Pater. Comme il se relevait, un grand Oiseau Blanc vint se poser tout en-haut de la grande croix du cimetiĂšre. Le grand Oiseau Blanc se mit Ă  parler. — Jean de Calais, je suis l’ñme du pauvre mort. Jean de Calais, tu m’as fait service. Compte que je ne l’oublierai pas. Et le grand Oiseau Blanc s’envola je ne sais oĂč. Jean de Calais remonta sur sa bĂȘte, et repartit. Trois heures aprĂšs le lever du soleil, il descendait, mort de froid et de faim, sur le seuil d’une bonne auberge, en face de la rade de Bordeaux. — HĂŽ ! Valets ! Ici, fainĂ©ants. Vite, ce cheval Ă  l’écurie. Servantes, vite, un fagot dans la cheminĂ©e. Vite, un bon dĂ©jeuner sur table. Une fois repu et dĂ©gelĂ©, Jean de Calais monta dans sa chambre, se mit au lit, et dormit comme une souche, jusqu’à l’heure du souper. Alors, il redescendit, frais et gaillard dans la salle commune. A cĂŽtĂ© de lui vint s’attabler un capitaine de navire. — Eh bonjour, Jean de Calais. — Eh bonjour, capitaine. — Jean de Calais, je suis bien heureux de te retrouver ici. Que de fois, tous deux, nous avons battu le pavĂ©, ribottĂ©, couru les gueuses. — Capitaine, il y a temps pour tout. J’ai fini de mal faire. Je veux courir le monde, et tĂącher de faire fortune. — Jean de Calais, je veux t’en donner le moyen. Ecoute. Demain matin, viens me voir sur mon navire, au beau milieu de la Garonne. LĂ , je te dirai des choses qui valent la peine d’ĂȘtre Ă©coutĂ©es. — Capitaine, compte sur moi. Le lendemain matin, Jean de Calais Ă©tait sur le navire, au beau milieu de la Garonne. — Bonjour, capitaine. Donne-moi le moyen de foire fortune. Dis-moi les choses qui valent la peine d’ĂȘtre Ă©coutĂ©es. — Jean de Calais, je parlerai, si tu me jures par ton Ăąme que tu n’en rediras pas un mot. — Capitaine, je te le jure par mon Ăąme. — Jean de Calais, tu veux faire fortune. Viens avec moi. Ici, je commande Ă  cent pirates forts et hardis. Les pirates sont des mariniers qui courent le monde, pour piller partout oĂč ils peuvent. Viens avec moi. Dans un an, tu gagneras ton pesant d’or. — Capitaine, ce serait de l’or mal gagnĂ©. — Jean de Calais, quand tu paies, les gens ne te demandent pas d’oĂč vient ton or. Ils regardent s’il n’est pas faux. Viens avec moi. Si tu mets la main sur quelque belle fille, nous la garderons ici prisonniĂšre. Tu en feras Ă  ta volontĂ©, si mieux tu n’aimes la vendre cher. Tiens, pas plus tard que le mois passĂ©, moi, j’ai volĂ© les deux filles du roi de Lisbonne, en Portugal. Suis-moi. Je veux te les montrer. Jean de Calais suivit le capitaine des pirates. Dans une chambrette du navire, deux filles, plus belles que le jour, priaient Dieu, et pleuraient comme des Madeleines. — Jean de Calais, regarde. L’aĂźnĂ©e marche vers ses dix-huit ans. La cadette n’en a pas sept. Si bientĂŽt je n’ai pas trouvĂ© marchand Ă  trois millepistoles par fille, je les jette Ă  l’eau. Autant de gagnĂ© pour les poissons. — Capitaine , ces deux filles sont Ă  moi. Menons-les Ă  mon auberge. LĂ , je te compterai six mille pistoles. — Jean de Calais, j’en veux douze. — Capitaine, ce qui est dit est dit. ObĂ©is, ou faisons bataille. Le capitaine des pirates eut peur. Il mena les deux filles Ă  l’auberge, oĂč Jean de Calais lui compta les six mille pistoles. — Capitaine, voilĂ  plus d’argent que tu n’en vaux. File, et tĂąche de ne plus te trouver sur mon chemin. Alors, Jean de Calais se retourna vers la fille aĂźnĂ©e — Demoiselle, je suis amoureux de vous. Parlez. A votre volontĂ© , je vous ramĂšne avec votre soeur Ă  Lisbonne au Portugal, ou je vous conduis dans la maison de mon pĂšre. — Jean de Calais, conduis-nous dans la maison de ton pĂšre. — Demoiselle, nous partirons dans trois jours. AussitĂŽt, Jean de Calais manda les couturiĂšres et les modistes. — Demoiselle, commandez vite tout ce qu’il faut pour vous et pour votre soeur. J’ai encore mille pistoles en bourse. Trois jours aprĂšs, Jean de Calais et les deux filles quittaient Bordeaux. Trois jours plus tard, ils Ă©taient au bout de leur voyage. — Bonjour, pĂšre. — Bonjour, Jean de Calais. Te voilĂ  bientĂŽt revenu. As-tu dĂ©jĂ  fait fortune ? Raconte-moi ça. Jean de Calais obĂ©it. Jusqu’à la fin, le pĂšre Ă©couta sans mot dire. — Jean de Calais, tu as bien fait. Et maintenant, qu’entends-tu faire de ces deux filles ? — PĂšre, Ă©coutez-moi. J’entends Ă©pouser l’aĂźnĂ©e. J’entends reconnaĂźtre la cadette pour mon enfant. Si vous dites non, je repars, et vous avez fini de me voir. — Jean de Calais, fais Ă  ta volontĂ©. Je consens Ă  tout. — PĂšre, merci. Que le Bon Dieu vous rĂ©compense. Jean de Calais Ă©pousa donc l’aĂźnĂ©e des filles, et reconnut la cadette pour son enfant. Au bout de neuf mois, sa femme accouchait d’un beau garçon. Un an plus tard, le pĂšre de Jean de Calais Ă©tait mort. Le temps du deuil fini, Jean de Calais manda un peintre fameux. — Peintre, voilĂ  de l’or et de l’argent. Tire le portrait de ma femme. Tire le portrait de sa soeur. Tire le portrait de mon enfant. Un mois aprĂšs,Jean de Calais Ă©tait obĂ©i. Alors, il se fit apporter trois coffres, le premier pour le linge et les habits, le second pour l’or et l’argent, le troisiĂšme pour les portraits. — Valets, attelez ma voiture, et chargez-y ces trois coffres. Cela fait, Jean de Calais embrassa toute sa famille. — Adieu, femme. Adieu, mes enfants. Je pars pour un grand voyage. Quand je serai de retour, vous en saurez davantage. Pensez Ă  moi. Si je puis, je vous manderai de mes nouvelles. Jean de Calais partit. Trois jours aprĂšs il s’embarquait Ă  Bordeaux. Un mois plus tard il arrivait, avec ses trois coffres, Ă  Lisbonne, en Portugal. LĂ , il loua un beau logement, sur la plus grande place de la ville, juste Ă  michemin entre le Louvre du roi de Lisbonne, en Portugal, et la cathĂ©drale. Il loua aussi une belle voiture, attelĂ©e de quatre chevaux blancs, avec un cocher et deux laquais galonnĂ©s d’or. Jean de Calais avait son plan. Le dimanche suivant, il cacha sous ses habits deux pistolets chargĂ©s Ă  poudre, et cloua les trois portraits sur le cĂŽtĂ© droit de la voiture. Cela fait, il dit au cocher — Touche du cĂŽtĂ© de la cathĂ©drale. Le roi et la reine vont revenir de la grand’messe. TĂąche de passer ras de leur voiture, en leur montrant le cĂŽtĂ© droit de la mienne. — MaĂźtre, vous serez obĂ©i. En passant prĂšs de la voiture du roi, Jean de Calais dĂ©chargea ses deux pistolets en l’air. Alors, le peuple s’ameuta. — A mort, l’étranger ! A mort, l’assassin ! Il a tirĂ© sur le roi et sur la reine. A mort ! A mort ! — Étranger, dit le roi, que t’avons-nous fait ? Pourquoi voulu nous tuer, moi et la reine ? — Roi, ces deux pistolets n’étaient chargĂ©s qu’à poudre. J’ai voulu vous forcer Ă  regarder ces trois portraits. Alors, le roi et la reine regardĂšrent ces trois portraits, et se mirent Ă  pleurer. — Étranger, parle. Parle vite. Parle-nous de ces trois portraits. — Roi, voici ma femme. Roi, voici notre fils. Roi, voici la soeur cadette de ma femme, que j’ai reconnue pour mon enfant. — Étranger, ces deux filles sont les miennes. — Roi, je les ai payĂ©es six mille pistoles au capitaine de pirates qui vous les avait volĂ©es. — Étranger, comment t’appelles-tu ? — Roi, je m’appelle Jean de Calais. — Jean de Calais, monte dans ma voiture, et viens dĂźner avec nous. Jean de Calais obĂ©it. Le roi le fit attabler Ă  sa droite, avant les plus grands nobles du pays. — Mes amis, voici mon gendre. Voici l’homme qui vous commandera quand je serai mort. Jean de Calais, ce soir mĂȘme, tu vas partir pour un grand voyage. Ainsi, bois, mange, ne te laisse manquer de rien. Ce soir mĂȘme, tu vas retourner dans ton pays, et ramener ici mes deux filles et mon petit-fils. Ce qui fut dit fut fait. Le soir mĂȘme, Jean de Calais s’embarquait sur un beau navire, plein de beaux messieurset de belles dames, qui s’en allaient Ă  Bordeaux. Parmi ces passagers, se trouvait un jeune homme, honnĂȘte et serviable comme pas un. Jean de Calais en fit vite son grand ami, et lui confia tous ses secrets. Une nuit, tous deux devisaient, Ă  l’accoutumĂ©, penchĂ©s sur le bordage du navire. Le temps Ă©tait superbe, et la lune montait claire et brillante dans le ciel. — Quel bonheur ! mon grand ami, disait Jean de Calais. Chaque jour me rapproche de Bordeaux. BientĂŽt, je reverrai ma femme et mes enfants. BientĂŽt, nous repartirons tous quatre, pour vivre heureux Ă  Lisbonne, en Portugal. Mon grand ami, je n’oublierai jamais tes services. Ne nous quittons plus. J’ai de quoi te faire riche. — Jean de Calais, je le veux bien. Mais cet homme Ă©tait un traĂźtre, qui depuis longtemps guettait l’occasion de faire un mauvais coup. Il fit semblant de ramasser quelque chose Ă  terre, empoigna vite Jean de Calais par les jambes, et le lança dans la mer grande. Le malheureux nageait, en criant au secours. Nul ne vint. DĂ©jĂ  le navire filait Ă  perte de vue. Jean de Calais nageait toujours. Mais il sentait que cela ne pouvait durer. — Sainte Vierge, ayez pitiĂ© de moi. En ce moment, un grand Oiseau Blanc volait dans la nuit, en rasant la mer grande. — Jean de Calais, je suis l’ñme du pauvre mort. Jean de Calais tu m’as fait service. Je ne l’ai pas oubliĂ©. Mon secours ne te manquera pas. Et le grand Oiseau Blanc s’envola je ne sais oĂč. Jean de Calais nageait toujours. Mais il sentait que cela ne pouvait durer. — Le grand Oiseau Blanc a menti. Sainte Vierge, ayez pitiĂ© de moi. En ce moment, une poutre passa flottant sur la mer. Vite, Jean de Calais la saisit, et monta dessus. — Merci, sainte Vierge. Vous avez eu pitiĂ© de moi. Legrand Oiseau Blanc n’a pas menti. Pendant trois jours et trois nuits, Jean de Calais flotta, sans manger ni boire, sans rien voir que le ciel et l’eau. Enfin, il aborda presque mort sur un rocher, sur un rocher sans arbres ni verdure, au milieu de la mer grande. — Sainte Vierge, ayez pitiĂ© de moi. Sur ce rocher, je mourrai de soif et de faim. En ce moment, un grand Oiseau Blanc volait, en rasant le rocher. — Jean de Calais, je suis l’ñme du pauvre mort. Jean de Calais, tu m’as fait service. Je ne l’ai pas oubliĂ©. Mon secours ne te manquera pas. Tiens, voici une miche de pain et une jarre de vin. Compte qu’une fois par semaine je t’en apporterai autant. Et le grand Oiseau Blanc s’envola je ne sais oĂč. Mais il revint une fois chaque semaine, avec une miche de pain et une jarre de vin. Cela dura longtemps, bien longtemps. Pendant que Jean de Calais vivait ainsi, le traĂźtre qui avait surpris tous ses secrets, et qui l’avait jetĂ© dans la mer grande, s’était rendu petit Ă  petit maĂźtre et seigneur dans son chĂąteau. D’abord, il s’était prĂ©sentĂ© vĂȘtu de deuil. — Bonjour , Madame. Je vous apporte de tristes nouvelles. Jean de Calais est mort. Alors, tous les gens du chĂąteau se prirent Ă  crier et Ă  pleurer. — Oui, Jean de Calais est mort. J’étais son grand ami. Il m’a dit tous ses secrets. Interrogez-moi. Je suis en Ă©tat de vous rĂ©pondre sur tout. Oui, Jean de Calais est mort, noyĂ© dans la mer grande. Gardez-moi chez vous. Je serai votre intendant ; mais je ne veux pas de gages. Chaque matin et chaque soir, nous prierons Dieu de mettre en paix l’ñme de mon grand ami. Ce qui fut dit fut fait. Au bout de quatre ans, l’intendant commandait en maĂźtre et seigneur dans la maison. Devant lui, maĂźtresses et valets tremblaient comme la feuille, et n’osaient pas souffler mot. Un jour, l’intendant dit Ă  sa maĂźtresse — Madame, Jean de Calais est mort, et bien mort, noyĂ© dans la mer grande. Il faut nous marier. La maĂźtresse se mĂ©fiait, mais elle avait peur de dire non. — Intendant, je te demande un an pour y penser. — Madame, je vous donne un an. Au bout d’un an, l’intendant dit Ă  sa maĂźtresse — Madame, il est temps de nous marier. La maĂźtresse se mĂ©fiait ; mais elle avait peur de dire non.— Intendant, je te demande encore un an, pour filer mon trousseau, avec ma soeur et mes servantes. — Madame, je vous donne encore un an. Au bout d’un an, l’intendant dit Ă  sa maĂźtresse — Madame, il est temps de nous marier. La maĂźtresse se mĂ©fiait ; mais elle avait peur de dire non. — Intendant, je te demande encore un an, pour coudre mon trousseau, avec ma soeur et mes servantes. — Madame, je vous donne encore un an, mais pas plus. Pendant que ces tristes choses se passaient dans sa maison, Jean de Calais vivait toujours sur son rocher, sur son rocher sans arbres ni verdure, au milieu de la mer grande. Chaque semaine, le grand Oiseau Blanc lui apportait une miche de pain et une jarre de vin. Un matin, Ă  la pointe de l’aube, le grand Oiseau Blanc parla. — Jean de Calais, il se passe chez toi de tristes choses. Aujourd’hui mĂȘme, ta femme sera forcĂ©e d’épouser son intendant, d’épouser le traĂźtre qui t’a jetĂ© dans la mer grande. Jean de Calais, promets-moi la moitiĂ© de ce que tu aimes le mieux, et dans une heure je te porte sur le seuil de ton chĂąteau. — Grand Oiseau Blanc, je te promets la moitiĂ© de ce que j’aime le mieux. Alors, le grand Oiseau Blanc planta son bec et ses serres dans les cheveux de Jean de Calais, et partit comme un Ă©clair au-dessus de la mer grande. Une heure aprĂšs, il le dĂ©posait sur le seuil de sa maison. — Jean de Calais, j’ai tenu ma promesse. Le temps est proche, oĂč je te demanderai de tenir la tienne. Et le grand Oiseau Blanc s’envola je ne sais oĂč. Depuis sept ans que Jean de Calais vivait sur son rocher, sur son rocher sans arbres ni verdure, jamais il n’avait fait couper ses cheveux, ni raser sa barbe. Ses habits tombaient en lambeaux. Le pauvre homme s’en alla, comme un mendiant, jusqu’à la porte de la cuisine, oĂč les servantes avaient fort Ă  faire pour prĂ©parer le dĂźner de noces. — Une petite aumĂŽne, s’il vous plaĂźt, servantes, pour l’amour de Dieu et de la sainte Vierge Marie. Pater noster, qui es in coelis. — Au large, pouilleux. Garde pour toi ta vermine. Tiens, prends cette Ă©cuelle de soupe, ce morceau de pain, cette bouteille, et va te rassasier Ă  l’écurie. Jean de Calais obĂ©it. Pendant qu’il buvait et mangeait, la soeur de sa femme entra dans l’écurie, portant une assiette pleine de fricot. — Pauvre, nos servantes sont des rien qui vaille. Elles t’ont chassĂ© de la cuisine, sans te donner tout ce qu’il faut. Je t’en demande pardon. Tiens, voici pour toi ; mais prie Dieu pour nous. Jean de Calais pria Dieu, et tomba sur le fricot. Depuis sept ans passĂ©s, il n’avait rien mangĂ© de pareil. — Merci, mie. Que le Bon Dieu te rĂ©compense. Tu ne me reconnais pas. Mais moi, je te reconnais. Tu es la fille cadette du fils du roi de Lisbonne en Portugal. Moi, je suis Jean de Calais, le mari de ta soeur. — C’est vrai, Jean de Calais. Je te reconnais maintenant. — Mie, mĂ©fions-nous. Va dire Ă  ma femme que je reviens de loin, et qu’elle vienne ici me parler en grand secret. La demoiselle obĂ©it ; mais sa soeur ne voulait pas croire ce qu’elle entendait. — Ma soeur, ce pauvre ment. Pour mon malheur, Jean de Calais est mort. Il ne reviendra jamais, jamais. Pourtant va regarder ce pauvre, et lui parler encore une fois. La demoiselle obĂ©it, et revint presque aussitĂŽt. — Ma soeur, tu peux m’en croire. Jean de Calais est revenu. Alors, les deux soeurs descendirent secrĂštement Ă  l’écurie, et l’aĂźnĂ©e reconnut Jean de Calais. — Tu es mon mari ! Tu es mon mari ! — Tais-toi, pauvre femme. Nous deviserons plus tard. Maintenant, montons vite dans ta chambre. Ce qui fut dit fut fait. Une fois dans la chambre, Jean de Calais poussa les verroux, et ferma la porte Ă  double tour. — Femme, vite une Ă©pĂ©e. Bien. Et maintenant, vite, des ciseaux. Vite, un rasoir et du savon. Vite, du linge blanc, et de beaux habits. Bien. Et maintenant, hĂąte-toi de t’habiller en mariĂ©e. La femme obĂ©it. Pendant qu’elle s’habillait en mariĂ©e, Jean de Calais coupait ses cheveux, rasait sa barbe, mettait du linge blanc, passait ses beaux habits, et ceignait son Ă©pĂ©e. — Eh bien, femme, ai-je toujours l’air d’un pauvre mendiant ? En ce moment, un grand bruit de tambours et de trompettes se fit entendre. Devant le chĂąteau, trente mille hommes vinrent se ranger en bataille, trente mille hommes commandĂ©s par deux rois couronnĂ©s d’or, et montĂ©s sur deschevaux blancs. — Femme, regarde. Regarde ton pĂšre, le roi de Lisbonne en Portugal. Depuis sept ans, le vieux brave homme s’est lassĂ© de nous attendre. Le voici qui vient nous chercher, en compagnie du roi de France. Écoute, femme, cours vite les trouver. Fais comme si tu voulais Ă©pouser l’intendant. Fais comme si je n’étais pas lĂ , et compte sur moi pour arriver au bon moment. La femme obĂ©it. — Bonjour, roi de France. Bonjour, pĂšre. Tenez, voici ma soeur cadette. Toutes deux nous sommes heureuses, bien heureuses de vous revoir. — Embrassons-nous, mes filles, et remercions le roi de France. Sans lui, je vous chercherais encore. Et maintenant, prĂ©parez-vous Ă  me suivre. Dans trois jours, nous serons Ă  Bordeaux. Dans quatre, nous serons embarquĂ©s pour Lisbonne en Portugal. Alors, l’intendant parla. — Roi de Lisbonne en Portugal , Ă©coutez. VoilĂ  trois ans, jour pour jour, que votre fille aĂźnĂ©e m’a promis mariage. J’entends qu’elle acquitte sa promesse. — Ma fille, rĂ©ponds. Cet homme dit-il la vĂ©ritĂ© ? — PĂšre, cet homme dit la vĂ©ritĂ©. Mais je lui ai promis mariage, parce qu’il me faisait peur, et parce qu’il m’a jurĂ© par son Ăąme que mon mari, Jean de Calais, Ă©tait mort noyĂ© dans la mer grande. — Madame, je le jure encore par mon Ăąme. Jean de Calais est mort noyĂ© dans la mer grande. Vous m’avez promis mariage. J’entends que vous acquittiez votre promesse. "Roi de France, jugez-nous." Alors, Jean de Calais parut.— Roi de France, jugez-nous. Cet homme en a menti comme un chien qu’il est. Je suis Jean de Calais. Soyez tĂ©moins, maĂźtresses et valets de ce chĂąteau. — Oui, oui, cet homme est Jean de Calais. — Merci, braves gens. Roi de France, je reprends ma femme. Mais vous n’avez pas fini de juger. Roi de France, j’avais fait de cet homme mon grand trahison, il me jeta dans la mer grande mais je ne m’y noyai pas, un grand Oiseau Blanc me secourut. Sur une poutre, je flottai trois jours, sans manger ni boire, sans rien voir que le ciel et l’eau. Enfin, j’abordai sur un rocher, sur un rocher sans arbres ni verdure. LĂ , pendant sept ans, le grand Oiseau Blanc m’a nourri. Chaque semaine, il m’apportait une miche de pain, et une jarre de vin. Ce matin, Ă  la pointe de l’aube, le grand Oiseau Blanc m’a dit Jean de Calais, il se passe chez toi de tristes choses. Aujourd’hui mĂȘme, ta femme sera forcĂ©e d’épouser son intendant, le traĂźtre qui t’ajetĂ© dans la mer grande. Jean de Calais, promets-moi la moitiĂ© de ce que tu aimes le mieux , et dans une heure tu seras sur le seuil de ton chĂąteau. J’ai promis, et le grand Oiseau Blanc m’a tenu parole. Roi de France, jugez-nous. — Roi de France, rĂ©pondit l’intendant, cet homme en a menti. Je le jure par mon Ăąme. — J’en ai menti, traĂźtre. Il y a un Bon Dieu au ciel. Le Bon Dieu est juste. Tire ton Ă©pĂ©e, et faisons bataille. En ce moment, un grand Oiseau Blanc vint se percher sur la plus haute tour du chĂąteau. Du haut de la tour du chĂąteau, le grand Oiseau Blanc parla. — Roi de France, Ă©coute. Je suis bon tĂ©moin. Ceux qui sont en paradis n’en reviennent pas pour mentir. Roi de France, je suis l’ñme d’un pauvre mort. Plus loin que Marmande, mon corps gisait au bord de la Garonne, nu comme un ver, et rongĂ© des chiens. Ainsi le veut la coutume de ce pays, quand un homme meurt sans payer ses de Calais a payĂ© pour moi. Il m’a fait porter au cimetiĂšre. Il m’a fait dire des messes. Il est venu, Ă  minuit, prier Dieu sur ma fosse. VoilĂ  comment Jean de Calais m’a fait service. Je ne l’ai pas oubliĂ©. VoilĂ  pourquoi je l’ai secouru sur la mer grande, et nourri sept ans sur un rocher, sur un rocher sans arbres ni verdure. VoilĂ  pourquoi je l’ai portĂ©, dans une heure, sur le seuil de ton chĂąteau. Roi de France, Jean de Calais a bon droit. Je ne veux pas qu’il fasse bataille contre le traĂźtre qui l’a lancĂ© dans la nier grande. Le grand Oiseau Blanc se tut. Alors, le roi de France manda le bourreau et ses valets. — Bourreau, voici cent pistoles. Prends ce rien qui vaille, et fais-le pĂ©rir Ă©cartelĂ©. Le bourreau et ses valets attachĂšrent un cheval Ă  chaque bras et Ă  chaque jambe de l’intendant, et tombĂšrent sur les quatre bĂȘtes Ă  grands coups de fouet. — Hue ! hue ! rosses ! Hue ! carcans ! Hue, donc. VoilĂ  comment l’intendant pĂ©rit Ă©cartelĂ©. Alors, du haut de la tour, le grand Oiseau Blanc parla.— Roi de France, tu as commandĂ© selon la tu n’as pas fini de juger. Devant toi, Jean de Calais a confessĂ© qu’il m’avait promis la moitiĂ© de ce qu’il aime le mieux. J’entends qu’il acquitte sa promesse. Ce qu’il aime le mieux, c’est son enfant. J’entends qu’il le coupe en deux, et qu’il m’en donne la moitiĂ©. — Jean de Calais, dit le roi de France, tu as promis. Il faut payer. Tire ton Ă©pĂ©e, et fais deux portions de ton enfant — Roi de France, je veux payer double. Tiens, grand Oiseau Blanc, prends mon enfant tout entier. — Jean de Calais, tu m’en a promis la moitiĂ©. Je n’en veux que la moitiĂ©. ObĂ©is au roi de France. Tire ton Ă©pĂ©e, et fais deux portions de ton enfant. Jean de Calais tira son Ă©pĂ©e. Il Ă©tait pĂąle comme un mort. — Jean de Calais, arrĂȘte, cria le grand Oiseau que tu m’avais promis, je te le donne. Garde ton enfant tout entier. Jean de Calais, tu m’as fait service. Je t’ai payĂ©, nous sommes quittes. Adieu. Je m’en retourne en paradis. Et le grand Oiseau Blanc s’envola. On ne l’a revu jamais, jamais. Le lendemain, Jean de Calais et tous les siens s’embarquaient Ă  Bordeaux. Un mois aprĂšs, ils Ă©taient Ă  Lisbonne au Portugal. Alors, le roi dit Ă  son gendre — Jean de Calais, je suis vieux. DĂ©sormais, j’entends que tu commandes Ă  ma place. Ce qui fut dit fut fait. Jean de Calais commanda selon le droit et la justice, et vĂ©cut longtemps heureux parmi les siens. NotĂ©/5. Retrouvez QUOTIDIEN DE PARIS (LE) [No 2576] du 03/03/1988 - PLUSIEURS MORT EN AZERBAIDJAN - L'AVOCAT DU PR MERIEL AU PROCES DE POITIERS - LE DR ARCHAMBEAU - ED. BALLADUR - SPORTS - FOOT - PH. DE VILLIERS - R. BARRE - LA MORT DE JEAN LE POULAIN - CANTONALE DE LILLE - PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES - OTAN - REAGAN - PLOMBIERS DE La veuve de Jean-Pierre Darras, fondateur du festival Les Estivales de Carpentras, est morte ce dimanche Ă  l'Ăąge de 72 ans. La comĂ©dienne Corinne Darras nĂ©e Lahaye est morte dimanche 16 fĂ©vrier 2020. NĂ©e Ă  Bois-Colombes, elle Ă©tait l'Ă©pouse de l'acteur et metteur en scĂšne Jean-Pierre Darras. AprĂšs avoir suivi les cours au Conservatoire national supĂ©rieur d'art dramatique, Corinne Darras a multipliĂ© les rĂŽles dans les annĂ©es 70-80. On se souvient d'elle lorsqu'elle a interprĂ©tĂ© le rĂŽle de Germaine dans Mais oĂč est-donc passĂ©e la septiĂšme compagnie ? Le couple Ă©tait particuliĂšrement connu Ă  Carpentras pour avoir créé Les Estivales, en 1993. Couple fondateur dans le monde du divertissement, ils ont Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s par la vie en 1999. Corrine Darras avait repris les rĂȘnes de ce grand festival pendant une dĂ©cennie jusqu'en 2009, quand le festival s'est arrĂȘtĂ©. Francis Adolphe, ancien maire de Carpentras, s'est exprimĂ© aprĂšs l'annonce de ce dĂ©cĂšs. "Ils Ă©taient comme ma famille. Cela me remplit de tristesse. Et quand je me rappelle nos moments ensemble Ă  Suzette ou ailleurs, j'ai envie de rire et ils me manquent. On ne travaillait jamais vraiment au sens dĂ©sagrĂ©able, car nous Ă©prouvions toujours de la joie et de la bonne humeur ! Jean-Pierre disait d'ailleurs 'Le travail, j'ai rien contre, mais c'est le temps qu'on perd !' Corinne, il y a toujours une caisse de vieux tĂ©lĂ©graphe que tu partageras avec Jean-Pierre dans votre derniĂšre demeure !", a-t-il Ă©crit sur son compte Facebook. Un dernier hommage sera rendu Ă  Corrine Darras lors d'une cĂ©rĂ©monie religieuse le mercredi 19 fĂ©vrier 2020, Ă  10h30, en l'Ă©glise Saint-Augustin, Ă  Paris. Elle sera ensuite inhumĂ©e au cimetiĂšre de Suzette Vaucluse, vendredi 21 au matin, oĂč repose dĂ©jĂ  son mari.
Cest un Paris déplaisant, pas beau à vivre, que MoliÚre indique comme monde de sa derniÚre piÚce, le Malade imaginaire. Voler de l'argent, ou défendre son argent, y paraßt une idée fixe
Par Un petit rappel du passĂ© et des quatorze annĂ©es de pouvoir de François Mitterrand ! SacrĂ© Tonton
 Pour ne pas l’oublier car l’Histoire ne s’efface jamais ! Le sublime Mitterrand a pu tout se permettre. Si la presse parlait, elle, elle risquait de gros problĂšmes et ses journalistes avaient peur Jean-Edern Hallier n’a-t-il pas Ă©tĂ© assassinĂ© par une mauvaise chute en vĂ©lo sans tĂ©moin pour avoir voulu rĂ©vĂ©ler l’existence de Mazarine ?. C’est du passĂ©, mais qu’on ose encore le citer en exemple ! Il ne faut surtout pas oublier qu’il a demandĂ© » et obtenu le changement de l’itinĂ©raire du TGV dans la DrĂŽme afin de protĂ©ger la maison Ă  Marsanne de son ami Henri Michel, le chĂąteau La Borie dont un des actionnaires Ă©tait Roger Hanin son beau-frĂšre, ainsi que des truffiĂšres appartenant Ă  Mme Danielle Mitterrand du cĂŽtĂ© de Suze-la-Rousse. Ce changement a fait passer le TGV au-dessus du RhĂŽne et a coĂ»tĂ© au contribuable la bagatelle de 5 milliards de francs liĂ©s aux nouveaux ouvrages d’art ce montant n’était que le devis initial, et ne comprend pas le surcoĂ»t. Je n’ai pas la valeur finale qui probablement doit faire au moins 50 % de plus que le devis initial. Mariette Cuvelier qui a menĂ© la rĂ©volte anti dĂ©placement du TGV connaĂźt bien toute cette histoire. Un petit rappel concernant celui qui nous a tant escroquĂ©s pendant quelques annĂ©es. Ce n’est qu’une petite partie de ce que l’on sait aujourd’hui, dont la presse aux mains de la gauche ne parle jamais, la partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg oubliĂ©e dans la brume du mensonge permanent, et dont voici quelques-uns des faits et mĂ©faits faux Ă©vadĂ© des camps allemands, Mitterrand a Ă©tĂ© membre de la Cagoule en 1935, antisĂ©mite et antirĂ©publicain, ce mouvement est de tendance fasciste, sous-secrĂ©taire d’État aux anciens combattants en 42, il a Ă©tĂ© dĂ©corĂ© de la Francisque. L’ordre de la Francisque gallique est une dĂ©coration qui fut attribuĂ©e en tant que marque spĂ©ciale d’estime du marĂ©chal PĂ©tain par le gouvernement de Vichy en 1943. Il faut savoir que c’était valorisant, comme la LĂ©gion d’Honneur actuellement, et qu’il fallait la demander – contrairement Ă  l’ordre de la LĂ©gion d’Honneur – et se faire parrainer, il en fut le rĂ©cipiendaire numĂ©ro 2202, donc cela implique tout de mĂȘme une certaine volontĂ© et un certain dĂ©sir
, il Ă©tait ministre de l’IntĂ©rieur quand il a fait envoyer le Contingent en AlgĂ©rie, il Ă©tait Garde des Sceaux pendant la Bataille d’Alger, et c’est lui qui a organisĂ© les bandes de barbouzes, ce qu’il reniera plus tard, il a organisĂ© un faux attentat rue de l’Observatoire Ă  Paris pour focaliser sur lui les regards de la presse, il a fait financer le PS par des pratiques frauduleuses affaires Urba, Graco, et autres. il a appris qu’il avait un cancer de la prostate mĂ©tastasĂ© aux vertĂšbres lombaires quelques semaines avant les Ă©lections prĂ©sidentielles de 1981, et n’a rien dit alors que l’aspiration Ă  la fonction de chef d’État l’y obligeait, tout comme les fausses dĂ©clarations de fortune en omettant ses possessions en forĂȘt de Tronçay dĂ©fiscalisables Ă©videmment, il a fait entrer les communistes Ă  son gouvernement, il a fait nationaliser les banques et les industries françaises, obligeant la France Ă  dĂ©valuer sa monnaie trois fois de suite en quelques mois, il a fortement Ă©levĂ© le nombre des chĂŽmeurs en France, il a protĂ©gĂ© un ancien collaborateur des nazis, son ami RenĂ© Bousquet, il a protĂ©gĂ© Bernard Tapie et l’a Ă©levĂ© au rang de ministre, et a plombĂ© chaque contribuable de 2 500 francs sur 5 ans minimum, il entretenait sa maĂźtresse et sa fille adultĂ©rine cachĂ©es dans un appartement parisien appartenant Ă  l’État, et les week-ends passĂ©s dans les palais de la RĂ©publique aux frais de celle-ci, il se rendait chaque NoĂ«l sur les bords du Nil aux frais de l’État et emmenait avec lui une soixantaine de personnes lors de ses dĂ©placements. Il descendait tous les ans Ă  l’Old Cataract un hĂŽtel somptueux sur le Nil avec sa petite famille », dont Françoise Sagan emmenĂ©e aussi en AmĂ©rique du Sud et qu’il fallut rapatrier d’extrĂȘme urgence par avion spĂ©cial, victime d’une overdose de cocaĂŻne, il a augmentĂ© la dette de la France de plus de 250 % durant sa mandature, il a fait racheter l’entreprise de son ami Roger-Patrice Pelat dĂ©jĂ  largement mouillĂ© de recel de dĂ©lit d’initiĂ© dans l’affaire PĂ©chiney-Triangle, la sociĂ©tĂ© Vibrachoc », par une sociĂ©tĂ© d’État pour cinq fois sa valeur rĂ©elle, il a obligĂ© son mĂ©decin personnel Ă  publier durant quatorze ans de faux certificats sur son Ă©tat de santĂ© pauvre mĂ©decin, disparu lui aussi, il a couvert ses sbires gendarmes qui ont inventĂ© une histoire de terroristes Ă  Vincennes, il a totalement dĂ©laissĂ© un de ses fidĂšles proches, François de Grossouvre, qui aurait fini par se suicider d’une balle
dans la nuque !!! avec un 357 Magnum dans un bureau Ă  l’ÉlysĂ©e
, il a affirmĂ© qu’il ne savait rien sur la destruction Ă  l’explosif d’un bateau de Greenpeace en Nouvelle-ZĂ©lande, pourtant organisĂ© par les services secrets français et sur son ordre, il a mis sur Ă©coute sans justification plus de 150 Français, dont Carole Bouquet et Jean-Edern Hallier avez-vous lu son livre sur le propos ?
 et il a osĂ© affirmer Ă  la tĂ©lĂ©vision qu’il n’a jamais commis ce forfait. Curieusement, le capitaine de gendarmerie qui branchait les fils » s’est lui aussi suicidĂ© », les associations dĂ©composĂ©es tenues par tatie Danielle », et qui lui survivent, lourdement subventionnĂ©es par l’État, ou encore le fric donnĂ© aux amis comme Guy Ligier pour ses charrettes bleues payĂ©es par la Seita et le Loto c’est encore Tonton », il a fait nommer un de ses fils Ă  un poste de conseiller en Afrique, rĂŽle qu’il n’a jamais exercĂ©, il a laissĂ© tomber son ex premier ministre Pierre BĂ©rĂ©govoy qui allait tout dĂ©baller mais qui s’est suicidĂ© » lors d’une promenade un dimanche aprĂšs-midi, avec l’arme de service de son garde du corps ! Curieux non ? BĂ©rĂ©govoy Ă©tait redevable du copain de Tonton, toujours Roger-Patrice Pelat, qui aurait fait un infarctus mortel au moment oĂč on allait lui poser les bonnes questions, son secrĂ©taire ami François de Grossouvre qui allait tout dĂ©baller et qui se serait “suicidĂ©â€ non sans s’ĂȘtre fracturĂ© l’épaule durant la manƓuvre on l’a un peu aidĂ© et ses archives et ses biens disparus, sa veuve les attend toujours, les 35 heures c’est encore un dĂ©lire de dĂ©magogue pensĂ© par DSK celui qui est soupçonnĂ© de complicitĂ© de proxĂ©nĂ©tisme et recel d’abus de biens sociaux appliquĂ© par Martine Brochen, nĂ©e Delors, ex-Ă©pouse Aubry dont la dĂ©pendance Ă  l’alcool ne lui a valu que trois cures de dĂ©sintoxication, et n’a d’équivalent que l’addiction sexuelle de son mentor, Jospin qui perd les Ă©lections, de maniĂšre trĂšs prĂ©visible, et entre dans le monde du silence, pour ne pas mourir suicidĂ© aussi. Aujourd’hui nous payons ses erreurs dont l’entrĂ©e de la GrĂšce dans l’Europe Ă  laquelle il contribua beaucoup. C’est ça la gauche angĂ©lique qui se veut donneuse de leçons, et qui a pourtant bien contribuĂ© aux rĂ©sultats difficiles auxquels nous devons Ă  prĂ©sent faire face, avec notamment une dette colossale ! On s’arrĂȘte lĂ  ? LA RELÈVE EST ASSURÉE AVEC LA BANDE D’INCAPABLES ET DE GUIGNOLS EN PLACE AU GOUVERNEMENT ! Antonin Bruniquel Article sorti en premier sur RL
GeorgesWakhévitch est un créateur de décors, chef décorateur et costumier franco-russe, né le à Odessa (Ukraine), mort le à Paris. Nouveau!!: Jean de la Lune (Achard) et Georges Wakhévitch · Voir plus » Jean Le Poulain. Jean Le Poulain est un acteur et metteur en scÚne français, né le à Marseille et mort le à Paris. Nouveau!!:
Sommaire Qu'est-ce que c'est ?Les symptĂŽmesLes origines de la maladieLes facteurs de risquePrĂ©vention et traitementQu'est-ce que c'est ?La maladie du charbon est une maladie infectieuse causĂ©e par une bactĂ©rie Bacillus antracis. Cette bactĂ©rie est caractĂ©risĂ©e par une forme en bĂątonnet bacille et est de type Gram +. Cette coloration de Gram permet une classification des bactĂ©ries en fonction de leurs caractĂ©ristiques morphologiques. 2Le mode de contamination se fait via l'animal infectĂ© ou par l'ingestion de produits animaliers contaminĂ©s. L'Homme peut ĂȘtre exposĂ© Ă  la bactĂ©rie en manipulant, caressant les animaux ou encore lors du travail de la peau pour façonner le cuir. Il existe trois modes de contamination bien dĂ©finis - l'infection cutanĂ©e par transfert au travers de la peau ; - l'inhalation contamination pulmonaire ; - l'ingestion contamination gastro-intestinale. La contamination par contact cutanĂ© reste le mode de transmission le plus courant. NĂ©anmoins, l'inhalation de spores organes de multiplication vĂ©gĂ©tatifs demeure une forme de contamination non nĂ©gligeable. 3Cette maladie est prĂ©sente dans le monde entier et concerne aussi bien les animaux domestiques que les animaux sauvages. Les populations d'animaux les plus impactĂ©es sont les bovins, les moutons, les chĂšvres, les chameaux et les antilopes. 3La plupart des cas de la maladie du Charbon sont des cas sporadiques qui ne touche que certains individus au sein d'une population, de façon inopinĂ©e. Par ailleurs, des foyers d'animaux contaminĂ©s peuvent ĂȘtre visibles en France, mais n'excĂšdent gĂ©nĂ©ralement pas l'ordre de la dizaine. 1La maladie de Charbon s'est dĂ©voilĂ©e au grand public Ă  la suite des Ă©vĂ©nements marquants de 2011, relatifs Ă  l'utilisation de Bacillus antracis dans le bioterrorisme. 1Les symptĂŽmesLa maladie de Charbon est dĂ©finie sous trois formes la forme cutanĂ©e, la forme gastro-intestinale et la forme pulmonaire. En ce sens, les symptĂŽmes associĂ©s dĂ©pendent du type de l'infection. Ceux-ci peuvent apparaĂźtre n'importe oĂč sur le corps et peuvent s'Ă©tendre d'une journĂ©e Ă  plus de 2 mois. Dans le contexte oĂč la maladie n'est pas diagnostiquĂ©e au plus vite ou que celle-ci n'est pas traitĂ©e, les manifestations cliniques peuvent s'Ă©tendre sur l'ensemble de l'organisme et engendrer des consĂ©quences sĂ©vĂšres pouvant conduire Ă  la lĂ©talitĂ© du sujet. 3la forme cutanĂ©e est caractĂ©risĂ©e par l'entrĂ©e des spores organes de multiplication vĂ©gĂ©tatifs au niveau d'une lĂ©sion de la peau. Ce type de la maladie correspond Ă  95 % des cas de la maladie de Charbon. Les manifestations cliniques associĂ©es sont tout d'abord similaires Ă  une piqĂ»re d'insecte. Celles-ci Ă©voluent par la suite vers la formation d'un ulcĂšre de taille comprise entre 1 et 3 cm de diamĂštre. Cet ulcĂšre est suivi d'une nĂ©crose et peut Ă©voluer vers le dĂ©veloppement d'une septicĂ©mie. Cette forme de la maladie est lĂ©tale dans 20 % des cas si un traitement efficace n'est pas mis en place rapidemment ;la forme gastro-intestinale est dĂ©finie Ă  la suite de l'ingestion par une personne d'aliments contaminĂ©s. La transmission de la bactĂ©rie Ă  l'homme se faisant via l'animal, l'aliment concernĂ© est essentiellement la viande. Les symptĂŽmes associĂ©s Ă  cette forme de la maladie sont d'ordre gastro-intestinal. Il s'agit d'une inflammation aiguĂ« du tractus digestif. Le patient atteint de cette forme de la maladie de Charbon prĂ©sente des nausĂ©es, une perte d'appĂ©tit, des vomissements, de la fiĂšvres, des douleurs abdominales et des diarrhĂ©es importantes. La mortalitĂ© associĂ©e Ă  ce type pathologique s'Ă©tend de 25 Ă  60 % ;la forme pulmonaire se traduit par l'inhalation de spores organes de multiplication dans l'air. Les symptĂŽmes primaires de cette forme sont similaires Ă  un rhume. Cependant, des complications apparaissent rapidement en quelques jours et correspondent Ă  de sĂ©vĂšres troubles respiratoires, Ă  des maux de tĂȘte importants, Ă  des douleurs musculaires pouvant amener Ă  un choc septique prĂ©sence de toxines bactĂ©riennes dans le sang amenant Ă  des troubles circulatoires et impactant le systĂšme cardio-vasculaire. En l'absence de prise en charge thĂ©rapeutique, cette forme est lĂ©tale pour la quasi-totalitĂ© des sujets origines de la maladieLa maladie du Charbon concerne le plus couramment les animaux ongulĂ©s, tels que les moutons, les chĂšvres ou les bovins. Les personnes entrant en contact de façon directe contact cutanĂ© ou indirect ingestion de viande contaminĂ©e avec des animaux contaminĂ©s peuvent dĂ©velopper la maladie. La source de contamination est donc l'animal et la transmission peut se faire au travers de 3 modes cutanĂ© ;pulmonaire ; cutanĂ©e se traduit par l'adhĂ©sion de la forme sporadique de la bactĂ©rie au travers de la peau en prĂ©sence d'une coupure, d'une Ă©gratignure, d'une cicatrice, etc. Il s'agit du mode de transmission bactĂ©rienne le plus commun dans la maladie du Charbon. Les risques majeurs de se contaminer par la bactĂ©rie sont le contact avec la peau, les poils ou les os des animaux. En ce sens, les personnes les plus Ă  risque de dĂ©velopper la pathologie sont les sujets en contact Ă©troit avec les animaux agriculteurs, vĂ©tĂ©rinaires, tanneurs et les personnes travaillant la transmission par inhalation est la consĂ©quence de la prĂ©sence de spores bactĂ©riens dans l'air. Ces formes vĂ©gĂ©tatives entre donc pas les voies respiratoires supĂ©rieures de l'individu et atteignent les poumons. Les situations les plus probables quand Ă  l'inhalation de spores bactĂ©riens correspondent au processus de tannage de la peau des animaux ou lors du traitement de la laine. Par ailleurs, l'inhalation de spores par un individu ne signifie pas forcĂ©ment que celui-ci dĂ©veloppera les symptĂŽmes associĂ©s. En effet, le temps de germination des spores s'Ă©tend de 1 Ă  6 jours et les symptĂŽmes de cette forme de la maladie ne se dĂ©veloppent qu'au stade ultime de la germination. En ce sens, si les spores sont Ă©jectĂ©s de l'organisme avant la fin de la germination, les symptĂŽmes ne se dĂ©velopperont pas. Une fois les spores germĂ©s, ceux-ci libĂšrent de nombreuses substances toxiques pouvant causer des saignements internes, des ƓdĂšmes ou encore dĂ©truire certains la transmission gastro-intestinale est effective Ă  la suite de l'ingestion d'animal autre origine associĂ©e Ă  la maladie de Charbon est l'utilisation de Bacillus antracis en tant qu'arme biologique et dans le facteurs de risqueLes facteurs de risque de dĂ©velopper la maladie de Charbon relĂšve de contacts Ă©troits avec des animaux infectĂ©s ovins, bovins, animaux ongulĂ©s, etc..La maladie se caractĂ©risant sous trois formes cutanĂ©e, pulmonaire, gastro-intestinale, il s'avĂšre que les facteurs de risque sont liĂ©s au contact direct avec les animaux. Mais Ă©galement lors de l'ingestion de viandes contaminĂ©es ou encore au cours de l'inhalation de la forme sporulĂ©e de la bactĂ©rie prĂ©sente dans l'air et traitementLe diagnostic de la maladie de Charbon dĂ©pend de la forme de le cas d'une suspicion quant Ă  l'infection Ă  Bacillus antracis par inhalation, une radiographie des poumons est souvent rĂ©alisĂ©e. Un scanner pulmonaire peut venir complĂ©ter l'examen radiographique afin de confirmer ou non le diagnostic. Les manifestations radiologiques significatives d'une infection par inhalations sont 2 - l'Ă©largissement du mĂ©diastin rĂ©gion de la cage thoracique situĂ©e entre les deux poumons et contenant le cƓur, l’Ɠsophage, la trachĂ©e et les bronches souches ; - un Ă©panchement pleurale, soit la prĂ©sence de liquide dans la cavitĂ© pleurale membrane recouvrant les poumons.AjoutĂ©s aux examens d'imagerie mĂ©dicale, d'autres moyens permettent de poser l'Ă©ventuel diagnostic de la maladie, il s'agit notamment 2 - de tests biologiques permettant de mesurer le taux d'anticorps ou le taux de toxines prĂ©sentes dans le sang ; - l'analyse d'Ă©chantillons sanguins, de peau lĂ©sĂ©e et infectĂ©e, de sĂ©crĂ©tions respiratoires, traitement habituel de la maladie de Charbon repose sur une antibiothĂ©rapie pĂ©nicilline, doxycycline, la forme pulmonaire de la maladie peut Ă©galement ĂȘtre traitĂ©e au travers d'une antibiothĂ©rapie associĂ©e Ă  d'autres mĂ©dicaments. Ces derniers sont gĂ©nĂ©ralement administrĂ©s par voie intraveineuse. Le traitement de la maladie est souvent effectif sur le long terme en consĂ©quence de la germination des spores qui peut ĂȘtre plus ou moins longue. 4La prĂ©vention relative Ă  cette pathologie relĂšve de l'Ă©viction de contact avec les animaux potentiellement contaminĂ©s. Il est, notamment, fortement conseillĂ© d'Ă©liminer les animaux charbonneux par incinĂ©ration ou par enfouissement. De plus, la vaccination des animaux Ă  risque est un moyen prĂ©ventif efficace pour Ă©viter la contamination. Des mesures prophylactiques moyens mĂ©dicaux sont Ă©galement disponibles pour prĂ©venir de la maladie. Il est remarquable que les vaccins Ă  destination animale sont beaucoup plus efficaces que ceux Ă  destination humaine. 196% Des lecteurs ont trouvĂ© cet article utile Et vous ?Cet article vous-a-t-il Ă©tĂ© utile ?À lire aussi AvecJean-Laurent Cochet, c'est un pan entier de l'histoire du théùtre français qui disparaĂźt, lui qui avait mis en scĂšne Jean Le Poulain, Suzy Delair, Danielle Darrieux, Jeanne Moreau
Commentaires LE POULAIN Jean 1924-1988 jeudi 28 octobre 2021 Ă  22h39 - par rausche Bonjour Jean le poulain est-il inhumĂ© avec corinne le poulain ?? Car impossible de trouvĂ© ou ce trouve la tombe de celle ci et enfin oĂč et inhumĂ© maria PacĂŽme, ?? et pierre Barillet ?? Si quelqu’un a l’emplacement de leur sĂ©pulture. Ou il repose. Merci d’avance. LE POULAIN Jean 1924-1988 dimanche 29 mars 2020 Ă  00h17 - par ELIANE Je ne suis pas et n’ai jamais Ă©tĂ© une grosse rigolote mais si quelqu’un me faisait rire c’était bien JEAN LE POULAIN. Ses mimiques malicieuses, roublardes et parfois mĂȘme dangereuses, inquiĂ©tantes qui faisaient qu’on restait dans un entre-deux mie-comique, mie-expectative mie-cynique en attendant la suite... LE POULAIN Jean 1924-1988 lundi 18 dĂ©cembre 2017 Ă  13h22 - par Jean Des sites le disent nĂ© Ă  Marseille mais d’autres au Cambodge, quand est il vraiment ? mardi 19 dĂ©cembre 2017 Ă  18h52 - par cp La notule de l’EncyclopĂ©dia Universalis est signĂ©e de Pierre Marcabru, critique du Figaro. Feu Michel Corvin, rĂ©dacteur de l’encyclopĂ©die du théùtre publiĂ©e par Larousse, situe aussi le Cambodge comme pays de naissance ; sans donner de nom de ville. Le Who’s Who mentionne Marseille. Avec un pĂšre Inspecteur des services commerciaux en Indochine, ce qui explique la potentialitĂ© indochinoise du lieu de naissance. Gens du CinĂ©ma » opte pour Marseille... DĂ©but de sa nĂ©cro dans le Monde, Ă  sa mort... JEAN LE POULAIN est nĂ© sur les planches d’un bateau, en rade de Marseille, le 12 septembre 1924. Fils d’un inspecteur des services commerciaux français en Indochine, c’est au Tonkin qu’il passe son enfance avant de retrouver la mĂ©tropole, armĂ© des enseignements d’un pĂšre bouddhiste et diplomate » C’était aussi un farceur s’amusant Ă  berner son monde, quelqu’un de mystĂ©rieux... mardi 19 dĂ©cembre 2017 Ă  15h17 - par MARRY Ghislain - EVIGNY Ardennes Jean Un seul site L’EncyclopĂ©die Universalis » affirme que le comĂ©dien Jean Le Poulain est nĂ© au Cambodge, oĂč il a passĂ© son enfance . Les autres sites dont Les Gens du CinĂ©ma » disent tous que celui-ci est nĂ© Ă  Marseille ! J’ai lu quelque part que le comĂ©dien serait nĂ© en pleine mer dans les eaux territoriales cambodgiennes, et que sa naissance aurait Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e Ă  Marseille , Ă  l’arrivĂ©e du bateau ! Ceci explique peut-ĂȘtre cela ! LE POULAIN Jean 1924-1988 jeudi 17 avril 2014 Ă  22h17 - par lolo J y suis allĂ© cet aprĂšs midi j ai cherchĂ©15mn pas trouvĂ© la avec la photo j y retournerai et pour note le diable qui emmenait Le poulain et Pacome a la fin du noir te va si bien c Ă©tait donald Cardwell vous savez les costumes sont deRoger Hart e tles decors de Donald.... Cettte pĂšce Ă©tait acrever de rire jeme souviensdu jeu de mots Monsieur et Madame Touseul ontunefilles demandait le poulain ou pacome l un deux rĂ©pondait sĂ©bastienne car ses bastienne touseul...lol Il n’est pas Ă©vident Ă  trouver bien que sa tombe, paradoxalement, ne soit cachĂ©e d’aucun sorte. Dans cette partie de division constituĂ©e uniquement de deux lignes, il faut chercher tout simplement en 2Ăšme ligne et pas en bordure, dans la partie basse de la pente. LE POULAIN Jean 1924-1988 vendredi 2 septembre 2011 Ă  18h26 Effectivement, Jean Le Poulain Ă©tait un excellent comĂ©dien qui nous a souvent fait rire. Je me souviens particuliĂšrement d’une piĂšce Le noir te va si bien » qu’il interprĂ©tait avec Maria PacĂŽme dans laquelle, aussi bien l’un que l’autre Ă©taient dĂ©sopilants. Il est vraiment dommage que sa tombe soit perdue sur une rampe du cimetiĂšre de Montmartre. Il faut connaitre ! Alain LE POULAIN Jean 1924-1988 vendredi 18 mars 2011 Ă  10h40 - par Fabien Il y a de cela quelques annĂ©es, je me suis arrĂȘtĂ© devant la tombe de Mr Le Poulain, excellent comĂ©dien fraçais. Sur la pierre se trouve Ă©galement le nom d’une dame. Est-il enterrĂ© avec sa maman ? Merci
CorinneLe Poulain est morte: cette figure du théùtre et de la tĂ©lĂ©vision avec "Plus belle la vie" disparaĂźt Ă  66 ans . DISPARITION - Corinne Le Poulain, figure du théùtre et de la tĂ©lĂ©vision depuis plus de quarante ans avec des apparitions dans de nombreuses sĂ©ries, est morte dans la nuit de lundi Ă  mardi Ă  l'Ăąge de 66 ans, a annoncĂ© son entourage Ă  l'AFP. Chapitre Jean Rank 1 Car Dieu a tant aimĂ© le monde qu'il a donnĂ© son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne pĂ©risse point, mais qu'il ait la vie Ă©ternelle. 2 JĂ©sus lui dit Je suis le chemin, la vĂ©ritĂ©, et la vie. Nul ne vient au PĂšre que par moi. 3 Mais Ă  tous ceux qui l'ont reçue, Ă  ceux qui croient en son nom, elle a donnĂ© le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nĂ©s, 4 Au commencement Ă©tait la Parole, et la Parole Ă©tait avec Dieu, et la Parole Ă©tait Dieu. 5 Et la parole a Ă©tĂ© faite chair, et elle a habitĂ© parmi nous, pleine de grĂące et de vĂ©ritĂ©; et nous avons contemplĂ© sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du PĂšre. 6 JĂ©sus lui rĂ©pondit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je te le dis, si un homme ne naĂźt de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. 7 Le voleur ne vient que pour dĂ©rober, Ă©gorger et dĂ©truire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance. 8 Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. 9 Cette lumiĂšre Ă©tait la vĂ©ritable lumiĂšre, qui, en venant dans le monde, Ă©claire tout homme. 10 Trois jours aprĂšs, il y eut des noces Ă  Cana en GalilĂ©e. La mĂšre de JĂ©sus Ă©tait lĂ , 11 Je vous donne un commandement nouveau Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimĂ©s, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. 12 Mais il y eut un homme d'entre les pharisiens, nommĂ© NicodĂšme, un chef des Juifs, 13 Et moi, je prierai le PĂšre, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure Ă©ternellement avec vous, 14 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vĂ©ritĂ©. 15 Si vous m'aimez, gardez mes commandements. 16 JĂ©sus rĂ©pondit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je te le dis, si un homme ne naĂźt d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 17 Le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris qu'il faisait et baptisait plus de disciples que Jean. 18 vous connaĂźtrez la vĂ©ritĂ©, et la vĂ©ritĂ© vous affranchira. 19 Le lendemain, il vit JĂ©sus venant Ă  lui, et il dit Voici l'Agneau de Dieu, qui ĂŽte le pĂ©chĂ© du monde. 20 Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vĂ©ritĂ©, il vous conduira dans toute la vĂ©ritĂ©; car il ne parlera pas de lui-mĂȘme, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses Ă  venir. 21 Toutes choses ont Ă©tĂ© faites par elle, et rien de ce qui a Ă©tĂ© fait n'a Ă©tĂ© fait sans elle. 22 Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le PĂšre enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 23 Vous avez pour pĂšre le diable, et vous voulez accomplir les dĂ©sirs de votre pĂšre. Il a Ă©tĂ© meurtrier dĂšs le commencement, et il ne se tient pas dans la vĂ©ritĂ©, parce qu'il n'y a pas de vĂ©ritĂ© en lui. Lorsqu'il profĂšre le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le pĂšre du mensonge. 24 Il vint pour servir de tĂ©moin, pour rendre tĂ©moignage Ă  la lumiĂšre, afin que tous crussent par lui. 25 Je suis le cep, vous ĂȘtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. 26 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, celui qui Ă©coute ma parole, et qui croit Ă  celui qui m'a envoyĂ©, a la vie Ă©ternelle et ne vient point en jugement, mais il est passĂ© de la mort Ă  la vie. 27 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les boeufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables; 28 Sanctifie-les par ta vĂ©ritĂ© ta parole est la vĂ©ritĂ©. 29 JĂ©sus lui dit Je suis la rĂ©surrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand mĂȘme il serait mort; 30 Or, la vie Ă©ternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyĂ©, JĂ©sus Christ. 31 Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. JĂ©sus lui dit Donne-moi Ă  boire. 32 JĂ©sus leur dit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, avant qu'Abraham fĂ»t, je suis. 33 Le vent souffle oĂč il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'oĂč il vient, ni oĂč il va. Il en est ainsi de tout homme qui est nĂ© de l'Esprit. 34 Le malade lui rĂ©pondit Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine quand l'eau est agitĂ©e, et, pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. 35 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui Si vous demeurez dans ma parole, vous ĂȘtes vraiment mes disciples; 36 Celui qui croit en lui n'est point jugĂ©; mais celui qui ne croit pas est dĂ©jĂ  jugĂ©, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. 37 JĂ©sus leur parla de nouveau, et dit Je suis la lumiĂšre du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les tĂ©nĂšbres, mais il aura la lumiĂšre de la vie. 38 Moi et le PĂšre nous sommes un. 39 Je suis le vrai cep, et mon PĂšre est le vigneron. 40 qui vint, lui, auprĂšs de JĂ©sus, de nuit, et lui dit Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui. 41 Quand ils entendirent cela, accusĂ©s par leur conscience, ils se retirĂšrent un Ă  un, depuis les plus ĂągĂ©s jusqu'aux derniers; et JĂ©sus resta seul avec la femme qui Ă©tait lĂ  au milieu. 42 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. 43 La lumiĂšre luit dans les tĂ©nĂšbres, et les tĂ©nĂšbres ne l'ont point reçue. 44 Il n'Ă©tait pas la lumiĂšre, mais il parut pour rendre tĂ©moignage Ă  la lumiĂšre. 45 Celui qui croit au Fils a la vie Ă©ternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colĂšre de Dieu demeure sur lui. 46 Dieu, en effet, n'a pas envoyĂ© son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvĂ© par lui. 47 Mais l'heure vient, et elle est dĂ©jĂ  venue, oĂč les vrais adorateurs adoreront le PĂšre en esprit et en vĂ©ritĂ©; car ce sont lĂ  les adorateurs que le PĂšre demande. 48 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie Ă©ternelle ce sont elles qui rendent tĂ©moignage de moi. 49 Ne vous Ă©tonnez pas de cela; car l'heure vient oĂč tous ceux qui sont dans les sĂ©pulcres entendront sa voix, et en sortiront. 50 Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du PĂšre, est celui qui l'a fait connaĂźtre. 51 Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. 52 Le soir de ce jour, qui Ă©tait le premier de la semaine, les portes du lieu oĂč se trouvaient les disciples Ă©tant fermĂ©es, Ă  cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs, JĂ©sus vint, se prĂ©senta au milieu d'eux, et leur dit La paix soit avec vous! 53 Nul ne peut venir Ă  moi, si le PĂšre qui m'a envoyĂ© ne l'attire; et je le ressusciterai au dernier jour. 54 AprĂšs cela, il y eut une fĂȘte des Juifs, et JĂ©sus monta Ă  JĂ©rusalem. 55 Et comme MoĂŻse Ă©leva le serpent dans le dĂ©sert, il faut de mĂȘme que le Fils de l'homme soit Ă©levĂ©, 56 NicodĂšme lui dit Comment un homme peut-il naĂźtre quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mĂšre et naĂźtre? 57 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point. 58 Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. 59 Cependant je vous dis la vĂ©ritĂ© il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai. 60 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. 61 et JĂ©sus fut aussi invitĂ© aux noces avec ses disciples. 62 Tous ceux que le PĂšre me donne viendront Ă  moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient Ă  moi; 63 Car ses disciples Ă©taient allĂ©s Ă  la ville pour acheter des vivres. 64 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du PĂšre, l'Esprit de vĂ©ritĂ©, qui vient du PĂšre, il rendra tĂ©moignage de moi; 65 Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sĂ©pulcre dĂšs le matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre Ă©tait ĂŽtĂ©e du sĂ©pulcre. 66 Philippe lui rĂ©pondit Les pains qu'on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu. 67 JĂ©sus reprit donc la parole, et leur dit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-mĂȘme, il ne fait que ce qu'il voit faire au PĂšre; et tout ce que le PĂšre fait, le Fils aussi le fait pareillement. 68 Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, 69 Le dernier jour, le grand jour de la fĂȘte, JĂ©sus, se tenant debout, s'Ă©cria Si quelqu'un a soif, qu'il vienne Ă  moi, et qu'il boive. 70 JĂ©sus lui rĂ©pondit Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit Donne-moi Ă  boire! tu lui aurais toi-mĂȘme demandĂ© Ă  boire, et il t'aurait donnĂ© de l'eau vive. 71 Depuis, JĂ©sus le trouva dans le temple, et lui dit Voici, tu as Ă©tĂ© guĂ©ri; ne pĂšche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire. 72 Avant la fĂȘte de PĂąque, JĂ©sus, sachant que son heure Ă©tait venue de passer de ce monde au PĂšre, et ayant aimĂ© les siens qui Ă©taient dans le monde, mit le comble Ă  son amour pour eux. 73 En elle Ă©tait la vie, et la vie Ă©tait la lumiĂšre des hommes. 74 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le pĂ©chĂ©, la justice, et le jugement 75 JĂ©sus lui rĂ©pondit Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon PĂšre l'aimera; nous viendrons Ă  lui, et nous ferons notre demeure chez lui. 76 Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon PĂšre. Si cela n'Ă©tait pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous prĂ©parer une place. 77 JĂ©sus leur rĂ©pondit DĂ©truisez ce temple, et en trois jours je le relĂšverai. 78 AprĂšs qu'ils eurent mangĂ©, JĂ©sus dit Ă  Simon Pierre Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci? Il lui rĂ©pondit Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. JĂ©sus lui dit Pais mes agneaux. 79 JĂ©sus leur dit Je suis le pain de vie. Celui qui vient Ă  moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. 80 Les Juifs, prenant la parole, lui dirent Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte? 81 Mais celui qui avait Ă©tĂ© guĂ©ri ne savait pas qui c'Ă©tait; car JĂ©sus avait disparu de la foule qui Ă©tait en ce lieu. 82 JĂ©sus leur dit de nouveau La paix soit avec vous! Comme le PĂšre m'a envoyĂ©, moi aussi je vous envoie. 83 LĂ -dessus, quelques-uns de ses disciples dirent entre eux Que signifie ce qu'il nous dit Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez ? et Parce que je vais au PĂšre ? 84 Il leur rĂ©pondit Celui qui m'a guĂ©ri m'a dit Prends ton lit, et marche. 85 Comme il fallait qu'il passĂąt par la Samarie, 86 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai Ă©tablis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au PĂšre en mon nom, il vous le donne. 87 Va, lui dit JĂ©sus, appelle ton mari, et viens ici. 88 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au PĂšre; 89 Il y eut un homme envoyĂ© de Dieu son nom Ă©tait Jean. 90 Et ce jugement c'est que, la lumiĂšre Ă©tant venue dans le monde, les hommes ont prĂ©fĂ©rĂ© les tĂ©nĂšbres Ă  la lumiĂšre, parce que leurs oeuvres Ă©taient mauvaises. 91 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. 92 A ceci tous connaĂźtront que vous ĂȘtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. 93 C'est ici mon commandement Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimĂ©s. 94 Je leur donne la vie Ă©ternelle; et elles ne pĂ©riront jamais, et personne ne les ravira de ma main. 95 Le vin ayant manquĂ©, la mĂšre de JĂ©sus lui dit Ils n'ont plus de vin. 96 afin que tous soient un, comme toi, PĂšre, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyĂ©. 97 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophĂšte. 98 car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l'eau; et celui qui y descendait le premier aprĂšs que l'eau avait Ă©tĂ© agitĂ©e Ă©tait guĂ©ri, quelle que fĂ»t sa maladie. 99 JĂ©sus lui dit Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le PĂšre; comment dis-tu Montre-nous le PĂšre? 100 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordĂ©. 101 Ce qui est nĂ© de la chair est chair, et ce qui est nĂ© de l'Esprit est Esprit. 102 Mon royaume n'est pas de ce monde, rĂ©pondit JĂ©sus. Si mon royaume Ă©tait de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livrĂ© aux Juifs; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas. 103 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. 104 Quand JĂ©sus eut pris le vinaigre, il dit Tout est accompli. Et, baissant la tĂȘte, il rendit l'esprit. 105 Un de ses disciples, AndrĂ©, frĂšre de Simon Pierre, lui dit 106 Elle Ă©tait au commencement avec Dieu. 107 C'est l'esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. 108 JĂ©sus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. 109 mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie Ă©ternelle. 110 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. 111 Mais ces choses ont Ă©tĂ© Ă©crites afin que vous croyiez que JĂ©sus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. 112 Personne n'est montĂ© au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. 113 La femme samaritaine lui dit Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu Ă  boire, Ă  moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. - 114 afin que quiconque croit en lui ait la vie Ă©ternelle. 115 Il y avait un homme malade, Lazare, de BĂ©thanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur. 116 Ne t'Ă©tonne pas que je t'aie dit Il faut que vous naissiez de nouveau. 117 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimĂ© de mon PĂšre, je l'aimerai, et je me ferai connaĂźtre Ă  lui. 118 Elle Ă©tait dans le monde, et le monde a Ă©tĂ© fait par elle, et le monde ne l'a point connue. 119 J'ai encore beaucoup de choses Ă  vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. 120 Thomas lui rĂ©pondit Mon Seigneur et mon Dieu! JĂ©sus lui dit 121 JĂ©sus lui dit Ne me touche pas; car je ne suis pas encore montĂ© vers mon PĂšre. Mais va trouver mes frĂšres, et dis-leur que je monte vers mon PĂšre et votre PĂšre, vers mon Dieu et votre Dieu. 122 AprĂšs avoir ainsi parlĂ©, JĂ©sus leva les yeux au ciel, et dit PĂšre, l'heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, 123 AprĂšs cela, JĂ©sus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de TibĂ©riade. Et voici de quelle maniĂšre il se montra. 124 Sous ces portiques Ă©taient couchĂ©s en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l'eau; 125 A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus Ă  le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il appelait Dieu son propre PĂšre, se faisant lui-mĂȘme Ă©gal Ă  Dieu. 126 l'Esprit de vĂ©ritĂ©, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaĂźt point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. 127 La PĂąque des Juifs Ă©tait proche, et JĂ©sus monta Ă  JĂ©rusalem. 128 Si donc le Fils vous affranchit, vous serez rĂ©ellement libres. 129 Et, lorsque je m'en serai allĂ©, et que je vous aurai prĂ©parĂ© une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que lĂ  oĂč je suis vous y soyez aussi. 130 JĂ©sus se rendit Ă  la montagne des oliviers. 131 Jean aussi baptisait Ă  Énon, prĂšs de Salim, parce qu'il y avait lĂ  beaucoup d'eau; et on y venait pour ĂȘtre baptisĂ©. 132 Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haĂŻ avant vous. 133 Et moi, quand j'aurai Ă©tĂ© Ă©levĂ© de la terre, j'attirerai tous les hommes Ă  moi. 134 Il dĂ©clara, et ne le nia point, il dĂ©clara qu'il n'Ă©tait pas le Christ. 135 Car le PĂšre aime le Fils, et lui montre tout ce qu'il fait; et il lui montrera des oeuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l'Ă©tonnement. 136 Six jours avant la PĂąque, JĂ©sus arriva Ă  BĂ©thanie, oĂč Ă©tait Lazare, qu'il avait ressuscitĂ© des morts. 137 et il dit aux vendeurs de pigeons Otez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon PĂšre une maison de trafic. 138 Si elle a appelĂ© dieux ceux Ă  qui la parole de Dieu a Ă©tĂ© adressĂ©e, et si l'Écriture ne peut ĂȘtre anĂ©antie, 139 et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le PĂšre soit glorifiĂ© dans le Fils. 140 AprĂšs cela, JĂ©sus s'en alla de l'autre cĂŽtĂ© de la mer de GalilĂ©e, de TibĂ©riade. 141 Vous avez entendu que je vous ai dit Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous vous rĂ©jouiriez de ce que je vais au PĂšre; car le PĂšre est plus grand que moi. 142 Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvĂ©; il entrera et il sortira, et il trouvera des pĂąturages. 143 NicodĂšme lui dit Comment cela peut-il se faire? 144 AprĂšs cela, JĂ©sus, accompagnĂ© de ses disciples, se rendit dans la terre de JudĂ©e; et lĂ  il demeurait avec eux, et il baptisait. 145 Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jetĂ© dehors. 146 Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-mĂȘme porter du fruit, s'il ne demeure attachĂ© au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. 147 Ils lui demandĂšrent Qui est l'homme qui t'a dit Prends ton lit, et marche? 148 J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-lĂ , il faut que je les amĂšne; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. 149 Or, il y avait lĂ  six vases de pierre, destinĂ©s aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures. 150 Comme le PĂšre m'a aimĂ©, je vous ai aussi aimĂ©s. Demeurez dans mon amour. 151 Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture. 152 car la loi a Ă©tĂ© donnĂ©e par MoĂŻse, la grĂące et la vĂ©ritĂ© sont venues par JĂ©sus Christ. 153 C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscitĂ© des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent Ă  l'Écriture et Ă  la parole que JĂ©sus avait dite. 154 C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos pĂ©chĂ©s; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos pĂ©chĂ©s. 155 Le PĂšre ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, 156 Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais Ă  toi. PĂšre saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnĂ©s, afin qu'ils soient un comme nous. 157 Nos pĂšres ont adorĂ© sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu oĂč il faut adorer est Ă  JĂ©rusalem. 158 Les Juifs dirent Il a fallu quarante-six ans pour bĂątir ce temple, et toi, en trois jours tu le relĂšveras! 159 JĂ©sus lui rĂ©pondit Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue. 160 Ils disaient donc Que signifie ce qu'il dit Encore un peu de temps ? Nous ne savons de quoi il parle. 161 JĂ©sus leur dit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mĂȘmes. 162 AprĂšs ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit Recevez le Saint Esprit. 163 JĂ©sus lui rĂ©pondit Quiconque boit de cette eau aura encore soif; 164 Mais JĂ©sus leur rĂ©pondit Mon PĂšre agit jusqu'Ă  prĂ©sent; moi aussi, j'agis. 165 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, si le grain de blĂ© qui est tombĂ© en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. 166 JĂ©sus a fait encore, en prĂ©sence de ses disciples, beaucoup d'autres miracles, qui ne sont pas Ă©crits dans ce livre. 167 C'est pourquoi les Juifs poursuivaient JĂ©sus, parce qu'il faisait ces choses le jour du sabbat. 168 Je ne puis rien faire de moi-mĂȘme selon que j'entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volontĂ©, mais la volontĂ© de celui qui m'a envoyĂ©. 169 Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maĂźtre; mais je vous ai appelĂ©s amis, parce que je vous ai fait connaĂźtre tout ce que j'ai appris de mon PĂšre. 170 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra Ă©ternellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. 171 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie Ă©ternelle. 172 non du sang, ni de la volontĂ© de la chair, ni de la volontĂ© de l'homme, mais de Dieu. 173 Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu oĂč JĂ©sus fut crucifiĂ© Ă©tait prĂšs de la ville elle Ă©tait en hĂ©breu, en grec et en latin. 174 Et maintenant toi, PĂšre, glorifie-moi auprĂšs de toi-mĂȘme de la gloire que j'avais auprĂšs de toi avant que le monde fĂ»t. 175 Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons; mais qu'est-ce que cela pour tant de gens? 176 Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire, et qu'il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. 177 Femme, lui dit JĂ©sus, crois-moi, l'heure vient oĂč ce ne sera ni sur cette montagne ni Ă  JĂ©rusalem que vous adorerez le PĂšre. 178 AprĂšs cela, il descendit Ă  CapernaĂŒm, avec sa mĂšre, ses frĂšres et ses disciples, et ils n'y demeurĂšrent que peu de jours. 179 On cĂ©lĂ©brait Ă  JĂ©rusalem la fĂȘte de la DĂ©dicace. C'Ă©tait l'hiver. 180 PrĂšs de la croix de JĂ©sus se tenaient sa mĂšre et la soeur de sa mĂšre, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. 181 Car, comme le PĂšre ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie Ă  qui il veut. 182 Toutefois JĂ©sus ne baptisait pas lui-mĂȘme, mais c'Ă©taient ses disciples. 183 Voici le tĂ©moignage de Jean, lorsque les Juifs envoyĂšrent de JĂ©rusalem des sacrificateurs et des LĂ©vites, pour lui demander Toi, qui es-tu? 184 Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j'ai annoncĂ©e, c'est elle qui le jugera au dernier jour. 185 Le lendemain, Jean Ă©tait encore lĂ , avec deux de ses disciples; 186 Thomas, appelĂ© Didyme, l'un des douze, n'Ă©tait pas avec eux lorsque JĂ©sus vint. 187 Ils lui dirent alors Qui es-tu? afin que nous donnions une rĂ©ponse Ă  ceux qui nous ont envoyĂ©s. Que dis-tu de toi-mĂȘme? 188 AprĂšs cela, JĂ©sus, qui savait que tout Ă©tait dĂ©jĂ  consommĂ©, dit, afin que l'Écriture fĂ»t accomplie J'ai soif. 189 Alors il quitta la JudĂ©e, et retourna en GalilĂ©e. 190 Il faut qu'il croisse, et que je diminue. 191 Ils lui firent encore cette question Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Élie, ni le prophĂšte? 192 Car quiconque fait le mal hait la lumiĂšre, et ne vient point Ă  la lumiĂšre, de peur que ses oeuvres ne soient dĂ©voilĂ©es; 193 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, leur rĂ©pliqua JĂ©sus, quiconque se livre au pĂ©chĂ© est esclave du pĂ©chĂ©. 194 Je connais mes brebis, et elles me connaissent, 195 Lorsqu'il eut dit ces choses, JĂ©sus alla avec ses disciples de l'autre cĂŽtĂ© du torrent du CĂ©dron, oĂč se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. 196 JĂ©sus, l'ayant vu couchĂ©, et sachant qu'il Ă©tait malade depuis longtemps, lui dit Veux-tu ĂȘtre guĂ©ri? 197 Si quelqu'un veut faire sa volontĂ©, il connaĂźtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. 198 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de mĂȘme que j'ai gardĂ© les commandements de mon PĂšre, et que je demeure dans son amour. 199 JĂ©sus dit Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d'herbe. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. 200 Or, Ă  JĂ©rusalem, prĂšs de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hĂ©breu BĂ©thesda, et qui a cinq portiques. 201 Pendant que JĂ©sus Ă©tait Ă  JĂ©rusalem, Ă  la fĂȘte de PĂąque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait. 202 JĂ©sus leur dit Ma nourriture est de faire la volontĂ© de celui qui m'a envoyĂ©, et d'accomplir son oeuvre. 203 Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice. 205 J'ai fait connaĂźtre ton nom aux hommes que tu m'as donnĂ©s du milieu du monde. Ils Ă©taient Ă  toi, et tu me les as donnĂ©s; et ils ont gardĂ© ta parole. 206 Quelques Grecs, du nombre de ceux qui Ă©taient montĂ©s pour adorer pendant la fĂȘte, 207 Je ne te prie pas de les ĂŽter du monde, mais de les prĂ©server du mal. 208 Pilate lui dit Tu es donc roi? JĂ©sus rĂ©pondit Tu le dis, je suis roi. Je suis nĂ© et je suis venu dans le monde pour rendre tĂ©moignage Ă  la vĂ©ritĂ©. Quiconque est de la vĂ©ritĂ© Ă©coute ma voix. 209 Jean leur rĂ©pondit Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas, qui vient aprĂšs moi; 210 LĂ  se trouvait le puits de Jacob. JĂ©sus, fatiguĂ© du voyage, Ă©tait assis au bord du puits. C'Ă©tait environ la sixiĂšme heure. 211 JĂ©sus leur rĂ©pondit N'est-il pas Ă©crit dans votre loi J'ai dit Vous ĂȘtes des dieux? 212 Comme ils continuaient Ă  l'interroger, il se releva et leur dit Que celui de vous qui est sans pĂ©chĂ© jette le premier la pierre contre elle. 213 il arriva dans une ville de Samarie, nommĂ©e Sychar, prĂšs du champ que Jacob avait donnĂ© Ă  Joseph, son fils. 214 JĂ©sus leur rĂ©pondit L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyĂ©. 215 Ceux qui avaient Ă©tĂ© envoyĂ©s Ă©taient des pharisiens. 216 Ses disciples se souvinrent qu'il est Ă©crit Le zĂšle de ta maison me dĂ©vore. 217 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons tĂ©moignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre tĂ©moignage. 218 Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus Ă  la fĂȘte ayant entendu dire que JĂ©sus se rendait Ă  JĂ©rusalem, 219 En ce jour-lĂ , vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, ce que vous demanderez au PĂšre, il vous le donnera en mon nom. 220 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, l'heure vient, et elle est dĂ©jĂ  venue, oĂč les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l'auront entendue vivront. 221 JĂ©sus, voyant sa mĂšre, et auprĂšs d'elle le disciple qu'il aimait, dit Ă  sa mĂšre Femme, voilĂ  ton fils. 222 Lorsque Judas fut sorti, JĂ©sus dit Maintenant, le Fils de l'homme a Ă©tĂ© glorifiĂ©, et Dieu a Ă©tĂ© glorifiĂ© en lui. 223 Or, la volontĂ© de celui qui m'a envoyĂ©, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donnĂ©, mais que je le ressuscite au dernier jour. 224 Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon PĂšre sera glorifiĂ©, et que vous serez mes disciples. 225 Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'Ă  la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui dĂ©jĂ  blanchissent pour la moisson. 226 La volontĂ© de mon PĂšre, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie Ă©ternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. 227 Ne crois-tu pas que je suis dans le PĂšre, et que le PĂšre est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-mĂȘme; et le PĂšre qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres. 228 JĂ©sus leur dit encore En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, je suis la porte des brebis. 229 Je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fĂ»t manifestĂ© Ă  IsraĂ«l que je suis venu baptiser d'eau. 230 Sa mĂšre dit aux serviteurs Faites ce qu'il vous dira. 231 Travaillez, non pour la nourriture qui pĂ©rit, mais pour celle qui subsiste pour la vie Ă©ternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera; car c'est lui que le PĂšre, que Dieu a marquĂ© de son sceau. 232 mais un des soldats lui perça le cĂŽtĂ© avec une lance, et aussitĂŽt il sortit du sang et de l'eau. 233 Tel fut, Ă  Cana en GalilĂ©e, le premier des miracles que fit JĂ©sus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. 234 Ces choses se passĂšrent Ă  BĂ©thanie, au delĂ  du Jourdain, oĂč Jean baptisait. 235 Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru! 236 JĂ©sus lui rĂ©pondit Tu es le docteur d'IsraĂ«l, et tu ne sais pas ces choses! 237 Elle rĂ©pondit Non, Seigneur. Et JĂ©sus lui dit Je ne te condamne pas non plus va, et ne pĂšche plus. 238 car celui que Dieu a envoyĂ© dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure. 239 Es-tu plus grand que notre pĂšre Jacob, qui nous a donnĂ© ce puits, et qui en a bu lui-mĂȘme, ainsi que ses fils et ses troupeaux? 240 car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volontĂ©, mais la volontĂ© de celui qui m'a envoyĂ©. 241 Le PĂšre m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. 242 Philippe lui dit Seigneur, montre-nous le PĂšre, et cela nous suffit. 243 Cependant Marie se tenait dehors prĂšs du sĂ©pulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sĂ©pulcre; 244 Il rĂ©pondit L'Homme qu'on appelle JĂ©sus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m'a dit Va au rĂ©servoir de SiloĂ©, et lave-toi. J'y suis allĂ©, je me suis lavĂ©, et j'ai recouvrĂ© la vue. 245 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 246 Puis il dit Ă  Thomas Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon cĂŽtĂ©; et ne sois pas incrĂ©dule, mais crois. 247 Et nous avons tous reçu de sa plĂ©nitude, et grĂące pour grĂące; 248 PĂšre, je veux que lĂ  oĂč je suis ceux que tu m'as donnĂ©s soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as donnĂ©e, parce que tu m'as aimĂ© avant la fondation du monde. 249 AprĂšs cela, JĂ©sus parcourait la GalilĂ©e, car il ne voulait pas sĂ©journer en JudĂ©e, parce que les Juifs cherchaient Ă  le faire mourir. 250 JĂ©sus a fait encore beaucoup d'autres choses; si on les Ă©crivait en dĂ©tail, je ne pense pas que le monde mĂȘme pĂ»t contenir les livres qu'on Ă©crirait. 251 Le lendemain, JĂ©sus voulut se rendre en GalilĂ©e, et il rencontra Philippe. Il lui dit Suis-moi. 252 Et chacun s'en retourna dans sa maison. 253 Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. 254 Lorsque ses frĂšres furent montĂ©s Ă  la fĂȘte, il y monta aussi lui-mĂȘme, non publiquement, mais comme en secret. 255 C'Ă©tait un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc Ă  celui qui avait Ă©tĂ© guĂ©ri C'est le sabbat; il ne t'est pas permis d'emporter ton lit. 256 Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai Ă  vous. 257 Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les oeuvres de celui qui m'a envoyĂ©; la nuit vient, oĂč personne ne peut travailler. 258 Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, -car c'Ă©tait la prĂ©paration, et ce jour de sabbat Ă©tait un grand jour, -les Juifs demandĂšrent Ă  Pilate qu'on rompĂźt les jambes aux crucifiĂ©s, et qu'on les enlevĂąt. 259 AprĂšs ces paroles, il leur dit Lazare, notre ami, dort; mais je vais le rĂ©veiller. 260 Vous ĂȘtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. 261 Lorsqu'ils furent rassasiĂ©s, il dit Ă  ses disciples Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. 262 Mon PĂšre, qui me les a donnĂ©es, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon PĂšre. 263 Abraham, votre pĂšre, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour il l'a vu, et il s'est rĂ©joui. 264 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlĂ© des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses cĂ©lestes? 265 moi en eux, et toi en moi, -afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyĂ© et que tu les as aimĂ©s comme tu m'as aimĂ©. 266 mais celui qui agit selon la vĂ©ritĂ© vient Ă  la lumiĂšre, afin que ses oeuvres soient manifestĂ©es, parce qu'elles sont faites en Dieu. 267 JĂ©sus, portant sa croix, arriva au lieu du crĂąne, qui se nomme en hĂ©breu Golgotha. 268 Je t'ai glorifiĂ© sur la terre, j'ai achevĂ© l'oeuvre que tu m'as donnĂ©e Ă  faire. 269 Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. 270 Alors Pilate prit JĂ©sus, et le fit battre de verges. 271 Je ne parlerai plus guĂšre avec vous; car le prince du monde vient. Il n'a rien en moi; 272 Si vous Ă©tiez du monde, le monde aimerait ce qui est Ă  lui; mais parce que vous n'ĂȘtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, Ă  cause de cela le monde vous hait. 273 Seigneur, lui dit la femme, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond; d'oĂč aurais-tu donc cette eau vive? 274 La femme rĂ©pondit Je n'ai point de mari. JĂ©sus lui dit Tu as eu raison de dire Je n'ai point de mari. 275 Ils lui dirent Que devons-nous faire, pour faire les oeuvres de Dieu? 276 Ceux Ă  qui vous pardonnerez les pĂ©chĂ©s, ils leur seront pardonnĂ©s; et ceux Ă  qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. 277 Si vous me connaissiez, vous connaĂźtriez aussi mon PĂšre. Et dĂšs maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. 278 Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyĂ© baptiser d'eau, celui-lĂ  m'a dit Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrĂȘter, c'est celui qui baptise du Saint Esprit. 279 Ils vous excluront des synagogues; et mĂȘme l'heure vient oĂč quiconque vous fera mourir croira rendre un culte Ă  Dieu. 280 je ne suis pas digne de dĂ©lier la courroie de ses souliers. 281 JĂ©sus leur dit Si Dieu Ă©tait votre PĂšre, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-mĂȘme, mais c'est lui qui m'a envoyĂ©. 283 Quand l'ordonnateur du repas eut goĂ»tĂ© l'eau changĂ©e en vin, -ne sachant d'oĂč venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisĂ© l'eau, le savaient bien, -il appela l'Ă©poux, 284 Je leur ai donnĂ© la gloire que tu m'as donnĂ©e, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, - 285 C'est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnĂ©s, parce qu'ils sont Ă  toi; - 286 Car, comme le PĂšre a la vie en lui-mĂȘme, ainsi il a donnĂ© au Fils d'avoir la vie en lui-mĂȘme. 287 JĂ©sus donc leur dit Quand vous aurez Ă©levĂ© le Fils de l'homme, alors vous connaĂźtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-mĂȘme, mais que je parle selon ce que le PĂšre m'a enseignĂ©. 288 Ce n'est pas de vous tous que je parle; je connais ceux que j'ai choisis. Mais il faut que l'Écriture s'accomplisse Celui qui mange avec moi le pain A levĂ© son talon contre moi. 289 Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent Ă  Pilate N'Ă©cris pas Roi des Juifs. Mais Ă©cris qu'il a dit Je suis roi des Juifs. 290 Je leur ai donnĂ© ta parole; et le monde les a haĂŻs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. 291 Ayant ainsi parlĂ©, JĂ©sus fut troublĂ© en son esprit, et il dit expressĂ©ment En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, l'un de vous me livrera. 292 Ils conduisirent JĂ©sus de chez CaĂŻphe au prĂ©toire c'Ă©tait le matin. Ils n'entrĂšrent point eux-mĂȘmes dans le prĂ©toire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la PĂąque. 293 et parce qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rendĂźt tĂ©moignage d'aucun homme; car il savait lui-mĂȘme ce qui Ă©tait dans l'homme. 294 Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite Le serviteur n'est pas plus grand que son maĂźtre. S'ils m'ont persĂ©cutĂ©, ils vous persĂ©cuteront aussi; s'ils ont gardĂ© ma parole, ils garderont aussi la vĂŽtre. 295 Les soldats, aprĂšs avoir crucifiĂ© JĂ©sus, prirent ses vĂȘtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui Ă©tait sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux 296 Simon Pierre lui rĂ©pondit Seigneur, Ă  qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie Ă©ternelle. 297 Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'Ă©monde, afin qu'il porte encore plus de fruit. 298 Si donc je vous ai lavĂ© les pieds, moi, le Seigneur et le MaĂźtre, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; 299 Les autres disciples lui dirent donc Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son cĂŽtĂ©, je ne croirai point. 300 Maintenant mon Ăąme est troublĂ©e. Et que dirais-je?... PĂšre, dĂ©livre-moi de cette heure?... Mais c'est pour cela que je suis venu jusqu'Ă  cette heure. 301 Les Juifs lui rĂ©pondirent Ce n'est point pour une bonne oeuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphĂšme, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. 302 Plusieurs de ses disciples, aprĂšs l'avoir entendu, dirent Cette parole est dure; qui peut l'Ă©couter? 303 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le PĂšre. Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le PĂšre qui l'a envoyĂ©. 304 AprĂšs cela, Joseph d'ArimathĂ©e, qui Ă©tait disciple de JĂ©sus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda Ă  Pilate la permission de prendre le corps de JĂ©sus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de JĂ©sus. 305 Philippe rencontra NathanaĂ«l, et lui dit Nous avons trouvĂ© celui de qui MoĂŻse a Ă©crit dans la loi et dont les prophĂštes ont parlĂ©, JĂ©sus de Nazareth, fils de Joseph. 306 C'est celui dont j'ai dit AprĂšs moi vient un homme qui m'a prĂ©cĂ©dĂ©, car il Ă©tait avant moi. 307 Pilate rentra dans le prĂ©toire, appela JĂ©sus, et lui dit Es-tu le roi des Juifs? 308 Car Jean n'avait pas encore Ă©tĂ© mis en prison. 309 DĂšs ce moment, plusieurs de ses disciples se retirĂšrent, et ils n'allaient plus avec lui. 310 Et il le conduisit vers JĂ©sus. JĂ©sus, l'ayant regardĂ©, dit Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelĂ© CĂ©phas ce qui signifie Pierre. 311 JĂ©sus leur dit Remplissez d'eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu'au bord. 312 Jean rendit ce tĂ©moignage J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrĂȘter sur lui. 313 Comme tu m'as envoyĂ© dans le monde, je les ai aussi envoyĂ©s dans le monde. 314 Si vous savez ces choses, vous ĂȘtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. 315 Huit jours aprĂšs, les disciples de JĂ©sus Ă©taient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. JĂ©sus vint, les portes Ă©tant fermĂ©es, se prĂ©senta au milieu d'eux, et dit La paix soit avec vous! 316 Mais JĂ©sus ne se fiait point Ă  eux, parce qu'il les connaissait tous, 317 Alors les scribes et les pharisiens amenĂšrent une femme surprise en adultĂšre; 318 Lorsque j'Ă©tais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J'ai gardĂ© ceux que tu m'as donnĂ©s, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l'Écriture fĂ»t accomplie. 319 Si quelqu'un me sert, qu'il me suive; et lĂ  oĂč je suis, lĂ  aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, le PĂšre l'honorera. 320 Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en Ă  l'ordonnateur du repas. Et ils en portĂšrent. 321 Il trouva dans le temple les vendeurs de boeufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. 322 JĂ©sus, connut qu'ils voulaient l'interroger, leur dit Vous vous questionnez les uns les autres sur ce que j'ai dit Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez. 323 Ce fut lui qui rencontra le premier son frĂšre Simon, et il lui dit Nous avons trouvĂ© le Messie ce qui signifie Christ. 324 Il est Ă©crit dans les prophĂštes Ils seront tous enseignĂ©s de Dieu. Ainsi quiconque a entendu le PĂšre et a reçu son enseignement vient Ă  moi. 325 JĂ©sus leur dit encore Je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre pĂ©chĂ©; vous ne pouvez venir oĂč je vais. 326 La femme lui dit Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. 327 Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l'Esprit n'Ă©tait pas encore, parce que JĂ©sus n'avait pas encore Ă©tĂ© glorifiĂ©. 328 Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie Ă©ternelle. 329 Personne ne me l'ĂŽte, mais je la donne de moi-mĂȘme; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre tel est l'ordre que j'ai reçu de mon PĂšre. 330 Je suis venu au nom de mon PĂšre, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez. 331 DĂ©jĂ  vous ĂȘtes purs, Ă  cause de la parole que je vous ai annoncĂ©e. 332 Jusqu'Ă  prĂ©sent vous n'avez rien demandĂ© en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. 333 Et vous ne voulez pas venir Ă  moi pour avoir la vie! 334 Maintenant je m'en vais vers celui qui m'a envoyĂ©, et aucun de vous ne me demande OĂč vas-tu? 335 LĂšve-toi, lui dit JĂ©sus, prends ton lit, et marche. 336 LĂ -dessus, les pharisiens lui dirent Tu rends tĂ©moignage de toi-mĂȘme; ton tĂ©moignage n'est pas vrai. 337 JĂ©sus leur rĂ©pondit Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyĂ©. 338 Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. 339 Car si vous croyiez MoĂŻse, vous me croiriez aussi, parce qu'il a Ă©crit de moi. 340 Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est Ă  moi, et vous l'annoncera. 341 Croyez-moi, je suis dans le PĂšre, et le PĂšre est en moi; croyez du moins Ă  cause de ces oeuvres. 342 AussitĂŽt cet homme fut guĂ©ri; il prit son lit, et marcha. 343 Et JĂ©sus, sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. 344 JĂ©sus trouva un Ăąnon, et s'assit dessus, selon ce qui est Ă©crit 345 JĂ©sus, Ă©tant arrivĂ©, trouva que Lazare Ă©tait dĂ©jĂ  depuis quatre jours dans le sĂ©pulcre. 346 selon que tu lui as donnĂ© pouvoir sur toute chair, afin qu'il accorde la vie Ă©ternelle Ă  tous ceux que tu lui as donnĂ©s. 347 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie Ă©ternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. 348 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jetĂ© dehors, comme le sarment, et il sĂšche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brĂ»lent. 349 JĂ©sus apprit qu'ils l'avaient chassĂ©; et, l'ayant rencontrĂ©, il lui dit Crois-tu au Fils de Dieu? 350 Il lui dit pour la troisiĂšme fois Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre fut attristĂ© de ce qu'il lui avait dit pour la troisiĂšme fois M'aimes-tu? Et il lui rĂ©pondit Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime. JĂ©sus lui dit Pais mes brebis. 351 Il y avait dans la foule grande rumeur Ă  son sujet. Les uns disaient C'est un homme de bien. D'autres disaient Non, il Ă©gare la multitude. 352 Ils les ramassĂšrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restĂšrent des cinq pains d'orge, aprĂšs que tous eurent mangĂ©. 353 car je vous ai donnĂ© un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. 354 En ce jour-lĂ , vous connaĂźtrez que je suis en mon PĂšre, que vous ĂȘtes en moi, et que je suis en vous. 355 Et le PĂšre qui m'a envoyĂ© a rendu lui-mĂȘme tĂ©moignage de moi. Vous n'avez jamais entendu sa voix, vous n'avez point vu sa face, 356 Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. 357 Qui de vous me convaincra de pĂ©chĂ©? Si je dis la vĂ©ritĂ©, pourquoi ne me croyez-vous pas? 358 Plusieurs d'entre eux disaient Il a un dĂ©mon, il est fou; pourquoi l'Ă©coutez-vous? 359 Ils lui dirent OĂč est cet homme? Il rĂ©pondit Je ne sais. 360 Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas seul; mais le PĂšre qui m'a envoyĂ© est avec moi. 361 Vous jugez selon la chair; moi, je ne juge personne. 362 Cet homme s'en alla, et annonça aux Juifs que c'Ă©tait JĂ©sus qui l'avait guĂ©ri. 363 Ils menĂšrent vers les pharisiens celui qui avait Ă©tĂ© aveugle. 364 Pilate rĂ©pondit Ce que j'ai Ă©crit, je l'ai Ă©crit. 365 LĂ -dessus, le bruit courut parmi les frĂšres que ce disciple ne mourrait point. Cependant JĂ©sus n'avait pas dit Ă  Pierre qu'il ne mourrait point; mais Si je veux qu'il demeure jusqu'Ă  ce que je vienne, que t'importe? 366 Pourquoi m'interroges-tu? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m'ont entendu; voici, ceux-lĂ  savent ce que j'ai dit. 367 Les pharisiens se dirent donc les uns aux autres Vous voyez que vous ne gagnez rien; voici, le monde est allĂ© aprĂšs lui. 368 Mais ils vous feront toutes ces choses Ă  cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyĂ©. 369 Alors JĂ©sus leur dit ouvertement Lazare est mort. 370 Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs. 371 JĂ©sus avait parlĂ© de sa mort, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. 372 PĂšre juste, le monde ne t'a point connu; mais moi je t'ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m'as envoyĂ©. 373 Ses disciples ne comprirent pas d'abord ces choses; mais, lorsque JĂ©sus eut Ă©tĂ© glorifiĂ©, ils se souvinrent qu'elles Ă©taient Ă©crites de lui, et qu'il les avaient Ă©tĂ© accomplies Ă  son Ă©gard. 374 Il y eut de nouveau, Ă  cause de ces paroles, division parmi les Juifs. 375 je rends tĂ©moignage de moi-mĂȘme, et le PĂšre qui m'a envoyĂ© rend tĂ©moignage de moi. 376 Or, c'Ă©tait un jour de sabbat que JĂ©sus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux. 377 Tous ceux qui Ă©taient avec JĂ©sus, quand il appela Lazare du sĂ©pulcre et le ressuscita des morts, lui rendaient tĂ©moignage; 378 JĂ©sus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit Que cherchez-vous? Ils lui rĂ©pondirent Rabbi ce qui signifie MaĂźtre, oĂč demeures-tu? 379 Et, Ă  cause de vous, afin que vous croyiez, je me rĂ©jouis de ce que je n'Ă©tais pas lĂ . Mais allons vers lui. 380 Ne crains point, fille de Sion; Voici, ton roi vient, Assis sur le petit d'une Ăąnesse. 381 Celui qui me hait, hait aussi mon PĂšre. 382 DĂšs Ă  prĂ©sent je vous le dis, avant que la chose arrive, afin que, lorsqu'elle arrivera, vous croyiez Ă  ce que je suis. 383 et, ayant regardĂ© JĂ©sus qui passait, il dit VoilĂ  l'Agneau de Dieu. 384 AprĂšs avoir ramĂ© environ vingt-cinq ou trente stades, ils virent JĂ©sus marchant sur la mer et s'approchant de la barque. Et ils eurent peur. 385 Simon Pierre Ă©tait lĂ , et se chauffait. On lui dit Toi aussi, n'es-tu pas de ses disciples? Il le nia, et dit Je n'en suis point. 386 Or, il s'Ă©leva de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif touchant la purification. 387 Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allĂšrent, et ils virent oĂč il demeurait; et ils restĂšrent auprĂšs de lui ce jour-lĂ . C'Ă©tait environ la dixiĂšme heure. 388 D'autres disaient Ce ne sont pas les paroles d'un dĂ©moniaque; un dĂ©mon peut-il ouvrir les yeux des aveugles? 389 Les Juifs s'Ă©tonnaient, disant Comment connaĂźt-il les Écritures, lui qui n'a point Ă©tudiĂ©? 390 Et JĂ©sus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. 391 Ils vinrent trouver Jean, et lui dirent Rabbi, celui qui Ă©tait avec toi au delĂ  du Jourdain, et Ă  qui tu as rendu tĂ©moignage, voici, il baptise, et tous vont Ă  lui. 392 A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait lĂ , donna un soufflet Ă  JĂ©sus, en disant Est-ce ainsi que tu rĂ©ponds au souverain sacrificateur? 393 Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore Ă  l'aveugle Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu'il t'a ouvert les yeux? Il rĂ©pondit C'est un prophĂšte. 394 De nouveau, les pharisiens aussi lui demandĂšrent comment il avait recouvrĂ© la vue. Et il leur dit Il a appliquĂ© de la boue sur mes yeux, je me suis lavĂ©, et je vois. 395 JĂ©sus dit ces paroles, enseignant dans le temple, au lieu oĂč Ă©tait le trĂ©sor; et personne ne le saisit, parce que son heure n'Ă©tait pas encore venue. 396 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, celui qui reçoit celui que j'aurai envoyĂ© me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyĂ©. 397 Si je n'avais pas fait parmi eux des oeuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de pĂ©chĂ©; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haĂŻ et moi et mon PĂšre. 398 Sur quoi les Juifs dirent Se tuera-t-il lui-mĂȘme, puisqu'il dit Vous ne pouvez venir oĂč je vais ? 399 Vous-mĂȘmes m'ĂȘtes tĂ©moins que j'ai dit Je ne suis pas le Christ, mais j'ai Ă©tĂ© envoyĂ© devant lui. 400 Ne la dĂ©chirons pas, mais tirons au sort Ă  qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplĂźt cette parole de l'Écriture Ils se sont partagĂ© mes vĂȘtements, Et ils ont tirĂ© au sort ma tunique. VoilĂ  ce que firent les soldats. 401 Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyĂ©, celui-lĂ  est vrai, et il n'y a point d'injustice en lui. 402 Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n'observe pas le sabbat. D'autres dirent Comment un homme pĂ©cheur peut-il faire de tels miracles? 403 Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu'elles arrivent, afin que, lorsqu'elles arriveront, vous croyiez. 404 Il soufflait un grand vent, et la mer Ă©tait agitĂ©e. 405 Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait; ne serait-ce point le Christ? 406 JĂ©sus lui dit Si j'ai mal parlĂ©, fais voir ce que j'ai dit de mal; et si j'ai bien parlĂ©, pourquoi me frappes-tu? 407 JĂ©sus lui dit Je le suis, moi qui te parle. 408 Ses parents rĂ©pondirent Nous savons que c'est notre fils, et qu'il est nĂ© aveugle; 409 MoĂŻse ne vous a-t-il pas donnĂ© la loi? Et nul de vous n'observe la loi. Pourquoi cherchez-vous Ă  me faire mourir? 410 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui. 411 Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitĂŽt la barque aborda au lieu oĂč ils allaient. 412 JĂ©sus leur rĂ©pondit J'ai fait une oeuvre, et vous en ĂȘtes tous Ă©tonnĂ©s. 413 Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient oĂč je ne vous parlerai plus en paraboles, mais oĂč je vous parlerai ouvertement du PĂšre. 414 Et, comme BĂ©thanie Ă©tait prĂšs de JĂ©rusalem, Ă  quinze stades environ, 415 Étant montĂ©s dans une barque, ils traversaient la mer pour se rendre Ă  CapernaĂŒm. Il faisait dĂ©jĂ  nuit, et JĂ©sus ne les avait pas encore rejoints. 416 Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent JĂ©sus. 417 Mais JĂ©sus leur dit C'est moi; n'ayez pas peur! 418 Et ils les interrogĂšrent, disant Est-ce lĂ  votre fils, que vous dites ĂȘtre nĂ© aveugle? Comment donc voit-il maintenant? 419 JĂ©sus lui rĂ©pondit Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. 420 Une grande foule le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opĂ©rait sur les malades. 421 JĂ©sus monta sur la montagne, et lĂ  il s'assit avec ses disciples. 422 et la foule vint au-devant de lui, parce qu'elle avait appris qu'il avait fait ce miracle. 423 beaucoup de Juifs Ă©taient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frĂšre. 424 Ils disaient cela pour l'Ă©prouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais JĂ©sus, s'Ă©tant baissĂ©, Ă©crivait avec le doigt sur la terre. 425 Or, la PĂąque Ă©tait proche, la fĂȘte des Juifs. 426 Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. 427 Les Juifs ne crurent point qu'il eĂ»t Ă©tĂ© aveugle et qu'il eĂ»t recouvrĂ© la vue jusqu'Ă  ce qu'ils eussent fait venir ses parents. 428 Philippe Ă©tait de BethsaĂŻda, de la ville d'AndrĂ© et de Pierre. 429 Il disait cela pour l'Ă©prouver, car il savait ce qu'il allait faire. 430 Alors la femme, ayant laissĂ© sa cruche, s'en alla dans la ville, et dit aux gens 431 Le lendemain, comme d'autres barques Ă©taient arrivĂ©es de TibĂ©riade prĂšs du lieu oĂč ils avaient mangĂ© le pain aprĂšs que le Seigneur eut rendu grĂąces, 432 La foule rĂ©pondit Tu as un dĂ©mon. Qui est-ce qui cherche Ă  te faire mourir? 433 Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait. 434 mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c'est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-mĂȘme, il a de l'Ăąge, il parlera de ce qui le concerne. 435 MoĂŻse, dans la loi, nous a ordonnĂ© de lapider de telles femmes toi donc, que dis-tu? 436 Et ce disciple, s'Ă©tant penchĂ© sur la poitrine de JĂ©sus, lui dit Seigneur, qui est-ce? 437 Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien! Est-ce que vraiment les chefs auraient reconnu qu'il est le Christ? 438 MoĂŻse vous a donnĂ© la circoncision, -non qu'elle vienne de MoĂŻse, car elle vient des patriarches, -et vous circoncisez un homme le jour du sabbat. 439 Il rĂ©pondit S'il est un pĂ©cheur, je ne sais; je sais une chose, c'est que j'Ă©tais aveugle et que maintenant je vois. 440 Et s'Ă©tant de nouveau baissĂ©, il Ă©crivait sur la terre. 441 J'ai beaucoup de choses Ă  dire de vous et Ă  juger en vous; mais celui qui m'a envoyĂ© est vrai, et ce que j'ai entendu de lui, je le dis au monde. 442 Qui es-tu? lui dirent-ils. JĂ©sus leur rĂ©pondit Ce que je vous dis dĂšs le commencement. 443 et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent Ă  JĂ©sus MaĂźtre, cette femme a Ă©tĂ© surprise en flagrant dĂ©lit d'adultĂšre. 444 Or, la fĂȘte des Juifs, la fĂȘte des Tabernacles, Ă©tait proche. 445 Ils ne comprirent point qu'il leur parlait du PĂšre. 446 En ce jour, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le PĂšre pour vous; 447 Si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, afin que la loi de MoĂŻse ne soit pas violĂ©e, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j'ai guĂ©ri un homme tout entier le jour du sabbat? 448 Lorsque Marthe apprit que JĂ©sus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise Ă  la maison. 449 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point Ă©coutĂ©s. 450 Quelques habitants de JĂ©rusalem disaient N'est-ce pas lĂ  celui qu'ils cherchent Ă  faire mourir? 451 Ayant ainsi parlĂ©, elle s'en alla. Puis elle appela secrĂštement Marie, sa soeur, et lui dit Le maĂźtre est ici, et il te demande. 452 Le monde ne peut vous haĂŻr; moi, il me hait, parce que je rends de lui le tĂ©moignage que ses oeuvres sont mauvaises. 453 Et ses frĂšres lui dirent Pars d'ici, et va en JudĂ©e, afin que tes disciples voient aussi les oeuvres que tu fais. 454 JĂ©sus rĂ©pondit C'est celui Ă  qui je donnerai le morceau trempĂ©. Et, ayant trempĂ© le morceau, il le donna Ă  Judas, fils de Simon, l'Iscariot. 455 Ils cherchaient donc Ă  se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'Ă©tait pas encore venue. 456 Moi, je le connais; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyĂ©. 457 Philippe alla le dire Ă  AndrĂ©, puis AndrĂ© et Philippe le dirent Ă  JĂ©sus. 458 Elles ne suivront point un Ă©tranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des Ă©trangers. 459 Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge; c'est pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. 460 Mais aucun de ceux qui Ă©taient Ă  table ne comprit pourquoi il lui disait cela; 461 Pierre le nia de nouveau. Et aussitĂŽt le coq chanta. 462 Ses parents dirent cela parce qu'ils craignaient les Juifs; car les Juifs Ă©taient dĂ©jĂ  convenus que, si quelqu'un reconnaissait JĂ©sus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. 463 JĂ©sus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. 464 JĂ©sus leur dit Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours prĂȘt. 465 Anne l'envoya liĂ© Ă  CaĂŻphe, le souverain sacrificateur. 466 Les pharisiens appelĂšrent une seconde fois l'homme qui avait Ă©tĂ© aveugle, et ils lui dirent Donne gloire Ă  Dieu; nous savons que cet homme est un pĂ©cheur. 467 D'oĂč me connais-tu? lui dit NathanaĂ«l. JĂ©sus lui rĂ©pondit Avant que Philippe t'appelĂąt, quand tu Ă©tais sous le figuier, je t'ai vu. 468 Lorsque Marie fut arrivĂ©e lĂ  oĂč Ă©tait JĂ©sus, et qu'elle le vit, elle tomba Ă  ses pieds, et lui dit Seigneur, si tu eusses Ă©tĂ© ici, mon frĂšre ne serait pas mort. 469 et vous aussi, vous rendrez tĂ©moignage, parce que vous ĂȘtes avec moi dĂšs le commencement. 470 Puis il dit au disciple VoilĂ  ta mĂšre. Et, dĂšs ce moment, le disciple la prit chez lui. 471 Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et ils disaient Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de miracles que n'en a fait celui-ci? 472 AprĂšs avoir dit cela, il cracha Ă  terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l'aveugle, 473 Et JĂ©sus, enseignant dans le temple, s'Ă©cria Vous me connaissez, et vous savez d'oĂč je suis! Je ne suis pas venu de moi-mĂȘme mais celui qui m'a envoyĂ© est vrai, et vous ne le connaissez pas. 474 et lui dit Va, et lave-toi au rĂ©servoir de SiloĂ© nom qui signifie envoyĂ©. Il y alla, se lava, et s'en retourna voyant clair. 475 Mais, maintenant mĂȘme, je sais que tout ce que tu demanderas Ă  Dieu, Dieu te l'accordera. 476 Cependant celui-ci, nous savons d'oĂč il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'oĂč il est. 477 Personne n'agit en secret, lorsqu'il dĂ©sire paraĂźtre si tu fais ces choses, montre-toi toi-mĂȘme au monde. 478 mais afin que le monde sache que j'aime le PĂšre, et que j'agis selon l'ordre que le PĂšre m'a donnĂ©, levez-vous, partons d'ici. 479 Un des serviteurs du souverain sacrificateur, parent de celui Ă  qui Pierre avait coupĂ© l'oreille, dit Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin? 480 Simon Pierre lui fit signe de demander qui Ă©tait celui dont parlait JĂ©sus. 481 Pilate sortit donc pour aller Ă  eux, et il dit Quelle accusation portez-vous contre cet homme? 482 Voici, l'heure vient, et elle est dĂ©jĂ  venue, oĂč vous serez dispersĂ©s chacun de son cĂŽtĂ©, et oĂč vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le PĂšre est avec moi. 483 Pilate rĂ©pondit Moi, suis-je Juif? Ta nation et les principaux sacrificateurs t'ont livrĂ© Ă  moi qu'as-tu fait? 484 C'Ă©tait afin que s'accomplĂźt la parole que JĂ©sus avait dite, lorsqu'il indiqua de quelle mort il devait mourir. 485 JĂ©sus leur rĂ©pondit Vous croyez maintenant. 486 Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis Ă  l'autre qui avait Ă©tĂ© crucifiĂ© avec lui. 487 Celui qui l'a vu en a rendu tĂ©moignage, et son tĂ©moignage est vrai; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. 488 Ses voisins et ceux qui auparavant l'avaient connu comme un mendiant disaient N'est-ce pas lĂ  celui qui se tenait assis et qui mendiait? 489 Ils lui dirent Que t'a-t-il fait? Comment t'a-t-il ouvert les yeux? 490 Ils l'injuriĂšrent et dirent C'est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de MoĂŻse. 491 Les uns disaient C'est lui. D'autres disaient Non, mais il lui ressemble. Et lui-mĂȘme disait C'est moi. 492 JĂ©sus rĂ©pondit Tu donneras ta vie pour moi! En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m'aies reniĂ© trois fois. 493 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant Rabbi, mange. 494 C'est pourquoi ses parents dirent Il a de l'Ăąge, interrogez-le lui-mĂȘme. 495 Mais, comme c'est parmi vous une coutume que je vous relĂąche quelqu'un Ă  la fĂȘte de PĂąque, voulez-vous que je vous relĂąche le roi des Juifs? 496 Je sais, lui rĂ©pondit Marthe, qu'il ressuscitera Ă  la rĂ©surrection, au dernier jour. 497 Il leur rĂ©pondit Je vous l'ai dĂ©jĂ  dit, et vous n'avez pas Ă©coutĂ©; pourquoi voulez-vous l'entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples? 498 JĂ©sus rĂ©pondit N'y a-t-il pas douze heures au jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumiĂšre de ce monde; 499 Celui qui a reçu son tĂ©moignage a certifiĂ© que Dieu est vrai; 500 La foule lui rĂ©pondit Nous avons appris par la loi que le Christ demeure Ă©ternellement; comment donc dis-tu Il faut que le Fils de l'homme soit Ă©levĂ©? Qui est ce Fils de l'homme? 501 Nous savons que Dieu a parlĂ© Ă  MoĂŻse; mais celui-ci, nous ne savons d'oĂč il est. 502 Je vous ai envoyĂ©s moissonner ce que vous n'avez pas travaillĂ©; d'autres ont travaillĂ©, et vous ĂȘtes entrĂ©s dans leur travail. 503 Les principaux sacrificateurs dĂ©libĂ©rĂšrent de faire mourir aussi Lazare, 504 Or, JĂ©sus aimait Marthe, et sa soeur, et Lazare. 505 Marie, ayant pris une livre d'un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de JĂ©sus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. 506 Et il lui dit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, vous verrez dĂ©sormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme. ï»ż 507 JĂ©sus dit Ce n'est pas Ă  cause de moi que cette voix s'est fait entendre; c'est Ă  cause de vous. 508 NicodĂšme, qui auparavant Ă©tait allĂ© de nuit vers JĂ©sus, vint aussi, apportant un mĂ©lange d'environ cent livres de myrrhe et d'aloĂšs. 509 Cet homme leur rĂ©pondit Il est Ă©tonnant que vous ne sachiez d'oĂč il est; et cependant il m'a ouvert les yeux. 510 Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que JĂ©sus et ses disciples s'y Ă©taient souvent rĂ©unis. 511 JĂ©sus lui dit Ton frĂšre ressuscitera. 512 Judas, ayant pris le morceau, se hĂąta de sortir. Il Ă©tait nuit. 513 En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. - 514 Vous savez oĂč je vais, et vous en savez le chemin. 515 Il retourna donc Ă  Cana en GalilĂ©e, oĂč il avait changĂ© l'eau en vin. Il y avait Ă  CapernaĂŒm un officier du roi, dont le fils Ă©tait malade. 516 Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit 517 Les soldats tressĂšrent une couronne d'Ă©pines qu'ils posĂšrent sur sa tĂȘte, et ils le revĂȘtirent d'un manteau de pourpre; puis, s'approchant de lui, 518 DĂšs ce moment, Pilate cherchait Ă  le relĂącher. Mais les Juifs criaient Si tu le relĂąches, tu n'es pas ami de CĂ©sar. Quiconque se fait roi se dĂ©clare contre CĂ©sar. 519 LĂ , on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare Ă©tait un de ceux qui se trouvaient Ă  table avec lui. 520 Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu'envoyĂšrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint lĂ  avec des lanternes, des flambeaux et des armes. 521 Mes petits enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez; et, comme j'ai dit aux Juifs Vous ne pouvez venir oĂč je vais, je vous le dis aussi maintenant. 522 et ils disaient Ă  la femme Ce n'est plus Ă  cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mĂȘmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde. 523 C'Ă©tait cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c'Ă©tait son frĂšre Lazare qui Ă©tait malade. 524 Simon Pierre, Thomas, appelĂ© Didyme, NathanaĂ«l, de Cana en GalilĂ©e, les fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e, et deux autres disciples de JĂ©sus, Ă©taient ensemble. 525 Ces gens, ayant vu le miracle que JĂ©sus avait fait, disaient Celui-ci est vraiment le prophĂšte qui doit venir dans le monde. 526 Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. 527 Il disait cela, non qu'il se mĂźt en peine des pauvres, mais parce qu'il Ă©tait voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu'on y mettait. 528 Pilate, ayant entendu ces paroles, amena JĂ©sus dehors; et il s'assit sur le tribunal, au lieu appelĂ© le PavĂ©, et en hĂ©breu Gabbatha. 529 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. 530 NathanaĂ«l lui dit Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? Philippe lui rĂ©pondit Viens, et vois. 531 parce que beaucoup de Juifs se retiraient d'eux Ă  cause de lui, et croyaient en JĂ©sus. 532 Pendant le souper, lorsque le diable avait dĂ©jĂ  inspirĂ© au coeur de Judas Iscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer, 533 La foule qui Ă©tait restĂ©e de l'autre cĂŽtĂ© de la mer avait remarquĂ© qu'il ne se trouvait lĂ  qu'une seule barque, et que JĂ©sus n'Ă©tait pas montĂ© dans cette barque avec ses disciples, mais qu'ils Ă©taient partis seuls. 534 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je te le dis, quand tu Ă©tais plus jeune, tu te ceignais toi-mĂȘme, et tu allais oĂč tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu Ă©tendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mĂšnera oĂč tu ne voudras pas. 535 JĂ©sus rĂ©pondit Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait Ă©tĂ© donnĂ© d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre Ă  toi commet un plus grand pĂ©chĂ©. 536 JĂ©sus leur rĂ©pondit N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l'un de vous est un dĂ©mon! 537 Les soeurs envoyĂšrent dire Ă  JĂ©sus Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. 538 Et le mort sortit, les pieds et les mains liĂ©s de bandes, et le visage enveloppĂ© d'un linge. JĂ©sus leur dit DĂ©liez-le, et laissez-le aller. 539 comme le PĂšre me connaĂźt et comme je connais le PĂšre; et je donne ma vie pour mes brebis. 540 Celui qui m'a envoyĂ© est avec moi; il ne m'a pas laissĂ© seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agrĂ©able. 541 Ils prirent donc le corps de JĂ©sus, et l'enveloppĂšrent de bandes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs. 542 Mais je sais que vous n'avez point en vous l'amour de Dieu. 543 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur, ni l'apĂŽtre plus grand que celui qui l'a envoyĂ©. 544 Simon Pierre lui dit Seigneur, oĂč vas-tu? JĂ©sus rĂ©pondit Tu ne peux pas maintenant me suivre oĂč je vais, mais tu me suivras plus tard. 545 Simon Pierre, qui avait une Ă©pĂ©e, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l'oreille droite. Ce serviteur s'appelait Malchus. 546 JĂ©sus leur dit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, MoĂŻse ne vous a pas donnĂ© le pain du ciel, mais mon PĂšre vous donne le vrai pain du ciel; 547 Ils ĂŽtĂšrent donc la pierre. Et JĂ©sus leva les yeux en haut, et dit PĂšre, je te rends grĂąces de ce que tu m'as exaucĂ©. 548 car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, JĂ©sus voulait lui dire AchĂšte ce dont nous avons besoin pour la fĂȘte, ou qu'il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres. 549 Ils l'emmenĂšrent d'abord chez Anne; car il Ă©tait le beau-pĂšre de CaĂŻphe, qui Ă©tait souverain sacrificateur cette annĂ©e-lĂ . 550 Ses disciples lui dirent Voici, maintenant tu parles ouvertement, et tu n'emploies aucune parabole. 551 Et il leur dit Vous ĂȘtes d'en bas; moi, je suis d'en haut. Vous ĂȘtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. 552 Je vous ai dit ces choses, afin qu'elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. 553 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent au bord de la mer. 554 Si c'est moi qui rends tĂ©moignage de moi-mĂȘme, mon tĂ©moignage n'est pas vrai. 555 il rend tĂ©moignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne ne reçoit son tĂ©moignage. 556 Celui Ă  qui appartient l'Ă©pouse, c'est l'Ă©poux; mais l'ami de l'Ă©poux, qui se tient lĂ  et qui l'entend, Ă©prouve une grande joie Ă  cause de la voix de l'Ă©poux aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite. 557 Mais le mercenaire, qui n'est pas le berger, et Ă  qui n'appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. 558 Je suis venu comme une lumiĂšre dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les tĂ©nĂšbres. 559 Tout ce que le PĂšre a est Ă  moi; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est Ă  moi, et qu'il vous l'annoncera. 560 Ayant dit cela, il cria d'une voix forte Lazare, sors! 561 Car je n'ai point parlĂ© de moi-mĂȘme; mais le PĂšre, qui m'a envoyĂ©, m'a prescrit lui-mĂȘme ce que je dois dire et annoncer. 562 Lors donc qu'il eut appris que Lazare Ă©tait malade, il resta deux jours encore dans le lieu oĂč il Ă©tait, 563 DĂšs que le morceau fut donnĂ©, Satan entra dans Judas. JĂ©sus lui dit Ce que tu fais, fais-le promptement. 564 Les Juifs murmuraient Ă  son sujet, parce qu'il avait dit Je suis le pain qui est descendu du ciel. 565 La femme lui dit Je sais que le Messie doit venir celui qu'on appelle Christ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. 566 Or, JĂ©sus s'Ă©tait Ă©criĂ© Celui qui croit en moi croit, non pas en moi, mais en celui qui m'a envoyĂ©; 567 Pierre et l'autre disciple sortirent, et allĂšrent au sĂ©pulcre. 568 Le PĂšre aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains. 569 C'Ă©tait la prĂ©paration de la PĂąque, et environ la sixiĂšme heure. Pilate dit aux Juifs Voici votre roi. 570 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. 571 Pilate lui dit Est-ce Ă  moi que tu ne parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te crucifier, et que j'ai le pouvoir de te relĂącher? 572 Vous m'appelez MaĂźtre et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis. 573 Ils lui dirent donc Comment tes yeux ont-ils Ă©tĂ© ouverts? 574 Pierre lui dit Non, jamais tu ne me laveras les pieds. JĂ©sus lui rĂ©pondit Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi. 575 Mais il parlait du temple de son corps. 576 Alors le disciple que JĂ©sus aimait dit Ă  Pierre C'est le Seigneur! Et Simon Pierre, dĂšs qu'il eut entendu que c'Ă©tait le Seigneur, mit son vĂȘtement et sa ceinture, car il Ă©tait nu, et se jeta dans la mer. 577 Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui Ă©tait ainsi conçue JĂ©sus de Nazareth, roi des Juifs. 578 NathanaĂ«l rĂ©pondit et lui dit Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'IsraĂ«l. 579 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. 580 JĂ©sus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança, et leur dit Qui cherchez-vous? 581 Et l'ayant trouvĂ© au delĂ  de la mer, ils lui dirent Rabbi, quand es-tu venu ici? 582 Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait JĂ©sus. Ce disciple Ă©tait connu du souverain sacrificateur, et il entra avec JĂ©sus dans la cour du souverain sacrificateur; 583 Et les disciples s'en retournĂšrent chez eux. 584 Thomas lui dit Seigneur, nous ne savons oĂč tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin? 585 JĂ©sus rĂ©pondit Ce n'est pas que lui ou ses parents aient pĂ©chĂ©; mais c'est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestĂ©es en lui. 586 Ayant levĂ© les yeux, et voyant qu'une grande foule venait Ă  lui, JĂ©sus dit Ă  Philippe OĂč achĂšterons-nous des pains, pour que ces gens aient Ă  manger? 587 Alors il le leur livra pour ĂȘtre crucifiĂ©. Ils prirent donc JĂ©sus, et l'emmenĂšrent. 588 Les Juifs qui Ă©taient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l'ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant Elle va au sĂ©pulcre, pour y pleurer. 589 Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul? 590 Pilate lui dit Qu'est-ce que la vĂ©ritĂ©? AprĂšs avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit Je ne trouve aucun crime en lui. 591 Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses. 592 Puis JĂ©sus dit Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. 593 Car JĂ©sus n'Ă©tait pas encore entrĂ© dans le village, mais il Ă©tait dans le lieu oĂč Marthe l'avait rencontrĂ©. 594 JĂ©sus, voyant venir Ă  lui NathanaĂ«l, dit de lui Voici vraiment un IsraĂ©lite, dans lequel il n'y a point de fraude. 595 Je leur ai fait connaĂźtre ton nom, et je le leur ferai connaĂźtre, afin que l'amour dont tu m'as aimĂ© soit en eux, et que je sois en eux. 596 AndrĂ©, frĂšre de Simon Pierre, Ă©tait l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi JĂ©sus. 597 Et ils lui demandĂšrent Quoi donc? es-tu Élie? Et il dit Je ne le suis point. Es-tu le prophĂšte? Et il rĂ©pondit Non. 598 LĂ  se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. 599 mais, si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumiĂšre n'est pas en lui. 600 Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblĂšrent le sanhĂ©drin, et dirent Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles. 601 JĂ©sus leur rĂ©pondit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangĂ© des pains et que vous avez Ă©tĂ© rassasiĂ©s. 602 Moi, j'ai un tĂ©moignage plus grand que celui de Jean; car les oeuvres que le PĂšre m'a donnĂ© d'accomplir, ces oeuvres mĂȘmes que je fais, tĂ©moignent de moi que c'est le PĂšre qui m'a envoyĂ©. 603 prirent des branches de palmiers, et allĂšrent au-devant de lui, en criant Hosanna! BĂ©ni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'IsraĂ«l! 604 Je sais que vous ĂȘtes la postĂ©ritĂ© d'Abraham; mais vous cherchez Ă  me faire mourir, parce que ma parole ne pĂ©nĂštre pas en vous. 605 Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme Ă©tant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, 606 L'un d'eux, CaĂŻphe, qui Ă©tait souverain sacrificateur cette annĂ©e-lĂ , leur dit Vous n'y entendez rien; 607 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se rĂ©jouira vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie. 608 Lorsqu'il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. 609 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie Ă©ternelle, afin que celui qui sĂšme et celui qui moissonne se rĂ©jouissent ensemble. 610 Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais au PĂšre. 611 Il vint donc Ă  Simon Pierre; et Pierre lui dit Toi, Seigneur, tu me laves les pieds! 612 Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. 613 Pierre, s'Ă©tant retournĂ©, vit venir aprĂšs eux le disciple que JĂ©sus aimait, celui qui, pendant le souper, s'Ă©tait penchĂ© sur la poitrine de JĂ©sus, et avait dit Seigneur, qui est celui qui te livre? 614 Un des disciples, celui que JĂ©sus aimait, Ă©tait couchĂ© sur le sein de JĂ©sus. 615 Les Juifs lui rĂ©pondirent N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un dĂ©mon? 616 Le souverain sacrificateur interrogea JĂ©sus sur ses disciples et sur sa doctrine. 617 Pendant que vous avez la lumiĂšre, croyez en la lumiĂšre, afin que vous soyez des enfants de lumiĂšre. JĂ©sus dit ces choses, puis il s'en alla, et se cacha loin d'eux. 618 MalgrĂ© tant de miracles qu'il avait faits en leur prĂ©sence, ils ne croyaient pas en lui, 619 Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le dĂ©sert Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit ÉsaĂŻe, le prophĂšte. 620 Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cent deniers, pour les donner aux pauvres? 621 JĂ©sus lui dit Marie! Elle se retourna, et lui dit en hĂ©breu Rabbouni! c'est-Ă -dire, MaĂźtre! 622 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. 623 Vous faites les oeuvres de votre pĂšre. Ils lui dirent Nous ne sommes pas des enfants illĂ©gitimes; nous avons un seul PĂšre, Dieu. 624 Simon Pierre monta dans la barque, et tira Ă  terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons; et quoiqu'il y en eĂ»t tant, le filet ne se rompit point. 625 JĂ©sus, qui savait que le PĂšre avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il Ă©tait venu de Dieu, et qu'il s'en allait Ă  Dieu, 626 AprĂšs ces deux jours, JĂ©sus partit de lĂ , pour se rendre en GalilĂ©e; 627 Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. 628 Celui qui est de Dieu, Ă©coute les paroles de Dieu; vous n'Ă©coutez pas, parce que vous n'ĂȘtes pas de Dieu. 629 en ce qui concerne le pĂ©chĂ©, parce qu'ils ne croient pas en moi; 630 Montez, vous, Ă  cette fĂȘte; pour moi, je n'y monte point, parce que mon temps n'est pas encore accompli. 631 AprĂšs qu'il leur eut lavĂ© les pieds, et qu'il eut pris ses vĂȘtements, il se remit Ă  table, et leur dit Comprenez-vous ce que je vous ai fait? 632 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son cĂŽtĂ©. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. 633 Nos pĂšres ont mangĂ© la manne dans le dĂ©sert, selon ce qui est Ă©crit Il leur donna le pain du ciel Ă  manger. 634 et sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas Ă  celui qu'il a envoyĂ©. 635 Jean Ă©tait la lampe qui brĂ»le et qui luit, et vous avez voulu vous rĂ©jouir une heure Ă  sa lumiĂšre. 636 Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'ĂȘtes pas de mes brebis. 637 Or, il y avait un jardin dans le lieu oĂč JĂ©sus avait Ă©tĂ© crucifiĂ©, et dans le jardin un sĂ©pulcre neuf, oĂč personne encore n'avait Ă©tĂ© mis. 638 JĂ©sus lui dit Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point. 639 Simon Pierre leur dit Je vais pĂȘcher. Ils lui dirent Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montĂšrent dans une barque, et cette nuit-lĂ  ils ne prirent rien. 640 C'est lĂ  qu'il fut crucifiĂ©, et deux autres avec lui, un de chaque cĂŽtĂ©, et JĂ©sus au milieu. 641 Et il lui a donnĂ© le pouvoir de juger, parce qu'il est Fils de l'homme. 642 Et ailleurs l'Écriture dit encore Ils verront celui qu'ils ont percĂ©. 643 mais Pierre resta dehors prĂšs de la porte. L'autre disciple, qui Ă©tait connu du souverain sacrificateur, sortit, parla Ă  la portiĂšre, et fit entrer Pierre. 644 vous ne rĂ©flĂ©chissez pas qu'il est dans votre intĂ©rĂȘt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entiĂšre ne pĂ©risse pas. 645 La foule qui Ă©tait lĂ , et qui avait entendu, disait que c'Ă©tait un tonnerre. D'autres disaient Un ange lui a parlĂ©. 646 Mais JĂ©sus dit Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sĂ©pulture. 647 Ils lui dirent Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur rĂ©pondit Parce qu'ils ont enlevĂ© mon Seigneur, et je ne sais oĂč ils l'ont mis. 648 Je suis sorti du PĂšre, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde, et je vais au PĂšre. 649 Ils lui rĂ©pondirent Notre pĂšre, c'est Abraham. JĂ©sus leur dit Si vous Ă©tiez enfants d'Abraham, vous feriez les oeuvres d'Abraham. 650 Mais il leur dit J'ai Ă  manger une nourriture que vous ne connaissez pas. 651 Je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure sera venue, vous vous souveniez que je vous les ai dites. Je ne vous en ai pas parlĂ© dĂšs le commencement, parce que j'Ă©tais avec vous. 652 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. 653 et lui dit Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon aprĂšs qu'on s'est enivrĂ©; toi, tu as gardĂ© le bon vin jusqu'Ă  prĂ©sent. 654 Et je me sanctifie moi-mĂȘme pour eux, afin qu'eux aussi soient sanctifiĂ©s par la vĂ©ritĂ©. 655 JĂ©sus frĂ©missant de nouveau en lui-mĂȘme, se rendit au sĂ©pulcre. C'Ă©tait une grotte, et une pierre Ă©tait placĂ©e devant. 656 Une grande multitude de Juifs apprirent que JĂ©sus Ă©tait Ă  BĂ©thanie; et ils y vinrent, non pas seulement Ă  cause de lui, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscitĂ© des morts. 657 JĂ©sus dit Ă  Pierre Remets ton Ă©pĂ©e dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le PĂšre m'a donnĂ©e Ă  boire? 658 Cependant, mĂȘme parmi les chefs, plusieurs crurent en lui; mais, Ă  cause des pharisiens, ils n'en faisaient pas l'aveu, dans la crainte d'ĂȘtre exclus de la synagogue. 659 JĂ©sus sortit donc, portant la couronne d'Ă©pines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit Voici l'homme. 660 Marthe dit Ă  JĂ©sus Seigneur, si tu eusses Ă©tĂ© ici, mon frĂšre ne serait pas mort. 661 Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l'Écriture, JĂ©sus devait ressusciter des morts. 662 ÉsaĂŻe dit ces choses, lorsqu'il vit sa gloire, et qu'il parla de lui. 663 Pilate sortit de nouveau, et dit aux Juifs Voici, je vous l'amĂšne dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. 664 JĂ©sus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui Ă©taient venus avec elle, frĂ©mit en son esprit, et fut tout Ă©mu. 665 Et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le PĂšre ni moi. 666 Plusieurs des Juifs qui Ă©taient venus vers Marie, et qui virent ce que fit JĂ©sus, crurent en lui. 667 et le linge qu'on avait mis sur la tĂȘte de JĂ©sus, non pas avec les bandes, mais pliĂ© dans un lieu Ă  part. 668 Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi? Que fais-tu? 669 Sur quoi Thomas, appelĂ© Didyme, dit aux autres disciples Allons aussi, afin de mourir avec lui. 670 se leva de table, ĂŽta ses vĂȘtements, et prit un linge, dont il se ceignit. 671 Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu. 672 Comme le PĂšre qui est vivant m'a envoyĂ©, et que je vis par le PĂšre, ainsi celui qui me mange vivra par moi. 673 Jean lui a rendu tĂ©moignage, et s'est Ă©criĂ© C'est celui dont j'ai dit Celui qui vient aprĂšs moi m'a prĂ©cĂ©dĂ©, car il Ă©tait avant moi. 674 Le matin Ă©tant venu, JĂ©sus se trouva sur le rivage; mais les disciples ne savaient pas que c'Ă©tait JĂ©sus. 675 et il dit ensuite aux disciples Retournons en JudĂ©e. 676 JĂ©sus leur dit Venez, mangez. Et aucun des disciples n'osait lui demander Qui es-tu? sachant que c'Ă©tait le Seigneur. 677 Alors de nouveau tous s'Ă©criĂšrent Non pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas Ă©tait un brigand. 678 JĂ©sus lui dit Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? 679 JĂ©sus lui dit Celui qui est lavĂ© n'a besoin que de se laver les pieds pour ĂȘtre entiĂšrement pur; et vous ĂȘtes purs, mais non pas tous. 680 et tout ce qui est Ă  moi est Ă  toi, et ce qui est Ă  toi est Ă  moi; -et je suis glorifiĂ© en eux. 681 La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de JĂ©sus, et le liĂšrent. 682 JĂ©sus leur dit Je vous ai fait voir plusieurs bonnes oeuvres venant de mon PĂšre pour laquelle me lapidez-vous? 683 Ensuite il versa de l'eau dans un bassin, et il se mit Ă  laver les pieds des disciples, et Ă  les essuyer avec le linge dont il Ă©tait ceint. 684 JĂ©sus leur rĂ©pondit Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les oeuvres que je fais au nom de mon PĂšre rendent tĂ©moignage de moi. 685 Je dis ce que j'ai vu chez mon PĂšre; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre pĂšre. 686 s'adressĂšrent Ă  Philippe, de BethsaĂŻda en GalilĂ©e, et lui dirent avec instance Seigneur, nous voudrions voir JĂ©sus. 687 Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s'Ă©criĂšrent Crucifie! crucifie! Pilate leur dit Prenez-le vous-mĂȘmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve point de crime en lui. 688 Jean rĂ©pondit Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a Ă©tĂ© donnĂ© du ciel. 689 Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlĂ©, il lui dit Suis-moi. 690 Ils lui rĂ©pondirent JĂ©sus de Nazareth. JĂ©sus leur dit C'est moi. Et Judas, qui le livrait, Ă©tait avec eux. 691 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumiĂšre du monde. 692 car il avait dĂ©clarĂ© lui-mĂȘme qu'un prophĂšte n'est pas honorĂ© dans sa propre patrie. 693 LĂ -dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais JĂ©sus se cacha, et il sortit du temple. 694 Et ils disaient N'est-ce pas lĂ  JĂ©sus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le pĂšre et la mĂšre? Comment donc dit-il Je suis descendu du ciel? 695 Ils couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sĂ©pulcre; 696 JĂ©sus leur rĂ©pondit L'heure est venue oĂč le Fils de l'homme doit ĂȘtre glorifiĂ©. 697 Lorsqu'ils furent descendus Ă  terre, ils virent lĂ  des charbons allumĂ©s, du poisson dessus, et du pain. 698 En disant cela, elle se retourna, et elle vit JĂ©sus debout; mais elle ne savait pas que c'Ă©tait JĂ©sus. 699 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en JĂ©sus Ă  cause de cette dĂ©claration formelle de la femme Il m'a dit tout ce que j'ai fait. 700 Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car JĂ©sus savait dĂšs le commencement qui Ă©taient ceux qui ne croyaient point, et qui Ă©tait celui qui le livrerait. 701 Nous savons que Dieu n'exauce point les pĂ©cheurs; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volontĂ©, c'est celui lĂ  qu'il l'exauce. 702 JĂ©sus lui rĂ©pondit Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientĂŽt. 703 Ses disciples lui firent cette question Rabbi, qui a pĂ©chĂ©, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit nĂ© aveugle? 704 Et il ajouta C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir Ă  moi, si cela ne lui a Ă©tĂ© donnĂ© par le PĂšre. 705 La femme, lorsqu'elle enfante, Ă©prouve de la tristesse, parce que son heure est venue; mais, lorsqu'elle a donnĂ© le jour Ă  l'enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, Ă  cause de la joie qu'elle a de ce qu'un homme est nĂ© dans le monde. 706 Vous donc aussi, vous ĂȘtes maintenant dans la tristesse; mais je vous reverrai, et votre coeur se rĂ©jouira, et nul ne vous ravira votre joie. 707 AprĂšs leur avoir dit cela, il resta en GalilĂ©e. 708 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. 709 Jude, non pas l'Iscariot, lui dit Seigneur, d'oĂč vient que tu te feras connaĂźtre Ă  nous, et non au monde? 710 Mais cela est arrivĂ© afin que s'accomplĂźt la parole qui est Ă©crite dans leur loi Ils m'ont haĂŻ sans cause. 711 Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le PĂšre; celui qui vous accuse, c'est MoĂŻse, en qui vous avez mis votre espĂ©rance. 712 AprĂšs avoir entendu cela, JĂ©sus dit Cette maladie n'est point Ă  la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifiĂ© par elle. 713 JĂ©sus s'en alla de nouveau au delĂ  du Jourdain, dans le lieu oĂč Jean avait d'abord baptisĂ©. Et il y demeura. 714 Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez Ă©couter ma parole. 715 Et j'ai vu, et j'ai rendu tĂ©moignage qu'il est le Fils de Dieu. 716 celui que le PĂšre a sanctifiĂ© et envoyĂ© dans le monde, vous lui dites Tu blasphĂšmes! Et cela parce que j'ai dit Je suis le Fils de Dieu. 717 Vers le milieu de la fĂȘte, JĂ©sus monta au temple. Et il enseignait. 718 JĂ©sus leur rĂ©pondit Si vous Ă©tiez aveugles, vous n'auriez pas de pĂ©chĂ©. Mais maintenant vous dites Nous voyons. C'est pour cela que votre pĂ©chĂ© subsiste. 719 Lorsque JĂ©sus leur eut dit C'est moi, ils reculĂšrent et tombĂšrent par terre. 720 JĂ©sus lui rĂ©pondit J'ai parlĂ© ouvertement au monde; j'ai toujours enseignĂ© dans la synagogue et dans le temple, oĂč tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret. 721 S'Ă©tant approchĂ©s de JĂ©sus, et le voyant dĂ©jĂ  mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; 722 Et maintenant je vais Ă  toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils aient en eux ma joie parfaite. 723 JĂ©sus prit les pains, rendit grĂąces, et les distribua Ă  ceux qui Ă©taient assis; il leur donna de mĂȘme des poissons, autant qu'ils en voulurent. 724 JĂ©sus rĂ©pondit Si je me glorifie moi-mĂȘme, ma gloire n'est rien. C'est mon pĂšre qui me glorifie, lui que vous dites ĂȘtre votre Dieu, 725 Les Juifs lui rĂ©pondirent Nous avons une loi; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. 726 Ces choses sont arrivĂ©es, afin que l'Écriture fĂ»t accomplie Aucun de ses os ne sera brisĂ©. 727 Mais ils s'Ă©criĂšrent Ote, ĂŽte, crucifie-le! Pilate leur dit Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs rĂ©pondirent Nous n'avons de roi que CĂ©sar. 728 Elle lui dit Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde. 729 DĂšs que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui. 730 le jugement, parce que le prince de ce monde est jugĂ©. 731 Les disciples lui dirent Seigneur, s'il dort, il sera guĂ©ri. 732 Il est Ă©crit dans votre loi que le tĂ©moignage de deux hommes est vrai; 733 Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m'as donnĂ© vient de toi. 734 Il a aveuglĂ© leurs yeux; et il a endurci leur coeur, De peur qu'ils ne voient des yeux, Qu'ils ne comprennent du coeur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guĂ©risse. 735 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? 736 Les Juifs l'entourĂšrent, et lui dirent Jusques Ă  quand tiendras-tu notre esprit en suspens? Si tu es le Christ, dis-le nous franchement. 737 Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. 738 JĂ©sus dit Otez la pierre. Marthe, la soeur du mort, lui dit Seigneur, il sent dĂ©jĂ , car il y a quatre jours qu'il est lĂ . 739 C'est pourquoi JĂ©sus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs; mais il se retira dans la contrĂ©e voisine du dĂ©sert, dans une ville appelĂ©e ÉphraĂŻm; et lĂ  il demeurait avec ses disciples. 740 Sur quoi les Juifs dirent entre eux OĂč ira-t-il, que nous ne le trouvions pas? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersĂ©s chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs? 741 Mais, dĂšs le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint Ă  lui. S'Ă©tant assis, il les enseignait. 742 ils disaient Salut, roi des Juifs! Et ils lui donnaient des soufflets. 743 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. 744 Car il connaissait celui qui le livrait; c'est pourquoi il dit Vous n'ĂȘtes pas tous purs. 745 et elle vit deux anges vĂȘtus de blanc, assis Ă  la place oĂč avait Ă©tĂ© couchĂ© le corps de JĂ©sus, l'un Ă  la tĂȘte, l'autre aux pieds. 746 Mais, parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre coeur. 747 Sur quoi Pilate leur dit Prenez-le vous-mĂȘmes, et jugez-le selon votre loi. Les Juifs lui dirent Il ne nous est pas permis de mettre personne Ă  mort. 748 Car je leur ai donnĂ© les paroles que tu m'as donnĂ©es; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m'as envoyĂ©. 749 C'est que nul n'a vu le PĂšre, sinon celui qui vient de Dieu; celui-lĂ  a vu le PĂšre. 750 JĂ©sus donc dit aux douze Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller? 751 LĂ -dessus arrivĂšrent ses disciples, qui furent Ă©tonnĂ©s de ce qu'il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit Que demandes-tu? ou De quoi parles-tu avec elle? 752 Et je sais que son commandement est la vie Ă©ternelle. C'est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le PĂšre me les a dites. 753 JĂ©sus leur dit La lumiĂšre est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumiĂšre, afin que les tĂ©nĂšbres ne vous surprennent point celui qui marche dans les tĂ©nĂšbres ne sait oĂč il va. 754 PĂšre, glorifie ton nom! Et une voix vint du ciel Je l'ai glorifiĂ©, et je le glorifierai encore. 755 Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sĂ©pulcre; il vit les bandes qui Ă©taient Ă  terre, 756 JĂ©sus leur dit Enfants, n'avez-vous rien Ă  manger? Ils lui rĂ©pondirent Non. 757 Les Juifs lui dirent Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! 758 Il leur dit Jetez le filet du cĂŽtĂ© droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetĂšrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, Ă  cause de la grande quantitĂ© de poissons. 759 les gens de la foule, ayant vu que ni JĂ©sus ni ses disciples n'Ă©taient lĂ , montĂšrent eux-mĂȘmes dans ces barques et allĂšrent Ă  CapernaĂŒm Ă  la recherche de JĂ©sus. 760 Les disciples lui dirent Rabbi, les Juifs tout rĂ©cemment cherchaient Ă  te lapider, et tu retournes en JudĂ©e! 761 Il lui dit une seconde fois Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre lui rĂ©pondit Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. JĂ©sus lui dit Pais mes brebis. 762 Les Juifs le cherchaient pendant la fĂȘte, et disaient OĂč est-il? 763 JĂ©sus leur rĂ©pondit Quoique je rende tĂ©moignage de moi-mĂȘme, mon tĂ©moignage est vrai, car je sais d'oĂč je suis venu et oĂč je vais; mais vous, vous ne savez d'oĂč je viens ni oĂč je vais. 764 JĂ©sus lui dit Si je veux qu'il demeure jusqu'Ă  ce que je vienne, que t'importe? Toi, suis-moi. 765 JĂ©sus rĂ©pondit Est-ce de toi-mĂȘme que tu dis cela, ou d'autres te l'ont-ils dit de moi? 766 Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du PĂšre qui m'a envoyĂ©. 767 car le PĂšre lui-mĂȘme vous aime, parce que vous m'avez aimĂ©, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu. 768 Si Dieu a Ă©tĂ© glorifiĂ© en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-mĂȘme, et il le glorifiera bientĂŽt. 769 La PĂąque des Juifs Ă©tait proche. Et beaucoup de gens du pays montĂšrent Ă  JĂ©rusalem avant la PĂąque, pour se purifier. 770 Alors s'Ă©tant relevĂ©, et ne voyant plus que la femme, JĂ©sus lui dit Femme, oĂč sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnĂ©e? 771 Les pharisiens entendirent la foule murmurant de lui ces choses. Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyĂšrent des huissiers pour le saisir. 772 Mais si je les fais, quand mĂȘme vous ne me croyez point, croyez Ă  ces oeuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le PĂšre est en moi et que je suis dans le PĂšre. 773 Et CaĂŻphe Ă©tait celui qui avait donnĂ© ce conseil aux Juifs Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple. 774 Or, il ne dit pas cela de lui-mĂȘme; mais Ă©tant souverain sacrificateur cette annĂ©e-lĂ , il prophĂ©tisa que JĂ©sus devait mourir pour la nation. 775 Car ses frĂšres non plus ne croyaient pas en lui. 776 Ils lui dirent donc OĂč est ton PĂšre? JĂ©sus rĂ©pondit Vous ne connaissez ni moi, ni mon PĂšre. Si vous me connaissiez, vous connaĂźtriez aussi mon PĂšre. 777 s'Ă©tant baissĂ©, il vit les bandes qui Ă©taient Ă  terre, cependant il n'entra pas. 778 L'Écriture ne dit-elle pas que c'est de la postĂ©ritĂ© de David, et du village de BethlĂ©hem, oĂč Ă©tait David, que le Christ doit venir? 779 Alors l'autre disciple, qui Ă©tait arrivĂ© le premier au sĂ©pulcre, entra aussi; et il vit, et il crut. 780 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront dĂ©truire et notre ville et notre nation. 781 Les huissiers rĂ©pondirent Jamais homme n'a parlĂ© comme cet homme. 782 Et il dit Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui. 783 Les serviteurs et les huissiers, qui Ă©taient lĂ , avaient allumĂ© un brasier, car il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait. 784 afin que s'accomplĂźt la parole qu'ÉsaĂŻe, le prophĂšte, a prononcĂ©e Seigneur, Qui a cru Ă  notre prĂ©dication? Et Ă  qui le bras du Seigneur a-t-il Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©? 785 Elle courut vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que JĂ©sus aimait, et leur dit Ils ont enlevĂ© du sĂ©pulcre le Seigneur, et nous ne savons oĂč ils l'ont mis. 786 En le voyant, Pierre dit Ă  JĂ©sus Et celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t-il? 787 Si je ne fais pas les oeuvres de mon PĂšre, ne me croyez pas. 788 Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi. 789 Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon; car c'Ă©tait lui qui devait le livrer, lui, l'un des douze. 790 NicodĂšme, qui Ă©tait venu de nuit vers JĂ©sus, et qui Ă©tait l'un d'entre eux, leur dit 791 la justice, parce que je vais au PĂšre, et que vous ne me verrez plus; 792 Il dit cela, afin que s'accomplĂźt la parole qu'il avait dite Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnĂ©s. 793 Il rentra dans le prĂ©toire, et il dit Ă  JĂ©sus D'oĂč es-tu? Mais JĂ©sus ne lui donna point de rĂ©ponse. 794 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le priĂšrent de rester auprĂšs d'eux. Et il resta lĂ  deux jours. 795 Ils lui rĂ©pondirent Nous sommes la postĂ©ritĂ© d'Abraham, et nous ne fĂ»mes jamais esclaves de personne; comment dis-tu Vous deviendrez libres? 796 C'est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point. 797 JĂ©sus dit Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m'en vais vers celui qui m'a envoyĂ©. 798 Vous avez envoyĂ© vers Jean, et il a rendu tĂ©moignage Ă  la vĂ©ritĂ©. 799 Ils lui rĂ©pondirent Tu es nĂ© tout entier dans le pĂ©chĂ©, et tu nous enseignes! Et ils le chassĂšrent. 800 Alors la servante, la portiĂšre, dit Ă  Pierre Toi aussi, n'es-tu pas des disciples de cet homme? Il dit Je n'en suis point. 801 Car ils aimĂšrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. 802 Simon Pierre lui dit Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tĂȘte. 803 C'est ce disciple qui rend tĂ©moignage de ces choses, et qui les a Ă©crites. Et nous savons que son tĂ©moignage est vrai. 804 JĂ©sus lui dit Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c'Ă©tait le jardinier, lui dit Seigneur, si c'est toi qui l'as emportĂ©, dis-moi oĂč tu l'as mis, et je le prendrai. 805 Si je n'Ă©tais pas venu et que je ne leur eusses point parlĂ©, ils n'auraient pas de pĂ©chĂ©; mais maintenant ils n'ont aucune excuse de leur pĂ©chĂ©. 806 Ils lui dirent Seigneur, donne-nous toujours ce pain. 807 LĂ -dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant Comment peut-il nous donner sa chair Ă  manger? 808 Il y avait lĂ  un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une Ă©ponge, et, l'ayant fixĂ©e Ă  une branche d'hysope, ils l'approchĂšrent de sa bouche. 809 Mais maintenant vous cherchez Ă  me faire mourir, moi qui vous ai dit la vĂ©ritĂ© que j'ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l'a point fait. 810 Et ce n'Ă©tait pas pour la nation seulement; c'Ă©tait aussi afin de rĂ©unir en un seul corps les enfants de Dieu dispersĂ©s. 811 Ce fut lĂ  qu'ils dĂ©posĂšrent JĂ©sus, Ă  cause de la prĂ©paration des Juifs, parce que le sĂ©pulcre Ă©tait proche. 812 Et si vous voyez le Fils de l'homme monter oĂč il Ă©tait auparavant?... 813 Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours; mais j'ai parlĂ© Ă  cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyĂ©. 814 Comme JĂ©sus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. 815 Je ne tire pas ma gloire des hommes. 816 Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient Celui-ci est vraiment le prophĂšte. 817 Il y en a un autre qui rend tĂ©moignage de moi, et je sais que le tĂ©moignage qu'il rend de moi est vrai. 818 Les disciples se disaient donc les uns aux autres Quelqu'un lui aurait-il apportĂ© Ă  manger? 819 Ils lui rĂ©pondirent Es-tu aussi GalilĂ©en? Examine, et tu verras que de la GalilĂ©e il ne sort point de prophĂšte. 820 et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyĂ©. 821 Et quelques-uns d'entre eux dirent Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourĂ»t point? 822 Pour moi ce n'est pas d'un homme que je reçois le tĂ©moignage; mais je dis ceci, afin que vous soyez sauvĂ©s. 823 Un beaucoup plus grand nombre crurent Ă  cause de sa parole; 824 JĂ©sus leur rĂ©pondit Ne murmurez pas entre vous. 825 Mais, je vous l'ai dit, vous m'avez vu, et vous ne croyez point. 826 Ainsi les huissiers retournĂšrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent Pourquoi ne l'avez-vous pas amenĂ©? 827 C'Ă©tait dĂ©jĂ  la troisiĂšme fois que JĂ©sus se montrait Ă  ses disciples depuis qu'il Ă©tait ressuscitĂ© des morts. 828 Ayant appris que JĂ©sus Ă©tait venu de JudĂ©e en GalilĂ©e, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guĂ©rir son fils, qui Ă©tait prĂšs de mourir. 829 Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours. 830 JĂ©sus s'approcha, prit le pain, et leur en donna; il fit de mĂȘme du poisson. 831 Ils lui rĂ©pondirent Si ce n'Ă©tait pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livrĂ©. 832 Va, lui dit JĂ©sus, ton fils vit. Et cet homme crut Ă  la parole que JĂ©sus lui avait dite, et il s'en alla. 833 D'autres disaient C'est le Christ. Et d'autres disaient Est-ce bien de la GalilĂ©e que doit venir le Christ? 834 Aussi ne pouvaient-ils croire, parce qu'ÉsaĂŻe a dit encore 835 Car en ceci ce qu'on dit est vrai Autre est celui qui sĂšme, et autre celui qui moissonne. 836 Vos pĂšres ont mangĂ© la manne dans le dĂ©sert, et ils sont morts. 837 Maintenant, lui dirent les Juifs, nous connaissons que tu as un dĂ©mon. Abraham est mort, les prophĂštes aussi, et tu dis Si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. 838 Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir oĂč je serai. 839 Quelques pharisiens qui Ă©taient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent Nous aussi, sommes-nous aveugles? 840 Je ne cherche point ma gloire; il en est un qui la cherche et qui juge. 841 Sur quoi les Juifs dirent Voyez comme il l'aimait. 842 Lorsqu'il arriva en GalilĂ©e, il fut bien reçu des GalilĂ©ens, qui avaient vu tout ce qu'il avait fait Ă  JĂ©rusalem pendant la fĂȘte; car eux aussi Ă©taient allĂ©s Ă  la fĂȘte. 843 DĂšs ce jour, ils rĂ©solurent de le faire mourir. 844 Et moi, parce que je dis la vĂ©ritĂ©, vous ne me croyez pas. 845 JĂ©sus dit ces choses dans la synagogue, enseignant Ă  CapernaĂŒm. 846 Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta. 847 Que signifie cette parole qu'il a dite Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir oĂč je serai? 848 JĂ©sus leur dit Apportez des poissons que vous venez de prendre. 849 Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n'Ă©taient Ă©loignĂ©s de terre que d'environ deux cents coudĂ©es. 850 JĂ©sus rĂ©pondit Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. 851 Il leur demanda Ă  quelle heure il s'Ă©tait trouvĂ© mieux; et ils lui dirent Hier, Ă  la septiĂšme heure, la fiĂšvre l'a quittĂ©. 852 C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n'en est pas comme de vos pĂšres qui ont mangĂ© la manne et qui sont morts celui qui mange ce pain vivra Ă©ternellement. 853 Il leur demanda de nouveau Qui cherchez-vous? Et ils dirent JĂ©sus de Nazareth. 854 LĂ -dessus, ils cherchĂšrent encore Ă  le saisir, mais il s'Ă©chappa de leurs mains. 855 Mais si vous ne croyez pas Ă  ses Ă©crits, comment croirez-vous Ă  mes paroles? 856 Le pĂšre reconnut que c'Ă©tait Ă  cette heure-lĂ  que JĂ©sus lui avait dit Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. 857 JĂ©sus, sachant en lui-mĂȘme que ses disciples murmuraient Ă  ce sujet, leur dit Cela vous scandalise-t-il? 858 Beaucoup de gens vinrent Ă  lui, et ils disaient Jean n'a fait aucun miracle; mais tout ce que Jean a dit de cet homme Ă©tait vrai. 859 Es-tu plus grand que notre pĂšre Abraham, qui est mort? Les prophĂštes aussi sont morts. Qui prĂ©tends-tu ĂȘtre? 860 Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-nĂ©. 861 JĂ©sus fit encore ce second miracle lorsqu'il fut venu de JudĂ©e en GalilĂ©e. ï»ż 862 et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable Ă  vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole. 863 L'officier du roi lui dit Seigneur, descends avant que mon enfant meure. 864 Y a-t-il quelqu'un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui? 865 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait? 866 Et, dans ce lieu-lĂ , plusieurs crurent en lui. 867 JĂ©sus rĂ©pliqua Je n'ai point de dĂ©mon; mais j'honore mon PĂšre, et vous m'outragez. 868 Il y eut donc, Ă  cause de lui, division parmi la foule. 869 Comme dĂ©jĂ  il descendait, ses serviteurs venant Ă  sa rencontre, lui apportĂšrent cette nouvelle Ton enfant vit. 870 Et il dit OĂč l'avez-vous mis? Seigneur, lui rĂ©pondirent-ils, viens et vois. 871 Tu l'as vu, lui dit JĂ©sus, et celui qui te parle, c'est lui. 872 Mais cette foule qui ne connaĂźt pas la loi, ce sont des maudits! 873 Il rĂ©pondit Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui? 874 Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donnĂ© l'ordre que, si quelqu'un savait oĂč il Ă©tait, il le dĂ©clarĂąt, afin qu'on se saisĂźt de lui. 875 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. 876 Mais quelques-uns d'entre eux allĂšrent trouver les pharisiens, et leur dirent ce que JĂ©sus avait fait. 877 Les pharisiens leur rĂ©pliquĂšrent Est-ce que vous aussi, vous avez Ă©tĂ© sĂ©duits? 878 Quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui. 879 Ils cherchaient JĂ©sus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple Que vous en semble? Ne viendra-t-il pas Ă  la fĂȘte? 1974: Le Bourgeois gentilhomme de MoliĂšre, mise en scĂšne Jean Le Poulain, Mai de Versailles. 1975 : La Grosse de Charles Laurence, mise en scĂšne Jean Le Poulain, Théùtre des Bouffes AnnĂ©es 1985-1995, l’hĂ©catombe liĂ©e au sida Avant 1985
 Klaus Nomi 6 aoĂ»t 1983, 39 ans Michel Foucault 25 juin 1984 Antonio Variaçoes 1945-1984 star nationale du rock portugais 1985-1990 Marseille Djamel Rahmani 1985 GLH Martha Marco Lemaire octobre 1989 GLH Roland ThĂ©lu GLH Louis-Alain Gomez GLH Michel BorĂ© de Loisy Claude Ciccione GLH Emmanuel Gualino journaliste Ă  La Marseillaise 1985-1990 National et international Jean-Pierre Joecker revue Masques Jean-Marie Gombettes revue Masques GĂ©rard Maison CUARH Antoine Pingaud journaliste Gai Pied Jean Blancard ami de Gilles Barbedette 15 dĂ©cembre 1986 AndrĂ© du Dognon Arcadie 79 ans Mark Ashton militant de Londres 11 fĂ©vrier 1987 27 ans Conrad Detrez Ă©crivain 12 fĂ©vrier 1985 Rock Hudson 2 octobre 1985 Thierry le Luron 13 novembre 1986 34 ans Copi 1987, 48 ans Jean-Paul Aron 20 aoĂ»t 1988 63 ans Guy Hocquenghem 28 aoĂ»t 1988 43 ans Bernard-Marie KoltĂšs Ă©crivain 15 avril 1989 Robert Mapplethorpe photographe 9 mars 1989 Bruce Chatwin Ă©crivain anglais 1989 48 ans Alvien Ailey danseur noir amĂ©ricain 1989 59 ans Steve Rubell fondateur du Studio 54, New York 1989 45 ans Jacques Demy metteur en scĂšne 1990 1990-1995 Marseille Alain Julien GLH GĂ©rald Vallat GLH Serge Giacalone GLH Enrique Reynaldos, danseur Serge Lubrano 24 aoĂ»t 1992 Frank Royon le MĂ©e juillet 1992, musicien Jean-François Gagneux Aides, David et Jonathan FrĂ©dĂ©rique Cortell 15 novembre 1993 Jean-Pierre Nicolas portier Boot’s mai 1994 Patrick Dou Nounours 15 mai 1994 GLH FrĂ©dĂ©ric RĂ©my 2 juin 1994 Claude Remen 15 juin 1994 35 ans DamĂšne aoĂ»t 1994 Jean-Emile Gaubier 31 octobre 1994 RenĂ© Fargeat 3 septembre 1995 Arnaud Godefrroy octobre 1995 Gilles Schiano DJ Jean-Michel Mourlot 25 avril 1995 Bruno Guitard GLH 1990-1995 National et international Bernard Costa journaliste de mode, compagnon de l’historien Jean Lebrun 1990 Maurice Fleuret organisateur de festival 22 mars 1990 Pierre Romans 1991 Bernard Dort Ă©crivain, homme de théùtre 7 juin 1994 MichaĂ«l Pollack sociologue 7 juin 1992 Keith Haring artiste de rue, USA mort le 16 fĂ©vrier 1990 Brad Davis 8 septembre 1991 41 ans Freddie Mercury 26 novembre 1991 45 ans Anthony Perkins 1992 Jorge Donn 30 novembre 1992 41 ans Rudolf Noureev 6 janvier 1993 54 ans Alvin Ailey Miles Davis Allan Bloom Ă©crivain 1992 Serge Daney journaliste LibĂ© 12 juin 1992 48 ans Cyril Collard Les Nuits fauves 5 mars 1993 HervĂ© Guibert Ă©crivain 27 dĂ©cembre 1991 36 ans Artur Ashe tennisman, des suites d’une transfusion 6 fĂ©vrier 1993 Hideyuki Yano danseur Jean-Luc Pinard-Legris Ă©crivain Alain-Emanuel Dreuilhe Ă©crivain Pascal de Duwe Ă©crivain Bruno Carette comĂ©dien Claude Bricage photographe 21 mars 1992 Gilles Barbedette Gai Pied 30 mars 1992 Alain Leroy Jeanne d’Arc 29 mai 1991 RHIF Dominique le Fers Aides fĂ©vrier 1992 Vincent Legret CUARH 18 mai 1992 Frank Arnal rĂ©dacteur en chef de Gai Pied 1981-1888 janvier 1993 Derek Jarman cinĂ©aste, peintre, plasticien britannique 1994 52 ans Mark Anguenot-Franchequin 29 mars 1994 35 ans Clews Vellay prĂ©sident Act Up Paris 18 octobre 1994 30 ans Pierre Mardon Luc Coulavain 1994 33 ans Michel BouĂ© journaliste HumanitĂ© Poonie Dodson danseur de Chopinot novembre 1992 Paolo Bertoluzzi 16 octobre 1993 John Curry patineur olympique GB 15 avril 1994 44 ans Dominique Bagouet dĂ©cembre 1992 40 ans 1995-2000 Marseille Patrick ami de LĂ©o Detz 21 janvier 1996 Philippe Hedan fin 1996 43 ans Laurent Doumerc mĂ©decin 27 septembre 1997 ancien militant du CLARH de Lille Jean-Louis Filosa sauna JL Olympic 9 septembre 1997 51 ans Jean VallĂ©e octobre 1997 Alain Danand octobre 1999 Aides 1995-2000 National et international Michel Cressole 25 septembre 1995 47 ans Jean-Luc Lagarce, 30 septembre 1995 38 ans Fela musicien NigĂ©ria 2 aoĂ»t 1997 Yves Mourousi 17 avril 1998 56 ans Elie Kakou comique 10 juin 1999 39 ans Arnaud Marty-Lavauzelle, prĂ©sident d’AIDES pacsĂ© avec Hugo GĂ©rald de la MauviniĂšre DJ 1995 Michel Gilles Gai Pied 1er Janvier 1995 39 ans Pierre Kneip Aides, fondat de la SIS 25 dĂ©cembre 1995 Jean-Michel Mettetal Aides, Arcat sida Jean-Michel Mandopoulos Gazoline, Aides fin 1995 David Girard patron de boites de nuit gaies Ramon Fernandez trapĂ©ziste 1996 Michel Aribaud Gai Pied HervĂ© Lebeaupin mai 1996 Jean-Pierre Meyer-Genton les Mots Ă  la Bouche 24 juillet 1996 Et bien d’autres sont Ă  rajouter Ă  la liste, non datĂ©s comme Philippe Genet ancien du FHAR ou peu connus ________________ 1985-1995 au Maroc mobilisation de la sociĂ©tĂ© civile contre le sida 1985 aucun cas de sida n’est diagnostiquĂ©, les malades ont peur de se dĂ©clarer, un journal Ă©crit on brĂ»le 300 prostituĂ©es Ă  la foire de Casablanca », le ministĂšre de l’IntĂ©rieur refuse la dĂ©claration de l’association de lutte contre le sida ALCS ; 1986 diagnostic des premiers cas de sida par transfusion, il n’y a rien pour traiter les infections opportunistes et la confidentialitĂ© n’est pas respectĂ©e ; 1988 crĂ©ation de l’ALCS Ă  la fac de mĂ©decine qui permet de parler de prĂ©vention et de prĂ©parer l’officialisation , les intĂ©gristes montent au front au nom de l’abstinence et de la fidĂ©litĂ©, le choix est fait d’agir auprĂšs des populations concernĂ©es les plus prĂ©caires, un journaliste fait une enquĂȘte sur l’homosexualitĂ© Ă  Marrakech ; 1989 une permanence se met en place avec une prostituĂ©e dans un quartier chaud de Casablanca ; 1992 ouverture d’iun centre de dĂ©pistage gratuit Ă  Casablanca mais ce sont des officiers supĂ©rieurs qui le contrĂŽlent ce qui ne permet pas l’anonymat ; 1994 deux jeunes viennent Ă  l’ALCS un projet improvisĂ© se structure grĂące Ă  un financement international et l’aide de Bruno Spire, cela permet la mobilisation de deux volontaires, deux français bĂ©nĂ©voles et de Aniba, 19 ans, mariĂ©e avec un sĂ©ropo, leur fils est sĂ©ropo la mĂšre aussi, Ă  la mort du pĂšre aidĂ©e par l’ALCS, elle obtient de garder sa maison, son tĂ©moignage a un grand impact 1985-1987 le CUARH comitĂ© d’urgence anti-rĂ©pression homosexuelle créé en 1979 arrive au terme de son existence, c’est aussi la fin du journal Homophonies, son outil de communication ; l’heure est Ă  d’autres militantismes et d’autres mĂ©dia 1985 CinĂ©ma My Beautiful Laundrette » de Stephen Frears, Escalier C » de Jean-Charles Tacchella. VariĂ©tĂ©s MylĂšne Farmer Libertine 1985 crĂ©ation de l’association ARCAT-Sida, association pour la recherche clinique contre le sida et sa thĂ©rapeutique, fondĂ©e par les mĂ©decins Daniel Vittecoq et Marcel Arrouy, trĂšs liĂ©e au milieu mĂ©dical avec le souci de dĂ©velopper les traitements, la recherche et l’accompagnement des malades 1985 apparition des 1ers tests de dĂ©pistage du sida 1985 Alain-Pierre Ricard est membre de la troupe des Caramels fous, troupe de théùtre comique qui se produit entre autres au théùtre Dejazet ; malheureusement 50% des membres de la troupe dĂ©cĂšderont en 3 annĂ©es ; Alain-Pierre militera Ă  Act Up Ă  partir de 1987 1985 Ă  Besançon, violences entre le CHOC et des anciens dĂ©portĂ©s qui voulent rouvrir les fours pour mettre les pĂ©dĂ©s dedans », il y a plusieurs blessĂ©s 1985 les annĂ©es Sida sont terribles Ă  Aix en Provence comme ailleurs GrĂ©goire Herpin et l’ImpĂ©ratrice d’Annam de la Mouvance folle lesbienne » mourront du Sida, Jean-Marie des Mirabelles atteint du Sida se dĂ©fenestrera Ă  l’hĂŽpital 1985 Ă  Marseille, crĂ©ation de Aides Provence en liaison avec AIDES national, Thierry Gamby prĂ©sident, prĂ©sence dans les hĂŽpitaux, prĂ©sence auprĂšs des malades, interventions multiples de prĂ©vention, aux cĂŽtĂ©s des 1ers salariĂ©s s’activent de nombreux bĂ©nĂ©voles 1985 Ă  Marseille, la Boulangerie gay ancienne boulangerie, 48 rue de Bruys derniĂšre annĂ©e de la prĂ©sidence de Jacques Fortin ; organisation de l’UEH de juillet 1985 1985 Ă  Montpellier, le Guide gay n°2 mentionne les Ă©tablissements gays et amis ouverts les bars bar du TrĂ©sor, les Deux Verseaux, restaurants Les GoĂ©lands, Le Cornelius, Le BƓuf agile, discothĂšques Le PhĂ©bus, Grand OdĂ©on, et Ă  NĂźmes Club L’apothĂ©ose, saunas sauna de la Gare, Club du Jardin, club de rencontre Gay Inter Provinces Ă  NĂźmes et autres commerces salle de sport L’Equilibre, salon de coiffure Josyvan, vivarium Jean-RaphaĂ«l ; il signale l’adresse de Groupement de libĂ©ration des Homosexuels de NĂźmes animĂ© par Alain Lautard et HervĂ© SalomĂ© 1985 la loi donne la possibilitĂ© d’ajouter le nom de l’autre parent au nom d’usage portĂ© par l’enfant 1985 FrĂ©quence Gaie jusque lĂ  radio militante, devient une radio commerciale 1985 Ă  Nancy, crĂ©ation d’un groupe de lesbiennes au sein de l’association homosexuelle Gai, AmitiĂ©, Initiative, elles diffusent un tract Ca bouge pour nous lesbiennes se terminant par Rejoignez-nous 1985 Ă  MontrĂ©al, crĂ©ation des Archives gaies du QuĂ©bec ; crĂ©ation Ă  San Francisco de la GLBT Historical Society of Northern California en 2002 elle comprendra 200 collections d’archives, 2 500 titres de pĂ©riodiques et 15 000 photos, elle rĂ©alisera des expositions dĂ©bats, et comptera 4 salariĂ©s permanents 1985 aux USA, Ă  Denver dans le Colorado, confĂ©rence mĂ©dicale mondiale oĂč le langage de prĂ©sentation mĂ©dicale est hermĂ©tique et inaccessible aux malades du Sida ; un groupe de sĂ©ropositif dĂ©cide la rĂ©daction d’une dizaine de principes, une charte qui met les malades au centre de la recherche, les principes de Denver, ce sera la charpente idĂ©ologique du militantisme sida » dira Didier Lestrade 1985 aux USA, Ă  New York la drag queen Lady Bunny nĂ©e en 1962 fonde le Wigstock festival, en rĂ©fĂ©rence au festival de Woodstock de 1969, ce festival annuel durera jusqu’en 2005 ; il inspirera le Lady Bunny’s festival travesti de Berlin organisĂ© par l’artiste trans’ GĂ©rĂŽme Castell 1985 en SuĂšde, les Ă©vĂȘques de l’Eglise luthĂ©rienne recommandent l’abstinence aux chrĂ©tiens homosexuels ; en 1980, un prĂȘtre, Ludvig Jönsson, a donnĂ© une messe dans son Ă©glise pour cĂ©lĂ©brer la fin de la gay pride, dĂ©clarant Partout oĂč l’amour apparaĂźt, un miracle se produit » ; mais il faudra 3 enquĂȘtes nouvelles et des dizaines de rapports pour que les choses commencent Ă  bouger 1985 Ă  New-York, fermeture du bar cuir le Mineschaft ouvert en 1977 1985 Edmund White, Ă©crivain amĂ©ricain en sĂ©jour Ă  Paris, dĂ©couvre sa sĂ©ropositivitĂ©, son sĂ©jour en France s’entend sur les annĂ©es 1983-1990, grĂące Ă  Maie-Claude de Brunhoff il fait la connaissance de tous les grands Yves Saint-Laurent, Catherine Deneuve, Michel Foucault, Philippe Sollers, Julia Kristeva, il racontera cette pĂ©riode dans Inside a Pearl. My Life in Paris en 2014 ; il dira que Rimbaud, dĂ©couvert Ă  l’ñge de 14 ans, en 1954, lui a donnĂ© l’envie de vivre en France et de dĂ©couvrir sa littĂ©rature ; il se dira tĂ©moin de 3 dĂ©cennies de la vie gay, libĂ©ration sixties, libertinage seventies, sida eighties 1985 en Egypte retour de la loi islamique des annĂ©es 1920, le code musulman fondĂ© sur le Coran et la charia 1985 Aides fait une campagne de promotion du prĂ©servatif en encartant une capote dans un n° de Gai Pied, l’un et l’autre prennent ainsi le risque d’ĂȘtre poursuivis pĂ©nalement 1985 crĂ©ation Ă  Rennes de l’association Femmes entre Elles ; Ă  Paris crĂ©ation du Nouveau Collectif contre le viol qui organise une campagne de presse contre le viol, une manifestation Ă  la suite d’un 3Ăšme viol public, bd Magenta, lance le projet d’une permanence tĂ©lĂ©phonique et diffuse un Manifeste avec ses revendications criminalisation du viol, refus de l’expertise psychiatrique et de l’enquĂȘte de moralitĂ© imposĂ©e aux victimes, dĂ©nonciation de l’utilisation raciste des viols, appel Ă  l crĂ©ation de centre d’accueil et de soutien pour les femmes violĂ©es ; crĂ©ation Ă  Paris de AGIR Groupe homosexuel mixte de critique sociale et homosexuelle créé par Homophonies, Lesbia et les Archives lesbiennes ; crĂ©ation par FĂ©min’autres d’une fondation soutenue par la Fondation de France destinĂ©e Ă  collecter des fonds auprĂšs de particuliers, d’entreprises et d’organismes divers pour l’aide au dĂ©marrage de projets d’entreprises gĂ©rĂ©s par des femmes ; crĂ©ation Ă  Paris de Presence association de recherches et d’expression homosexuelle ; crĂ©ation Ă  Paris du journal en forme de piĂšces de théùtre Monstruel et Clithéùtre 1985 GĂ©rard Koskovich, membre fondateur du centre d’archives gay et lesbien de San Francisco USA, rencontre Jean Le Bitoux – grĂące Ă  Jacques Vandemborghe qu’il avait connu lors de la Gay Pride – il l’interviewe pour le grand mensuel gay amĂ©ricain The Advocate 1985 aux USA, crĂ©ation de l’association GLAAD Gay & Lesbian Association Against Defamation par un groupe de journalistes et d’écrivains suite Ă  la façon dont la crise du VIH et du sida est traitĂ© dans les mĂ©dia, elle veillera Ă  ce qu’ĂȘtre gay ne soit plus vu comme un choix ou un mode de vie, mettra Ă  leur disposition des guides des mots Ă  utiliser ou Ă  bannir, crĂ©era un prix pour des films, des auteurs ou des journalistes, un rapport sera rĂ©digĂ© chaque annĂ©e Where we are on TV 1985 aux USA, crĂ©ation du AIDS Memorial Quilt et du Names Project qui prendra en France le nom de Patchwork des Noms Ă  San Francisco, d’Act Up Ă  New York 2 janvier 1985 mort de l’écrivain acadĂ©micien Jacques de Lacretelle 1888-1985, il acquiert la notoriĂ©tĂ© avce son roman Silbermann qui obtient le prix Femina en 1922 racontant les persĂ©cutions d’un Ă©lĂšve juif dans son collĂšge, il obtient le prix du Roman en 1930 avec Amour nuptial et en 1936 il est admis Ă  l’AcadĂ©mie française ; influencĂ© pas son ami Gide il Ă©crit dans un style de puretĂ© classique des romans, des essais et un Journal ; en 1977 il reçoit le prix Marcel Proust avec Les Vivants et les Ombres ; Ă  la LibĂ©ration il a fait reparaĂźtre Le Figaro dont il est devenu le PDG 5 janvier 1985 Michel Foucault dĂ©nonce dans une interview Ă  Gai Pied Hebdo Les manuels scolaires ont purgĂ© la littĂ©rature et falsifiĂ© l’histoire afin d’exclure un certain nombre de conduites sexuelles » FĂ©vrier 1985 prĂšs de 30 personnes se rĂ©unissent dans un bel appartement de la rue du Cherche-Midi, Nicolas Nathan, fils de l’éditeur, y a entrainĂ© Richard Descoings, ils viennent de fonder l’association Aides ; c’est l’appartement des parents de FrĂ©dĂ©ric Edelmann, journaliste au Monde, il y a Jean-Florian Mettetal, compagnon d’Edelmann, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste qui travaille avec le Dr Willy Rosenbaum, Gilles Barbedette, journaliste Ă  Gai Pied, sĂ©ropositif, il prĂ©fĂšre le cacher Ă  son ami Jean Blancard, accompagnĂ© de l’écrivain amĂ©ricain Edmund White, ou encore Dominique Laaroussi, infirmiĂšre proche du Dr Philippe Le Thomas, qui se chargent de la formation des volontaires, autour de Daniel Defert, ancien amant de Michel Foucault, ex-militant de la Gauche prolĂ©tarienne ; Aides organise des rĂ©unions d’information dans les bars gays des Halles Piano Zing, Broad, Sling, et tous les dimanches au Duplex, situĂ© au-dessous du studio de FrĂ©dĂ©ric Edelmann, mais le Palace refusera la 1Ăšre soirĂ©e au bĂ©nĂ©fice d’Aides ; Richard Descoings rĂ©dige les statuts de l’association et consacre du temps et de l’énergie Ă  celle-ci documentation, archivage du courrier, etc.; Daniel Defert s’inspire des techniques du Terrence Higgins Trust de Londres pour mettre en place des groupes de paroles destinĂ©s aux volontaires ; le psychiatre Didier Seux suit attentivement les volontaires ; ils passent leurs vacances sur l’ile d’Elbe dans la maison d’HervĂ© Guibert ; Richard Descoings devient adjoint de FrĂ©dĂ©ric Edelmann pour l’accueil des volontaires, l’annĂ©e 1986 sera marquĂ©e par une arrivĂ©e massive de sĂ©ropositifs parmi eux 3 fĂ©vrier 1985 Ă  Lyon, deux hommes, Dominique L. Mouthe, 29 ans, pasteur Ă©vangĂ©lique pentecĂŽtiste exclu pour homosexualitĂ© par le conseil des anciens de l’association de Dieu de France, et Patrick Monvoisin, 22 ans, s’unissent devant Dieu et devant les hommes », dans le cadre d’une bĂ©nĂ©diction d’amour et de fraternitĂ©, par le pasteur Joseph DoucĂ© fondateur du CCL Centre du Christ LibĂ©rateur, organisĂ©e par l’association AgapĂš ; aussitĂŽt aprĂšs, la fĂ©dĂ©ration des Ă©glises Ă©vangĂ©liques baptiste tient Ă  prĂ©ciser que le pasteur DoucĂ© n’est plus pasteur de cette union d’églises depuis 1974, pas plus qu’il ne l’est – ni le pasteur Mouthe – d’aucune de celles qui sont rassemblĂ©es dans la fĂ©dĂ©ration protestante de France, et qu’il a Ă©tĂ© rayĂ© de l’édition 1984 de l’Annuaire protestant 12 fĂ©vrier 1985 mort de l’écrivain belge Conrad Detrez 1937-1985, il s’est vouĂ© Ă  l’engagement rĂ©volutionnaire dans le monde, aprĂšs des Ă©tudes thĂ©ologiques, l’Herbe Ă  brĂ»ler en 1978 lui a valu le priux Renaudot, La Lutte finale et Le Dragueur de Dieu, en 1981, sont en partie autobiographiques ; en 1984 il est diplomate au Nicaragua et son dernier livre La Ceinture de feu dĂ©fend Ă  la fois son engagement politique et son homosexualitĂ© 16 fĂ©vrier 1985 la premiĂšre brochure d’Aides est Ă©ditĂ©e 5 000 exemplaires et encartĂ©e dans Gai Pied Hebdo ; en mĂȘme temps, ouverture de les premiers dĂ©bats dans les bars homosexuels parisiens et la permanence tĂ©lĂ©phonique d’Aides, ainsi Daniel Defert, prĂ©sident-fondateur de l’association, commence Ă  tenir un cahier des appels tĂ©lĂ©phoniques, il en remplira une quarantaine qu’il remettra aux Archives nationales 28 fĂ©vrier 1985 une Ă©mission radio lesbienne nogentoise se tient en fin de journĂ©e sur Forum 102,2 Mz, le tract d’appel est ainsi rĂ©digĂ© Lesbienne. Assumer sa vie de lesbienne, pouvoir la vivre librement 
 Nous vous proposons donc de faire connaissance avec les femmes. Nous allons pendant 2 heures, les Ă©couter, parler de leurs problĂšmes, mais aussi leur bonheur, de leur joie Ă  vivre ensemble », avec le soutien du CIDF, du MIEL, du Planning familial, et des journaux Le Courrier picard, Gai Pied hebdo, Homophonies, LibĂ©ration, Les parisien libĂ©rĂ©, Antoinette, Heures Claires des femmes, l’HumanitĂ© Avril 1985 empĂȘchĂ© », Edmond HervĂ©, secrĂ©taire d’Etat Ă  la SantĂ©, ne reçoit pas AIDES qui avait demandĂ© audience au ministre. 27-28 avril 1985 forum lesbien Ă  la Maison des femmes sur Les moyens d’information et leur coordination par et pour les lesbiennes et les stratĂ©gies du mouvement y participent les associations Lesbia, Vlasta, les Archives, Homophonies, Paris FĂ©ministe, Interligne, Canal MIEL, le groupe FEE de Rennes, les Nanas Radoteuses, FrĂ©quence Gaie avec 2 axes principaux informer les lesbiennes sur tout ce qui existe et se cordonner au niveau national ; la Commission Information et Coordination par et pour les Lesbiennes est créée Ă  cette occasion 8 mai 1985 le Collectif Lesbiennes contre le racisme, l’antisĂ©mitisme et le fascisme se rĂ©unit devant l’ancienne prison des femmes de la Petite Roquette et distribue des tracts Ă  la mĂ©moire des femmes rĂ©sistantes durant l’Occupation et des femmes algĂ©riennes et françaises en lutte contre la colonisation dĂ©tenues dans cette prison, et de la tentative du nazisme d’exterminer les lesbiennes et les homosexuels 10 juin 1985 Ă  Paris, le Continental, trĂšs grand sauna installĂ© prĂšs de l’OpĂ©ra, ferme dĂ©finitivement ses portes Ă  la suite d’un incendie criminel, deux individus ont bĂąillonnĂ© le gardien et rĂ©pandu de l’essence avant d’embraser le tout 22 juin 1985 Ă  Paris, marche de la Gay Pride organisĂ©e par le CUARH avec le slogan Touche pas Ă  mes mƓurs , rappelant le slogan de SOS Racisme Touche pas Ă  mon pote » 29 juin 1985 l’AssemblĂ©e nationale adopte, en 3Ăšme lecture, la rĂ©forme du Code PĂ©nal introduisant une rĂ©pression des discriminations sexistes et homophobes, en prolongement des lois antiracistes de 1972 et 1974 ; le dĂ©putĂ© PS de Haute-SaĂŽne, Jean-Pierre Michel, a profitĂ© des discussions sur les discriminations sexistes pour dĂ©poser un amendement qui condamne aussi les discriminations Ă  l’égard des homosexuels, au moins dans le cadre du travail ; le 17 juin, au SĂ©nat le centriste Louis Boyer s’était exclamĂ© Avec l’amendement de Jean-Pierre Michel, on n’aura plus le droit de refuser d’embaucher un anthropophage
 Il y en a peut-ĂȘtre au gouvernement, mais delĂ  Ă  vouloir transformer la sociĂ©tĂ© en sociĂ©tĂ© homo, il y a de la marge
 Si l’AssemblĂ©e Nationale pertsiste, on dira qu’elle a des mƓurs spĂ©ciales » et le 26 juin le dĂ©putĂ© UDF Gibert Gantier a brandit la menace de pĂ©dophilie Juillet 1985 aux USA, l’acteur amĂ©ricain Rock Hudson 1er visage public du sida est hospitalisĂ© Ă  Paris Juillet 1985 4Ăšme UniversitĂ© d’étĂ© homosexuelle organisĂ©e par le GLH de Marseille ; GĂ©rard Goyet, animateur du premier cafĂ©-théùtre marseillais subventionnĂ© par la Ville de Marseille qui accueille de nombreux artistes rue du Chantier, puis Place Thiars, anime les soirĂ©es des UEH ; parmi les thĂšmes traitĂ©s, le SIDA, l’association des MĂ©decins Gais AMG est invitĂ©e pour traiter de la question avec Jacques Leibowitch, mais Daniel Defert est heureux de dĂ©barquer » avec FrĂ©dĂ©ric Edelman et Alain Brugeat, avec des sacs de capotes dans ce milieu assez mal prĂ©parĂ© », Jean le Bitoux l’aide Ă  organiser sa confĂ©rence, il fait salle comble, Daniel Defert Ă©crira la majoritĂ© des mĂ©decins de Marseille quitta l’AMG pour fonder AIDES Marseille autour du dermatologue Thierry Gamby », ce sera la 1Ăšre extension de Aides ; autour de Thierry Gamby il y aura Alain Danan, GĂ©rard Bourgue, Jean-François Gagneux ; aprĂšs Marseille, Aides crĂ©era une antenne Ă  Grenoble EtĂ© 1985 1Ăšre enquĂȘte de MichaĂ«l Pollak dans Gai Pied Hebdo, c’est la 1Ăšre enquĂȘte Ă©pidĂ©miologique presse gay » financĂ©e par le ministĂšre de la SantĂ©, le journal qui compte 13 000 lecteurs 23 juillet 1985 arrĂȘtĂ© ministĂ©riel qui institue le dĂ©pistage obligatoire des anticorps anti-LAV pour tout don de sang applicable au 13 aoĂ»t, mais le remboursement des produits anti-hĂ©mophiliques non chauffĂ©s est dĂ©cidĂ© seulement Ă  partir du 1er octobre 1985. 25 juillet 1985 l’AssemblĂ©e nationale adopte un amendement de Jean-Pierre Michel Ă©tendant le champ des lois antiracistes aux discriminations en raison des mƓurs » le dĂ©lit de discrimination fondĂ© sur l’origine d’une personne, son sexe, ses mƓurs et sa situation de famille est créé ; HES a ƓuvrĂ© en coulisse pour que les lois antiracistes soient Ă©tendues Ă  l’orientation sexuelle les mƓurs » et pas seulement aux discriminations sexistes projet de loi 2661 de 1985, plusieurs dĂ©putĂ©s ont Ă©tĂ© sollicitĂ©s pour prĂ©senter des amendements Ghislaine Toutain dont l’assistant parlementaire est Patrick Bloche, et Jean-Pierre Michel AoĂ»t 1985 Gai Pied rĂ©vĂšle que 58% des Français interrogĂ©s envisagent de ne plus rencontrer d’homosexuels par crainte d’attraper le sida AoĂ»t 1985 crĂ©ation de l’association Vaincre le Sida VLS issue d’une proposition formulĂ©e par l’association des MĂ©decins gais, animĂ©e par Philippe Meyer, lors de l’UEH de Marseille le 11 juillet 1985 ; 1Ăšre association de lutte contre le sida, pionniĂšre dans l’aide aux malades, elle Ă©ditera des brochures et ouvrira une ligne tĂ©lĂ©phonique 8 aoĂ»t 1985 mort de l’actrice amĂ©ricaine Louise Brooks 1906-1985, femme libre bisexuelle, elle figurait dans La Garçonne en 1928 et Le Journal d’une fille perdue en 1929 de Georges Wilhen Pabst , Une fille dans chaque port de Howard Hawks en 1928, et Prix de beautĂ© de Augusto Genina en 1930, puis elle a Ă©crit dans des revues de cinĂ©ma 22 aoĂ»t 1985 Ă  Paris, un groupe d’hommes pĂ©nĂštrent dans le square Sully, Ă  3h30 du matin, plaque les dragueurs Ă  terre et les roue de coup, trois hommes sont blessĂ©s ; il sera dĂ©couvert que le vĂ©hicule dans lequel reparte ces hommes appartient Ă  la mairie de Paris c’est Ă  dire Ă  la brigade des Parcs et Jardins créée en septembre 1981 Septembre 1985 prĂšs de Los Angeles, ouverture des ports de la Severin Wunderman Foundation, du nom du collectionneur et industriel belgo-amĂ©ricain, des Ɠuvres de Jean Cocteau, avec ses dessins de Raymond Radiguet et Jean Marais, en prĂ©sence de son dernier compagnon Edouard Dermit ; puis la collection sera lĂ©guĂ© Ă  la ville de Menton 25 septembre 1985 mariage » de Thierry le Luron et Coluche Ă  Paris, organisĂ© par le producteur Paul Lederman avec Eddie Barclay en tĂ©moin, devant le musĂ©e de Cire de Montmartre, suivi de 2 Ă©missions sur Europe 1 et sur Canal + ; c’est une parodie du mariage d’Yves Mourousi qui se tient 48h plus tard ; ils mourront l’un et l’autre en 1986, Coluche d’un accident de moto, le Luron d’une longue » maladie dans la solitude Ă  l’ñge de 34 ans 28 septembre 1985 mariage du plus cĂ©lĂšbre cĂ©libataire de France, le prĂ©sentateur du journal tĂ©lĂ©visĂ©, Yves Mourousi 1942-1998, 43 ans, avec VĂ©ronique Audemard d’Alançon ; il est une figure de la nuit gaie parisienne, il a ouvert son restaurant dans le Marais ; la planĂšte people y est invitĂ©e, avec messe, bĂ©nĂ©diction de la foule, corrida, feu d’artifice, grand bal disco et grand reportage dans Paris Match ; Jean-Claude Brialy lance La semaine prochaine, je me fiance avec le prince Albert ert j’aurai Le Pen et Bokassa comme tĂ©moins. » Octobre-novembre 1985 parution du n°1 de Lettres Ă  Sappho bulletine lesbienne d’informations et d’annonces, avec ses petites annonces numĂ©rotĂ©es Octobre 1985 parution de Une femme si sage de Jocelyne d’Agostino, histoire d’une femme qui tombe amoureuse d’un homosexuel, elle le qutte le jour oĂč elle apprend qu’il est mariĂ© avec une femme 2 octobre 1985 aux USA, dĂ©cĂšs de Rock Hudson Roy Scherer, 59 ans ; beau comme un dieu avec une carrure d’athlĂšte, considĂ©rĂ© comme l’incarnation de la virilitĂ© et de l’image traditionnelle de l’homme depuis les annĂ©es 1950 ; soutenu dans sa carriĂšre cinĂ©matographique GĂ©ant en 1957, il est alors consacrĂ© Look Star de l’annĂ©e, Confidences sur l’oreiller, Le Secret magnifique, Tout ce que le ciel permet, Dynasties, etc. par son agent, le trĂšs gay Henry Wilson ; il dissimule ses liaisons homosexuelles, en particulier avec George Nader ; il retrouve sa popularitĂ© dans les annĂ©es 1970 dans un feuilleton tĂ©lĂ©visĂ© avec Mac Millan ans his wife ; rĂ©publicain conservateur il avait prĂ©servĂ© coĂ»te que coĂ»te sa vie privĂ©e grand amateur d’escapades nocturnes, le 25 juillet 1985 il avait fini par sortir du placard lors d’une interview du journaliste Taryn O’Connor, avouant sa maladie, la double rĂ©vĂ©lation fait l’effet d’une bombe, se fermant dĂšs lors les portes de tous les studios ; il avait Ă©tĂ© hospitalisĂ© Ă  Paris, le sida a dĂ©sormais un visage il est la 1Ăšre victime people connue de tous, il a alors annoncĂ© sa maladie et fait Ă©tat de son homosexualitĂ© deux mois plus tĂŽt le 25 juillet en rĂ©pondant Ă  un journaliste, ne pesant plus que 55 kg, il se dĂ©crivait comme une Ă©pave Ă  la dĂ©rive » ; Ă  partir de cette annonce aucune compagnie aĂ©rienne n’a acceptĂ© de le transporter, c’est un Boeing 747 privĂ© qui l’a ramenĂ© aux USA ; par peur de la maladie, plus personne ne voulait le toucher ; le 19 octobre plus de 300 personnes se retrouveront Ă  son domicile pour un hommage supervisĂ© par Liz Taylor, le lendemain 35 invitĂ©s iront disperser ses cendres en mer ; en novembre 1985 Marc Christian expliquera avoir Ă©tĂ© son dernier compagnon, il rĂ©clamera 10 millions de $ de dommages et intĂ©rĂȘts de son exĂ©cuteur testamentaire pour lui avoir cachĂ© sa maladie, le 17 fĂ©vrier 1989 le tribunal de Los Angeles, Ă  10 voix contre deux, donnera raison Ă  Marc Christian – dont les tests se rĂ©vĂšleront nĂ©gatifs – et lui attribuera 21, 75 millions de $ en compensation de sa souffrance morale » ; de son vivant, le systĂšme hollywoodien l’a largement protĂ©gĂ© de toute incursion dans sa vie privĂ©e ; c’est largement en sa mĂ©moire que Liz Taylor qui l’aimait beaucoup consacrera son Ă©nergie Ă  la cause du sida 16 octobre 1985 mort de l’homme de théùtre et Ă©crivain d’origine belge Robert Kanters 1910-1985, sa famille est rĂ©fugiĂ©e prĂšs de Bordeaux oĂč il gagne sa vie comme prĂ©cepteur ; Ă  la fin de l’Occupation il devient secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du théùtre du Vieux-Colombier et poursuit son Ɠuvre d’écrivain Essai sur l’avenir de la religion en 1945, Anthologie littĂ©raire de l’occultisme en 1950 ; directeur des Ă©ditions DenoĂ«l il va rĂ©vĂ©ler beaucoup d’auteurs de talent, il devient aveugle mais poursuit ses critiques dramatiques dans l’Express et le Figaro littĂ©raire, et finit par se suicider ; son autobiographie A perte de vue 1981 tĂ©moigne d’un demi-siĂšcle de crĂ©ation littĂ©raire et théùtrale ; amant déçu de Jean-Louis Bory il avait dĂ©jĂ  fait une tentative de suicide un soir de 1960 15 novembre 1985 en Pologne, dĂ©clenchement de l’opĂ©ration Hyacinthe, menĂ©e par la police avec emprisonnements, confessions forcĂ©es, aboutissant au fichage d’environ 11 000 homosexuels, alors que l’homosexualitĂ© Ă©tait dĂ©pĂ©nalisĂ©e depuis 1932 16 novembre 1985 Gai Pied Hebdo insĂšre une capote dans son numĂ©ro, dans son N° prĂ©cĂ©dent MichaĂ«l Pollak et Lindinalva Laurindo ont prĂ©sentĂ© les rĂ©sultats de l’enquĂȘte auprĂšs des lecteurs, ils soulignent que les ouvriers, les personnes peu diplĂŽmĂ©es et les groupes d’ñges au-dessus de 40 ans sont peu reprĂ©sentĂ©s dans les rĂ©ponses, ils notent que 41,4% des homosexuels ont modifiĂ© leurs pratiques sexuelles depuis l’apparition du sida utilisation Ă  5,6% du prĂ©servatif, Ă©vitement du sperme pour 3,7%, renonciation au saunas et aux back rooms pour 21,3%, abandon de la pĂ©nĂ©tration pour 6,1%, Ă©vitement des lieux gays pour 8,1% , la moitiĂ© 52,6% ont rĂ©duit le nombre de leurs partenaires ou cherchĂ© une relation stable, 62,5% font surveiller leur santĂ© sexuelle ; de son cĂŽtĂ© Jean le Bitoux qui a quittĂ© Gai Pied en 1983 et fait quelques tentatives pour lancer un nouveau journal, comme Profils en 1983 travaille Ă  Aides Ile de France, puis sera recrutĂ© en 1987 comme journaliste au Journal du Sida Ă  Arcat Sida avec FrĂ©dĂ©ric Edelmann et Jean-Florian Mettetal lorsqu’ils quitteront Aides 22 novembre 1985 le Nouvel Observateur fait sa couverture sur La grande peur des homosexuels ; Catherine David rappelle que 42% des Français considĂ©raient l’homosexualitĂ© comme une maladie en 1973, il n’étaient que 28% en dĂ©cembre 1984 ; un sondage de la SOFRES de novembre 1985 indique que 28% des Français seraient profondĂ©ment choquĂ© que leur fils soit homosexuel et 26% feront ce qui est possible pour le faire changer, pour 23% c’est une maladie que l’on doit guĂ©rir et pour 24% une perversion que l’on doit combattre ; Serge Raffy raconte la carriĂšre brisĂ©e de l’inspecteur de police Jean Aguilar, lorsque au commissariat de Toulouse il dĂ©couvre l’inscription Aguilar est pĂ©dĂ© », il est dit avoir Ă©tĂ© vu Ă  la Praire des Filtres au bord de la Garonne, son Ă©pouse secrĂ©taire au commissariat connait son penchant, sur l’insistance de son fils JĂ©rĂŽme de 13 ans il a acceptĂ© de l’accompagner sur ce lieu de drague, le fils a fait la connaissance d’un jeune directeur de sociĂ©tĂ© ce que la mĂšre ne supporte pas, celle-ci organise un traquenard contre son fils et son ami, traquĂ© le fils avoue qu’il est le fils de l’inspecteur Aguilar, en novembre 1983 le tribunal de Toulouse a condamnĂ© le pĂšre pour complicitĂ© d’attentat Ă  la pudeur sur mineur », Minute parle de flic proxĂ©nĂšte », la justice dĂ©choit Aguilar de ses droits paternels, il n’a plus le droit de voir ses enfants et JĂ©rĂŽme est placĂ© dans un foyer, au bout de 2 ans de procĂ©dure le 9 novembre 1985 la Cour de Cassation renvoie le procĂšs en appel Ă  Agen, rejugĂ© en janvier 1986 Jean Aguilar, 55 ans, qui a Ă©tĂ© CRS en Mai 1968 Ă  Paris et pour qui la police Ă©tait tout » racontera ses tourments ; interrogĂ© par Bob Gallagher et Alexander Wilson Ă  Los Angeles le 7 aoĂ»t 1984 pour The Advocate, Michel Foucault explique la dimension crĂ©ative de la sexualitĂ© homosexuelle, en particulier du sadomasochisme, dans la double dimension sexuelle et corporelle, avec des rapports stratĂ©giques toujours fluides », il note que » l’homosexualitĂ©, le sexe entre hommes, est devenue un problĂšme au XVIIIĂšme siĂšcle. Tant que l’amitiĂ© Ă©tait une chose importante et socialement acceptĂ©e, personne ne se rendait compte que les hommes faisaient l’amour ensemble
 Mais une fois que l’amitiĂ© disparue en tant que relation culturellement acceptĂ©e, le problĂšme s’est posĂ© Que fabriquent donc les hommes ensemble ? » le journal passe en revue l’ampleur des lois anti-homosexuelles ou privatives de libertĂ©s dans les diffĂ©rents pays ; Jean-François Josselin souligne l’importance qu’ont eu aux USA certains films Ă  la tĂ©lĂ©vision et spectacles pour faire basculer l’opinion sur la question homosexuelle et le sida An Early Frost de John Erman qui montre les rapports dĂ©licats, amicaux et solidaires entre malades du sida, une nouvelle confrĂ©rie fondĂ©e sur une autre libĂ©ration la mort » , et la piĂšce As Is de William Hoffmann Ă  Broadway sur le mĂȘme thĂšme ; Didier Eribon se penche sur le courrier des lecteurs de Gai Pied chronique de la misĂšre sexuelle et affective, de la honte et de l’isolement » ; de son cĂŽtĂ©, François Caviglioli souligne que depuis qu’on a fermĂ© en 1975 les hĂŽtels de passe Ă  la prostitution, essentiellement hĂ©tĂ©rosexuelle, les prostituĂ©es s’installent dans des appartements ce qui a toujours Ă©tĂ© signe de respectabilitĂ© » mais c’est Ă  ce moment-lĂ  que les gens honnĂȘtes les montrent du doigt » dans le quartier Bonne Nouvelle Ă  Paris DĂ©cembre 1985 Line Renaud et Pierre Bellemare organisent une 1Ăšre grande soirĂ©e de rĂ©colte de fonds privĂ©s DĂ©cembre 1985 en Allemagne, crĂ©ation Ă  Berlin du Schwules Museum, musĂ©e homosexuel unique en son genre, créé dans la foulĂ©e de l’exposition Eldorado de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente 6 dĂ©cembre 1985 Ă  Marseille, les statuts de Aides Marseille sont dĂ©posĂ©s en PrĂ©fecture 7-8 dĂ©cembre 1985 Rencontre des lieux d’expression et d’initiative des femmes organisĂ© par la Maison des Femmes de Paris Ă  l’Ecole Centrale de Chatenay-Malabry, y sont prĂ©sents les groupes de Lille, Nantes, Barcelone et le Collectif fĂ©ministe contre le racisme, Yvette Roudy y est contestĂ©e Ă  cause de la politique nuclĂ©aire de la France Fin 1985 l’association Aides s’installe dans un appartement, rue du Bourg-l’AbbĂ©, prĂšs du Duplex et face aux Bains-Douches ; sous l’impulsion de Richard Descoings l’association se structure avec un conseil d’administration et un bureau encadrant le prĂ©sident ; mais la professionnalisation de Aides entraine l’éclatement de l’association, Edelmann, Mettetal et Descoings plaident pour la rĂ©munĂ©ration de certaines missions, notamment de celle que remplit Jean-Florian Mettetal, ils rencontrent l’hostilitĂ© de Daniel Defert, ceux qui veulent privilĂ©gier la recherche mĂ©dicale s’opposent p Ă  ceux qui veulent d’abord de l’assistance juridique, sociale et psychologique aux malades ; en octobre 1986 Richard Descoings dĂ©missionnera de Aides lorsqu’il se sentira de plus en plus mal Ă  l’aise traitĂ© de jeune Ă©narque la con » par des volontaires plein de verve 23 dĂ©cembre 1985 la loi autorise les femmes Ă  gĂ©rer le patrimoine du couple, Ă  Ă©galitĂ© avec leur compagnon, elles peuvent contracter un emprunt en le gageant sur les biens communs 31 dĂ©cembre 1985 959 cas cumulĂ©s de sida recensĂ©s en France dont 614 homo-bisexuels. Fin des annĂ©es 1980 Jean le Bitoux, Pierre BergĂ©, Christophe Girard, Pascal Loubet, Didier Lestrade et Jacques Rosselin se voient souvent dans la perspective de la crĂ©ation du journal TĂȘtu titre trouvĂ© par LoĂŻc Prigent, dira Christophe Girard 1986-1993 annĂ©es d’existence du magazine Gaie France, mensuel français homosexuel, proche de la Nouvelle droite, fondĂ© par Michel Caignet, 34 ans, pour un renouveau culturel, politique et artistique au sein de la civilisation française », en fait expression de l’extrĂȘme droite au sein des mĂ©dias homosexuels français ; Paul Raisant anime l’association des amis de Gaie France qui Ă©dite en 1987 un n° du bulletin Sparte, homosexualitĂ© et tradition ; en 1987, la derniĂšre UniversitĂ© d’étĂ© homosexuelle de Marseille sera marquĂ©e par un incident sĂ©rieux, lorsqu’il sera question de l’expulsion de Gaie France , l’évĂ©nement donnera lieu Ă  la naissance du CHLAF comitĂ© homosexuel et lesbien antifasciste ; en 1992 Gaie France sera interdit Ă  la vente aux mineurs pour incitation Ă  la pĂ©dophilie », Ă  la suite de l’intervention du Projet Ornicar animĂ© par Thierry Meyssan et de la CNCDH, Michel Caignet poursuivra toutefois sa publication pendant un an sous le titre de Gaie France, nouvelle sĂ©rie ; Michel Caignet qui a frĂ©quentĂ© la FANE fĂ©dĂ©ration d’action nationale europĂ©enne dissout en 1986, est prĂ©sident du Centre du culture europĂ©enne, il a Ă©tĂ© dĂ©figurĂ© en 1981 par une attaque au vitriol de la part de militants juifs dont le responsable a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  20 ans de prison ; Michel Caignet sera poursuivi en 1997 dans une affaire de diffusion de films pornographiques pĂ©dophiles ayant tournĂ© ses films en Colombie, il dĂ©clarera avoir Ă©tĂ© abusĂ© quant Ă  l’ñge des figurants et condamnĂ© Ă  4 ans de prison dont 18 mois avec sursis ; les collaborateurs de Gaie France sont Guillaume Faye, Pierre Gripari, Roger Peyrefitte, Philippe Randa ou encore Claude Courouve ; Guillaume Faye est journaliste, animateur du cercle Wilfredo-Pareto avec Jean-Yves Le Gallou et Yvan Blot, il est membre du GRECE de 1970 Ă  1986, date Ă  laquelle il en est exclu, il sera animateur de Skyrock Ă  partir de 1990 il s’y fera une spĂ©cialitĂ© de redresseur de torts anonyme, Ă  Radio Luxembourg, Ă  TĂ©lĂ©matin sur FR2, Ă  l’Echo des Savanes, acteur de films pornographiques, il reviendra au GRECE de 1997 Ă  2000 oĂč il tiendra, aux cĂŽtĂ©s de Pierre Vial, un discours racialiste et islamophobe, et publiera de nombreux livres ; Pierre Gripari est Ă©crivain pour enfants en particulier, journaliste et critique de théùtre, membre d’Europe-Action et du GRECE, pour lui Le fascisme n’a pas eu sa chance »; Roger Peyrefitte apporte sa notoriĂ©tĂ© de diplomate, puis Ă©crivain auteur du best-seller Les AmitiĂ©s particuliĂšres 1944, de livres d’histoire et satiriques ; Philippe Randa Philippe-AndrĂ© Duquesne est Ă©crivain, Ă©diteur et chroniqueur, membre du PFN, puis du FN, dans les annĂ©es 1990 il est collaborateur de Minute, de National Hebdo, de magazines people d’Aujourd’hui Madame au magazine gay GI Magazine, de Rivarol, de revues historiques, Ă©sotĂ©riques et de journaux rĂ©gionaux, il Ă©crit de nombreux livres en particulier dans la collection Fleuve Noir ; Claude Courouve qui Ă©ditait le bulletin d’investigation homosexuel ALEPH dans les annĂ©es 1970-1980, fait de nombreuses recherche en particulier sur l’homosexualitĂ© comme l’anthologie trĂšs documentĂ©e Vocabulaire de l’homosexualitĂ© masculine en 1985, dans un Ă©change avec le nĂ©gationniste Robert Faurisson en 2004, il marquera ses points de convergences sur l’ampleur de la pression juive, l’insupportable police juive de la pensĂ©e 1986-1993 Ă  HES, Philippe Ducloux devient prĂ©sident pendant 7 annĂ©es, il continue le travail de persuasion en coulisse » des parlementaires la lutte juridique prend le pas sur la lutte politique 1986-1989 Didier Damoran Didier D auteur de Les Loups dans la Bergerie 2013 note dans son journal de bord ses classes de marin dans le Cotentin et ses mois d’embarquement sur un navire militaire de Toulon 1ers pas dans l’homosexualitĂ© et rencontres furtives 1986-1987 Ă  Marseille, le GLH quitte son local de la rue de Bruys l’annĂ©e oĂč Jacques Fortin quitte la prĂ©sidence du GLH ; il s’installe dans les locaux du Bateau Ivre rue Fongate, prĂ©sidence de François-Claude Gianioni ; dĂ©bats, expositions ; organisation de l’UEH de 1987 ; fermeture du Bateau Ivre peu de temps aprĂšs l’UEH de 1987 disparition du GLH, disparition des UEH, une quinzaine de membres du GLH sont atteints par le sida et mourront, y compris François-Claude Gianoni 1986-1987 Antenne 2 rĂ©alise un documentaire sur le commerce gay, avec David Girard, 27 ans, il Ă©numĂšre ses possessions King Night, King Sauna, Haute Tension, le restaurant Chez David, les 2 journaux GI etTorso, une fabrique de poppers ; le 27 avril 1986, il prĂ©sente Ă  Apostrophe son autobiographie Citizen Gay, il raconte ses 13 000 passes rue Sainte-Anne et ailleurs ; Ă  21 ans il ouvrait un salon de relaxation au 4 avenue de Clichy, puis ouvre ses 1ers saunas rue Bridaine et avenue de Saint-Ouen, et son 1er club Haute Tension le 14 dĂ©cembre 1983, aux Halles, il lance les 1ers serveurs Minitel gays 3615 code Gay et 3615 code Graffiti ert ses 1ers journaux 5/5 et GI Gay International dont Yves Mourousi salue la naissance lors d’un journal de 13h Yves Mourousi ouvre en mai 1984 son propre bar gay-friendly, le Look, Ă  quelques pas de Haute Tension ; Ă  Apostrophe, David Girard minimise la gravitĂ© de l’épidĂ©mie, prĂ©textant qu’on ne meurt pas plus du sida que d’accidents de voiture, il se rattrapera en mettant des prĂ©servatifs Ă  disposition du public, Ă  un moment oĂč la loi l’interdit, en libĂ©rant la parole sur les ondes dans son Ă©mission Lune de fiel sur FrĂ©quence Gaie avec Zaza Diors en recommandant la protection ; en 1987, il doit fermer Haute Tension, il ouvre Megatown au carrefour de BarbĂšs ex cinĂ©ma le Louxor, la fĂȘte gĂ©ante organisĂ©e Ă  l’issue de la gay pride de 1987 y attire 3 800 personnes, une autre mĂ©ga-fĂȘte y sera organisĂ©e banalisant l’homosexualitĂ©, pour une autre fĂȘte il distribue des invitations au Salon de l’Agriculture, le succĂšs est total ; la fĂȘte ne dure que 3 ans, David Girard dĂ©cĂšde du sida en 1990 1986 CinĂ©ma Tenue de soirĂ©e » de Bertrand Blier, La Loi du dĂ©sir » de Pedro Almodovar, Caravaggio » de Derek Jarman, Cours privĂ© » de Pierre Granier-Deferre. VariĂ©tĂ©s Catherine Lara Nuit magique, Pet Shop Boys Rent, The Communards You are my World. 1986 parution du livre Sphinx d’Anne GarrĂ©ta, histoire d’amour entre 2 personnages dont il est grammaticalement impossible de dĂ©terminer le sexe 1986 l’IGA International gay association devient l’ILGA International gay et lesbian association 1986 crĂ©ation d’Arcat-Sida, association dirigĂ©e par des mĂ©decins et centrĂ©e sur la recherche, prĂ©sidĂ© par Pierre BergĂ© ; FrĂ©dĂ©ric Edelmann, journaliste au journal Le Monde, fondateur avec Daniel Defert de Aides Ă  l’automne 1984, quitte Aides et vient le rejoindre, ainsi que le Dr Jean-Florian Mettetal ; le journaliste Edelmann et l’homme d’affaires BergĂ© frĂ©quentaient les mĂȘmes lieux homosexuels Ă  la fin des annĂ©es 1970, comme le Sept, rue Sainte-Anne, qui a fermĂ© en 1980 Edelmann Ă©tait liĂ© aussi avec Fabrice Emaer, qui sera connu avec le Palace, deux ans auparavant il avait sollicitĂ© Pierre BergĂ© lors de la fondation de Aides ; Arcat-Sida est installĂ© rue de Tournon, oĂč Pierre BergĂ© avait créé Saint-Laurent Rive gauche, avec Christophe Girard comme secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de YSL 1986 le sida est ajoutĂ© par la SĂ©curitĂ© sociale Ă  la liste des maladies longues et coĂ»teuses » 1986 crĂ©ation de l’APGL association des parents et futurs parents gays et lesbiens 1986 annĂ©e de la disparition du CUARH ; dĂšs lors aucune structure susceptible de constituer un interlocuteur privilĂ©giĂ© des pouvoirs publics n’émerge durablement, HES prend pour partie le relais du CUARH, mais lĂ  oĂč le CUARH Ɠuvrait par des pĂ©titions et des manifestations, HES opĂšre davantage en coulisse 1986 Ă  Marseille, les militantes lesbiennes organisent des activitĂ©s soirĂ©es resto organisĂ©es par Laurence Chanfreau, Suzanne et Dominique, sorties des dimanches aprĂšs-midi dans un camping boules, badminton, thĂ©s dansants puis dans un Motel 7 Ă  BĂ©darrides une fois par mois 1986 Ă  Marseille, crĂ©ation de l’AMA association des motards alternatifs prĂ©sidĂ©e par RĂ©gis Varzi, puis par Odile Bouchet ; avec des sections dans d’autres villes Toulouse, Lyon, Perpignan, Montpellier ; ils ouvrent les dĂ©filĂ©s des Gay Prides affiliĂ©e Ă  la FĂ©dĂ©ration des Motards en ColĂšre 1986 entrĂ©e en vigueur de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples qui condamne toutes les discriminations 1986 RĂ©gine RĂ©gina Zylberberg, mariĂ©e RĂ©gine Choukroun, propriĂ©taire et animatrice des discothĂšques, dont Chez RĂ©gine Ă  St Germain des PrĂšs propose Ă  Jean-Marc Borello, jusque lĂ  chargĂ© de mission Ă  la MILDT mission interministĂ©rielle de Lutte contre la drogue et la toxicomanie de devenir directeur du Groupe RĂ©gine, il est dĂ©jĂ  directeur de SOS Drogue international depuis 1984 qui dĂ©pend du Groupe RĂ©gine ; en 1996 devenu prĂ©sident du Palace, il sera contraint Ă  la fermeture du lieu, car un rĂ©seau de jeune vendra de l’ecsatsy dans son Ă©tablissement 1986 mort d’Alain Pacadis, Ă©tranglĂ© par son amant, chroniqueur des nuits parisiennes dans LibĂ©ration depuis 1975, dandy nightclubber, tĂ©moin privilĂ©giĂ© du Palace ; il avait publiĂ© en 1994 L’Esprit des seventies 1986 en Espagne, La Loi du dĂ©sir La Ley del deseo » de Pedro Almodovar raconte la liaison d’un Ă©crivain cĂ©lĂšbre et d’un adolescent, avec Antonio Banderas, l’absence de tabou sur les scĂšnes de sexe marque le succĂšs du film chez les gays 1986 sortie du film de Marco Bellocchio Le diable au corps, adaptation du livre de Radiguet, oĂč Maruschka Detmers joue un air de flĂ»te enchantĂ©e Ă  un jeune homme, la censure a laissĂ© passĂ© une fellation de gauche » compte tenu des idĂ©es marxistes du rĂ©alisateur dira le critique François Forestier 1986 sortie du film Tenue de soirĂ©e de Bertrand Blier, avec GĂ©rard Depardieu et Michel Blanc, celui-ci joue un rĂŽle d’hĂ©tĂ©rosexuel qui devient homosexuel par amour 1986 parution de la loi incluant la notion de mƓurs dans le code du travail, les salariĂ©s ne peuvent plus ĂȘtre lĂ©sĂ©s en raison de leurs mƓurs ; disparition du ministĂšre du Droit de la femme 1986 le festival international de films de femmes de Sceaux s’installe Ă  CrĂ©teil ; Ă  Paris organisation par Du cĂŽtĂ© des femmes de cours d’autodĂ©fense pour femmes Fem-do-chi ; Ă  Paris mise en place d’un n° vert Ă  disposition des femmes par Viols Femmes Information, collectif fĂ©ministe contre le viol ; crĂ©ation de l’association europĂ©enne contre les violences faites aux femmes au travail, prĂ©sidente d’honneur Yvette Fuillet ; Ă  Paris crĂ©ation de Canal MIEL infos lesbiennes et fĂ©ministes sur rĂ©pondeur tĂ©lĂ©phonique ; Ă  Toulouse rĂ©alisation de l’émission Il ferait Beauvoir par les femmes du MLF ; crĂ©ation Ă  Rennes des Goudous TĂ©lĂ©matiques premier service tĂ©lĂ©matique militant avec messagerie codĂ©e rĂ©servĂ©e aux lesbiennes ; crĂ©ation Ă  Paris de Les Goudous perlent aux Goudous qui proposent d’écouter et d’enregistrer des textes lesbiens ; Ă  Rennes crĂ©ation d’un collectif contre la publicitĂ© sexiste Ă  l’initiative de femmes et de lesbiennes ; crĂ©ation du journal trimestriel Femmes du Sud du mouvement de libĂ©ration des femmes, rĂ©alisĂ© par une vingtaine de femmes de Marseille, Forcalquier, Nice, Montpellier et Toulouse ; crĂ©ation Ă  Grenoble de la bulletine d’annonces lesbiennes » Lettres Ă  Sapho ; Ă  Paris parution du n°3 de La feuille de chou publiĂ© par Saphonie sur le thĂšme Lesbianisme et fĂ©minisme ; le RĂ©seau international de solidaritĂ© fait paraĂźtre le n°1 de Femmes sous lois musulmanes 1986 au Danemark les couples homosexuels qui prouvent qu’ils vivent sous le mĂȘme toit bĂ©nĂ©ficient des mĂȘmes droits de succession que les couples hĂ©tĂ©rosexuels 1986 parution du livre de Guy Hocquenghem Lettre ouverte Ă  ceux qui sont passĂ©s du col Mao au Rotary, il fulmine contre la consensualisation » du monde homosexuel qui corresponde selon lui Ă  la rĂ©intĂ©gration dans la sociĂ©tĂ© bourgeoise 1986 le corps mĂ©dical est peu attentif Ă  l’arrivĂ©e du sida, lors de la rĂ©union de la sociĂ©tĂ© française d’immunologie, le sida n’est pas Ă©voquĂ© et les docteurs Alain Sobel et Jean-François Delfraissy s’entendent rĂ©pondre c’est une maladie de pĂ©dĂ©, de la pub pour Rosenbaum ! » ; Alain Sobel tĂ©moignera en banlieue 53% des malades du du VIH sont toxicos, dans le sud de la France les parents acceptent que leur fils soit considĂ©rĂ© comme toxico mais surtout pas comme homosexuel, peu de mĂ©decins et autres thĂ©rapeutes acceptent de s’occuper de malades du VIH, les mĂ©decins n’acceptent pas l’échec et la mort qui sont alors inĂ©vitablement liĂ©s au sida 1986 Gai Pied Hebdo tire Ă  40 000 exemplaires sur 76 pages, et emploie environ 40 personnes, les couvertures laissent tomber les beaux mecs nus au profit des people ; Didier Lestrade rallie alors le journal 1986 Gai Pied Hebdo lance son tout nouveau rĂ©seau tĂ©lĂ©matique le 36 15 GPH ; en dĂ©cembre 1984 le journal avait dĂ©jĂ  lancĂ© le 614 91 66 CLIPP et son service Graffiti mais l’association qui s’en occupait ne reversait qu’un petite partie de ses bĂ©nĂ©fice au journal ; dĂ©sormais le minitel sera une source de financement intĂ©ressante pour le journal ; par le 36 15 91 77 dans un 1er temps, puis le 36 15 de nombreux services sont fournis dont les programmes de FrĂ©quence Gaie et un dossier sur le sida, mais la plupart des consultations se portent sur les pages Rezo petites annonces et drague en direct oĂč 192 personnes peuvent se contacter simultanĂ©ment ; l’heure de connexion est facturĂ©e environ 60 francs, dont les 5/8 vont Ă  la sociĂ©tĂ© Ă©ditrice, et la facture PTT du premier mois d’ouverture s’élĂšve Ă  40 880 francs plus de 6 200 €
 ; au bout de la premiĂšre annĂ©e le 36 15 GPH comptera environ 35 000 h de connexion mensuelles ; dĂšs lors David Girard lance le 36 15 GI, ainsi la guerre des magazines se dĂ©porte sur le minitel 1986 derniĂšre annĂ©e de parution de le Petit Gredin, journal Ă  l’attention des amoureux des enfants », le fondateur du GRED groupe de rĂ©flexion pour une enfance diffĂ©rente qui publie le journal, Gilbert Villerot, est inculpĂ© d’attentat Ă  la pudeur sur mineur » 1986 parution du livre posthume de Louis Aragon 1897-1982 La DĂ©fense de l’infini, suivi des Aventures de Jean-Foutre La Bite prĂ©sentation d’Édouard Ruiz et illustrations d’AndrĂ© Masson, dans lequel il Ă©crit Je ne suis ni les rĂšgles du roman ni la marche du poĂšme. Je pratique tout Ă©veillĂ© la confusion des genres », son biographe Daniel Bougnoux analysera sa folie d’écrire et observera ses mensonges, ses masques, le thĂšme du double, la confusion des genres dont la fĂ©minitĂ© et l’homosexualitĂ©, et la politique 4 janvier 1986 mort de l’écrivain britannique Christopher Isherwood Christopher William Bradshaw-Isherwood 1904-1986, d’un cancer de la prostate Ă  82 ans ; il est nĂ© d’une famille puritaine de la haute bourgeoisie ; en 1914-1918 lors de sa scolaritĂ© dans le Surrey, avec son camarade Chalmers il Ă©dite une revue de collĂšge et partage la mĂȘme passion pour la littĂ©rature française ; il rencontre Auden dont il est restĂ© l’ami toute sa vie ; en 1919-1922 lors de ses Ă©tudes Ă  Repton School il a fait la connaissance de Edward Upward, lors de ses Ă©tudes Ă  Cambridge en 1923-1925 Auden lui a fait connaĂźtre Stephen Spender avec lequel il a Ă©tĂ© Ă  Oxford ; il a Ă©chouĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment lors de son diplĂŽme en 1925 ; pendant 5 ans il a vĂ©cu avec le violoniste français AndrĂ© Mangeot en tant que secrĂ©taire de son quatuor Ă  cordes, gagnant sa vie en donnant des cours particuliers en 1928-1929 ; en 1928 il a publiĂ© sa premiĂšre nouvelle All the Conspirators, un pastiche de la littĂ©rature Ă  la mode ; en 1929, rejetant l’élite conservatrice britannique qui ne comprend pas son attirance pour les hommes, il s’est rĂ©fugiĂ© Ă  Berlin oĂč il comptait passer quelques semaines avec Auden, il y est restĂ© 3 ans jusqu’à l’arrivĂ©e des nazis au pouvoir ; il a rencontrĂ© en 1931 l’actrice et chanteuse britannique Jean Ross ainsi que Gerald Hamilton et Edward Morgan Forster qui est rapidement devenu son mentor, Morgan Forster lui lĂšguera ses droit d’auteur du livre Maurice ; en 1932 il a rencontrĂ© Gerald Heard et publiĂ© son livre Le Memorial, pendant 4 ans il a enseignĂ© l’anglais et s’est adonnĂ© Ă  sa passion pour les beaux jeunes gens, et Heinz Neddermeyer est son premier grand amour ; ses Ă©crits sur la vie homosexuelle underground berlinoise inspirent en 1926 Ă  John Henry Mackay son livre The Hustler Le ProstituĂ© ; dans les annĂ©es qui prĂ©cĂšdent la guerre il voyage en Europe et collabore entre 1935 et 1938 Ă  l’écriture de trois piĂšces de théùtre de Auden Le Chien sous la peau, l’Ascension de F6 et Sur la frontiĂšre ; en 1938 Auden et Isherwood voyagent en Chine, marquĂ©e par l’invasion japonaise et la guerre civile, Isherwood Ă©crit alors Journal de guerre en Chine ; en juillet 1940 il hĂ©rite de Wyberslegh Hall manoir Ă©lisabethain de ses ancĂȘtres ; pacifiste, il se rend en 1941-1942 dans un foyer quaker en Pennsylvanie et travaille pour des rĂ©fuguiĂ©s allemands ; il est devenu citoyen amĂ©ricain le 8 fĂ©vrier 1946, ce qui le contraint Ă  faire son service militaire mais il obtient le statut d’objecteur de conscience ; il a vĂ©cu alors avec le photographe William Bill Caskey avec lequel il a voyagĂ© Ă  travers l’AmĂ©rique du Sud en 1947, ils en ont tirĂ© un livre Le Condor 1949 avec un texte d’Isherwood et des photographies de Caskey ; en 1953, le jour de la Saint-Valentin le 14 fĂ©vrier et jour de ses 48 ans, Isherwood rencontre Don Bachardy ĂągĂ© de 19 ans, au milieu d’amis sur la plage de Santa Monica ; jusqu’à sa mort, Isherwood, malgrĂ© des crises, partagera la vie de ce portraitiste amĂ©ricain ; il a Ă©crit en particulier en 1939 Goodbye to Berlin Adieu Ă  Berlin qui, en 1945, a Ă©tĂ© Ă©ditĂ© avec Mr. Norris change de train sous le titre Berlin Stories et en 1946 sous le titre IntimitĂ©s Berlinoises – adaptĂ© au théùtre sous le titre I Am a Camera par John Van Druten, puis au cinĂ©ma en 1955 par Henry Cornelius et en 1972 Ă  l’écran par Bob Fosse avec le film Cabaret qui eut un formidable succĂšs avec pour rĂŽle principal Liza Minnelli – ainsi que Christopher and His Kind Christopher et son monde en 1976 oĂč il a racontĂ© sa vie avec W. H. Auden ; en 1964 Isherwood Ă©crit Un homme au singulier la journĂ©e d’un homosexuel dans la force de l’ñge qui se retrouve seul aprĂšs la mort de son ami, qui sera adaptĂ© au cinĂ©ma par Tom Ford en 2009 dans A Single Man, ; il meurt dans les premiers jours de l’annĂ©e 1986 Ă  Santa Monica, d’un cancer de la prostate ; de son cĂŽtĂ© Don Bachardy dessinera les plus grandes figures du cinĂ©ma amĂ©ricain qui ont posĂ© pour lui Nathalie Wood, Fred Astaire, Joan Fontaine, Roman Polanski, Angelina Jolie et tant d’autres ; Bachardy qui deviendra un dessinateur renommĂ©, dira En 1953-1954, c’était du jamais vu » de voir ainsi 2 hommes vivre ensemble sans honte, Isherwood avait alors 48 ans et Don 19 ans ; la vie commune d’Isherwood et Barchardy sera illustrĂ©e par le film Chris & Don A Love Story en 2007 15 janvier 1986 ouverture Ă  Paris de La Mutinerie sur 150mÂČ avec salle polyvalente, cafĂ©tĂ©ria, librairie lesbienne, cours de langue, projection de films et performances 16 janvier 1986 les gais ont Ă  leur tour leur propre service tĂ©lĂ©matique, avec le landcement de 3615 GPH par Gai Pied Hebdo ; dĂ©ja en dĂ©cembre 1984 le journal avait tentĂ© de lancer le rĂ©seau 614 91 66 CLIPP avec le service Graffiti, mais ce service Ă©tait entre les mains d’une association qui touchait les bĂ©nĂ©fices et n’en reversait qu’une petite part Ă  Gai Pied ; GĂ©rard Vappereau, directeur du journal a dĂ©noncĂ© le contrat initial, et créé son propre service, dĂ©sormais le financement du journal est assurĂ© pour plusieurs annĂ©es, il faut faire le 3615 9177, puis bientĂŽt le 3615, de nombreux services sont offerts en ligne sommaire du journal, horoscope, sorties de films, programme de FrĂ©quence Gaie, actualitĂ©s hedomadaires, dossiers sida et conseil de l’association des mĂ©decins gais, etc. mais les pages Rezo sont les pklus apprĂ©ciĂ©es, la Boite aux Lettres explose ; l’heure de connexion est Ă  60 francs, les 5/8Ăšme sont versĂ©es Ă  la StĂ© Ă©ditrice, la note monte facilement Ă  1 800 francs/mois pour celui qui se connecte
 ; le succĂšs est lĂ , toutes sortes de personnes se connectent, et des hĂ©tĂ©ros viennent s’y encanailler ; en dĂ©cembre 1989 il sera possible d’envoyer sa photo au journal pour ĂȘtre mise en ligne ; au bout de la 1Ăšre annĂ©e le 3615 GPH comptera environ 35 000 heures de connexion mensuelles ; le 3615 GI lancĂ© en cours d’annĂ©es 1986 par David Girard fera autant de recettes, ainsi la guerre des magazines s’est dĂ©portĂ©e sur le minitel 27 janvier 1986 journĂ©e de la CrĂ©ation lesbienne aux Archives Lesbiennes FĂ©vrier 1986 Ă  Marseille, Jean-Georges – l’agence Tartare expose ses collages sur le thĂšme Le dĂ©sir colle au corps, au Kempson 23 fĂ©vrier 1986 mort de Matthieu Galey 1953-1986, dĂšs l’ñge de 19 ans il Ă©crivait son journal, passionnĂ© de théùtre il a adaptĂ© les oeuvres d’Edward Albee et de Tennesse Williams, critique littĂ©raire Ă  l’Express, son Journal intĂ©gral fidĂšle reflet de la vie mondaine et artistique du Tout-Paris, il a contĂ© ses multiples aventures avec des garçons dans la capitale ou lors de voyages Ă  l’étranger comme celle-ci Visite du bouillant Jean-Louis qui me montre ses fesses. Consommation de Jean-Claude, musculeux aide-soignant qui ne possĂšde qu’une tierce d’adjectifs chiĂ©, extra et dĂ©ment. Bizarre mĂ©lange de snobisme et de franc-parler moins Ă©laborĂ© ? » ou ses rencontres avec les Ă©crivains, ainsi le 9 janvier 1983 il notait Ă  propos de Michel Tournier qu’il adapte ses Rois Mages pour les enfants, mais on ne veut pas qu’il leur explique la sodomie, il est indignĂ©. Tuer Ă  la mitraillette, ça, on peut. Mais ouvrir sa braguette, pas question !’ , le 12 avril 1976 il participait au dĂ©jeuner annuel de Paul Morand, dans son gigantesque appartement de l’avenue Charles Floquet, il y avait Patrick Modiano, Jean-Louis Bory, Jean Mistler et François-RĂ©gis Bastide, un monde qui le fascine et qui s’éteint devant lui, et le 10 janvier 1978 il Ă©crivait MĂȘme chose pour notre ex-secrĂ©taire d’Etat, que j’écoute pĂ©rorer, dans son rĂŽle d’homme politique lĂ©gĂšrement dĂ©tachĂ©. Quoi de commun avec la bĂȘte en rut que j’ai aperçue un soir dans la pĂ©nombre d’une boĂźte, offrant Ă  l’admiration de quelques jeunes gens son sexe Ă©rigĂ©, qu’il tenait Ă  la main comme un bĂąton de marĂ©chal. » ; atteint de sclĂ©rose amyotrophique Ă  50 ans, il a poursuivi l’écriture de son journal jusqu’à la fin, aidĂ© de son ami Daniel 4 mars 1986 l’émission Les Dossiers de l’écran est consacrĂ©e au sida, Willy Rozenbaum, Luc Montagnier et des volontaires d’Aides y participent 20 mars 1986 Jacques Chirac est nommĂ© Premier ministre. MichĂšle Barzach devient ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la SantĂ© et Ă  la Famille auprĂšs de Philippe SĂ©guin. 23-31 mars 1986 8Ăšme confĂ©rence de l’ILIS organisĂ©e Ă  GenĂšve par le Groupe Vanille Fraise, 16 ateliers 800 lesbiennes de 30 pays les trajets des femmes du Tiers-Monde sont pris en charge des dĂ©filĂ©s sont organisĂ©s dans les rues de la ville, hĂ©bergement offert par la ville dans les abris antiatomiques, un groupe de lesbiennes s’en prend Ă  ces abris au point de provoquer 25 000 francs suisses de dĂ©gĂąts, portĂ©s ensuite Ă  40 000 francs suisses Ă  la charge des organisatrices Printemps 1986 Ă  Paris, la brigade des Parcs et Jardins parvient Ă  faire fermer le Jardin des Tuileries la nuit, par l’installation d’une grille et le recrutement de maitres-chiens, seuls la terrasse du Bord-de-l’Eau et les quais Tata-Beach demeurent accessibles ; aprĂšs la disparition des vespasiennes pour la drague diurne remplacĂ©es par les sanisettes Decaux, disparaissent peu Ă  peu les lieux de drague nocturne 14 avril 1986 mort de Simone de Beauvoir 1908-1986, elle s’est intĂ©ressĂ©e tĂŽt Ă  la sexologie Havelock Ellis, Kraft Ebing et les principaux psychanalystes, aux Ă©crits de Colette et de RenĂ©e Vivien, elle a fait la connaissance en 1932 de Colette Audry, enseignante elle a Ă©tĂ© l’amante de ses Ă©lĂšves, Bianca Bienenfeld et Olga Kosakiewitcz, la plainte de la mĂšre de Nathalie Sorokine qui l’accuse d’avoir sĂ©duit sa fille provoque son renvoi du lycĂ©e MoliĂšre elle Ă©crira que cette relation Ă©tait pour elle une pure amitiĂ© ; en 1949 Le DeuxiĂšme sexe a Ă©tĂ© un Ă©vĂ©nement et un scandale pour les bien-pensants car elle y consacrait un chapitre Ă  la lesbienne, dĂ©nonçait l’obligation pour la femme de se dĂ©finir par rapport Ă  l’homme, comme Ă©pouse et mĂšre, et rĂ©clamait l’indĂ©pendance sur le plan amoureux 15 avril 1986 mort de Jean Genet 1910-1986, il est trouvĂ© mort au Jack’s HĂŽtel rue StĂ©phane Pichon, Ă  Paris, prĂšs de la place d’Italie, par un de ses ex-compagnons Jacky Maglia ; son avocat Roland Dumas qui n’est plus ministre , obtient du roi du Maroc que l’enterrement se fasse rapidement au cimetiĂšre de Larache ; on dĂ©couvre dans son appartement un jeu d’épreuves corrigĂ©es de Un captif amoureux dans lequel il Ă©voque son soutien aux Blacks Panthers et aux Palestiniens, aprĂšs 25 ans de silence littĂ©raire, le livre rĂ©digĂ© Ă  partir du souvenir du jeune palestinien Hamza paraĂźt de façon posthume ; Genet nĂ© de pĂšre inconnu Ă  Paris, dĂ©nommĂ© FrĂ©dĂ©ric Blanc par l’Assistance publique, sa mĂšre Camille Gabrielle Genet l’a envoyĂ© dans une famille nourriciĂšre dans le Morvan, enfant il a connu Lou Culafroy Divine dans Notre-Dame des Fleurs et des hommes plus ĂągĂ©s, il commet son 1er vol Ă  l’ñge de 10 ans, il fugue, suit une formation de typographe, fugue Ă  nouveau et envoyĂ© Ă  la Paternelle colonie pĂ©nitentiaire de Mettray oĂč se dĂ©veloppe ses tentations homosexuelles et sadomasochistes ; sur Mettray, il Ă©crit En maison de correction, j’étais vĂ©ritablement heureux, car j’avais des liens si chaleureux avec des garçons de mon Ăąge
 Je n’ai jamais vĂ©cu de sexualitĂ© Ă  l’état pur, elle a toujours Ă©tĂ© accompagnĂ©e de tentresse. Je n’ai jamais pu faire l’amour qu’avec des garçons que j’aimais », il dĂ©crit la vie sexuelle des jeunes dĂ©tenus qui deviennent les femmes des condamnĂ©s plus ĂągĂ©s, dans une obscĂ©nitĂ© lyrique qui mĂ©lange sadomasochisme et tendresse ; engagĂ© dans la LĂ©gion Ă©trangĂšre Ă  18 ans en 1928, il dĂ©couvre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, arrĂȘtĂ© Ă  10 reprises il connait la prison, de Fresnes en particulier Ă  la suite de petits larcins comme le vol de livres, il continue Ă  lire ; parution de Le CondamnĂ© Ă  mort 1942 Suce mon membre dur comme un glaçon
 Le foutre parfumĂ© de ta queue adorable », Notre-Dame des Fleurs 1944, Chant d’amour 1946, Pompes FunĂšbres, Querelle de Brest et Les Bonnes 1947, Journal d’un voleur et Haute Surveillance 1949, Le Balcon 1956, Le Funambule 1957 et Les NĂšgres 1958, Les Paravents 1961 ; Jouhandeau, Cocteau, Sartre et Colette sont ses premiers lecteurs ; en 1948 le prĂ©sident Vincent Auriol le gracie sur l’intervention de ses amis cĂ©lĂšbres ; en 1951 ses romans les plus cĂ©lĂšbres sont rééditĂ©s, avec une prĂ©face de Sartre Saint Genet comĂ©dien et martyr » ; en mars 1960 son amant l’équilibriste Abdallah Bentaga auquel il a dĂ©diĂ© Le Funambule en 1957 est tombĂ© du fil et s’est brisĂ© le genou, puis s’est suicidĂ© en 1964 se croyant dĂ©laissĂ© par son mentor laissant Genet dĂ©semparĂ© ; aprĂšs Mai 68 il a dĂ©couvert que sa rĂ©volte intĂ©rieure pouvait se nouer avec une insurrection politique, il a embrassĂ© la cause des Palestinien et celle des Noirs amĂ©ricains, se liant avec Eldridge Cleaver des Black Panthers ; son Ɠuvre aura une grande influence sur la libĂ©ralisation de la littĂ©rature qui traite de l’homosexualitĂ© ; ultime provocation, lors de la remise du Grand prix National des Lettres des mains de Jack Lang, quelques mois avant sa mort, il envoie 3 jeunes Ă©phĂšbes noirs le recevoir Ă  sa place ; en 1987 son dernier amant Mohamed Ketrani Ă  qui il a lĂ©guĂ© la maison qu’il a fait construire Ă  Larache entre Tanger et Rabat, se tue en voiture sur la route de Rabat, la femme de Ketrani jettera et vendra tout ce qu’il y a dans l’appartement, arguant qu’il s’agit de choses de chrĂ©tien », pourtant Genet les avait mariĂ©s disant que une femme fait une ombre dans laquelle on peut vivre », cambrioleurs, amis, admirateurs se serviront Ă  leur guise
 ; en mai 1987 Jean Genet a fait une tentative de suicide Ă  Domodossola, ville frontiĂšre d’Italie proche de la Suisse, avec une forte dose de Nembutal il a Ă©chappĂ© de justesse Ă  la mort ; quelques semaines avant sa mort Jean Genet, 75 ans, a remis Ă  son avocat, Roland Dumas, deux valises et un petit cartable noir contenant des manuscrits inĂ©dits, scĂ©narios, dessins et lettres ; Roland Dumas attendra un Ăąge trĂšs avancĂ©, 98 ans, pour remettre ces valises Ă  l’IMEC Institut mĂ©moires de l’édition contemporaine – qui abrite dĂ©jĂ  un premier fond Genet – en octobre 2020, il veut d’abord prendre le temps de consulter tout cela, le rĂ©pertorier et Ă©ventuellement l’éditer lui-mĂȘme, mais il ne trouvera pas le temps, il y trouvera l’esquisse d’une suite du Captif amoureux, un scĂ©nario Ă©crit Ă  la demande de David Bowie Ă  partir du personnage de Divine de Notre-Dame-des-Fleurs, un texte dĂ©diĂ© aux Palestiniens, des essais sur le jazz, le Japon ou son enfance Mai 1986 le procĂšs du diplomate Bernard Boursicot et de son amante chinoise Shi Peipu se termine par des peines de 6 ans de prison pour les deux protagonistes ; Ă  noĂ«l 1964, Ă  l’ambassade de France Ă  Pekin, Boursicot, 20 ans, prĂ©posĂ© aux chiffres, avait Ă©tĂ© sĂ©duit par l’artiste lyrique en costume mao, chanteur androgyne de 26 ans, Ă©crivain, librettiste d’opĂ©ra, virtuose de la langue française, ils se sont frĂ©quentĂ©s et Shi Peipu a avouĂ© Je suis une femme, mais il faut garder le secret » ce qui a affermi l’amour de Boursicot qui est persuadĂ© de l’avoir dĂ©florĂ© ; malgrĂ© les changements d’affectation de Boursicot leur relation a durĂ©, Shi Peipu lui a avouĂ© avoir un fils de lui Dudu, un enfant ouĂŻgour, Boursicot lui a peu Ă  peu remis des documents concernant l’ambassade ; mais la DST a interpellĂ© Shi Peipu en juin 1983 et mis Boursicot en garde Ă  vue, Shi Peipu s’est dĂ©clarĂ©e alors de sexe masculin plongeant Boursicot dans la honte et le dĂ©sespoir Mai 1986 parution du n° 5 de la nouvelle revue Masques, avec le mĂȘme comitĂ© de direction que l’ancien Jean-Marie Gombettes, Jean-Pierre Joecker, Alain Sanzio, de nombreux rĂ©dacteurs de l’ancien et du journal Gai Pied s’y retrouvent, le format 24 x 33,5 est deux fois plus grand, les collaborateurs de ce n° sont Philippe Boucher par ailleurs Ă©ditorialiste au journal Le Monde, Jacques Barozzi, Jacques Gabriel, Christian Caujolle, Germaine Aziz, Jocelyne François, Elisabeth Vincent, RĂ©my Guinard, DaniĂšle Boone, Alain Dubar, Alain Sanzio, Philippe Serieys, Emmanuelle Barbaras, Alain Sauvage ; avec un dossier sur Patrice ChĂ©reau et le théùtre des Amandiers, des articles sur Alain Souchon et Liliana Cavani Mai 1986 en Allemagne de l’Est RDA, RĂ©publique dĂ©mocratique allemande des cafĂ©s huppĂ©s attirent les homosexuels de l’Ouest, l’Operncafe ouvre son dancing de 14h Ă  17h, d’autres salles le City Klause prĂšs de Friedrichstrasse, le Burgfrieden exclusivement le soir, une dizaine de kneipe bars, des lieux que les homosexuels se sont appropriĂ©s sans attendre une rĂ©glementation ; l’abolition du §175 est de 1968 en RDA un an avant la RFA, le rĂ©gime est plutĂŽt indulgent Ă  l’égard de ce penchant propre » aux intellectiuels, le premier ministre de la Cuture 1954-1958 de l’Etat socialiste Johannes R. Becher Ă©tait un homosexuel sans complexe ; lorsqu’en 1972 le mur s’est entrouvert le mouvement gay Ă  l’Ouest Ă©tait en plein essor ce qui a stimulĂ© la revendication sur l’identiĂ© dans le cadre du socialisme rĂ©el », les homosexuels est-allemands ne sont sortis de la clandestinitĂ© qu’au dĂ©but des annĂ©es 1980 dans la foulĂ©e du mouvement pacifiste indĂ©pendant, la sexologie est devenue Ă  la mode et en 1982 une confĂ©rence publique s’est tenue Ă  l’Andreaskirche de Leipzig sur le thĂšme de l’homosexualitĂ© an prĂ©sence de sexologues officiels ; les Ă©tudiants de Leipzig ont organisĂ© des lectures de Querelle de Genet, sur l’homosexualitĂ© dans l’Ɠuvre de Thomas Mann ou sur la persĂ©cution des homosexuels sous le 3Ăšme Reich ; en 1983 le synode de l’Eglise protestante de Erfurt a permis aux homosexuels d’avoir pour la premiĂšre fois un stand mais Ă  Dresde quelques mois plus tard ils ont du longuement nĂ©gocier avec l’Eglise pour pouvoir brandir la banderole Nous sommes diffĂ©rents, et alors ? », puis leur stand Homosexuels et lesbiennes pour la Paix a fait sensation Ă  Berlin lors de la kermesse pour pacifiste de Rummelsberg ; pacifistes indĂ©pendants, Ă©cologistes et homsexuels ont trouvĂ© refuge auprĂšs de l’Eglise Ă©vangĂ©liste, et en 1985 au cours de plusieurs synodes la hiĂ©rarchie sest engagĂ©e Ă  employer en prioritĂ© des homosexuels licenciĂ©s de leur travail, parmi le personnel d’entretien, au mĂȘme titre que les pacifistes indĂ©pendants et autres contestataires du rĂ©gime ; mais l’ouverture Ă  ses limites, ainsi en 1984 l’ordination d’un homme a Ă©tĂ© refusĂ© sous prĂ©texte de de son homosexualitĂ© affichĂ©e dans une vie de couple et l’évĂȘque de Thuringe, Mgr Werner Leich a fait une mise au point L »Eglise est ouverte Ă  tous mais non Ă  tout »; en septembre 1985 deux journĂ©es d’études ont Ă©tĂ© consacrĂ©es par l’Eglise Ă  l’homosexualitĂ© en 1985 , reprĂ©sentatif de la nouvelle sexologie est-allemanfe du Dr Bach critiquant la tendance des mĂ©decins Ă  mĂ©dicaliser l’homosexualitĂ© ; en 1984 la piĂšce L’autre rive, ou ceux qui sont diffĂ©rents, du comĂ©dien Andreas Huwe, homosexuel notoire, et sa troupe Boden-Buhne-Berlin a Ă©tĂ© interdite ave l’argument selon lequel Notre jeunesse ne se pose pas de tels problĂšmes », il a dĂ©cidĂ© alors de monter la revue Rosa Front mais sans aller jusqu’au bout accusant l’Etat de l’empĂȘcher de vivre son homosexualitĂ© et a fait une demande de visa pour rapprochement de famille » qui lui a permis de rejoindre son ami Ă  Berlin-Ouest 12-13 mai 1986 Ă  Paris, le nouveau ministre de l’IntĂ©rieur, Charles Pasqua, envoient ses hommes simultanĂ©ment au Bois de Boulogne et au Jardin des Tuileries, l’opĂ©ration est justifiĂ©e par la protection des prostituĂ©es rĂ©guliĂšrement victimes d’agressions, un mineur de 15 ans, soupçonnĂ© de tapiner, est interpellĂ© 14 juin 1986 dĂ©cĂšs de l’écrivain Argentin Jorge Luis Borges 1899-1986, romancier, homme de théùtre, auteur de nombreux livres de 1923 Ă  1944 l’un des plus cĂ©lĂšbres d’AmĂ©rique latine ; homosexuel refoulĂ© il a vĂ©cu avec sa mĂšre jusqu’à 76 ans, mariĂ© sur le tard, complaisant Ă  l’égard des mauvais gaçons, danseurs de tango dans les bouges, comme dans Le Martin Fierro, il dissimulait ses passions sous le masque de l’amitiĂ© 20-30 juillet 1986 Femmes Soleil de Grenoble organise une rencontre lesbienne dans un hameau du Queyras avec femmes et enfants garçons jusqu’à 7 ans, cuisine assurĂ©e par roulement 2 aoĂ»t 1986 mort de l’avocat amĂ©ricain John Roy Marcus Cohn 1927-1986, il fut le bras droit du sĂ©nateur McCarthy persĂ©cuteur des communistes et des homosexuels, condamnant publiquement l’homosexualitĂ© tout en vivant lui-mĂȘme des amours masculines cachĂ©es ; mort du sida, il a soudoyĂ© les mĂ©decins pour qu’ils affirment qu’il est mort d’un cancer du foie 9-17 aoĂ»t 1986 aux USA, 2Ăšme Ă©dition des Gay Games Ă  San Francisco, quelques jours auparavant Tom Waddell, l’organisateur des Jeux, est mort du sida ; les organisateurs proclament Face au sida, les jeux contribuent Ă  promouvoir notre dĂ©sir de vivre », il y a 3 500 athlĂštes 2 112 hommes et 1 370 femmes dans le Keazar Stadium ; plus de 1 000 bĂ©nĂ©voles encadrent les Ă©preuves ; le budget dĂ©passe 1 million de $, Ă  50% issus de la vente des billet et 50% des dons et du mĂ©cĂ©nat ; la cĂ©rĂ©monie de cloture reçoit 30 000 spectateurs ; la dĂ©lĂ©gation française compte 11 filles et 9 garçons qui rentreont avec des mĂ©dailles d’or lancer du poids et penthatlon, d’argent 200m brasse et de bronze double messieurs tennis 23-31 aoĂ»t 1986 rencontre de femmes Ă  Exoudun, Deux-SĂšvres, sur le thĂšme crĂ©ativitĂ© des femmes, place des femmes dans l’histoire, viols et violences contre les femmes et les filles Septembre 1986 en Grande-Bretagne, les dĂ©lĂ©guĂ©s du parti travailliste approuvent une rĂ©solution demandant que la dĂ©fense des droits des homosexuels et des lesbiennes figure dans la plate-forme Ă©lectorale du parti sous l’impulsion du dĂ©putĂ© Christ Smith 2 septembre 1986 dans l’émission Dossiers de l’écran sur Antenne 2, Eva Thomas, 44 ans, dĂ©voile l’inceste qu’elle a subi de la part de son pĂšre Ă  l’ñge de 15 ans, le prĂȘtre lui a dit Oubliez ça, mon enfant ! » ; elle vient de publier Le Viol du silence, elle a créé un an plus tĂŽt l’association SOS Inceste Ă  Grenoble ; sa parole porte loin, en 3 ans elle participera Ă  une vingtaine d’émission et une soixantaine de dĂ©bats ; elle dĂ©cide de changer de prĂ©nom et Ă©crit Le Sang des mots, Les victimes, l’inceste et la loi 20 septembre 1986 fĂȘte lesbienne inter-projets organisĂ©e par les groupes lesbiens de Paris Archives, Lesbia, MIEL, la Mutinerie, MytilĂšne, Saphonie, Vlasta et les Goudous TĂ©lĂ©matiques de Rennes, avec foire au livres et disques lesbiens, dĂ©filĂ©s de vĂȘtements et coupes de cheveux, atelier de karatĂ©, de musique, de massage, de théùtre, et dĂ©bats sur ce que veut dire ĂȘtre lesbienne en 1986, la sociĂ©tĂ© et les lesbiennes dans la sociĂ©tĂ©, oĂč en est le mouvement lesbien ?, les discriminations, ces dĂ©bats sont introduits par des vidĂ©os sur l’histoire du mouvement et les projets lesbiens actuels 30 septembre 1986 promulgation de la loi sur la protection de l’enfance et de l’adolescence Octobre 1986 parution du bimestriel n°3 de Culbute, journal de promotion d’un n° de minitel 36 15 CG, Ă  un moment oĂč le minitel devient un outil de rencontre essentiel pour les homosexuels, dans le comitĂ© de rĂ©daction, Pascal Chiron rĂ©dacteur en chef, Jean Loiseau, Patrick Pelvet, Eric Michel, Gabriel Tensi, Anne Danclos, Pierre Fontanie, Xavier Mouthon, Jean-Claude Aubry, Marc Tenenbaum et certains dont les noms rĂ©apparaitront Jan-Paul Pouliquen, Jean-Michel SĂ©nĂ©cal, Patrice Meyer, Olivier Drouault ; le journal mĂȘle informations culturelles, petites annonces, horoscope, informations sur la santĂ© herpĂšs gĂ©nital, voyages IsraĂ«l et articles militants la disparition des 3 journaux gay, Homophonies, SamouraĂŻ et Masques, le 9Ăšme congrĂšs international de la famille sous le patronage de Mme Chirac, le Dr Mutter qui en Allemagne propose le tatouage des malades du sida et des sĂ©ropositifs, aux USA Lyndon Larouche qui demande la mise Ă  l’écart des malades du sida, prĂ©sentation du MAG mouvement adolescence gaie dont le MAGazine est sorti lors de la Gay Pride week de 1985 Ă  Paris mais n’a pas pu survivre au-delĂ  d’un an et 3 mois, la prĂ©sentation de lieux sympathiques CafĂ© Moustache, Le Sling, Fire Island, La ChampmeslĂ©e Ă  Paris, l’Amsterdam bar Ă  Lyon, une rĂ©flexion sur pĂ©dophilie et homosexualitĂ© qui admet qu’un homosexuel puisse aimer la compagnie des garçons dans une colonie de vacances sans pour autant avoir la moindre attirance pĂ©dophile ; Daniel Medjar militant du GLH de Marseille qui se pariera en 2015 apparaĂźt plusieurs fois en photo dans ce numĂ©ro 11 octobre 1986 mort de l’acadĂ©micien Georges Dumezil 1898-1986, en 1917-1918 il a vĂ©cu, malgrĂ© la guerre, la pĂ©riode la plus heureruse de sa vie grĂące aux amours masculines ; il a menĂ© des annĂ©es 20 aux annĂ©es 30 une double vie, se mariant tout en frĂ©quentant un solide rĂ©seau homosexuel, joyeux, ludique, humoristique et misogyne ; aprĂšs l’Ecole normale supĂ©rieure en 1916, et l’agrĂ©gation en 1919, il a travaillĂ© sur la mythologie, travaillĂ© Ă  l’universitĂ© de Varsovie, d’Istanbul et d’Upsala ; depuis 1937 il travaillait sur les religions dans les civilisations indo-europĂ©ennes, Ă  l’Ecole des Hautes Ă©tudes puis au CollĂšge de France, il a Ă©tĂ© Ă©lu Ă  l’Academie française en 1979, il a Ă©crit de nombreux ouvrages et son importante correspondance avec Louis Massignon attend toujours d’ĂȘtre publiĂ©e ; Didier Eribon fera paraitre en septembre 1992 Faut-il brĂ»ler DumĂ©zil ? afin de rĂ©abiliter ce grand intellectuel, pris dans une polĂ©mique, plusieurs spĂ©cialistes Carlo Ginzburg, Arnaldo Momigliano, Daniel Lindenberg ou encore Paul Demoule ayant repris Ă  leut compte une rumeur le qualifiant de pro-nazi pour avoir fait apparaĂźtre des liens entre les mythes indo-europĂ©ens et les mythes nazis 27 octobre 1986 mort d’AndrĂ© du Dognon 1910-1986, auteur des Amours buissonniĂšres en 1948 sur le mĂ©lange des classes dans les annĂ©es 1930, et de Le Monde inversĂ© en 1949, sur le dilemme des homosexuels anti-nazis attirĂ©s par les soldats allemands ; avec Jacques de Ricaumont il a soutenu la fondation d’Arcadie en 1954 ; il a consacrĂ© Ă  Peyrefitte un Peyrefitte dĂ©masquĂ© en 1976 une biographie sĂ©vĂšre 31 octobre 1986 au Vatican, la CongrĂ©gation pour la doctrine de la foi publie la Lettre aux Ă©vĂȘques sur la pastorale des personnes homosexuelles Il faut fermement dĂ©plorer que les personnes homosexuelles aient Ă©tĂ© et soient encore l’objet d’expressions malveillantes et de gestes violents. Pareilles rĂ©actions mĂ©ritent la condamnation des pasteurs de l’Eglise
 Quand on introduit la lĂ©gislation civile pour protĂ©ger un comportement auquel nul ne peut revendiquer un droit quelconque, ni l’Eglise ni la sociĂ©tĂ© dans son ensemble ne devraient s’étonner que d’autres opinions et pratiques dĂ©viantes gagnent Ă©galement du terrain et que croissent les rĂ©actions irrationnelles et violentes
 On doit Ă©viter la supposition que le comportement homosexuel est toujours et absolument compulsif, et dĂšs lors irresponsable. Il faut reconnaĂźtre Ă  ceux qui ont ne tendance homosexuelle la libertĂ© fondamentale qui caractĂ©rise la personne humaine et lui confĂšre sa dignitĂ© particuliĂšre. En raison de cette libertĂ©, l’effort humain, Ă©clairĂ© et soutenu par la grĂące de Dieu, pourra leur permettre d’éviter l’activitĂ© homosexuelle. » Novembre 1986 le sida est dĂ©clarĂ© grande cause nationale Novembre 1986 parution de Fulvie ou Voyage Ă  Delphes de GeneviĂšve Pastre 1924-2012 Ă©ditĂ© par sa propre maison d’édition Les Octavienness, lassĂ©e de se trouver devant des Ă©diteurs masculins jugeant son Ă©criture trop indĂ©cente, GeneviĂšve Pastre choisit de pouvoir enfin dire ce qu’elle veut en toute libertĂ© ; elle Ă©crit sa passion de la GrĂšce, de la poĂ©sie et des femmes, elle parle de l’amour passionnĂ©, du plaisir et de la joie fondamentale, des chaines rompues et la libĂ©ration ; elle n’a cessĂ© d’écrire depuis Pierres Ă©clatĂ©es en 1972, Fleur dans le ventre vert 1973, On gaspille l’amarre ici 1975, Etrange Ă©tranger et prochain 1976, L’Espace du souffle 1977, Architectures d’Eros 1978, Choix de poĂšmes, Nouveaux choix de textes, Programme commun des femmes 1978, De l’amour lesbien 1984, Octavie ou la dixiĂšme mort du Minotaure ; GeneviĂšve Pastre marque la vie homosexuelle par sa pugnacitĂ© et sa volontĂ© de militer en mixitĂ© avec les gay, elle participe aux premiĂšres universitĂ©s d’étĂ© homosexuelles 1979-1987, Ă  la crĂ©ation du CUARH Paris dĂšs 1979, elle et fait partie au dĂ©but des annĂ©es 1980 des initiateurs de l’association MĂ©moire des homosexualitĂ©s avec Jean Le Bitoux, Jacques Vandembotghe, Chistian de Leusse entre autres, de la RHIF avec Vincent Legret et Jacques Vandemborghe, elle prĂ©side FrĂ©quence Gaie en une pĂ©riode difficile pour prĂ©server son droit Ă  l’antenne 13 novembre 1986 mort du comique, imitateur ert chansonnier, Thierry Le Luron 1952-1986, qui avait Ă©pousĂ© » Coluche au musĂ©e de cire de Montmartre, le 25 septembre 1985 ; il faudra attendre 2012, soit 26 ans, pour apprendre qu’il est mort du sida, sa sƓur Martine Simon-Le Luron abordera pour la 1Ăšre fois son homosexualitĂ© et sa liaison avec un danseur argentin Jorge Lago, et son compagnon Daniel Varsano mourra lui aussi ; sa carriĂšre fulgurante a commencĂ© en 1969 Ă  Calais, elle s’est terminĂ©e brutalement aprĂšs ses triomphes du Gymnase et de Marigny ; il passait ses nuits Ă  la recherche de partenaires, il a goĂ»tĂ© puis renoncĂ© Ă  la drogue, soutenant gĂ©nĂ©reusement SOS Drogue qui propose des cures de dĂ©sintoxication ; il vivait le plus souvent seul Chez moi, je ne suis pas seul, je suis libre » 27 novembre 1986 MichĂšle Barzach dĂ©clare le sida grande cause nationale pour l’annĂ©e 1987 ». Aides reçoit une subvention pour 1986, qui reste faible 490 000 francs 29 novembre 1986 mort de l’acteur amĂ©ricain Cary Grant Archibald Leach, 1904-1986, natif de Bristol au Royaume Uni, vendu par son pĂšre Ă  une troupe de cirque ambulant, dĂ©barquĂ© Ă  New York Ă  16 ans, il fait la connaissance Francis Renault, acteur cĂ©lĂšbre spĂ©cialiste des imitations de voix fĂ©minines, amant et protecteur Renault l’a entretenu, puis Archie a eu comme ami de cƓur George Kelly avec lequl il s’est installĂ© Ă  Greenwich Village, ils ont ouvert un bar clandestin Ă  Manhattan, lieu privilĂ©giĂ© de drague ; jeune premier chantant Ă  Broadway, Archie a Ă©tĂ© remarquĂ© et engagĂ© Ă  Hollywood, prenant le pseudonyme de Carry Grant et s’installant Ă  Los Angeles avec son amant Phil Charig ; sur un tournage Cary Grant rencontre Randolph Scott qui deviendra l’amour de sa vie, pour Ă©viter le scandale les patrons d’Hollywood imposent aux deux comĂ©diens des sĂ©ances de photo avec de fausses maĂźtresse pour les besoins de la presse, puis Gary Grant Ă©pouse la jeune actrice Virginia Cherill mais le mariage est catastrophique, Virginia frisant la dĂ©pression nerveuse, lors d’une dispute il blesse cruellement Virginia, puis sombre dans l’alcool tentant de se suicider aves des somnifĂšres, le divorce a lieu le 26 mars 1935 ; peu aprĂšs le milliardaire Howard Hughes, 29 ans, tombe amoureux de Cary Grant et l’enlĂšve dans son avion, affolant les directeurs de la Paramount qui inventent une liaison avec une miss Moffer ; cette histoire n’empĂȘche pas Cary Grant de rester fiĂšdĂšle Ă  Randolph Scott ; en 1943 peu avant de partir pour l’Europe Cary Grant est surpris dans un grand magasin en train de flirter avec un jeune garçon, il est arrĂȘtĂ© et emmenĂ© au commissariat pour y ĂȘtre interrogĂ©, mais ordre est donnĂ© de le libĂ©rer, un autre acteur ayant reçu une forte somme d’argent pour ĂȘtre inculpĂ© Ă  sa place ; pendant la guerre Cary Grant sert courageusement comme agent secret, il est chargĂ© de neutraliser des espions infiltrĂ©s Ă  Hollywood, aidĂ© par Errol Flynn et par son amant allemand Hermann, il sera dĂ©corĂ© par le roi d’Angleterre en mai 1946 ; il s’est mariĂ© successivement avec Barbara Hutton, Betsy Drake, puis Dryan Cannon avec laquelle il aura une fille, Jennyfer en 1966 ; acteur exceptionnel, ses grands succĂšs ont Ă©tĂ© dans Blonde VĂ©nus de Sternberg avec Marlene Dietrich, les films de Hitchcock Soupçons, Les EnchainĂ©s, La Mort aux trousses, La Main au collet oĂč il est un personnage ambigu et fascinant, Arsenic et Vieilles dentelles de Capra ou encore ChĂ©rie, je me sens rajeunir de Hawks 2 dĂ©cembre 1986 Alain Pacadis meurt Ă©tranglĂ© par son amant, il Ă©crivait depuis 1975 la rubrique Nightclubbing dans LibĂ©ration, il est devenu une sorte de mythe tout comme les annĂ©es Palace », dandy nĂ© en 1949, Ă©tudiant Ă  l’Ecole du Louvre, happĂ© par Mai 68, attirĂ© par les communautĂ©s, liĂ© au FHAR, incarnation chic et destroy du Palace et des Bains Douches 6 dĂ©cembre 1986 Louis Pauwels C’est une jeunesse atteinte d’un Sida mental » 15 dĂ©cembre 1986 mort du chorĂ©graphe d’origine ukrainienne Serge Lifar 1905-1986, aprĂšs avoir travaillĂ© avec la sƓur de Nijinski, il fuit la rĂ©volution bolchevique, en 1924 il est engagĂ© Ă  Paris par le chorĂ©graphe des Ballets Russes Diaghilev qui lui dit Je veux faire de vous un nouveau Nijinski » et l’envoie se perfectionner Ă  Turin auprĂšs d’Enrico Cecchetti grĂące Ă  qui il se produiut dans Les CrĂ©atures de PromĂ©thĂ©e en 1929 ; il est successivement premier danseur, danseur Ă©toile, maĂźtre de ballet, puis, aprĂšs guerre, directeur de l’OpĂ©ra de Paris oĂč il travaille de 1930 Ă  1958 sauf une interruption pendant la guerre pendant laquelle, antisĂ©minte et anticommuniste, il fait le choix de la collaboration ; il crĂ©e de nombreux ballets inspirĂ©s par les Ballets Russes ; il a eu de nombreuses conquĂȘtes parmi ses jeunes camarades et en 1958 il se bat en duel avec le marquis de Cuevas, on parle de diffĂ©rent artistique, mais en fait ils se battent pour un amant ; le rĂ©alisateur Dominique Delouche Ă©voquera sa sensualitĂ© panique et la perfection apollinienne de son corps » dans un livre La Danse, le dĂ©sordre et l’harmonie en 2021 19 dĂ©cembre 1986 le gouvernement dĂ©cide d’autoriser la publicitĂ© pour les prĂ©servatifs 31 dĂ©cembre 1986 2 213 cas de sida ont Ă©tĂ© recensĂ©s en France dont 1 363 homo-bisexuels. 1987-1992 Gai Pied Hebdo contrĂŽle la radio destinĂ©e Ă  la communautĂ© homosexuelle FrĂ©quence Gaie 1987-1990 Ă  Marseille, la fermeture du local du GLH le Bateau Ivre, Ă  l’automne, a un impact important, c’est la fin du GLH et la fin des UEH, la derniĂšre est au cours de l’étĂ© 1987 ; beaucoup de gays – militants ou pas – considĂšrent qu’ils ont perdu un lieu de rencontre, et les lesbiennes militantes ressentent aussi cette disparition sĂ©vĂšrement ; ce sont des annĂ©es d’effondrement de la vie sociale homosexuelle, liĂ© pour une grande part au sida 1987 CinĂ©ma Prick up your Ears » de Stephen Frears, Maurice » de James Ivory, Les Innocents » d’AndrĂ© TĂ©chinĂ©, Lunettes d’or » de Giuliano Montaldo, Encore Once More » de Paul Vecchiali, Le Jupon rouge » de GeneviĂšve Lefebvre. VariĂ©tĂ©s The Communards Nerer can say Goodbye. 1987 le 1er traitement antirĂ©troviral, l’AZT, qui tente d’empĂȘcher la reproduction du virus HIV est dĂ©couvert 1987 Ă  Paris les Archives lesbiennes organisent une confĂ©rence sur Lutter contre l’extrĂȘme droite ; crĂ©ation du groupe de santĂ© lesbienne ; crĂ©ation du cinĂ©-club Ă  la Mutinerie ; Ă  Paris, parution du n°1 de CLEIS, magazine des femmes qui aiment les femmes ; parution de Pagaye journal de l’association des parents gais et lesbiens; Ă  la Roche-sur-Yon crĂ©ation de l’association mixte Gay’titudes 85 1987 le prĂ©sident Mitterrand Ă©voque pour la 1Ăšre fois le sida de façon publique 1987 Pierre BergĂ© a 57 ans, pour les 30 ans de ses relations Yves Saint-Laurent lui Ă©crit Sans toi, je ne serais peut-ĂȘtre pas celui que je suis. Sans moi je ne l’espĂšre pas mais je le pense, tu ne serais peut-ĂȘtre pas ce que tu es. Ce grand aigle Ă  deux tĂȘtes qui cingle les mers, dĂ©passe les frontiĂšres, envahit le monde, de son envergure sans pareil. C’est nous. Et quand je dis nous, je pense avant tout Ă  toi » 1987 parution d’Un Sang d’aquarelle de Françoise Sagan, en 1942 un metteur en scĂšne Constantin von Meck, qui a quittĂ© l’Allemagne pour Hollywood en 1937, oĂč il a acquis la renommĂ©e, est revenu dans son pays et dans la France occupĂ©e, l’auteure lui fait vivre une bisexualitĂ© toute naturelle 1987 Marguerite Duras exprime lors d’une interview le dĂ©plaisir qu’elle a eu gĂ©nĂ©ralement Ă  frĂ©quenter les hommes, ils me voulaient prĂšs d’eux pour se reposer de leur travail ou pour me laisser Ă  a maison », dans l’écriture, les hommes refusent la suspension et la passion, elle est trop alourdie par l’idĂ©e », Proust, Stendhal, Melville, Rousseau n’ont pas de sexe », pour les ĂȘmes raisons elle critique Albert Camus sa littĂ©rature pour Ă©tayer une thĂšse m’assomme », Marguerite Yourcenar illisible » sauf les MĂ©moires d’Hadrien, de Nathalie Sarraute avec ses romans trop cĂ©rĂ©braux » et les Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes sont fascinants, mĂ©ticuleux, mais froids. De quelqu’un qui ne connait l’amour que pour l’avoir lu, ou vu de loin, sans connaĂźtre les emportements, les pulsions, la douleur » 1987 une loi autorise le dĂ©pistage anonyme et gratuit du VIH 1987 la loi permet l’exercice en commun de l’autoritĂ© parentale par des parents divorcĂ©s, cĂ©libataires ou concubins 1987 dans le bureau de HES HomosexualitĂ©s et socialismes se retrouvent Jan-Paul Pouliquen CUARH et Homophonies, Jacques Lemonnier Gays retraitĂ©s et Patrick Bloche futur dĂ©putĂ©, sous le pseudonyme de Patrick Pelvet 1987 Richard Descoings, recrutĂ© comme conseiller d’Alain Lancelot Ă  la direction de Sciences Po, et bientĂŽt comme directeur adjoint, loue avec Guillaume PĂ©py un appartement rue Godot-de-Mauroy, prĂšs de l’Olympia, qui deviendra chez RichardetGuillaume, oĂč se retrouve le soir toute une gĂ©nĂ©ration de hauts fonctionnaires homosexuels membres du Conseil d’Etat, de la Cour des comptes ou du Quai d’Orsay ; en Ă©tĂ© ils se retrouvent chez Olivier Challan de Belval Ă  Eyragues, prĂšs de ChĂąteaurenard, maison achetĂ©e avec un ami avocat, oĂč un jour FrĂ©dĂ©ric Martel, prĂ©sident de l’association des Ă©lĂšves gays des grandes Ă©coles, critique littĂ©raire Ă  la Marseillaise, vient les rejoindre en voisin 1987 diffusion de le magazine gay de droite » d’extrĂȘme droite plus exactement Gaie France, il dispose de quelques ressourses financiĂšres grĂące son n° sur minitel, son slogan Une dynamique homosexuelle au service d’une renaissance politique, culturelle de l’Europe » et son logo une flamme empoignĂ©e avec les intitiales GF au cƓur de la flamme, un tact indique en vente au CRAB, bar Saint-Hubert, 27 rue TraversiĂšre, 75012, samedi et dimanche 17h30-22h30 ou par correspondance CRAB Gaie France, boite postale 830, 75180 Paris Cedex 04″ 1987 Ă  Marseille, Aides Provence dĂ©veloppe son action en direction de lycĂ©ens et organise une soirĂ©e par semaine d’information sur le sida en direction du milieu homosexuel au Kempson, rue Beauvau Michel Bourelly rentre en contact avec eux au Kempson ; de son cĂŽtĂ© Bruno Spire, futur prĂ©sident de Aides, rencontrera en 1988 Ă  Paris Daniel Defert, prĂ©sident-fondateur de Aides ; Aides Marseille regroupe peu Ă  peu une vingtaine de personnes 1987 Ă  Aix-en-Provence, Patrick Cardon fonde l’association Gay Kitch Camp GKC ; deux ans plus tard il s’installera Ă  Lille oĂč GKC sera d’abord une maison d’édition destinĂ©e Ă  rééditer des textes devenus introuvables en 2005 il s’installera Ă  Montpellier 1987 Ă  cause du sida, le journal Gai Pied commence Ă  dĂ©cliner, selon Didier Lestrade, il perd 10% de lecteurs par an on parle du sida, on traumatise le lectorat » ; le journal tentera de se sauver par des activitĂ©s parallĂšles, le minitel gai, mais ce sera le symptome du pourrissement final » selon Didier Lestrade Gai Pied des annĂ©es 90 a trahi la communautĂ© pĂ©dĂ© des annĂ©es 80 » 1987 Barbara chante au Théùtre du Chatelet une nouvelle chanson Sid’amour Ă  mort Ă  un moment oĂč parler du sida est encore tabou, elle provoque une grande Ă©motion chez son public 1987 une annonce paraĂźt dans les pages RĂ©zo » de LibĂ©ration, l’association de mĂ©decins SantĂ© et Plaisir gay propose des rendez-vous de sexe sans risque Ă  Paris, les jack-off parties 1987 en URSS le sida cesse d’ĂȘtre niĂ©, jusqu’alors il Ă©tait le symptĂŽme de la dĂ©cadence bourgeoise 1987 au Canada, depuis 1960 Ă  une trentaine de km de QuĂ©bec, le sĂ©minaire de la congrĂ©gation rĂ©demptoriste de Sainte-Anne-de-BeauprĂ©, devenu collĂšge, s’est illustrĂ© depuis 1960 par des actes de pĂ©dophilie perpĂ©trĂ©s par des prĂȘtres, parmi eux le pĂšre Raymond-Marie Lavoie, responsable du dortoir et professeur de musique, et Jean-Claude Bergeron supĂ©rieur provincial de la congrĂ©gation ; 80 anciens pensionnaires, dont l’ancien interne Franck Tremblay, intenteront un recours collectif en 2013 contre 9 prĂȘtres ; l’un des tĂ©moins rapportera que les abus Ă©taient si nombreux dĂšs 12 ans plusieurs fois pas semaine que les enfants Ă©taient Ă©changĂ©s comme des cartes de hockey 1987 au Canada, Everett Klippert est condamnĂ© Ă  la prison Ă  perpĂ©tuitĂ© parce qu’il couchait avec d’autres hommes il faudra attendre 2016 pour qu’un pardon posthume lui soit accordĂ© ; ce n’est que deux ans plus tard, en 1969 que sera abolie le discrimination Ă  l’égard des homosexuels dans la vie civile 1987 en Grande-Bretagne, Margaret Thatcher, 1er ministre de 1979 Ă  1990, dĂ©clare Des enfants auxquels on devrait enseigner le respect des valeurs traditionnelles, s’entendent dire qu’ils ont un droit inaliĂ©nable Ă  ĂȘtre gay » 1987 aux USA, Larry Kramer trĂšs critique envers les membres du GMHC, dont il a Ă©tĂ© cofondateur en 1981, fonde un groupe beaucoup plus militant Act Up Aides Coalition To Unleash Power rassemblement pour libĂ©rer les forces contre le sida, avec l’objectif de crĂ©er une large coalition de sexual outsiders » homosexuels, bisexuels, prostituĂ©s, transsexuels et leurs amis ; Act Up New York essaime rapidement, il oblige le laboratoire Welcome Ă  commercialiser l’AZT Ă  20% moins cher ; Didier Lestrade qui l’a rencontrĂ© et fondera Act Up Ă  Paris, le qualifie de figure tutĂ©laire qui servit de point de jonction entre l’homosexualitĂ© de l’aprĂšs-guerre et les jeunes militants des annĂ©es 80 » 1987 aux USA, Antonio Lopez meurt du sida Ă  l’ñge de 44 ans, dessinateur de mode d’origine portoricaine, il a connu et photographiĂ© le monde du glamour et la CafĂ© Society, ceux qu’on appellera plus tard les people des annĂ©es 1970 avec son Instamatic Paloma Picasso, Jessica Lange, Andy Warhol et son Ă©gĂ©rie Ultra Violet, Yves Saint Laurent, Pierre BergĂ©, Grace Jones, Karl Lagerfeld, Robert Mapplethorpe et Guy Bourdin 1987 aux USA, mort d’Andy Warhol 1928-1987 Ă  59 ans, le pop artist a rĂ©volutionnĂ© l’art contemporain, il a aussi pris des milliers de photos depuis 1960, dont des photos intimes de ses amants Jed Johnson et Jon Gould, de Keith Haring embrassant Juan Dubose, Jean-Michel Basquiat, Liberace, Karl Lagerfeld, Truman Capote et de grands chanteurs rock 1987 aux USA, l’American Political Science Association met en place un caucus gai, lesbien, bisexuel et transsexuel qui rassemblera plus de 200 chercheurs et contribuera Ă  rendre visible cette question au sein des disciplines de sciences politiques 1987 aux USA, mort de Liberace pianiste de Las Vegas, cĂ©lĂšbre depuis la fin de la guerre, habituĂ© des tenues de strass et de paillettes, catholique, fils d’immigrĂ©s italiens et polonais, devenu fabuleusement riche, homosexuel affichĂ© malgrĂ© un contexte qui stigmatise l’homosexualitĂ© ; le jeune californien ScottThorson l’a rencontrĂ© en 1977 alors qu’il approchait la soixantaine 1987 aux USA, sister Roma, Ă©tudiante de 23 ans Ă  l’universitĂ© catholique du Michigan, entre au couvent des sƓurs de la PerpĂ©tuelle indulgence de San Francisco oĂč il n’y a alors que 6 membres, elle veut passer du bon temps et aider les autres, c’est l’apparition d’une crĂ©ature, une dragqueen, dans un bar gay le Midnight Sun oĂč personne ne se parlait, qui l’a convaincue, elle parlait Ă  tout le monde, elle riait, elle a changĂ© sa vie, dans un contexte oĂč le VIH dĂ©cime la communautĂ© gay 1987 en RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne, Ralf König, militant de la cause homosexuelle, fait une sortie remarquĂ©e du ghetto avec sa BD Les Nouveaux Mecs, son humour ravageur tourne autour du sexe, de la famille et de la religion 1987 en RFA, au festival du film de Berlin, Pedro Almodovar prĂ©sente le film qu’il a produit avec son frĂšre Agustin, La Loi du dĂ©sir, il y remporte le prix Teddy dĂ©cernĂ© pour la 1Ăšre fois qui distingue un film Ă  thĂ©matique homosexuelle, avec 2 personnages homosexuels et un autre transsexuel, avec les acteurs Carmen Maura et Antonio Banderas, ils sont accueillis sur scĂšne par une ovation 1987 au Danemark, parution du livre Quand les hommes se rencontrent homosexualitĂ© et modernitĂ© When Men Meet Homosexuality and Modernity du sociologue Henning Bech, il ne voit par le partenariat enregistrĂ© » comme un spectre d’embourgeoisement, la forme de post-modernisation de l’homosexuel est dans sa disparition son intĂ©gration complĂšte plutĂŽt que dans l’émergence du queer – qui apparaĂźt aux USA – s’il en juge par l’insertion des gays qui se produit au Danemark et aux Pays-Bas oĂč le poids de la famille est moins prĂ©gnant, et le fait que le mouvement homosexuel existe au Danemark sans discontinuer depuis 1948 lui paraĂźt expliquer la rĂ©ussite de cette intĂ©gration 1987 la marocaine Fatima Mernissi publie Le Harem politique. Le ProphĂšte et les femmes, texte marquant du fĂ©minisme islamique Janvier 1987 l’antiviral AZT est testĂ© en Europe 27 janvier 1987 loi autorisant la publicitĂ© sur le prĂ©servatif 27 fĂ©vrier 1987 la ministre de la SantĂ©, MichĂšle Barzach, autorise la mise sur le marchĂ© de l’AZT Azidothymidine, commercialisĂ©e soius le nom de Retrovir, d’un coĂ»t Ă©levĂ© 57 000 F, trĂšs difficile Ă  synthĂ©tiser Ă  partir de sperme de hareng, elle empĂȘche le VIH de se dupliquer, mais l’utilisation en reste limitĂ©e ; aux USA aprĂšs 9 mois de traitement, 94% des malades sont encore en vie contre 60% des patients sans traitement et aprĂšs 1 an la mortalitĂ© ne dĂ©passe pas 11% ; en France, l’autorisation de commercialisation est donnĂ©e seulement 6 mois aprĂšs la fin des tests alors que les dĂ©lais habituels sont proche de 10 ans Mars 1987 Patrice ChĂ©reau 2 novembre 1944-7 octobre 2013 marquera ce mois comme un mois intense de sa vie, Ă  sa façon brĂšve et intense Rencontre avec Pascal Greggory. TrĂšs important dans ma vie. Je l’ai aidĂ© et il m’a aidĂ©. » ; Chereau a travaillĂ© avec Bernard-Marie KoltĂšs Ă  partir de 1979 pour montĂ© Combat de nĂšgre et de chiens, et avec HervĂ© Guibert avant de tourner l’Homme blessĂ© en 1982 ; il connaitra ses annĂ©es terribles entre 1988 et 1991 avec la mort du sida d’amis proches Bernard-Marie KoltĂšs en 1989, Pierre Romans ert HervĂ© Guibert en 1991 5-6 mars 1987 confĂ©rence nationale contre la discrimination des lesbiennes et des homosexuels Ă  l’initiative des Verts, crĂ©ation d’un Bureau de dĂ©position de la communautĂ© europĂ©enne contre la discrimination des lesbiennes et des homosexuels, confiĂ© Ă  l’ILGA et Ă  Homostudies Utrecht dĂ©partement de l’UniversitĂ© d’Etat d’Utrecht aux Pays Bas 6-8 mars 1987 animations Ă  la Maison des femmes Ă  l’occasion de la JournĂ©e de la femme, projection de Naissance du 3Ăšme type de Nathalia Czarminska 7 mars 1987 scission dAides mis en minoritĂ©, FrĂ©dĂ©ric Edelmann et Jean-Florian Mettetal dĂ©missionnent ils rejoindront Arcat-Sida en 1988. 16 mars 1987 Charles Pasqua menace d’interdiction Ă  la vente aux mineurs Gai Pied Hebdo ; le 18 mars GĂ©rard Vappereau directeur de publication reçoit une lettre recommandĂ©e, Ă  en-tĂȘte du ministĂšre de l’IntĂ©rieur, signĂ©e du Directeur des LibertĂ©s publiques, Dominique Latournerie, qui invoque l’article 14 de la loi du 16 juillet 1949 sur l’interdiction d’affichage des publications destinĂ©es Ă  la jeunesse, pour caractĂšre licencieux ou pornographique » et donne un dĂ©lai de 15 jours ; le soir mĂȘme Gai Pied adresse – via des coursiers envoyĂ©s tous azimuth çà travers Paris – un communiquĂ© Ă  toutes les rĂ©dactions de la presse Ă©crite et audiovisuelle, ainsi qu’aux ministres François LĂ©otard Culture et Claude Malhuret Droits de l’homme ; Hugo Marsan, rĂ©dacteur en chef, multiplie les interviews ; l’AG des salariĂ©s et rĂ©dacteurs du 19 mars dĂ©finit une stratĂ©gie de dĂ©fense, la radio FG Futur GĂ©nĂ©ration multiplie les flashs d’information ainsi que 3615 GPH, et TF1 diffuse un reportage dans son 20h, des signataires en vue signent une pĂ©tition Henri Caillavet, Gilles Deleuze, Michel Denisot, Harlem DĂ©sir, Julien Dray, Marguerite Duras, etc. ; des dĂ©clarations publiques Ă©manent du PS, de la LCR et du PC ; le ministre François LĂ©otard parle de censure et d’erreur politique, Claude Malhuret dĂ©clare que la procĂ©dure est gelĂ©e, Charles Millon parle d’idĂ©e folle, le prĂ©sident Mitterrand se dĂ©clare contre toute censure, Jack Lang le ridiculise en lui offrant une reproduction d’un dessin pornographique de Picasso ainsi que les Ɠuvres complĂštes de Rabelais, et dans Le Monde, Philippe Boucher Ă©crit Un journal c’est la vie » ; pour noyer le poisson le ministĂšre de l’IntĂ©rieur indique que d’autres mĂ©dia ont reçu la mĂȘme menace Filipacchi, New Look, Penthouse, Photo et l’Echo des Savannes ; François d’Aubert et Simone Veil se dĂ©solidarisent, curieusement Jean-Claude Gaudin dĂ©clare En tout cas, je ne me vois pas aller acheter ça dans un kiosque Ă  Marseille » ; le 24 mars Dominique Latournerie au nom du ministĂšre de l’IntĂ©rieur, se rĂ©tractera ; mais en janvier 1988 David Girard recevra la mĂȘme lettre, mais du sous-directeur des LibertĂ©s publiques, Louis Schlatter, pour les revues Torsi et GI qui sont interdites d’affichages, ce qui signifie leur arrĂȘt de mort car le distributeur de presse NMPP refuse de diffuser des revues interdites Ă  l’affichage, M. BĂ©rĂ©govoy condamne cette idĂ©ologie sĂ©curitaire Ă  courte vue ; malgrĂš le nouveau gouvernement, de gauche, David Girard recevra en aoĂ»t 1988 une nouvelle lettre de menace pour le mensuel Playguy, de la part du nouveau ministre de l’IntĂ©rieur Pierre Joxe, lui demandant, sous un mois, de justifier de son contenu
 Printemps 1987 Ă  Albi, parution du n°1 de La Grimoire, journale lesbienne internationale Avril 1987 Charles Pasqua inaugure le musĂ©e de l’horreur » destinĂ© Ă  dĂ©noncer la pornographie Avril 1987 ? Ă  l’occasion de la journĂ©e de commĂ©moration de la DĂ©portation Ă  Besançon, le dĂ©pĂŽt de gerbe par le CHOC groupe gai de la ville occasionne un affrontement, le prĂ©sident d’une association de dĂ©portĂ©s dĂ©clare que les homosexuels ont Ă©tĂ© envoyĂ©s dans les camps pour ĂȘtre punis de leurs fautes » annĂ©e Ă  vĂ©rifier 1er avril 1987 campagne de prĂ©vention organisĂ©e par les GPL Gays pour les libertĂ©s, sur le thĂšme Sida et libertĂ©s avec le Pr Willy Rozenbaum ; la commission LibertĂ©s des GPL Ă©labore une charte des LibertĂ©s des gays et lesbiennes pour la dĂ©fense des droits de la personne 27 avril 1987 1Ăšre campagne gouvernementale lancĂ©e par la ministre de la SantĂ©, MichĂšle Barzach Le sida ne passera pas par moi » alors qu’aux Pays-Bas la 1Ăšre campagne contre le sida date de 1983, et elle autorise la publicitĂ© pour la vente de prĂ©servatifs 6 mai 1987 Ă  L’Heure de vĂ©ritĂ©, Jean-Marie Le Pen exploite le thĂšme du sida, il parle des sidaĂŻques et prĂŽne les dĂ©pistages systĂ©matiques et les sidatoriums les sidaĂŻques, en respirant du virus par tous les pores, mettent en cause l’équilibre de la nation »  Le sidaĂŻque, il faut bien le dire est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espĂšce de lĂ©preux »  C’est la sodomie, Ă  80%, qui est Ă  l’origine du sida et l’usage des drogues Ă  18% »  Certains disent qu’il suffirait de se doter de prĂ©servatifs pour se prĂ©server c’est faux ! » ; il reprend ainsi les thĂšses du Dr Bachelot, expert des questions sida au FN, qui traitait les sidaĂŻques » de vĂ©ritables bombes sexuelles » 15 mai 1987 table ronde sur la sociologie de l’homosexualitĂ© au Palais universitaire de Strasbourg 2-5 juillet 1987 aux Pays-Bas, se dĂ©roule Ă  Amsterdam la 10Ăšme confĂ©rence internationale des gays et des lesbiennes juifs ; le premier monument aux dĂ©portĂ©s homosexuels est Ă©difiĂ© Ă  Amsterdam, lhomo-monument ; Jef Last milite activement depuis 1946 pour l’officialisation de la mĂ©moire homosexuelle EtĂ© 1987 Ă  Paris une nouvelle structure interassociative Ă©merge, la FĂ©dĂ©ration Agora autour des questions de convivialitĂ© et de lien social, avec David et Jonathan, HES, le groupe Achrien des Grands Ecoles futur MAG et des Gais RetraitĂ©s ; mais la fĂ©dĂ©ration qui dĂ©fend les droits de l’homme et les homosexuel-es persĂ©cutĂ©-es dans le monde, se trouve dĂ©sormais en dĂ©calage avec les groupes en lutte contre le VIH, comme Aides et Act Up Paris ; la FĂ©dĂ©ration disparaĂźtra en 1991 Juillet 1987 5Ăšme UniversitĂ© d’étĂ© homosexuelle Ă  Marseille, thĂšme CrĂ©er nos vies, le mouvement gay militant d’extrĂȘme droite Gaie France est exclu ; Lesbia y organise une fĂȘte de 200 lesbiennes Automne 1987 en RhĂŽne-Alpes, parution du n°1 d’Etudes FĂ©ministes, bulletin national d’information rĂ©alisĂ© par l’Association pour les Ă©tudes fĂ©ministes et l’association des femmes FĂ©minisme et recherches Automne 1987 diffusion de la brochure d’Arcat-sida adresse 17 rue de Tournon, 75006 du 4Ăšme trimestre Le sida et l’infection Ă  VIH – Manuel d’Information pratique par FrĂ©dĂ©ric Edelmann et le Dr Jean-Florian Mettetal Octobre 1987 la quasi-totalitĂ© des 2 000 malades du sida en France sont traitĂ©s Ă  l’AZT, le traitement est pris en charge Ă  100% par la SĂ©curitĂ© sociale et exclusivement distribuĂ© par les pharmacies centrales des hĂŽpitaux, seuls les malades atteints du sarcome de Kaposi pour lesquels l’AZT est inopĂ©rant, sont exclus du traitement ; le traitement est lourd avec une gelule Ă  prendre toutes les 4h, les effets indĂ©sirables sont importants nausĂ©es, migraines, insomnies, douleurs musculaires en dĂ©but de traitement, anĂ©mie grave, baisse sensible des globules entrainant le recours aux tranfusions sanguines 11 octobre 1987 aux USA, 500 000 personnes dĂ©filent en faveur de l’égalitĂ© des droits lors du Second National March on Washington for Lesbian and Gay Rights, rebaptisĂ©e Great March, c’est le signal pour la crĂ©ation d’une journĂ©e nationale cĂ©lĂ©brant le coming out et la visibilitĂ© LGBT, et l’anniversaire de cette date sera retenu par le psychologue Rob Eichberg et la militante Jean OLeary pour donner naissance au National Coming Out Day le 11 octobre 1988, et des milliers de noms sont publiĂ©s dans les journaux pour appeler Ă  cette journĂ©e du coming out, l’exemple sera suivi par d’autres pays, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume Uni et les Pays-Bas 19 octobre 1987 Ă  Rennes, les Goudous tĂ©lĂ©matiques appelent Ă  une fĂȘte Ă  la MJC La Paillette, elles font connaĂźtre par tract l’existence de leur n° minitel 614 91 66 * 17706 1421 Goudou et leur projet de Bulletin tĂ©lĂ©matique avec informations gĂ©nĂ©rales, revue de presse, service actualitĂ©, petites annonces 30 octobre 1987 Mon SIDA , interview retentissante de Jean-Paul Aron , Ă©crivain et historien, dans Le Nouvel Observateur intitulĂ© Pour la 1Ăšre fois une personnalitĂ© brise le silence, il dit Je ne vois pas pourquoi je continuerais Ă  me dissimuler »  » la mise au point de ce texte, au fond, me permetd’avancer sur la voie d’une partielle libĂ©ration de moi-mĂȘme », il reproche Ă  Michel Foucault un silence de honte » ; le lendemain Daniel Defert saluant son coming out public lui rĂ©pond dans LibĂ©ration Plus on est honteux, plus on avoue » ; cette annĂ©e 2 000 cas de sida ont Ă©tĂ© recensĂ©s dĂšs le milieu de l’annĂ©e, en application de la dĂ©claration du sida grande cause nationale » le plan gouvernemental a dĂ©cidĂ© la vente libre des seringues et l’arrĂȘt de l’interdiction de la publicitĂ© pour les prĂ©servatifs, l’AZT est distribuĂ© depuis un an mais au compte-goutte ; J-P. Aron est la 1Ăšre personnalitĂ© qui annonce officiellement sa maladie, il sort d’une pneumocystose qui l’a conduit en rĂ©animation Ă  l’hĂŽpital Claude-Bernard, sa dĂ©claration est une mise Ă  nu destinĂ©e Ă  mettre fin aux fantasmes et aux mensonges qui entoure le virus ; le soir mĂȘme Alain-Emmanuel Dreuilhe parle de son livre Corps Ă  corps Ă  l’émission Apostrophes, de Bernard Pivot, en compagnie du Pr Willy Rozenbaum, son ami Olivier est dĂ©cĂ©dĂ© avant lui ; ainsi le sida sort de l’anonymat Novembre 1987 Didier Lestrade, journaliste Ă  LibĂ©ration, est en vacances Ă  New-York, il y apprend qu’il est sĂ©ropositif, il voit les rues tapissĂ©es d’autocollants d’Act Up Silence=mort », J’ai eu un choc, dira-til, inconsciemment c’était ce que je cherchais. Au fond de moi, j’avais envie de dire haut et fort ma sĂ©ropositivitĂ©. Act Up encourageait les malades Ă  le faire. Son mot d’ordre Ă©tait la visibilitĂ©. En France, Ă  l’époque, on ne montrait jamais de visages. A la tĂ©lĂ©, les zsĂ©ropositifs paraissaient masquĂ©s ou en ombre chinoises. L’association AIDES rĂ©clamait l’anonymat des malades » 22 novembre 1987 mort de l’écrivain Philippe Erlanger 1903-1987, ministre plĂ©nipotentiaire, fondateur du festival de Cannes, historien ; il a Ă©voquĂ© sans fard les amours masculines de Henri III, Buchingham, Louis XIII, Cinq-Mars et Monsieur, frĂšre de Louis XIV ; il ne craignait pas d’aborder les jeunes gens en dĂ©pit de son physique peu flatteur qui le fait traiter de Il est Vilaine »; Michel Beaufort fut son compagnon le plus fidĂšle 1er dĂ©cembre 1987 aux USA, mort de James Baldwin 1924-1987, nĂ© dans le ghetto de Harlem, son 1er roman a Ă©tĂ© Ă©crit en 1940 est Go Tell It on the Mountain Va le dire sur la montagne il est paru en France sous le titre La Conversion en 1953 ; il est auteur de La Chambre de Giovanni 1956, Un autre pays Another country, 1962 et de La Prison mĂąle qui paraitront en France dans les annĂ©es 1990 ; il Ă©crivait Ă  propos des jeunes des rues, entre violence, jalousie sexuelle et dĂ©sirs Les jeunes semblaient atteints, Ă  vrai dire plus gravement que les autres. Les garçons en blue-jean couraient ensemble, osant Ă  peine se faire confiance et cependant unis, tout comme leurs aĂźnĂ©s, dans une puĂ©rile mĂ©fiance des filles. Leur dĂ©marche mĂȘme, sorte de balancement anti-Ă©rotique actionnĂ© par les genoux, Ă©tait une parodie tant de la locomotion que de la virilitĂ©. Ils semblaient reculer devant tout contact avec leurs organes sexuels que soulignaient pourtant leurs habits de façon flamboyante et paradoxale. Ils semblaient – mais Ă©tait-ce vrai ? et comment cela s’était-il produit ? – Ă  l’aise avec la brutalitĂ©, habituĂ©s Ă  l’indiffĂ©rence, terrorisĂ©s par l’affection humaine. De façon bien Ă©trange, ils semblaient ne pas s’en estimer dignes. » ; en 1948, Ă©cƓurĂ© par les prĂ©jugĂ©s contre les noirs et les homosexuels il a quittĂ© les USA Ă  24 ans pour la France ; il est retournĂ© aux USA de 1957 Ă  1970, oĂč il s’est rapprochĂ© de Medgar Evers, Malcolm X, et Martin Luther King, il a rencontrĂ© Martin Luther King en 1955 Ă  Atlanta et en 1958 Ă  Montgomery, il a Ă©coutĂ© son discours lors de la 3Ăšme marche des droits civiques Ă  Selma le 25 mars 1965, il dira Il vous charme immĂ©diatement et puissamment » ; il s’est impliquĂ© dans la lutte pour les droits civiques aux cĂŽtĂ©s de Sidney Poitier, Nina Simone et Harry Belafonte ; puis il est revenu en France en 1970 pour rĂ©sider Ă  Saint-Paul de Vence Ă©crivant encore une quinzaine de romans, essais et piĂšces de théùtre jusqu’à sa mort en 1987 ; il restera longtemps comme un prophĂšte mal aimĂ© de la libĂ©ration des noirs, ainsi Andrew Young, ancien bras droit de Marin Luther King dira en 2017 Ses Ă©crits sont tellement innovants. Tout le monde les a lus. En revanche, l’expression de sa colĂšre, sa maniĂšre d’ĂȘtre dans l’émotion et ses accĂšs d’effroi, ses revendications homosexuelles faisaient qu’il Ă©tait toujours un peu Ă  part. »; en 2016 lorsque sa maison sera mise en vente, le journaliste Thomas Chatterton Williams lancera un appel pour la sauver ; en 2017 le film Je ne suis pas votre nĂšgre du haĂŻtien Raoul Peck sera nommĂ© aux Oscars, Ă  partir de la mort d’Evers, Malcolm X et Luther King, le film prendra position pour la cause des noirs aux USA 14 dĂ©cembre 1987 mort du dessinateur franco-argentin Copi Raul Damonte Botana, 1939-1987 emportĂ© par le sida, dramaturge, comĂ©dien, romancier, provocateur qui a marquĂ© les milieux artistiques dissidentes des annĂ©es 1970-1980, il dessine dans le Nouvel Observateur autour de sa Femme assise ; il a publiĂ© des albums Le Bal des Folles, La Guerre des PĂ©dĂ©s, avant de se consacrer au théùtre, avec Alfredo Arias, le groupe TSE et Jorge Lavelli il a créé Eva Peron en 1967, puis L’Homosexuel ou la difficultĂ© de s’exprimer, il prĂ©sente des homosexuels marginaux en rĂ©volte contre le moralisme et les interdits ; aves sa piĂšce posthume Une visite inopportune il fait rire avec sa propre mort, l’histoire d’un homosexuel qui fĂȘte Ă  l’hĂŽpital de 2Ăšme anniversaire de son sida 31 dĂ©cembre 1987 4 458 cas cumulĂ©s de sida sont recensĂ©s en France dont 2 614 homo-bisexuels. 1988-1990 sur la question du sida, c’est une pĂ©riode d’urgence, Aides met en place avec le milieu hospitalier ce qui prĂ©figure les rĂ©seaux ville-hĂŽpital 1988 VariĂ©tĂ©s MylĂšne Farmer Sans contrefaçon, Mecano Une femme mec une femme, Boy George No Clause 28, Pet Shop Boys Lei. to nnv min Uevices, Lou Reed The Halloween Parade, sur le sida 1988 aux USA, sortie du film culte Hairspray Ă  travers lequel John Waters fait de Divine Harris Glen Milstead une star de cinĂ©ma, juste avant qu’elle ne meure d’une crise cardiaque Ă  l’age de 42 ans 1988 sortie du film de Paul Vecchiali Once More encore, il pose la question de la mort liĂ©e au sida en cas de non protection, au terme du film Louis agonise du sida dans un lit d’hopital en prononçant le prĂ©nom de son amant qui lui a rĂ©vĂ©lĂ© son homosexualitĂ© et qu’il a aimĂ© sans jamais l’admettre 1988 crĂ©ation du tribunal international sur la pauvretĂ© des femmes ; Ă  Paris parution de l’enquĂȘte du MIEL Etre lesbienne aujourd’hui ; crĂ©ation de la maison d’édition Les Octaviennes, GeneviĂšve Pastre, pour soutenir les Ă©critures libres et leur Ă©dition, crĂ©er des liens par des dĂ©bats et des lectures entre les auteures et les lectrices ; crĂ©ation de Ruptures, bulletin d’informations, de liaisons et d’échanges, directrice Monique Dental, collectif de pratiques et de rĂ©flexions fĂ©ministes ; crĂ©ation de SOS Sexisme ; Ă  Toulouse ouverture de Bagdam Espace Lesbien ; en Nord-Pas-de-Calais crĂ©ation des gousses de Vanille, groupe de femmes qui organise sorties vĂ©lo, bowling, randonnĂ©es, atelier photo et discussions 1988 dans le milieu des boites de nuit parisiennes, Philippe Fatien, patron du Queen, de Castel, du Black Bear, rue Montmartre, et du Bus Palladium, tous Ă  dominante rock, ouvre le Boy avec le disco du DJ Swen Love le public gay l’adopte rapidement 1988 parution du livre de Jean Boisson Le Triangle Rose. La DĂ©portation des homosexuels 1933-1945 » chez Robert Lafont 1988 aux USA, parution de Feminist Studies 14 de Danna Haraway dans lequel elle Ă©voque l’écriture fĂ©ministe Je veux une Ă©criture fĂ©ministe du corps qui remette en valeur les mĂ©taphores visuelles, parce que nous avons besoin de reconquĂ©rir ce sens pour trouver notre chemin au milieu de toutes les ruses et de tous les pouvoirs de reprĂ©sentation visuelle des sciences et des technologies modernes qui ont mĂ©tamorphosĂ© les dĂ©bats sur l’objectivitĂ©. » 1988 Ă  AthĂšnes, Elisabeth Taylor et Daniel Defert reçoivent le prix Onassis pour leur action contre le sida, aprĂšs la remise du prix lors de la confĂ©rence de presse quelqu’un demande Ă  Liz comment un sex-symbol comme elle pouvait faire la promotion du prĂ©servatif, elle rĂ©pond avec force je n’ai jamais entendu une question aussi stupide » ; depuis 1985 Elisabeth Taylor est prĂ©sidente de l’American Foundation for Aids Research, avant la mort de Rock Hudson, elle avait pensĂ© faire quelque chose contre la sida, dira Daniel Defert, elle avait beaucoup d’amis gays, elle se sentait trĂšs touchĂ©e », grĂące Ă  elle l’Amfar collectera des fonds importants elle Ă©tait remarquable, intellectuellement et politiquement » sur cette question ; elle a jouĂ© en 1958 dans la Chatte sur un toit brĂ»lant de Richard Brooks tirĂ© d’un livre de Tennessee Williams oĂč elle est l’épouse d’un homosexuel alcoolique, jouĂ© par Paul Newman, et en 1967 dans Reflets dans un Ɠil d’or de John Huston oĂč Marlon Brando joue le rĂŽle d’un officier homosexuel 1988 crĂ©ation des CDAG centres de DĂ©pistage Anonymes et Gratuits 1988 l’association VLS Vaincre le sida, animĂ©e par les mĂ©decins Philippe Meyer, Annick Cavelier et Alain Sobel, tient une confĂ©rence de presse 1988 en IsraĂ«l, dĂ©pĂ©nalisation de l’homosexualitĂ©, le vote se fait de façon subrep tice Ă  2h du matin sur proposition du Meretz gauche et Ă©cologiste par simple suppression d’un article de loi hĂ©ritĂ© des Britanniques, jamais appliquĂ© 1988 crĂ©ation du Journal du sida qui informe, diffuse des informations rapidement et fait des analyses critiques ; le format papier durera jusqu’en 2013, sous la houlette de FrĂ©dĂ©ric Edelmann journaliste au Monde, avec Jean Le Bitoux parmi ses collaborateurs 1988 Ă  Marseille, Aides-Provence tient sa rĂ©union mensuelle au 1er Ă©tage du restaurant le SartĂšne sur le Vieux-Port Ă  cette occasion Thierry Gamby, son prĂ©sident, tient une confĂ©rence trĂšs suivie par les adhĂ©rents et les bĂ©nĂ©voles pour l’anecdote, Bruno Spire – futur prĂ©sident de Aides – et Michel Bourelly – futur directeur d’Aides Provence – se rencontrent cette annĂ©e-lĂ  lors d’une permanence tĂ©lĂ©phonique Ă  Marseille 1988 au Maroc, crĂ©ation de l’ALCS association de lutte contre le sida par Hakima Himmich, chef du service des maladies infectieuses de Casablanca 1988 en RĂ©publique DĂ©mocratique Allemande abolition dĂ©finitive du § 175 1988 en URSS, sortie du film La Petite Vera de Vassili Pitchoul, avec l’actrice Natalia Negoda, c’est le 1er film soviĂ©tique Ă  montrer une scĂšne de sexe explicite ; avec la mort de Staline en 1953 s’était ouvert un relatif dĂ©gel politique sur le plan des mƓurs, on ne risquait plus le goulag en cas d’adultĂšre et en 1957 le Festival de la jeunesse de Moscou a vu venir 30 000 jeunes du monde entier, entrainant en 1958 une recrudescence de naissances d’enfants mĂ©tissĂ©s dans les maternitĂ©s du pays, mais officiellement le sexe demeurait tabou et l’homosexualitĂ© sĂ©vĂšrement punie, et sous Brejnev mort en 1982 en peinture une femme nue devait avoir le sexe dissimulĂ© Janvier 1988 le ministĂšre de l’IntĂ©rieur de Charles Pasqua menace d’interdiction Ă  l’affichage les deux magazines de David Girard, GI Gay International et Torso, mais l’affaire se dĂ©gonflera rapidement 3 fĂ©vrier 1988 mort du poĂšte amĂ©ricain Robert Duncan 1919-1988, ami de Baldwin, Goodmann et Auden dans les annĂ©es 1940 Ă  Manhattan ; il a Ă©tĂ© enrĂŽlĂ© dans l’armĂ©e en 1941 et affirmĂ© publiquement son homosexualitĂ© afin d’ĂȘtre rĂ©formĂ© ; il a publiĂ© en 1944 la magazine Politics, The Homosexual in Society plaidoyer pour la minoritĂ© qu’il jugeait opprimĂ©e qu’il comlpare Ă  la condation des noirs et des juifs, puis ses PoĂšmes 1947-1949 ; aprĂšs avoir eu de nombreux amants – l’un de ses enseignants de Berkeley ou encore Robert de Niro Sr, pĂšre de l’acteur Robert de Niro – il a vĂ©cu avec le peintre Jess Collins Ă  partir de 1951 et lui est restĂ© fidĂšle ; il est le premier amĂ©ricain Ă  parler ouvertement du rĂŽle de son homosexualitĂ© dans son processus de crĂ©ation artistique ; parmi ses derniers ouvrages Ground Work before War 1987 est important dans le mouvement Gay Liberation 20 fĂ©vrier 1988 Ă  Marseille, la rĂ©union mensuelle d’Aides-Provence se tient au 1er Ă©tage du restaurant le SartĂšne, elle est l’occasion d’une confĂ©rence prĂ©sentĂ©e par Thierry Gamby, son prĂ©sident 1er mars 1988 mort du comĂ©dien Jean Le Poulain 1924-1988, d’une extraordinaire force comique, trĂšs inventif avec son burlesque, ses pitreries er ses grimaces, farceur shakespearien, il joue MoliĂšre, Feysau, Audiberti, Pinter et devient un trĂšs bon administrateur gĂ©nĂ©ral de la ComĂ©die-Française ; il aime exclusivement les jeunes hommes sans s’en cacher et certains recrutements de jeunes et beaux acteurs sont dĂ»s Ă  ses faveurs Avril 1988 le ministre de l’Education nationale, RenĂ© Monory, met en sursis la titularisation de l’instituteur sĂ©ropositif Didier Hutin, il se rĂ©fugie derriĂšre l’avis du ComitĂ© mĂ©dical supĂ©rieur qui, se rĂ©fĂ©rant aux textes rĂ©glementaires de la fonction publique, identifie le sida aux longues maladies cancer, hĂ©pathite, sclĂ©rose ebn plaque, son mĂ©decin le Pr Willy Rosenbaum s’inquiĂšte des consĂ©quences sociales de la dĂ©cision du ministre, dans les faits Didier Hutin peut exercer son mĂ©tier sans pouvoir ĂȘtre considĂ©rĂ© – et payĂ© – comme un enseignant Ă  part entiĂšre ; dans le privĂ©, Marcel Devilaine, lui aussi sĂ©ropositif, n’est pas rĂ©intĂ©grĂ© dans son entreprise Burke-France, Ă  l’issue d’un congĂ© maladie 14 avril 1988 mort de Daniel GuĂ©rin Ă  l’ñge de 84 ans 1904-1988 Ă  l’hĂŽpital de Suresnes ; issu de la grande bourgeoisie parisienne, il a rompu trĂšs tĂŽt avec son milieu, prenant le parti des ouvriers et des colonisĂ©s, il Ă©tait membre du PSOP de Marceau Pivert, l’aile gauche du Front Populaire ; parcourant l’Allemagne en 1933 et les Etats-Unis de la fin des annĂ©es 1940, militant inlassable, passionnĂ© par la RĂ©volution française, d’une grande Ă©rudition, lisant l’anglais et l’allemand, intĂ©ressĂ© par le Rapport Kinsey, il a Ă©crit de nombreux livres tĂ©moignant d’un regard percutant ; dans les annĂ©es 1950 il a rĂ©vĂ©lĂ© son homosexualitĂ© Ă  travers 2 livres dont Autobiographie de jeunesse, et cherchĂ© Ă  Ă©tablir les liens entre combat rĂ©volutionnaire et combat pour la libĂ©ration sexuelle HomosexualitĂ© et RĂ©volution en 1983, dans les annĂ©es 1960 il a frĂ©quentĂ© Arcadie pour trĂšs vite Ă©mettre de vives critiques Ă  son Ă©gard en participant Ă  la crĂ©ation du FHAR en 1971 ; il est plutĂŽt critique Ă  l’égard de François Mitterrand prĂ©sident de la RĂ©publique de 1981 Ă  1995 Ă  l’égard duquel il entretenait une haine tranquille » ; il vĂ©cu ses derniĂšres annĂ©es une relation d’amour avec GĂ©rald HervĂ©, il y avait entre eux 60 ans de diffĂ©rence d’ñge, un garçon haut-alpin que lui a fait connaĂźtre Patrick Cardon en 1983 ; GĂ©rald est mort du sida avant que Daniel ne meure ; jusqu’à la fin Daniel GuĂ©rin s’est battu, dans le cadre du comitĂ© Ben Barka par exemple, il avait la conviction qu’un douanier de l’aĂ©roport de Marignane dĂ©tenait quelques informations utiles sur la mort de l’opposant marocain, mais il n’a pas eu le temps de le contacter et de le rencontrer, en soutien avec les grĂ©vistes des chantiers navals de la Ciotat aussi oĂč 6 000 emplois directs plus 4 000 indirects sont menacĂ©s lors de leur fermeture en 1987-1988, il rĂ©unissait dans sa maison des StrĂ©lizias Ă  la Ciotat, des militants solidaires des grĂ©vistes, dont les marseillais Alain Castan et l’étudiant en mĂ©decine Tubiana ; sur la fin de sa vie Daniel GuĂ©rin s’inquiĂ©tait de l’évolution de la vie homosexuelle L’émancipation rĂ©cente, la commercialisation de l’homosexualitĂ©, la poursuite superficielle du plaisir pour le plaisir ont engendrĂ© toute une gĂ©nĂ©ration d’éphĂšbes gay, fonciĂšrement apolitiques, raffolant des gadgets stimulants, frivoles, inconsistants, inaptes Ă  toute rĂ©flexion profonde, incultes, tout juste bons pour une drague au jour le jour, pourris par une presse spĂ©cialisĂ©e et la multiplicitĂ© des lieux de rencontre
 En un mot Ă  cent lieux de toute lutte des classes, mĂȘme si leur bourse est dĂ©garnie. » Mai 1988 en Grande-Bretagne, Margaret Thatcher fait voter la clause 28 qui interdit toute propagande de l’homosexualitĂ© auprĂšs des jeunes ; Boy George nĂ© en 1961 ridiculise cette loi par la chanson No clause 28 2 mai 1988 Jean le Bitoux tĂ©moigne de sa sĂ©ropositivitĂ© dans MĂ©diations de François de Closet, sur TF1 12 mai 1988 Claude Evin devient ministre des Affaires sociales et de la SantĂ© dans le gouvernement Rocard 21 juin 1988 Jean-Paul Aron 1925-1988 tĂ©moigne une derniĂšre fois sur Antenne 2 dans un documentaire de Danielle Costelle, il s’éteindra 2 mois plus tard ; professeur Ă  l’Ecole des hautes Ă©tudes en sciences sociales dont il est devenu directeur, il a Ă©crit Le pĂ©nis et la dĂ©moralisation de l’Occident en 1978, fustigĂ© le terrorisme intellectuel dans Les Modernes en 1984, il stigmatise le clan cuturel parisien », ces modernes » dont il moque les prĂ©tentions et les maniĂšres, il classe parlmi eux Jean-Paul Sartre, AndrĂ© Gluksmann et Philippe Sollers ; devenu conseiller de Jack Lang au ministĂšre de la Culture en 1981, il est la 1Ăšre personnalitĂ© qui a osĂ© rĂ©vĂ©ler son sida en faisant la couverture du Nouvel Observateur en octobre 1987 26 juin-3 juillet 1988 Ă  Oslo, 6Ăšme congrĂšs mondial de l’ILGA 20 aoĂ»t 1988 dĂ©cĂšs de l’historien Jean-Paul Aron, 63 ans, Ă  l’hĂŽpital Claude Bernard 28 aoĂ»t 1988 dĂ©cĂšs du philosophe et militant homosexuel Guy Hocquenghem 1946-1988 ; au lycĂ©e Henri IV il a comme professeur RenĂ© SchĂ©rer, avec lequel il a une liaison amoureuse, membre de la JCR jeunesse communiste rĂ©volutionnaire trotskyste dĂšs 1962, entrĂ© Ă  Normale supĂ©rieure en 1966, il participe Ă  l’occupation de la Sorbonne et 1968 et Ă©crit dans le journal Action, il est exclu de la Ligue communiste lors de sa fondation en 1969, il s’intĂ©resse Ă  la RĂ©volution culturelle de Mao TsĂ© Toung et milite Ă  VLR Vive la RĂ©volution Ă©crivant dans son journal Tout! ; il devient l’un des fondateurs du FHAR en 1971, il publie la mĂȘme annĂ©e Le DĂ©sir homosexuel dans lequel il s’insurge contre les analyses mĂ©dicales et psychiatriques qui prĂ©tendent tout savoir sur le sujet ; dans une interview au Nouvel Observateur le 10 janvier 1972 il est le premier Ă  faire un coming out public si l’on excepte Paul Verlaine en 1888 dans La Cravache parisienne, il coordonne en 1973 le n° spĂ©cial de Recherches sur l’homosexualitĂ© intitulĂ© Trois milliards de pervers grande encyclopĂ©die des homosexualitĂ©s, qui vaut Ă  son directeur FĂ©lix Guattari une condamnation par la justice, puis il collabore Ă  LibĂ©ration et est chargĂ© de cours Ă  Paris VIII-Vincennes aux cĂŽtĂ©s de RenĂ© SchĂ©rer, Gilles Deleuze et François Chatelet, au sein du dĂ©partement fondĂ© par Michel Foucault ; il s’est prĂ©sentĂ© comme candidat homosexuel aux Ă©lections lĂ©gislatves du 8 mars 1978, obtenant un trĂšs faible score ; il anime des Ă©missions de radio sur FrĂ©quence Gaie ; il a Ă©crit de nombreux livres, romans et essais dont L’aprĂšs-mai des faunes en 1974, La dĂ©rive homosexuelle en 1977, La beautĂ© du mĂ©tis, , L’Amour en relief en 1982 ; il Ă©crit Les Petits garçons en 1983, un rĂ©cit romancĂ© des poursuites engagĂ©es contre le centre Ă©ducatif du Coral, puis La colĂšre de l’Agneau en 1985 qui Ă©voque Saint-Jean l’évangĂ©liste, et participĂ© Ă  plusieurs Ă©missions de tĂ©lĂ©vision ; en 1979 il a rĂ©alisĂ© Race d’Ep. Un siĂšcle d’images de l’homosexualitĂ©, une recherche historique qui sera censurĂ©eil est mort du sida, sans avoir parlĂ© de cette maladie ; Gabriel Matzneff Ă©crira en 2015 Cher Guy Hocquenghem, comme tu nous manques ! Comme ta luciditĂ©, ton insolence nous serait prĂ©cieuse » ; Ă  l’inverse, en 2020, lorsque la plaque apposĂ©e par la mairie de Paris sera vivement contestĂ©e par le mouvement fĂ©ministe dans le sillage de l’affaire » Gabriel Matzneff, FrĂ©dĂ©ric Martel rĂ©capitulera les dĂ©rives d’Hocquenghem qui expliquent cette mise en cause, sa position en faveur de la pĂ©dophilie, par exemple Ă  travers son roman Les petits garçons, inspirĂ©e du livre Emile perverti publiĂ© par de RenĂ© SchĂ©rer en 1974, sa position sur le sida dont il a niĂ© l’importance, refusant le prĂ©servatif au nom de l’hygiĂ©nisme et attaquant injustement l’association Aides dans des articles de Gai-Pied Hebdo en juillet et septembre 1985, et sa position sur le viol, critiquant les femmes qui se plaignent de viols et rĂ©clament sa pĂ©nalisation, refusant tout recours Ă  la justice bourgeoise dans LibĂ©ration le 29 mars 1977 et le 11 aoĂ»t 1979, et dans La dĂ©rive homosexuelle 13 septembre 1988 mort du romancier danois Christian Kampmann 1939-1988, devient Ă  30 ans l’un des chefs de file du mouvement Gay Liberation ; son roman Sentiments 1977 est en partie autobiographique, il a pour amant un autre Ă©crivain Jens Michael Schau, auteur de la piĂšce tĂ©lĂ©visĂ©e Peut-ĂȘtre le mois prochain dont le sujet est la mort d’un homme mariĂ©, bisexuel, atteint du sida ; le jour de la diffusion de la piĂšce Ă  la tĂ©lĂ©vision Michael Schau tue Kampmann au cours d’une violente altercation Octobre 1988 1er festival de cinĂ©ma lesbien Ă  Paris qui deviendra Cineffable – Quand les lesbiennes se font du cinĂ©ma Octobre 1988 Guillaume Dustan William BaranĂšs intĂšgre l’ENA, aprĂšs avoir effectuĂ© un cursus Ă  Normale supĂ©rieure, il y rencontre son premier amant ; fils d’une architecte et d’un psychiatre renommĂ©, il est d’une intelligence impressionnante » et d’une culture impressionnante » comme le souligne un de ses camarades de collĂšge, Jean-Marie Durand, d’une intelligence extrĂȘme, accablĂ© de tous les dons » selon Denis PodalydĂšs, camaragfede d’d’hypokhĂągne Ă  Hanri IV, premiers prix d’anglais et de français au concours gĂ©nĂ©ral ; son pĂšre le mettait en garde L’homosexualitĂ© est contraire au lien social » ; dans les annĂ©es 1990, devenu sĂ©ropositif, il sera conseiller dans un tribunal administratif, et commenceront en alternance drogue, Minitel rose et backrooms ; il publiera en 1996 Dans ma chambre Je suis devenu sĂ©ropositif, c’est Ă  ce moment-lĂ  que j’ai eu ma phase communautaire pure et dure. Les sĂ©ropo ont Ă©tĂ© victimisĂ©s par les homosexuels , il traitera les instances homos de collabos et prĂŽnera le sexe sans capote entre sĂ©ropo Novembre 1988 suite au rapport Claude Got sur le sida, Claude Evin dĂ©cide la crĂ©ation de l’Agence Française de Lutte contre le Sida AFLS, de l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida ANRS et du Conseil National du Sida DĂ©cembre 1988 Franck Arnal Francis Lacombe rĂ©dige deux articles dans Gai-Pied concernant les faits d’homosexualitĂ© impliquant des marins Toulon la Sodome oubliĂ©e », Ă  partir des archives nationales, et dĂ©partementales de Toulon DĂ©cembre 1988 parution du 1er numĂ©ro du Journal du Sida, Ă©ditĂ© par l’association ARCAT sida, avec FrĂ©dĂ©ric Edelman, journaliste au journal Le Monde, comme rĂ©dacteur en chef, avec le soutien de Pierre BergĂ© ; journal créé par des militants de la lutte contre le VIH, des mĂ©decins, des patients qu’on a ensuite appelĂ© des patients-experts ; 227 numĂ©ros seront Ă©ditĂ©s jusqu’en 2013 DĂ©cembre 1988 en Australie, mort attribuĂ© au suicide du mathĂ©maticien Scott Johnson ; on dĂ©couvrira que des gangs de jeunes gens tuaient des gays par jeu au cours des annĂ©es 1980-1990, on identifiera 88 morts en 1976 et 2000 attribuable Ă  ces chasses aux homosexuels, et il y en a 30 dont la raison du dĂ©cĂšs ne sera pas identifiĂ© 1er dĂ©cembre 1988 1Ăšre journĂ©e internationale contre le sida, placĂ©e sous l’égide de l’OMS, le slogan retenu est Dites au monde ce que vous faites contre le sida » aprĂšs que le principe en a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© en juin 1988 lors du IVĂšme CongrĂšs international sur le sida Ă  Stockholm, pour symboliser les actions des associations, des particuliers et des pouvoirs pubklics dans le cadre de la lutte contre le sida ; plus de 700 manifestations sont prĂ©vues dans le monde, la journĂ©e est consacrĂ©e aux malades, aux sĂ©ropositifs et au souvenir des milliers d’hommes et de femmes emportĂ©s par la maladie ; Ă  Paris, Aides – qui fĂȘte son 4Ăšme anniversaire – est mobilisĂ©e, une manifestation gaie est organisĂ©e Ă  18h au Champs de Mars par David et Jonathan, le Gage, Rando’s, HES et d’autres associations, 3 journaux LibĂ©ration, le Nouvel Observateur et le Quotidien de Paris s’associent Ă  l’évĂ©nement par la campagne le sida j’en parle », des pages de tĂ©moignages, dessins et poĂšmes sont affichĂ©es toute la journĂ©e au TrocadĂ©ro, sur l’esplanade des Droits de l’Homme, il n’y a que quelques centaines de prĂ©sents ; de 13h Ă  22h deux autobus prĂ©tĂ©s par la RATP abritent les associations au quartier des Halles, prĂšs de la fontaine des Innocents et sur le parvis de Beaubourg ; l’église Saint Eustache laisse ses portes ouvertes toute la nuit du 1er au 2 dĂ©cembre pour accueillir une veillĂ©e ƓcumĂ©nique organisĂ©e conjointement par les catholiques, les protestants et les musulmans ; Arcat-Sida tient un colloque Sida quels enjeux ? » au Centre Georges Pompidou en prĂ©sence de Jacques Lang, ministre de la Culture ; une collecte de fonds est organisĂ©e par l’Association pour la prĂ©vention du sida avec la Fondation Danielle Mitterrand, la radio Future GĂ©nĂ©ration propose une journĂ©e non-stop sur le sida, avec entre autres Barbara, Daniel Defert, Line Renaud, Georges Sarre et MichĂšle Barzach ; en soirĂ©e TF1 organise, avec Martine Allain-Regnault et Jean-Pierre Foucault, une soirĂ©e Vivre avec le sida en prime-time 23% d’audience de tĂ©moignages des acteurs de la lutte contre le sida ; le ministre de la santĂ©, Claude Evin, n’a pas organisĂ© de manifestation ; le mouvement de mobilisation est lancĂ© 1er dĂ©cembre 1988 aux Pays-Bas, Ă  l’occasion de la 1Ăšre journĂ©e internationale contre le sida, dĂ©ploiement Ă  Dam Square, des premiers panneaux du Names Project le Patchwork des noms, dont l’idĂ©e a Ă©tĂ© impoortĂ©e en Europe par Gart Zeeberg, depuis San Francisco ; ils seront Ă  niouveau dĂ©ployĂ©es Ă  Amsterdam en 1992 27 dĂ©cembre-31 dĂ©cembre 1988 Ă  Amsterdam confĂ©rence rĂ©gionale europĂ©enne de l’ILGA 31 dĂ©cembre 1988 7 503 cas de sida ont Ă©tĂ© recensĂ©s en France dont 4 191 homo-bisexuels. 1989-1994 crĂ©ation en France de plusieurs grandes associations de lutte contre le sida, Act Up Paris 1989, Bus des Femmes 1990, rĂ©seau santĂ© Sud Marseille 1991 et Ensemble contre le sida-Sidaction 1994 1989 VariĂ©tĂ©s Jimmy Somerville Read my Lips 1989 Ă  l’ONU, la nouvelle Convention internationale des droits de l’enfant mentionne explicitement les abus sexuels envers les mineurs 1989 Ă  la tĂ©lĂ©vision, François de Closets rĂ©unit pour son Ă©mission MĂ©diations des victimes d’inceste, toutes parlent face Ă  la camĂ©ra contrairement Ă  la prĂ©cĂ©dente Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e des Dossiers de l’écran en 1986 qui donnait la parole Ă  l’auteur de Le viol du silence, Eva Thomas, aux cĂŽtĂ©s de 2 femmes filmĂ©es de dos victimes de viols Ă  15 ans de la part de leur pĂšre, Ă©mission qui avait recueillie un audimat de 37% ; cette annĂ©e-lĂ  est un tournant sur la question de la pĂ©dophilie 1989 crĂ©ation de l’ANRS Agence nationale de recherchĂ© sur le sida 1989 les GPL Gais pour les libertĂ©s, proches du parti socialiste et en particulier d’Yvette Roudy, ministrre des Droits de la femme, et de Françoise Castro, Ă©pouse du 1er ministre Laurent Fabius est l’objet d’une scission avec la crĂ©ation du Projet Ornicar de Thierry Meyssan 1989 annĂ©e de grande diversification des expressions homosexuelles et lesbiennes parution des Actes du colloque international sur les homosexualitĂ©s et le lesbianisme sous la direction de GĂ©rard Bach-Ignasse, avec le texte d’AndrĂ© Letowski Relecture du bulletin de David et Jonathan 1973-1989 ; Assises internationales des nouvelles solidaritĂ©s Ă  Paris, incluant la lutte contre les discriminations vis-Ă -vis des malades du sida ; crĂ©ation du CHLAF, ComitĂ© homosexuel et lesbien antifasciste ; Gai-Pied Hebdo organise le 1er Salon de l’homosocialitĂ© au Cirque d’Hiver ; parution du magazine des femmes qui aime les femmes Cleis ; Ă  Lyon, parution du livre Chronique d’une passion le mouvement de libĂ©ration des Femmes rĂ©alisĂ© par le CLEF, centre lyonnais d’études fĂ©ministes ; parution de La Feuille de consult n°1 bulletin de santĂ© lesbienne ; parution du n°1 de La Bulle de Luxe Ă©ditĂ© par le GILFE, Groupe d’intervention fĂ©ministe lesbienne d’excommunication, le menstruel qui se dĂ©rĂšgle ; Lesbia devient Lesbia Magazine Ă  la suite du dĂ©pĂŽt du nom Lesbia Ă  l’INPI par un usurpateur ; parution de DykeGuide lesbien diffusĂ© par un rĂ©seau lesbien ; Ă  Paris crĂ©ation du festival de cinĂ©ma des lesbiennes Cineffable, il deviendra annuel 1989 Ă  Toulouse, crĂ©ation de Bagdam CafĂ©e par une association de lesbiennes non mixtes, parmi lesquelles Jacqueline Julien 1989 Ă  l’occasion des Ă©lections municipales, Jean-Luc RomĂ©ro Ă©lu sur la liste du RPR, face Ă  Georges Valbon, maire communiste ancien, est l’objet de nombreuses allusions Ă  son homosexualitĂ© supposĂ©e ; toutefois, le Parti communiste a crĂ©e quelques annĂ©es auparavant une commission sur les questions LGBT, et dĂšs 1986 Henri Malberg, membre de la direction nationale, a reprĂ©sentĂ© le PCF Ă  la Gay Pride 1989 Ă©mission sur la dĂ©portation des homosexuels par les nazis, en prĂ©sence de Pierre Seel dans l’émission Du cĂŽtĂ© de chez Fred, avec FrĂ©dĂ©ric Mitterrand ; 1er festival de films lesbiens organisĂ© par Quand les lesbiennes se font du cinĂ©ma 1989 Ă  Paris, plusieurs militants Jean Le Bitoux, Peter Cock, Franck Arnal, Didier Lestrade, Dominique le Fers dĂ©cident d’ouvrir d’un centre d’accueil et de rencontre pour les homosexuels qui deviendra maison des homosexualitĂ©s, ils sont aidĂ©s par l’association Civis et le journaliste FrĂ©dĂ©ric Edelmann, dans les locaux du 25 rue Michel Lecomte, qui a vu naĂźtre l’association Aides, dans une arriĂšre-cour du Marais cette maison deviendra Centre gai et lesbien en 1993 1989 mort de Jacques de Bascher 1951-1989, le diable fait homme avec sa tĂȘte de Greta Garbo
 j’admirais sa dĂ©sinvolture et son absence totale, presque cynique, d’ambition carriĂ©riste » disait Karl Lagerfeld, il hantait les nuits parisiennes pendant les annĂ©es 1970-1980, il a eu une relation dĂ©lĂ©tĂšre avec Yves Saint-Laurent, dandy de l’ombre il estimait que Etre dĂ©cadent, c’est une façon sublime de choir. C’est un trĂšs lent mouvement vers le bas qui est empreint d’une immense beauté  S’autodĂ©truire d’une façon sublime et tragique. » 1989 Ă  l’AssemblĂ©e parlementaire du Conseil de l’Europe adoption de la Recommandation 1117 sur la condition des transsexuels 1989 aux USA, Ă  la fin des annĂ©es 1980 la thĂ©orie queer se construit grĂące aux travaux de Michel Foucault Histoire de la sexualitĂ©, La volontĂ© de savoir, paru en 1976, et Surveiller et Punir, paru en 1975 avec les fĂ©ministes Gayle Rubin, Judith Butler, Teresa de Lauretis ou Donna Haraway 1989 le Danemark 1erpays Ă  autoriser l’union de couples homosexuels en mairie via le Partenariat enregistrĂ©, mĂȘme droits que pour les couples hĂ©tĂ©rosexuels exceptĂ© le droit Ă  l’adoption et l’insĂ©mination artificielle 1989 en Grande Bretagne, le Children Act dote le beau-pĂšre d’un statut lĂ©gal, limitĂ©, dans le cas de familles recomposĂ©es 1989 aux Pays-Bas, le MusĂ©e d’Amsterdam prĂ©sente l’exposition Goed Verkeerd Bien Ă  l’Envers 1Ăšre grande exposition sur les minoritĂ©s sexuelles, comparable Ă  l’exposition Eldorado de Berlin de 1984 1989 aux Pays-Bas et en Autriche, mort de l’auteur de théùtre Thomas Bernhard 1931-1989, il se passionnait pour le théùtre d’Artaud et de Brecht, il a publiĂ© ses premiers recueils de poĂšmes en 1957 ; dans Perturbation en 1967 il exprimait sa haine de la perpĂ©tuation de l’espĂšce et sa misogynie ; en 1968 il a reçu le prix d’Etat de la RĂ©publique d’Autriche et a Ă©crit spĂ©cialement pour le festival de Salzbourg Les CĂ©lĂ©britĂ©s, Le PrĂ©sident puis en 1988 Heldenplatz, souvenir de l’Anschluss de 1938 ; il est consacrĂ© comme l’auteur le plus signigficatif de la scĂšne allemande ; il a Ă©tĂ© l’amant d’HervĂ© Guibert 1989 aux Pays-Bas, crĂ©ation de l’European Gay and Lesbian Sport Federation EGLSF, dont le siĂšge est Ă©tabli Ă  La Haye, qui s’inscrit dans le cadre de la FĂ©deration des Gay Games FGG dont le siĂšge est Ă  San Francisco ; le ComitĂ© Gay Paris Ile de France CGPIF, puis FĂ©dĂ©ration sportive Gaie et Lesbienne d’Ile de France, créé Ă  Paris en 1986 en est adhĂ©rent 1989 aux USA, un homme politique Barney Franck est inquiĂ©tĂ© pour avoir eu une liaison homosexuelle, mais sans mettre en cause sa carriĂšre politique 1989 aux USA, l’écrivain et essayiste Darryl Pinckney rencontre le poĂšte, librettiste et journaliste britannique James Fenton ; dans les annĂ©es 2000, ils s’installeront ensemble Ă  Harlem dans une magnifique bĂątisse abandonnĂ©e 1989 aux USA, l’universitaire amĂ©ricaine Kimberley Crenshaw crĂ©e le terme d’intersectionnalitĂ© pour spĂ©cifier l’intersection entre le sexisme et le racisme subi par les femmes afro-amĂ©ricaines 1989 aux USA, l’artiste performeuse Diane Torr et le transsexuel female to male Johnny Science, Ă  New-York, organisent le 1er atelier drag king Man for a day ; c’est le dĂ©but d’un courant de lesbiennes masculines, butch qui s’implantera en Allemagne, en Italie, puis en France 1989 parution de Le CƓur dĂ©couvert du canadien Michel Tremblay, roman d’amours, Ă©crit ce livre entre juillet 1985 et aoĂ»t 1986 Ă  MontrĂ©al, plusieurs lieux de rencontre gay situent le contexte de cette histoire d’un homme de 39 ans, professeur de français dans un Cegep le Paradise, La Cachette, les boquets de Mont Royal dĂ©bordent de mai Ă  novembre, le CinĂ©ma du Village rue Sainte-Catherine qui rencontre Mathieu, beaucoup plus jeune que lui, Jean-Marc est seul jeune homme vivant dans un groupe de lesbiennes, marquĂ©es par les combats militants des annĂ©es 1970, occupant les autres Ă©tages ; Mathieu a un enfant, l’apprentissage de la vie avec cet amoureux et cet enfant est un long cheminement ; Michek Tremblay a Ă©crit les Chroniques du Mont-Royal, il Ă©crira Un ange cornu avec des ailes de tĂŽle en 1994 et la Nuit des princes charmants en 1995 1989 au Chili, parution du livre La man chatrmants zana de Adan de la photographe Paz Errazuriz, Ă  la fin de la d ictature d’Augusto Pinochet, sur la vie de deux frĂšres » travestis au cours des annĂ©es de dictature, annĂ©es d’humiliation publique, d’amende et d’emprisonnement, ils ont vĂ©cu de prostitution 12 fĂ©vrier 1989 mort de l’auteur dramatique nĂ©erlandais Thomas Bernard 1931-1989 auteur de nombreuses piĂšces de théùtre ; il a Ă©tĂ© l’amant d’HervĂ© Guibert 9 mars 1989 aux USA, Robert Mapplethorpe 1946-1989, Ă©levĂ© dans une famille trĂšs pieuse de 6 enfants, photographe, meurt du sida ; il a fait sa carriĂšre dans le nu masculin tendance SM, les dĂ©tournements Ă©rotiques de poses christiques, frĂ©quentant les clubs cuir Ă  la recherche de modĂšles et d’amants avec une boulimie rare, une quĂȘte sĂ©rieuse et pressante celle du pĂ©nis parfait, son club favori Ă©tait le Minesshaft Ă  New York qui inspira le dĂ©cor du film Cruising de William Friedkin avec sa baignoire ; sa derniĂšre exposition a provoquĂ© un dĂ©chainement de haine aprĂšs sa mort, aux USA ; avec son avocat ils ont créé une fondation en 1988, la fondation Robert Mapplethorpe, qui a permis de donner plusieurs millions de $ Ă  des institutions agissant en faveur de la photographie et contre le sida, une part importante des archives a Ă©tĂ© cĂ©dĂ©e au musĂ©e Getty de Los Angeles et au Los Angeles County Museum of Art LACMA et le centre de traitement Robert Mapplethorpe Ă  l’hĂŽpital Beth Israel sera lancĂ© au sud de Manhattan Avril/juin 1989 campagnes grand public de l’AFLS agence française de lutte contre le sida 15 avril 1989 mort de l’auteur dramatique Bernard-Marie KoltĂšs 1948-1989, il a dĂ©couvert le thÚùtre avec les mises en scĂšnes de Patrice ChĂ©reau et s’est consacrĂ© Ă  l’écriture La Nuit juste avant les forĂȘts en 1977 prĂ©sentĂ© au festival Off d’Avignon, Combat de nĂšgres et de chiens créé au Théùtre des Amandiers par Patrice ChĂ©reau, Le Retour au dĂ©sert en 1988, Quai Ouest et La Solitude des champs de coton ; ses piĂšces de Les Amertumes jusqu’à Roberto Zuxxo sont des explorations d’une sexualitĂ© hors norme par un langage s’incarne dans un corps, militant chrĂ©tien, puis marxiste il communique dans un langage destinĂ© Ă  dĂ©construire les sexualitĂ©s dominantes, y compris minoritaires, il ne fait pas l’apologie de la diffĂ©rence d’une communautĂ©, il aspire au dĂ©passement des particularismes les pratiques de drague, l’étranger, le noir, l’arabe, l’homosexuel ; il meurt du sida, il sera jouĂ© dans toute l’Euroipe et aux USA 22 avril 1989 Ă  Marseille, annĂ©e du lancement de l’association MĂ©moire des sexualitĂ©s Marseille ; aprĂšs avoir organisĂ© une exposition des Ɠuvres du peintre Joseph Nadjari qui frĂ©quentait le GLH ; l’association organise un colloque Ă  l’auditorium du MusĂ©e d’Histoire de Marseille Centre Bourse qui est un grand succĂšs ;il porte sur 3 thĂšmes Morales, sexualitĂ©s et histoire » avec des interventions du Pr. MĂ©nager, Christian Bruschi, Jean-Pierre Poly, Annick Riani et Christian de Leusse, sur Sida et sexualitĂ© » avec Bernard Paillard, Thierry Gamby, Denis Duprez et M. Alessandri et la sexualitĂ© en milieu clos avec Mmes BartholomeĂŻ, juge, et BĂ©atrice Stamboul, psychiatre 27-29 mai 1989 Ă  Paris 1er Salon de l’HomosocialitĂ© au Cirque d’Hiver, avec du cinĂ©ma chaque soir au cinĂ©ma L’EntrepĂŽt My Beautiful Laundrette, Once more, Qu’est-ce que j’ai fait pour mĂ©riter ça, L’Homme blessĂ©, le Club des lecteurs de Gai-Pied Hebdo, une soirĂ©e Dix ans quel cirque ! prĂ©sentĂ©e par FrĂ©dĂ©ric Mitterrand avec un show de Sylvie Joly et de nombreux invitĂ©s d’honneur Alice Sapritch, Karim Kacel, Didier Gustin, les Caramels fous, Eric Morena ou encore Yvette Horner relookĂ©e par Jean-Paul Gaultier, la grande nuit est animĂ©e par le DJ Laurent Garnier avec house, acid et new beat music, et le lendemain le Gay Tea Dance au Palace ; le salon des associations rassemble 35 associations gay et lesbiennes, ou de lutte contre le sida 13-14 juin 1989 Ă  Lyon, l’ARIS fĂȘte ses 5 ans 24 juin 1989 Ă  Paris la Gay Pride rassemble 4 500 personnes, premiĂšre participation officielle d’Aides et 1Ăšre apparition publique de la toute nouvelle association Act Up avec le slogan Silence = mort , une quinzaine de pĂ©dĂ©s sĂ©ropos en colĂšre » s’allongent par terre pour reprĂ©senter les victimes du sida et dĂ©noncer l’inaction publique c’est la pĂ©riode oĂč 35 000 personnes meurent du sida principalement dans les annĂ©es 1980-1990 avant la mise en place des politiques de prĂ©vention publiques et l’arrivĂ©e des traitements, les meneurs sont Didier Lestrade, Luc Coulavin et Pascal Loubet, journalistes et cofondateurs d’Act Up ; Act Up influera sur la politique de santĂ© publique et de lutte contre les discriminations reconnaissance de l’infection Ă  VIH comme affection de longue durĂ©e, prise en charge Ă  100%, prise en compte des handicaps liĂ©s au VIH 26 juin 1989 crĂ©ation d’Act Up Paris par Didier Lestrade et deux amis Luc Coulavin et Pascal journalistes Ă  Rock and Folk, LibĂ©ration et Gai Pied, sur le modĂšle d’Act-up New-York ; Michel Foucault fait partie de leurs sources d’inspiration pour s’opposer Ă  la gestion biopolitique et mĂ©diatique du sida ; Act Up a vu le jour aux USA Ă  New-York en 1987 sous l’impulsion de Larry Kramer, Ă  l’origine du Gay Men’s Health Crisis qui compte dĂ©sormais une quarantaine d’antennes aux USA, notamment Ă  San Francisco ; Act Up-Londres est nĂ© en 1989 ; Act Up Paris s’appuie sur les modes d’action du groupe et sur les propos du fondateur Didier Lestrade, Jean-Yves le Talec analysera que l’objectif central de lutte contre l’épidĂ©mie s’appuie sur la figure de la folle fortement revendicative sur le plan de la sexualitĂ© et, en quelque sorte par extension, sur l’identitĂ© de la personne sĂ©ropositive » ; le choix des premiers militant est d’utiliser Ă  fond les mĂ©dia, Ă  l’amĂ©ricaine, les manifestations Ă©clair les zap, ils veulent donner aux jeunes l’envie de nous rejoindre », ils s’enchainent dans les ministĂšres jusqu’à obtenir les rendez-vous ; ils dĂ©fileront pendant 3 ans devant le ministĂšre de la santĂ©, tous les vendredis jusqu’à ce que le ministre Bruno Durieux prenne publiquement position contre le dĂ©pistage obligatoire, ils feront le siĂšge de Jack Lang jusqu’à ce qu’il dĂ©cide d’autoriser les distributeurs de prĂ©servatifs dans les collĂšges et les lycĂ©es ; ils iront ditribuer des brochures en arabe Ă  BarbĂšs, alors que l’AFLS refusera de diffuser des brochures sur le prĂ©servatif en arabe, ils ditribueront des prĂ©servatifs en pleine messe Ă  ND de Paris au cris de Sida 750 000 morts, l’Eglise en veut encore ! Oui aux capotes, non aux sermons ! Eglise homophobe, Eglise criminelle ! », il iront asperger de sang factice le Dr Habibi, directeur scientifique du CNTS lors d’un colloque sur la sĂ©curitĂ© transfusionnelle, ils menaceront de procĂ©der Ă  des outing » ; aidĂ©s par ARCAT-sida association de recherche, de communication et d’action pour le traitement du sida ils mettront en place un groupe de travail avec des chercheurs et donneront leur avis sur les nouveaux traitement lors de rencontres avec les reprĂ©sentants des industries pharmaceutiques 10 juillet 1989 loi qui permet aux victimes de viols incestueux de porter plainte pendant 10 ans Ă  partir de leur majoritĂ© 11 juillet 1989 mort du comĂ©dien britannique Laurence Olivier 1907-1989, il commence sa carriĂšre au théùtre dans le West End Ă  Londres, il est l’amant de NoĂ«l Coward qui Ă©crit pour lui Les Amants terribles Private lives et lui confie le premier rĂŽle ; il est engagĂ© Ă  Broadway puis Ă  Hollywood oĂč il tourne Perfect Under standing avec NoĂ«l Coward ; il a aussi une liaison homosexuelle avec l’acteur amĂ©ricain Danny Kaye, avant d’épouser la comĂ©dienne Jill Esmond, lorsqu’il divorce il forme un couple cĂ©lĂšbre avec Vivian Leigh ; il fait la guerre dans la Royal Navy, et Ă  partir de 1944 il joue Ă  l’Old Vic Theatre les chefs-d’Ɠuvre de Shakespeare qu’il adapte ensuite Ă  l’écran Henry V en 1946, Hamlet en 1948 ou Richard III en 1957 ; puis il connait d’autres grands succĂšs avec Les Hauts de Hurlevent en 1940, Rebecca de Hitchcock en 1941, Lady Hamilton en 1941, The Entertainer le Cabotin en 1960 et Le Limier Sleuth en 1972 ; en 1979 il est fait pair du royaume, distinction jamais attribuĂ© Ă  un comĂ©dien, et la mĂȘme annĂ©e il reçoit sa 10Ăšme nomination aux Oscars pour l’ensemble de sa carriĂšre ; l’écrivain et scĂ©nariste Joe Orton tĂ©moignera qu’il collectionnait les jeunes acteurs comme des papillons en leur promettant des rĂŽles qu’il ne leur donnait pas » 16-23 juillet 1989 en Autriche, confĂ©rence mondiale de l’ILGA, co-organisĂ© par le groupe lesbien Hosi 3 septembre 1989 mort de Jacques de Bascher, 38 ans, le dandy qui incarne la libertĂ© des annĂ©es 1970, Karl Lagerfield, son amant, et Diane de Beauvau-Craon, l’aristo dĂ©jantĂ©e qui se dĂ©fonçait autrefois avec Jacques, l’ont veillĂ©e jusqu’au bout, il est incinĂ©rĂ© avec son ours en peluche ; l’ancien amant Yves Saint-Laurent, dĂ©sormais fĂąchĂ©, n’envoie aucun message 25 septembre 1989 une vingtaine de militants d’Act Up Paris manifestent devant l’AssemblĂ©e nationale, un dossier de 15 pages a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  chaque dĂ©putĂ© 1er octobre 1989 au Danemark, cĂ©lĂ©bration des premiĂšres unions de mĂȘme sexe, dans le pays et au niveau mondial, suite au vote de la loi du 26 mai 1989 adoptĂ©e par 71 voix contre 47 un sondage de 1988 indiquait un soutien de 57% des Danois pour ce projet ; les 1ers mariĂ©s sont Karl Peder Pederson, 37 ans, qui travaille aux Archives nationales, et Ib Krog Larsen, 36 ans, chimiste Ă  l’Agence nationale de l’alimentation, ils militent dans l’association LBL association pour le reconnaissance des droits des homosexuels, l’association qui rĂ©clame la reconnaissance du partenariat depuis 1973 ; Ivan Larsen, 42 ans, pasteur luthĂ©rien, conclue une union avec Ove, psychologue, divorcĂ©, pĂšre de 2 enfants ; Axel, 44 ans, et Eigil Ivan, 37 ans, aussi, ce sont des lĂ©gendes de la communautĂ© homosexuelle, car ils ont fondĂ© la Ligue de 1948 Forbundet af 1948, ancĂȘtre de LBL, et se sont fiancĂ©s en 1950, ils seront inhumĂ©s dans la concession arc-en-ciel du cimetiĂšre de Sankt Stefan ; le 5 octobre 1989 Elisabeth Knudsen, 41 ans, et Anne Vibeke Fleischer, 45 ans, s’uniront Ă  leur tour, elle seront le 1er couple lesbien au monde Ă  s’unir ; en 1969 le royaume a lĂ©galisĂ© la pornographie, ce qui a levĂ© bien des tabous concernant le sexe, en 1977 l’ñge de consentement pour les relations homosexuelles a Ă©tĂ© abaissĂ© de 18 ans Ă  15 ans, comme pour les relations hĂ©tĂ©rosexuelles, en 1981 le Danemark a retirĂ© l’homosexualitĂ© de la liste des maladies mentales 11 ans avant la France ; l’union civile sera adoptĂ©e en 1993 en NorvĂšge et en 1995 en SuĂšde 4 ans avant la France ; le mariage sera lĂ©galisĂ© au Danemark en 2012 un an avant la France Novembre 1989 en Allemagne, RFA et RDA, chĂ»te du mur de Berlin ; Novembre 1989 1Ăšres campagnes de l’AFLS en direction des gais Dans safer sex, il y a avant tout le mot sexe », J’aime les hommes qui aiment les hommes qui aiment le safer sex » Novembre 1989 affaire de Creil, des intellectuels de gauche Elisabeth Badinter, RĂ©gis Debray, Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay, Catherine Kintzler adressent, via le Nouvel Observateur, une mise en garde au ministre de l’éducation nationale Lionel Jospin contre un Munich de l’école rĂ©publicaine », ils ne supportent pas que les 3 Ă©lĂšves portant le voile islamique soient rĂ©intĂ©grĂ©es, au motif du respect de la laĂŻcitĂ© Novembre 1989 en liaison avec l’ILGA, plusieurs associations gay nationales se mobilisent pour lancer une pĂ©tition en faveur de la communautĂ© homosexuelle argentine qui fait l’objet d’atteinte aux droits des personnes et Ă  ses combats contre le VIH dans ce pays prĂ©sidĂ© par Carlos Menem ; la pĂ©tition est lancĂ©e par Agora fĂ©dĂ©ration des associations homosexualles, qui a succĂ©dĂ© au CUARH signataire Dominique Touillet, David et Jonathan signĂ© par G. Gonzalez, Fondation MĂ©moire des SexualitĂ©s par Jacques Vandemborghe, Gay Pride 90 par Jean Le Bitoux et le MĂ©morial de la dĂ©portation homosexuelle par Thierry Meyssan ; la Gay Pride 90 prĂ©voit un grand bal argentin destinĂ© Ă  verser les bĂ©nĂ©fices aux associations argentines, en particulier Ă  la CHA communidad homosexual argentina de Buenos Aires Novembre 1989 Ă  Marseille, MĂ©moire des sexualitĂ©s initie une sĂ©rie de diners-dĂ©bats avec les anciens du GLH autour de personnalitĂ©s, dont le premier est avec G. Monnier-Besombes leader local des Verts et Jean-Luc Dumesnil, candidat pour les Verts Ă  Paris 5 novembre 1989 mort du pianiste russe Vladimir Horowitz Vladimir Gorovitz, 1904-1989, il fuit l’URSS en 1929 pour donner des concerts Ă  Berlin, Londres, Rome, New York avant de se fixer Ă  Paris ; en 1932 il enregistre ses premiers disques et atteint une grande notoriĂ©tĂ©, le chef d’orchestre Arturo Toscanini le pousse Ă  Ă©pouser sa fille Wanda en 1933, mais ce mariage est catastrophique ; en 1938 il se fixe Ă  New York et acquiert la nationalitĂ© amĂ©ricaine, aprĂšs le suicide de sa fille Sonia il sombre dans la dĂ©pression ; sans dissimuler ses goĂ»ts, il reprend ses tournĂ©es Ă  travers le monde, s’affichant sans gĂšne avec de jeunes amants musiciens 9 novembre 1989 en RDA, des dizaines de Berlinois de l’Est se pressent Ă  la projection du film Coming Out , au cinĂ©ma Kino International, Karl Marx Allee, rĂ©alisĂ© par Heiner Carow, il raconte l’histoire de Philipp, professeur berlinois qui entreprend de de faire son coming out ; c’est le 1er film gay en RDA, dont l’avant-premiĂšre se tient le soir de la chute du mur de Berlin
 20 novembre 1989 Ă  l’ONU, adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant adaoptĂ©e Ă  l’unanimitĂ© de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies – ratifiĂ©e en 2012 par 193 Etats – elle comporte 42 articles, l’article 8 dĂ©clare Les Etats parties s’engagent Ă  respecter le droit de l’enfant de prĂ©server son identitĂ©, y compris sa nationalitĂ© et, dans la mesure du possible, le droit de connaĂźtre ses parents et ĂȘtre Ă©levĂ© par eux » 1er dĂ©cembre 1989 la 2Ăšme journĂ©e internationale de lutte contre le sida est l’occasion d’une dĂ©monstration de force de Act Up Paris, fraĂźchement créé, avec die-in, bombages de slogans autour des lieux de rencontre homos, certains d’entre eux sont mis en garde Ă  vue ils dĂ©noncent les propos de policiers De toute façon vous allez tous crever. Vous feriez mieux de vous suicider, plutĂŽt que d’emmerder le monde avec votre sida » 1er dĂ©cembre 1989 aux USA, mort du danseur noir Alvin Ailey 1931-1989, fondateur de la 1Ăšre troupe composĂ©e de noirs en 1958, entre modern danse, jazz et rythmes africains, chorĂ©graphe rĂ©putĂ© il a fait de nombreuses tournĂ©es internationales ; il a enseignĂ© gratuitement la danse Ă  des garçons dĂ©favorisĂ©s Ă  Manhattan, porte-drapeau de la communautĂ© noire, il avait une troupe de trĂšs beau danseurs noirs ; il est mort du sida Ă  58 ans 6 dĂ©cembre 1989 au Canada, au QuĂ©bec massacre de 14 Ă©tudiantes de l’Ecole Polytechnique de MontrĂ©al par un jeune homme, Marc LĂ©pine, 25 ans, qui estime que les femmes prennent la place des hommes, et plus 10 femmes et 4 hommes sont blessĂ©s, l’assassin se suicide peu aprĂšs ; c’est le 1er fĂ©minicide de l’histoire, mais ni la ministre Francine Pelletier, ni la police, ni les survivantes ne sont capables de voir et/ou de reconnaĂźtre que ce sont les femmes sont ciblĂ©es malgrĂ© les Ă©crits du meurtrier, qui ne seront rĂ©vĂ©lĂ©s – de façon anonyme – qu’un an plus tard, et qui annonçait une liste annexe » de 19 noms de femmes cĂ©lĂšbres Ă  cibler ; les Ă©crits du meurtrier diffusĂ©s tout de suite aprĂšs son forfait disent J’ai dĂ©cidĂ© d’envoyer ad patres les fĂ©ministes qui m’ont toujours gĂąchĂ© la vie
 elles ont toujours eu le don de me faire rager. elles veulent conserver les avantages des femmes
 tout en s’accaparant de ceux des hommes » ; c’est le 1er massacre de masse en milieu scolaire 10 ans avant Colombine, aux USA, en milieu scolaire ; un rassemblement de colĂšre, d’indignation et d’émotion et Ă  l’appel des diffĂ©rentes associations fĂ©ministes et lesbiennes est organisĂ© en rĂ©ponse ; malgrĂ© le pamphlet violemment antifĂ©ministe de Roch CĂŽtĂ© Manifeste d’un salaud publiĂ© en 1990, qui reprochera aux fĂ©ministes d’avoir rĂ©cupĂ©rĂ© la tuerie de l’Ecole Polytechnique, la gĂ©nĂ©ration suivante des femmes sera plutĂŽt dans la dĂ©nĂ©gation, car elle considĂšreront que le combat fĂ©ministe n’est plus le leur et le terme fĂ©ministe leur apparaĂźtra ringard ; toutefois chaque annĂ©e l’anniversaire de cette tuerie sera dĂ©sormais marquĂ©e ; en 1991 le Canada instituera le 6 dĂ©cembre comme journĂ©e nationale de commĂ©moration et d’action contre la violence faite aux femmes ; en 1999 la plaque de commĂ©moration sera descellĂ©e remplaçant les termes la tragĂ©die survenue » par 14 femmes ont Ă©tĂ© assassinĂ©e lors d’un attentat antifĂ©ministe » 31 dĂ©cembre 1989 11 287 cas de sida ont Ă©tĂ© recensĂ©s en France dont 6 038 homo-bisexuels. Avec200.00 nouveaux cas par an, ce ne sera pas moins de 6 millions de Français qui seront atteints de cette maladie en 2050. On ne peut qu’envier cette demi-douzaine de millions de compatriotes qui vont s’en aller dans la quiĂ©tude et l’ñme en paix. Ils s’en iront sans se rendre compte que la France est devenue une rĂ©publique Les ĂȘtres vivants produisent de la matiĂšre organique. On distingue les producteurs primaires, qui produisent de la matiĂšre organique uniquement grĂące Ă  de la matiĂšre minĂ©rale c'est le cas des plantes chlorophyliennes, et les producteurs secondaires comme les animaux qui ont besoin Ă  la fois de matiĂšre organique et de matiĂšre minĂ©rale. ILes ĂȘtres vivants produisent de la matiĂšre organique ADĂ©finition de la matiĂšre organique MatiĂšre organique La matiĂšre organique est la matiĂšre fabriquĂ©e par les ĂȘtres vivants vĂ©gĂ©taux, animaux ou micro-organismes. Elle compose leurs diffĂ©rents organes. BLe rĂŽle de la matiĂšre organique Les ĂȘtres vivants produisent de la matiĂšre organique pour grandir, se dĂ©velopper et former de nouveaux organes. Les ĂȘtres vivants sont donc des producteurs. Producteur Un producteur est un ĂȘtre vivant qui fabrique de la matiĂšre organique. Tous les ĂȘtres vivants sont des producteurs. CLa mesure de la production de matiĂšre organique Il est possible de mesurer la production de matiĂšre organique en mesurant la taille ou la masse d'une plante ou d'un animal. Par exemple, les arbres produisent de la matiĂšre En hauteur on peut mesurer la taille d'un arbre. En largeur on peut en mesurer le diamĂštre. Il est possible de connaĂźtre l'Ăąge de l'arbre au moment de sa coupe en comptant le nombre d'anneaux de croissance appelĂ©s "cernes". Les cernes d'un arbre La taille et le diamĂštre du chĂȘne augmentent avec l'Ăąge, le chĂȘne est donc bien un producteur de matiĂšre organique. Si l'on sĂšme des graines de lentilles dans des conditions favorables, elles se dĂ©velopperont. On mesure la longueur de leur tige ainsi que leur poids, on obtient les rĂ©sultats suivants. Âge en jours \textcolor{Red}{0} 2 4 6 8 10 12 Longueur de la tige en centimĂštres \textcolor{Red}{0} 0,3 0,7 2,2 3,7 5,9 8,1 La longueur de la tige et la masse des lentilles augmentent avec leur Ăąge, elles sont donc des producteurs de matiĂšre organique. La germination des graines de lentille AprĂšs la germination de la graine, les vĂ©gĂ©taux croissent Ils grandissent Ils grossissent Ils se dĂ©veloppent Ă©galement en fabriquant diffĂ©rents organes Les feuilles Les tiges Les racines Les fleurs Le bois IILes besoins des ĂȘtres vivants pour produire leur propre matiĂšre APour les vĂ©gĂ©taux Pour fabriquer leur matiĂšre organique, croĂźtre et se dĂ©velopper, les vĂ©gĂ©taux verts ont besoin De matiĂšre minĂ©rale De lumiĂšre La matiĂšre minĂ©rale est composĂ©e D'eau De sels minĂ©raux matiĂšre minĂ©rale non vivante, nĂ©cessaire au dĂ©veloppement des ĂȘtres vivants De dioxyde de carbone L'eau et les sels minĂ©raux sont en gĂ©nĂ©ral prĂ©levĂ©s dans le sol grĂące aux racines. Le dioxyde de carbone est un gaz prĂ©levĂ© dans l'air. SchĂ©ma d'une plante produisant de la matiĂšre organique Il est possible de mettre en Ă©vidence les besoins nutritifs des vĂ©gĂ©taux verts en rĂ©alisant diffĂ©rentes expĂ©riences. On met en culture des plantules de blĂ© dans diffĂ©rentes conditions de 1 Ă  4 pendant un temps donnĂ©, et on compare le rĂ©sultat obtenu avec le montage tĂ©moin. Montage Eau Sels minĂ©raux LumiĂšre Dioxyde de carbone RĂ©sultats TĂ©moin x x x x Plante verte n°1 x x x Plante dessĂ©chĂ©e Conclusion 1 la plante a besoin d'eau pour vivre. Montage Eau Sels minĂ©raux LumiĂšre Dioxyde de carbone RĂ©sultats TĂ©moin x x x x Plante verte n°2 x x x Plante verte mais petite Conclusion 2 la plante a besoin de sels minĂ©raux pour grandir. Montage Eau Sels minĂ©raux LumiĂšre Dioxyde de carbone RĂ©sultats TĂ©moin x x x x Plante verte n°3 x x x Plante jaune moins grande Conclusion 3 la plante a besoin de lumiĂšre pour grandir et ĂȘtre verte. Montage Eau Sels minĂ©raux LumiĂšre Dioxyde de carbone RĂ©sultats TĂ©moin x x x x Plante verte n°4 x x x Plante verte moins grande Conclusion 4 la plante a besoin de dioxyde de carbone pour grandir. Les plantes vertes n'ont besoin que de matiĂšre minĂ©rale eau, sels minĂ©raux, dioxyde de carbone pour produire de la matiĂšre organique ce sont des producteurs transformation de la matiĂšre minĂ©rale en matiĂšre organique n'est possible qu'Ă  la lumiĂšre, c'est la photosynthĂšse. Seules les plantes vertes, ayant de la chlorophylle, sont capables de rĂ©aliser cette transformation. BPour les animaux Les animaux produisent Ă©galement de la matiĂšre organique lorsqu'ils grandissent et grossissent. Ils utilisent la matiĂšre organique pour leur dĂ©veloppement. La nourriture des animaux est composĂ©e De matiĂšre minĂ©rale eau et sels minĂ©raux De matiĂšre organique provenant d'autres ĂȘtres vivants Les animaux produisent donc leur propre matiĂšre organique Ă  partir de matiĂšre organique d'autres ĂȘtres vivants. On dit que ce sont des producteurs secondaires. 1Les vĂ©gĂ©tariens Certains animaux ne consomment que des vĂ©gĂ©taux ce sont des bombyx du mĂ»rier est un papillon qui se nourrit de feuilles de mĂ»rier. La taille de sa chenille passe de 3 Ă  80 millimĂštres en quelques semaines. Cette chenille produit du fil de soie qui lui permet de fabriquer son cocon, avant de se transformer en papillon. Un cocon de Bombyx du mĂ»rier 2Les carnivores D'autres animaux ne mangent quasiment que des animaux ce sont des requin-taureau se nourrit principalement de poissons, c'est donc un carnivore. 3Les omnivores Enfin, certains animaux produisent leur matiĂšre organique Ă  partir de tous types d'ĂȘtres vivants, vĂ©gĂ©taux comme animaux ce sont des brun est un animal omnivore. Il se nourrit principalement de vĂ©gĂ©taux, mais aussi de poissons, d'insectes et de petits mammifĂšres. En hiver, toute cette nourriture se fait rare et l'ours brun hiberne. CLes chaĂźnes alimentaires Tous les ĂȘtres vivants sont dĂ©pendants les uns des autres. Il existe des relations alimentaires entre eux on parle de chaĂźnes alimentaires. Chaque ĂȘtre vivant est l'un des maillons de la chaĂźne. ChaĂźne alimentaire Une chaĂźne alimentaire est une succession d'ĂȘtres vivants dont chacun est mangĂ© par celui qui le salade est mangĂ©e par l'escargot qui est mangĂ© par une grive. Les vĂ©gĂ©taux verts chlorophylliens n'ont besoin que de matiĂšre minĂ©rale, ils sont Ă  la base des chaĂźnes alimentaires. Les vĂ©gĂ©tariens viennent en second. Puis se trouvent les carnivores. Une chaĂźne alimentaire Chaque ĂȘtre vivant pouvant ĂȘtre mangĂ© par de nombreux autres ĂȘtres vivants, les chaĂźnes alimentaires se croisent on parle alors de rĂ©seau alimentaire. IIILe devenir de la matiĂšre organique Lorsqu'un ĂȘtre vivant meurt, ce qu'il reste de lui tombe au sol corps, plante, etc. Parfois, les ĂȘtres vivants renouvellent des parties de leur corps au cours de leur vie et cette matiĂšre tombe aussi au sol. C'est le cas des feuilles des arbres chez les vĂ©gĂ©taux ou des poils ou de la peau chez les animaux. ALe fonctionnement du sol Sol Le sol est la partie qui se trouve Ă  la surface de la Terre. Il est composĂ© d'Ă©lĂ©ments minĂ©raux et d'ĂȘtres vivants. Il recouvre la roche du sous-sol. De la surface vers la profondeur, le sol est composĂ© De la litiĂšre situĂ©e juste sous la vĂ©gĂ©tation, elle est formĂ©e de dĂ©bris et de restes d'ĂȘtres vivants en cours de dĂ©composition. De l'humus, matiĂšre sombre situĂ©e sous la litiĂšre, riche en matiĂšre organique. De dĂ©bris de roches dans une couche minĂ©rale, matiĂšre minĂ©rale du sol provenant de la dĂ©gradation des roches du sous-sol. La coupe d'un sol sur un sous-sol La litiĂšre du sol L'humus du sol BLa dĂ©gradation de la matiĂšre par les dĂ©composeurs La litiĂšre est la premiĂšre couche du sol. Elle constitue une grande source de matiĂšre organique avec toutes ses feuilles mortes et autres restes d'ĂȘtres vivants. Il existe des ĂȘtres vivants qui s'en nourrissent, ils sont appelĂ©s des dĂ©composeurs. DĂ©composeurs Un dĂ©composeur est un ĂȘtre vivant qui transforme la matiĂšre organique du sol en matiĂšre minĂ©rale. Les champignons, les vers de terre, les cloportes ou les bactĂ©ries sont des vers de terre absorbent la matiĂšre minĂ©rale du sol, creusent des galeries et consomment des dĂ©bris de la litiĂšre matiĂšre organique. Ils rejettent Ă  la surface du sol de la matiĂšre minĂ©rale et des dĂ©bris non digĂ©rĂ©s sous forme de turricules. Un ver de terre et des turricules Il n'y a pas que des dĂ©composeurs dans le sol, les ĂȘtres vivants y sont trĂšs nombreux et trĂšs actifs. Certains sont mĂȘme carnivores. Le sol est ainsi le support d'un vĂ©ritable rĂ©seau alimentaire qui intervient dans la dĂ©gradation de la matiĂšre organique. Des animaux du sol Un exemple de rĂ©seau alimentaire permettant la dĂ©gradation d'une feuille morte CUn cas particulier l'utilisation par l'Homme Les dĂ©composeurs transforment la matiĂšre issue des ĂȘtres vivants en matiĂšre minĂ©rale qui sera utilisĂ©e Ă  son tour par les vĂ©gĂ©taux afin de produire leur matiĂšre organique. Il est possible pour l'Homme d'utiliser ce procĂ©dĂ© naturel de dĂ©composition pour recycler les dĂ©chets biodĂ©gradables et fabriquer du compost qui servira d'apport nutritif aux ailleurs, la matiĂšre organique est utilisĂ©e par l'Homme dans de nombreux domaines Les matĂ©riaux de construction le pin permet de fabriquer des planches Les textiles le coton est utilisĂ© pour fabriquer des vĂȘtements ou des tissus Les mĂ©dicaments l'acide acĂ©tylsalicylique est la molĂ©cule active de l'aspirine et provient Ă  l'origine de l'Ă©corce d'un saule. De nombreuses recherches sur les plantes sont toujours en cours pour trouver de nouveaux mĂ©dicaments.
Découvrezgratuitement l'arbre généalogique de Jean LE POULAIN pour tout savoir sur ses origines et son histoire familiale.
FR EnglishDeutschFrançaisEspañolPortuguĂȘsItalianoRomĂąnNederlandsLatinaDanskSvenskaNorskMagyarBahasa IndonesiaTĂŒrkçeSuomiLatvianLithuaniančeskĂœŃ€ŃƒŃŃĐșĐžĐčбългарсĐșĐžŰ§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ©Unknown Self publishing Se connecter Ă  Yumpu News Se connecter Ă  YUMPU Publishing CLOSE TRY ADFREE Self publishing Produits News Publication Pricing Se connecter Ă  Yumpu News Se connecter Ă  YUMPU Publishing ‱ Views Share Embed Flag LE RETOUR D'ARISTIDE! - Haiti Liberte LE RETOUR D'ARISTIDE! - Haiti Liberte SHOW MORE SHOW LESS ePAPER READ DOWNLOAD ePAPER TAGS aristide mars peuple retour kadhafi faire contre haiti guerre obama liberte You also want an ePaper? Increase the reach of your titles YUMPU automatically turns print PDFs into web optimized ePapers that Google loves. START NOW More documents Similar magazines Info HAÏTI LIBERTÉ Wyclef Jean blese nan men, pouki tout bri ? Page 6 LE RETOUR D'ARISTIDE! Voir page 4 Aristide La solution en HaitĂ­ c’est l’inclusion» Page 7 Le retour triomphal de l’ancien PrĂ©sident Jean Bertrand Aristide et sa famille le vendredi 18 mars 2011 ELECTION L’ABSTENTION TRIOMPHE ! Voir page 15 Libye une guerre pour s’emparer des richesses d’un peuple ! Page 10 De toute Ă©vidence, l’abstention de plus de 80% de l’électorat signifie le rejet total du projet de la CommunautĂ© internationale et de la classe politique traditionnelle qui n’apportera aucun changement pour le peuple haĂŻtien Qui blĂąmer pour la catastrophe nuclĂ©aire au Japon ? Page 17Page 2 and 3 Editorial HAITI LIBERTÉ DouloureusPage 4 and 5 Le retour d'Aristide! De gauche Ă  Page 6 and 7 Kwonik KreyĂČl Aristide retounen naPage 8 and 9 Perspectives Le retour de Jean-BertPage 10 and 11 Par Rodrigue Komla Kpogli ProfitantPage 12 and 13 REALTY Lebrens Denasse Page 14 and 15 Mirlande Manigat, Michel Joseph MarPage 16 and 17 Suite de la page 13 humanitaires Page 18 and 19 Suite de la page 13 Suite de la pPage 20 RETOU REZILTA REZISTANS Nobama bĂČs Delete template? Are you sure you want to delete your template? Save as template? Title Description no error Produits FREE adFREE WEBKiosk APPKiosk PROKiosk Ressources Blog API Aide & Support Statut Entreprises Nous contacter CarriĂšre CG CONDITIONS GÉNÉRALES Politique de confidentialitĂ© Politique en matiĂšre de cookies Imprint Terms of service Privacy policy Cookie policy Imprint Change language Made with love in Switzerland © 2022 all rights reserved
Téléchargerle livre Je rirai le dernier de Jean Le Poulain en Ebook au format ePub sur Vivlio et retrouvez le sur votre liseuse préférée.
You're Reading a Free Preview Pages 19 to 44 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 55 to 77 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 88 to 119 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 130 to 131 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 142 to 149 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 161 to 175 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 179 to 181 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 199 to 200 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 208 to 217 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 225 to 235 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 243 to 258 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 266 to 302 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 316 to 323 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 336 to 370 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 378 to 382 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 387 to 394 are not shown in this preview. You're Reading a Free Preview Pages 399 to 404 are not shown in this preview. JeanLe Poulain est un acteur et metteur en scĂšne français, nĂ© le 12 septembre 1924 Ă  Marseille et mort le 1er mars 1988 Ă  Paris. Il est enterrĂ© au cimetiĂšre de Montmartre. Il apprend son VidĂ©o. À bord d’Explore OcĂ©an Le tourisme au service de la science » Au large de Capbreton, le catamaran d’Explore OcĂ©an propose une expĂ©dition scientifique autour des cĂ©tacĂ©s. Sud Ouest » a embarquĂ© pour une journĂ©e d’observation et de sensibilisation Landes un adolescent enlevĂ© Ă  son domicile, passĂ© Ă  tabac et abandonnĂ© nu dans la forĂȘt Cinq personnes ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©es au parquet, ce mardi 23 aoĂ»t, pour leur participation Ă  l’enlĂšvement d’un adolescent, dans la nuit de samedi Ă  dimanche. Une histoire de vengeance Je voulais entendre sa voix » Ă  Dax, un homme condamnĂ© pour avoir harcelĂ© son ancienne conjointe Un homme de 36 ans a Ă©tĂ© jugĂ© au tribunal judiciaire de Dax ce lundi 22 aoĂ»t pour avoir harcelĂ© son ex-compagne et diffusĂ© une image Ă  caractĂšre sexuel sans son consentement Dax dernier voyage pour Mayoune » Arrieumerlou Les obsĂšques de cet ancien ailier de l’US Dax auront lieu ce jeudi 25 aoĂ»t, en l’église Saint-Vincent-de-Xainte. Disparu Ă  l’ñge de 75 ans, il avait fondĂ© une agence de voyages et proposĂ© une visite de la citĂ© thermale en petit train Landes jugĂ© pour violences conjugales pendant la Feria de Dax Lundi 22 aoĂ»t, un homme a Ă©tĂ© condamnĂ© par le tribunal judiciaire de Dax pour conduite en Ă©tat d’ivresse sans le permis, mais surtout pour violences conjugales, commises pendant la Feria Saint-Sever la librairie La Louve lance son premier festival, Je suis une lĂ©gende Vendredi 26 et samedi 27 aoĂ»t, la librairie saint-sĂ©verine La Louve, en partenariat avec l’association Librairie Social Club, lance son festival, Je suis une lĂ©gende, autour de la cartographie, des mo
 Feria de Dax 2022 la viande de toro a ses aficionados Jacques Bignalet fait partie des derniers bouchers du Sud-Ouest Ă  proposer sur ses Ă©tals la viande du bĂ©tail brave combattu lors de spectacles taurins, dans les arĂšnes de Dax ou ailleurs Skate le Landais Vincent Milou libĂ©rĂ© » accumule les mĂ©dailles et rĂȘve de gagner Ă  Paris en 2024 » À 25 ans, Vincent Milou, 4e Ă  Tokyo, va de podium en podium sur le circuit international. Bien dans sa tĂȘte et son skate, il est ambitieux pour Paris 2024 Un Ă©tĂ© Ă  Hossegor, place des Landais 7/7 derniĂšres semaines avant travaux ? En ces mois de juillet et aoĂ»t, Sud Ouest » vous propose une sĂ©rie autour de ce lieu emblĂ©matique de la cĂŽte. Ce dernier Ă©pisode est l’occasion de se pencher sur l’avenir de la place et sur les travaux de rĂ©novation qui dĂ©butent La “petite Amazonie” des Landes descente en canoĂ«-kayak le long du Courlis Dans les Landes, en plus du cĂ©lĂšbre courant d’Huchet, on peut aussi descendre en canoĂ«-kayak le Courlis, l’un des petits ruisseaux qui alimente le courant de Contis pour se jeter dans la mer. À la fraĂźche Landes. Un prĂȘtre devient vicaire gĂ©nĂ©ral. C’est une haute responsabilitĂ©, je deviens la voix de l’évĂȘque ! » GĂ©rard de Rodat, le prĂȘtre modĂ©rateur de l’ensemble pastoral du Marsan, quitte ses fonctions et la prĂ©fecture des Landes pour devenir vicaire gĂ©nĂ©ral, bras droit de l’évĂȘque d’Aire et de Dax », Ă  partir du 1er septembre Tout voir SĂ©cheresse les pluies Ă©parses ne rĂ©solvent pas le gros problĂšme Les quelques gouttes qui tombent de-ci, de-lĂ , sont tout juste suffisantes pour contenter temporairement animaux et vĂ©gĂ©taux et ne pas aggraver la sĂ©cheresse. Mais elles n’augurent aucune amĂ©lioration sensible de la situation Landes 50 millions d’euros investis dans les travaux des lycĂ©es cet Ă©tĂ© Huit lycĂ©es landais font notamment l’objet de gros travaux Ă  Dax, Morcenx, Parentis, Saint-Paul-lĂšs-Dax, Aire-sur-l’Adour, Mont-de-Marsan et Tarnos. Landes autisme et prise en charge, le chemin de croix des parents Deux mĂšres d’enfants atteints de Trouble du spectre de l’autisme TSA ont acceptĂ© de tĂ©moigner. Entre listes d’attente bloquĂ©es et places manquantes, l’espoir et la volontĂ© sont les seuls moteurs Tursan quelles dates pour les vendanges ? À cause du gel et des orages de grĂȘle vĂ©cus cette annĂ©e, la perte est estimĂ©e entre 40 et 50 % sur l’ensemble du vignoble Stade Montois Rugby qui sont les nouveaux visages de l’intersaison ? Neuf recrues ont rejoint l’effectif du dernier finaliste de Pro D2 durant l’étĂ©, dont trois aux postes stratĂ©giques de la charniĂšre. On fait les prĂ©sentations Bastennes la ville sera en fĂȘte du 26 au 28 aoĂ»t Avec les FĂȘtes de Bastennes du vendredi 26 au dimanche 28 aoĂ»t, une impression de fin d’étĂ© se fait sentir. C’est l’occasion de venir, encore une fois, goĂ»ter aux plaisirs des fĂȘtes chalossaises. Le
 Effectif du Stade Montois Rugby de la continuitĂ© et un peu de sang neuf Le Stade Montois a conservĂ© quasiment tous les acteurs de sa remarquable saison derniĂšre et peut donc voir venir. La seule interrogation se situe au poste de demi de mĂȘlĂ©e, avec les dĂ©parts de DoubrĂšre et surtout Coly, dont les remplaçants seront trĂšs attendus Mort suspecte Ă  Mont-de-Marsan l’autopsie repoussĂ©e de vingt-quatre heures Initialement prĂ©vu ce lundi, l’examen du corps du septuagĂ©naire retrouvĂ© avenue Pasteur vendredi 19 aoĂ»t se tiendra finalement mardi, dans la matinĂ©e
ï»żCarBarbe-Bleue est ici rĂ©duit Ă  la portion congrue (comme la PĂ©richole dans ce mĂȘme théùtre) au profit du double rĂŽle BobĂšche-Popolani retaillĂ© Ă  la mesure de Jean Le Poulain. On ne
ï»żCinĂ©phile, elle adore regarder des bande-annonces et des moments historiques Ă  la tĂ©lĂ©vision. Le prochain James Bond ou le discours d’investiture de Barack Obama lui donnent les mĂȘmes frissons. Corinne Le Poulain Ă  Paris le 11 mars 2013 PubliĂ© le 10 FĂ©vrier 2015 - 16h59 La comĂ©dienne Corinne Le Poulain est morte d'un cancer "foudroyant" Ă  l'Ăąge de 66 ans dans la nuit de lundi 9 Ă  mardi 10 fĂ©vrier 2015, indique l'AFP. Figure du théùtre et de la tĂ©lĂ©vision depuis plus de quarante ans, avec des participations Ă  de nombreuses sĂ©ries et piĂšces, elle Ă©tait apparue derniĂšrement Ă  la tĂ©lĂ©vision il y a dix ans dans Navarro et dans Plus Belle la Vie, oĂč elle incarnait Solange. Plus rĂ©cemment, on avait pu la croiser lors de la premiĂšre Ă©dition des SĂ©sames de l'AccessibilitĂ© Positive Ă  la mairie de Paris, le 4 novembre dernier. Corinne Le Poulain a eu une fille avec le comĂ©dien Michel Duchaussoy dĂ©cĂ©dĂ© en 2012, Julia Duchaussoy. ComĂ©dienne, elle a notamment jouĂ© dans un Ă©pisode de Bref. "Bref, j'ai couchĂ© avec une flic" et est actuellement Ă  l'affiche du Tombeur avec Michel Leeb au Théùtre des NouveautĂ©s, Ă  du comĂ©dien et metteur en scĂšne Jean Le Poulain - administrateur de la ComĂ©die-Française dans les annĂ©es 1980 -, Corinne Le Poulain est une femme de théùtre qui n'a pas boudĂ© le petit et le grand Ă©crans. Elle a fait ses dĂ©buts sur les planches en 1967 dans la piĂšce Quarante carats de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy. Elle a aussi jouĂ© avec Louis de FunĂšs dans Oscar dans les annĂ©es 1970 et a Ă©tĂ© Ă  l'affiche du Dindon de Georges Feydeau dans les annĂ©es 1980 dans une mise en scĂšne de Jean incarne Suzon dans la reprise de Huit femmes diffusĂ©e Ă  la tĂ©lĂ©vision française dans le cadre de l'Ă©mission Au théùtre ce soir en 1972 et connaĂźt une grande popularitĂ© en jouant l'hĂ©roĂŻne Sally dans la sĂ©rie Sam et Sally 1978 aux cĂŽtĂ©s de Georges DescriĂšres. Elle obtient Ă©galement un grand succĂšs dans le rĂŽle d'Esther dans le feuilleton tĂ©lĂ©visĂ© Splendeurs et misĂšres des courtisanes, et joue dans Le Canard Ă  l'orange, de William Douglas-Home, sous la direction de Pierre Mondy. Elle a Ă©galement animĂ©, une annĂ©e durant, l'Ă©mission pour la jeunesse Les Visiteurs du mercredi 1981.Au cinĂ©ma, on se souviendra de sa performance dans Bonsoir de Jean-Pierre Mocky en 1993, avec Claude Jade, Marie-Christine Barrault et Michel Serrault. Le long mĂ©trage raconte l'histoire d'un tailleur qui se retrouve en faillite et SDF. Aussi dĂ©cide-t-il de chercher un nouveau lieu pour dormir chaque soir, afin de rompre sa solitude. Il rencontre alors Caroline, une lesbienne qui se cache, amoureuse de Gloria, une jolie bourgeoise campĂ©e par Corinne Le Poulain. Toujours trĂšs prompt Ă  rendre hommage Ă  celles et ceux qui ont travaillĂ© avec lui comme Bernadette Lafont, le rĂ©alisateur a saluĂ© "une comĂ©dienne de grand talent qui n'a pas eu la chance d'ĂȘtre au premier plan mais qui a fait beaucoup de choses au théùtre et Ă  la tĂ©lĂ©vision". En 2012, elle Ă©tait interviewĂ©e par ChĂątelaillon-Plage pour parler de sa piĂšce de théùtre, Les Vieilles Chipies. Elle confiait son moment prĂ©fĂ©rĂ© les tournĂ©es, car cela lui permettait de rencontrer le public. Un public qui a Ă©tĂ© si fidĂšle "Je me dis que je n'ai pas Ă©tĂ© tout Ă  fait inutile", disait-elle en voyant l'amour des spectateurs, heureuse de travailler dur pour cela et confiant qu'avoir un oncle Jean Le Poulain dans le milieu du divertissement ne suffisait pas pour durer. CORINNE LE POULAIN - SOIREE POUR LE LANCEMENT DU LIVRE "ABBA" A PARIS LAUNCH PARTY FOR BOOK "ABBA" IN PARIS14/10/2010 - Paris Abonnez-vous Ă  Purepeople sur facebook

Deuxpoulains ont été retrouvés mort du cÎté de Veynes, dans les Hautes-Alpes, cet été. La premiÚre mort remonte au 20 juillet, lorsqu'une équipe de la SPA Sud Alpine, contactée par une

Ce jeudi avant la Passion est un jour chargĂ© d’actions magnifiques. Les heures derniĂšres passent les unes dans les autres cachĂ©es sous les ombres, clandestines. Les disciples s’échangent comme des rĂ©sistants affiliĂ©s Ă  un rĂ©seau, des mots de passe pour se rĂ©unir ce soir autour de leur maĂźtre. On surveille ses arriĂšres. On Ă©touffe ses pas. L’ambiance n’est plus comme au dimanche des rameaux, jour de triomphe et de gloire oĂč flottait avec allĂ©gresse Hosannah filio David, benedictus qui venit in nomine Domini » Ă  l’allure orientale. Le mot David » ponctuĂ© par un torculus semble s’ouvrir comme une fleur de jasmin. Tout a tournĂ© au vinaigre. La ville s’agite, Ă©lectrique, nerveuse. Les rues sont tendues Ă  l’extrĂȘme, prĂȘtes Ă  Ă©clater. JĂ©rusalem rassemble pour PĂąques des milliers de personnes venues de toute la JudĂ©e comme Saint-Tropez surmultiplie sa population en Ă©tĂ©. Des cars de CRS sont postĂ©s, les soldats, les forces de l’ordre, prĂȘts Ă  empĂȘcher les groupuscules politiques, les hooligans, les militants de toute action nationaliste de se faire entendre. Pourquoi donc cette crainte des disciples alors mĂȘme que JĂ©sus n’est ni de gauche, ni de droite, ni du centre ? Il est pourtant la cible Ă  abattre. Et pourquoi ? Il est le roi des Juifs et le fils de Dieu, ce qui est supĂ©rieur Ă  toutes les coteries, les actions et les rĂ©voltes. Qui, mais qui veut sa peau ? Les bourgeois et les boomers, les marchands du temple, humiliĂ©s ; les pharisiens et les accusateurs de tout poil, perfides et persiffleurs ; l’oligarchie de JĂ©rusalem qui ne peut tolĂ©rer, sans quoi elle s’effondrerait, qu’un inconnu dise ĂȘtre le Messie ; et la foule elle-mĂȘme toujours fourrĂ©e comme un bas-ventre sous le signe de l’opinion, rĂšgne de la quantitĂ©. La belle dĂ©mocratie. JĂ©sus apporte une mauvaise nouvelle pour certains et quand on ne peut pas dĂ©truire la nouvelle, on dĂ©truit le messager. JĂ©sus, cet imposteur, l’ennemi public numĂ©ro 1. Mais qui dĂ©crĂšte l’ennemi ? JĂ©sus a le sentiment de sa mort prochaine. Son heure, il l’a dit, souvenons-nous en, est venue de passer de ce monde au PĂšre. À mesure qu’il continue de vivre, JĂ©rusalem sans le savoir s’enfonce. Dans une piĂšce tamisĂ©e, les voici rĂ©unis Pierre qui lui jure une fidĂ©litĂ© absolue jusqu’à la mort ; Jean, le jeune poulain aux os fragiles, boutonneux, penchĂ© sur son cƓur, tous les autres disciples attentifs et Judas qui sait ce qui lui reste Ă  faire. Une chaleur baigne la piĂšce, douce ; une bienveillance fraternelle caresse les hommes. Le feu crĂ©pite, le vin est bon, le pain est croquant, l’air parfumĂ©. JĂ©sus, au milieu du repas – quelle mouche le pique – se penche, se courbe, les mains dans l’eau, lave les pieds douteux de ses disciples, frotte, cure, astique. C’est Ă  ne pas y croire. Quel maĂźtre normalement constituĂ© s’abaisse et s’humilie ainsi ? Quel est donc ce geste nouveau ? Pierre s’offusque, le Seigneur le remet Ă  sa place tu n’as pas de part avec moi ». La relation du maĂźtre et de l’esclave Ă©tait une rĂ©alitĂ© sociale. Les disciples avaient leurs maĂźtres en philosophie, les propriĂ©taires de fermes, bourgeois agricoles, leurs esclaves. On pouvait Ă  Rome finir dans les chaĂźnes si l’on Ă©tait criblĂ© de dettes. Les disciples ne peuvent ni mesurer ni mĂȘme comprendre que JĂ©sus leur lave les pieds. Ils sont lĂ  pour le servir et non pour qu’il les serve, lui le Seigneur. Un Kyrios, un sire, responsable de sa maison, ne devrait pas faire cela. Pourtant, Ă  lire Jean, JĂ©sus ne remet pas en cause, comme le voudrait un anarcho-trotskard mao-spontex, l’ordre de la sociĂ©tĂ© fondĂ© sur la domination des uns sur les autres. Le pouilleux peut ĂȘtre un vertueux, le riche un frelampier superbe, le grand prince peut ĂȘtre couvert de murex et Jojo le gilet jaune aller au super U, tous, petits et grands, ont une fraternitĂ© d’ñme qui les met au mĂȘme niveau frĂšres dans la foi. Qu’ils dinent de rossignol au miel ou qu’ils aillent au kebab, ils sont des crĂ©atures nĂ©es de la poussiĂšre, destinĂ©es Ă  revenir Ă  la poussiĂšre. Augustin ajoutera ceci inter urinas et faeces nascimur. Puis ajoutant la parole aux gestes, il leur lance ce dernier message sous forme de commandement aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimĂ©. » Una bombe atomique. Pendant ce repas, ainsi Marc, Luc et Matthieu nous le renseignent, le Seigneur rompt le pain, le leur prĂ©sente ainsi que le calice et instaure pour les siĂšcles des siĂšcles, un culte nouveau, un novum documentum ; la sainte Messe, chef-d’Ɠuvre de l’humanitĂ©. Certainement que les disciples n’entendent que couic quand Judas est chargĂ© par JĂ©sus de faire ce qu’il doit faire, le livrer. Bien souvent, ce n’est pas la premiĂšre fois, les disciples, si braves, si mĂ©ritants, n’ont pas compris. Ils sont comme les chevaliers de la table ronde dans Kaamelott, des nƓuds, des clampins, Ă  cĂŽtĂ© de leurs chaussures, dĂ©passĂ©s, ravis de la crĂšche, au ras des pĂąquerettes. On pourrait tuer un Ăąne avec une figue molle avant qu’ils ne comprennent quelque chose. Et pourtant, le roi Arthur ne cesse de les aimer, de s’exaspĂ©rer tout en les aimant, de se montrer bienveillant Ă  l’endroit de Perceval, Karadoc ou Bohort, l’apĂŽtre trouillard. JĂ©sus fut quelquefois exaspĂ©rĂ© par ses disciples, mais, comme le dit Jean, l’apĂŽtre du cƓur, il les aima jusqu’au bout ». C’est cet amour qui rĂšgne ce jeudi soir-lĂ . Et alors que les preuves absolues d’un amour de charitĂ© percent tous les cƓurs, inondent les disciples, la mort, dans un compte Ă  rebours fatidique s’approche, de plus en plus, heure aprĂšs heure, sans dĂ©railler, sans bifurquer. Tic-tac, tic-tac. Pas une heure de plus. JĂ©sus sait, en conscience, qu’il sera sacrifiĂ© et que ce sacrifice sur l’arbre fatal est le plus grand de tous les sacrifices. JĂ©sus ira Ă  la mort, l’inĂ©vitable mort, seul, sans broncher, acceptant tout, du crachat jusqu’au clou, comme l’animal qui va Ă  l’abattoir. Judas est lancĂ©. Il faut imaginer le saint Salopard dans les rues, ce soir, monter jusqu’au temple, recevoir sa bourse et vendre son maĂźtre qui lui lava les pieds. La croix qui se dressera sur le monde est une promesse, mieux, une synthĂšse de l’amour et de la mort. Alors que la liturgie de la messe in cenam Domini commence avec tous les fastes des plus grandes fĂȘtes solennels, comme institution du sacerdoce et de l’eucharistie, trĂšs vite, l’esprit festif s’estompe et devient chagrin. L’orgue se tait aprĂšs le Gloria. La musique soudain s’est tue. Le baiser de paix n’est pas donnĂ©. Triste souvenir du baiser de Judas. L’eau dans le gaz, l’éclair dans le brouillard. Du jardin d’Eden, arrive le jardin des Oliviers. Mais il y a un chant qui donne Ă  cet amour un sens nouveau, une force nouvelle mue par le sacrifice et la mort prochaine l’Ubi caritas. Ce Carmen sacrum, Ă©crit par Paulin d’AquilĂ©e Ă  la renaissance carolingienne, est un petit bijou. Ce chant semble moduler les battements d’un cƓur simple et heureux, bondissant et rebondissant, avec mesure, sans sautiller de joie, retombant toujours. Ubi, oĂč, appelle ibi, lĂ , comme une proposition logique l’amour et la charitĂ© sont de Dieu, Dieu est la consĂ©quence de l’amour et de la charitĂ©. Amor et caritas sont mis en exergue, sans verbe, comme deux concepts bien distincts ; l’amour de charitĂ©, l’agapĂš, puissance du cƓur pour chaque homme et l’amor, amour d’amitiĂ©, tendresse et affection, que l’on ressent pour un frĂšre. Tout le poĂšme cherche Ă  rassembler les fidĂšles dans l’amour du Christ congregavit nos in unum Christi amor ». Le grex », le troupeau est rassemblĂ© par le bon pasteur, la pluralitĂ© est rĂ©unie dans l’unitĂ©. Plus loin, on retrouve cette mĂȘme idĂ©e simul ergo cum in unum congregamur » avec un magnifique roulement du r » et du m » qui forme le mouvement d’une foule qui s’assemble dans la priĂšre ; et in medio nostri sit Christus Deus », reposĂ© et calme, suivi d’un soupir doux marquĂ© par le son s », celui de Dieu au centre, au milieu de tout. Nous ne gravitons pas autour du Christ nous sommes avec lui en son sein. Le tout parvient Ă  la paix des cƓurs dĂ©jĂ  unis cessent iurgia maligna, cessent lites ». On sera sensible Ă  la rĂ©pĂ©tition autoritaire du verbe et Ă  la modulation du son s » entrecoupĂ© par un i » masculin et un a » fĂ©minin. Les iugia maligna », ce sont les pensĂ©es qui pue, sorties des tripes, les ta kaka grecs, et forment un tas de saletĂ©s enfoui, les violences et les passions, que l’amour va souffler. La voix nous enjoint Ă  la joie jucundemur » et Ă  l’amour, commandement ultime du Seigneur timeamus et amemus deum vivum ». Comme une rĂ©compense finale, la charitĂ© exercĂ©e, nous serons prĂȘts Ă  la rĂ©jouissance Ă©ternelle, Ă  la louange magnifique de Dieu videamus vultum tuum quod immensum atque probum », strophe finale qui semble peindre sous nos yeux une abside romane suisse, catalane ou lombarde d’un Dieu tout puissant, alpha et omĂ©ga, royal. JĂ©sus est Ă  GethsĂ©mani, seul, alors que les disciples dorment. Il est dans le nĂ©ant total, perdu dans la tĂ©nĂšbre. Il ploie sous les coups martelĂ©s sur son ventre ; il se plie, cisaillĂ©, par l’angoisse ; il est rendu crispĂ© par l’agitation de ses nerfs ; tendu tout entier ; son sang bouillonnant dans ses veines va Ă©clater. Ce sang-lĂ  qui, avant de jaillir de la croix, sort de ses pores, sue des joues, file sur son front, goutte de ses cheveux. Les oliviers frais, propices Ă  l’ombre couvrent d’un sommeil de juste les disciples et prennent le Christ sous les masques atroces de l’insomnie. JĂ©sus, Ă©veillĂ©, face Ă  sa Passion, est le premier des insomniaques, torturĂ© par le doute, clouĂ© par la peur, dĂ©moli par l’incertitude, labourĂ© par la souffrance qu’il sent proche sa figure comme une mauvaise exhalaison de Satan. Alors que la lune s’est cachĂ©e sous les nuages noirs comme de l’encre, JĂ©sus revient Ă  lui ; il attend ses bourreaux. Pierre, Ă  la machette, coupe l’oreille de Malchus et JĂ©sus lui dit Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon PĂšre, qui me donnerait Ă  l’instant plus de douze lĂ©gions d’anges ? » Tout est lĂ , dans cette nouvelle puissance qui tranche dĂ©finitivement avec le dieu vengeur et la force paĂŻenne. JĂ©sus pourrait tout dĂ©truite, retourner des mĂąchoires, casser des nuques, pĂ©ter des rotules, rĂ©pandre un dĂ©sastre sur ses ennemis comme dans le psaume 3 Quoniam tu percussisti omnes adversantes mihi sine causa dentes peccatorum contrivisti ». Il n’en fera rien, mieux encore, il fait l’exacte symĂ©trie, accepte de mourir, de porter sa croix comme signe d’une nouvelle victoire non pas sur les hommes ici-bas mais sur la mort. En mourant, en renonçant Ă  se libĂ©rer, JĂ©sus n’appelle pas la rĂ©signation de son sort, il appelle, il exige, il commande un nouvel ordre de triomphe sur les forces des tĂ©nĂšbres. Sa mort pourrait faire le succĂšs du diable, champion poids lourd toute catĂ©gorie sur le ring du monde, mais elle signe sa dĂ©faite, son KO prolongĂ©. RĂ©side-lĂ  l’idĂ©al chrĂ©tien ; l’imitation du Christ est l’imitation de sa virilitĂ© donner sa vie pour ce que l’on aime, supporter la souffrance, et porter haut sa grande croix jusqu’au calvaire. JĂ©sus est arrĂȘtĂ©, livrĂ© au grand SanhĂ©drin. Tout le monde l’a trahi, Pierre a renoncĂ©, le coq a chantĂ©, Judas songe de la corde, le reste des disciples a quittĂ© les lieux, pĂ©teux et pĂ©tochards. Demeurent Marie, Madeleine et le petit Jean. Le Christ qui avait rassemblĂ© une foule de fidĂšles sur la montagne, qui s’était entourĂ© de douze bonshommes, est seul, abandonnĂ©. Il est ensuite mis en prison jusqu’au lendemain, jour de son jugement par Pilate. C’est la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich qui dans ses visions nous en parle lorsque le Sauveur entra dans la prison, il pria son PĂšre cĂ©leste de vouloir bien accepter tous les mauvais traitements qu’il avait eus Ă  souffrir et qu’il allait souffrir encore, comme un sacrifice expiatoire pour ses bourreaux et pour tous les hommes qui, livrĂ©s Ă  des tourments du mĂȘme genre, se rendraient coupables d’impatience et de colĂšre. » Les coups, les crachats, la privation de sommeil, de nourriture et d’eau ont Ă©tĂ© les tourments prĂ©liminaires Ă  la Passion. Vendredi arrive le jour commençait Ă  poindre, le jour de sa Passion, le jour de notre rĂ©demption, et un rayon arrivait en tremblant, jusque sur notre saint Agneau pascal tout meurtri qui a pris sur lui tous les pĂ©chĂ©s du monde. » Il est beau ce soleil doux du matin, un soleil rose pamplemousse dans un ciel jus d’orange, qui signe le dĂ©but de la Passion comme un BolĂ©ro horrible et sanglant. Au ZĂ©nith, il contemple le Christ vivant sur la Croix. ObscurĂ©, il Ă©pousera, en un moment de tempĂȘte, sa mort. Dans les tĂ©nĂšbres, ce mĂȘme soleil accompagnera son cadavre au tombeau. Mais n’oublions pas que le soleil, toujours, est invincible. Nicolas Kinosky © LA NEF le 11 avril 2022, exclusivitĂ© internet MichelLe Royer est un acteur français nĂ© le 31 aoĂ»t 1932 Ă  Carrouges (Orne) et mort le 25 fĂ©vrier 2022 Ă  Paris. Connu pour son rĂŽle dans la mini-sĂ©rie « Le Chevalier de Maison Rouge » (1963), il a Ă©galement doublĂ© Ducky dans la sĂ©rie « NCIS » et Saroumane dans la saga du « Seigneur des Anneaux ». D'une famille d'origine Messages recommandĂ©s Le dernier poulain de hyalto, est mort il est nĂ© 3 mois trop tĂŽt , je viens de le dĂ©couvrir, dĂ©jĂ  tout Ă  fait formĂ©, les couleurs bien dĂ©finies, comme Beouty, ça m'a fait un choc mais bon c'est la nature il faut s'y faire.. Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites InvitĂ© Oh mince suis dĂ©solĂ©e Des gratouilles Ă  Beauty \ Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Quel choc ca a du etre! Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites DĂ©solĂ©e pour toi Christine Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites DĂ©solĂ©e Christine, bon courage Ă  toi, et aussi Ă  Audrey, vous devez ĂȘtre toutes 2 bien tristes et déçues, mais comme tu dis c'est la vie et elle que maman se porte bien, et que vous vous remettrez vite. Courage ! Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Pour la maman ça va , je raconterais plus tard Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites oooh zut!c'est vraiment dommage, c'est la nature mais bon...on ne s'y fait jamais vraiment... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites dĂ©solĂ©e pour toi.... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Bof tit coup ce bleuzzzzz mais ça passera Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Ho, dĂ©solĂ©e pour toi Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites ah mince... DĂ©solĂ©e pour toi Christine, courage, ça ira mieux demain Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Ah zut, triste nouvelle... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Mince, dĂ©solĂ©e pour toi! Caresses Ă  beauty. Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites oh mince alors courage Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites C'est bien triste. Mais il faut se dire que la nature est bien faite et qu'il y avait surement un il vaut mieux que cela arrive maintenant que d'avoir un poulinou nĂ© Ă  terme et qui ne survie pas... Plein de caresses Ă  la maman et de courage pour toi, c'est surement trĂšs dĂ©moralisant quand mĂȘme... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Oh non... Courage Christine ! Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites DĂ©solĂ©e de lire sa...Courage Christine Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Merci pour vos encouragements, il Ă©tait bea, tout noir hautes balzanes criniĂšre blanche et face blanche, le reste on ne sait pas trop le voir. La maman Ă  Ă©tĂ© soignĂ©, car Ă©tait anormalement calme, et je vais a la recherche d'un Ă©ventuel jumeaux mort dans la prairie, je vous tiens au courant Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Oh zut, une pensĂ©e pour toi Christine ! Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Merci mais surtout pour le tit Loulou et moaman Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites DĂ©solĂ©e Christine et triste nouvelle........ beaucoup de courage et caresses Ă  la maman... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites DĂ©solĂ©e pour vous,courage Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Une pensĂ©e pour vous. J'ai connu cela, c'est pas facile... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites C'est une bien triste nouvelle. Courage. Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites pas cool pour dĂ©marrer l'annĂ©e ça .... bon et bien bon courage et plein de bisous ! Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites courage, courage ... pas facile en effet, il faut "accepter" et ca, c'est le plus dur ... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Mince, dĂ©solĂ©e, c'est pas cool pour commencer l'annĂ©e... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Je compatie pour l'avoir vĂ©cu, c'est dur... Bon courage Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites C'est vraiment triste ...DĂ©solĂ©e Le pricipal est que Beauty se porte bien...Courage Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites ho....trĂšs triste.... Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Mince alors, voilĂ  que je vois ton poste...Je suis triste de lire cette triste nouvelle... Je te souhaite Ă©normĂ©ment de courage... MĂȘme si je sais que tu en as beaucoup...Grosse pensĂ©e Ă  toi . Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites Oui c'est triste, pourtant j'avais bien respectĂ© son Ăąge, je ne voulais pas la faire pouliner avant quelle n'aie 4 ans, je ne voulais surtout pas quelle se dĂ©formeÇa sera pour une prochaine x j'ai dĂ©jĂ  trouvĂ© un Ă©talon pour la mettre avec pour avril Partager ce message Lien Ă  poster Partager sur d’autres sites X1vNxM.
  • 34fu3ddxkn.pages.dev/351
  • 34fu3ddxkn.pages.dev/417
  • 34fu3ddxkn.pages.dev/428
  • 34fu3ddxkn.pages.dev/443
  • 34fu3ddxkn.pages.dev/474
  • 34fu3ddxkn.pages.dev/83
  • 34fu3ddxkn.pages.dev/346
  • 34fu3ddxkn.pages.dev/447
  • de quoi est mort jean le poulain