Par Isabelle Dautresme, publiĂ© le 13 Avril 2014 7 min LycĂ©e RĂ©orientations Chaque annĂ©e, des Ă©lĂšves de seconde se voient refuser le passage dans la classe de 1re de leur choix. Faut-il redoubler ou contester la dĂ©cision ? La France se situe parmi les pays de l'OCDE qui font le plus redoubler leurs Ă©lĂšves. En 2012, le taux de redoublement en seconde Ă©tait de 13,7 %. Pourtant, en France, faire deux fois la mĂȘme classe se voit de moins en moins, mĂȘme au lycĂ©e ! Depuis cinq ans, la proportion d'Ă©lĂšves ayant suivi deux classes de seconde a baissĂ© de 4,5 points. Les dĂ©tracteurs du redoublement le jugent trĂšs onĂ©reux et peu efficace, quand d'autres y voient l'occasion de faire une pause et de repartir sur de meilleures bases. Redoubler, ça vaut le coup ? Selon Thierry Verger, proviseur du lycĂ©e Thiers, Ă Marseille 13, âpour qu'un redoublement de la seconde soit efficace, il faut que l'Ă©lĂšve soit sĂ©rieux, qu'il ait un vrai projet professionnel et conscience des enjeux de la classe de premiĂšreâ. Au final, peu d'Ă©lĂšves remplissent ces conditions. Seulement 6 ou 7 sur les 310 Ă©lĂšves de seconde que compte le lycĂ©e marseillais. Ils sont encore moins nombreux au lycĂ©e Jean-Baptiste-Corot, Ă Savigny-sur-Orge 91, oĂč le taux de redoublement en seconde est d'Ă peine 1 %. âLe redoublement en fin de seconde est rĂ©servĂ© aux Ă©lĂšves travailleurs, mais dont les rĂ©sultats sont trop fragiles pour aller en premiĂšreâ, rĂ©sume StĂ©phane Ducrest, le proviseur. Pauline peut en tĂ©moigner. ĂlĂšve moyenne au collĂšge, elle arrive confiante en seconde Ă Jean-Baptiste-Corot, mais les rĂ©sultats ne suivent pas. âJ'avais beau passer du temps Ă travailler, je n'Ă©tais pas efficace et on m'a proposĂ© de redoubler. Durant ma deuxiĂšme seconde, j'ai pu reprendre mon souffleâ, analyse la jeune fille, qui est aujourd'hui en 1re S et se verrait bien ingĂ©nieur. Une annĂ©e perdue⊠Si le redoublement peut se rĂ©vĂ©ler positif pour des Ă©lĂšves travailleurs, il semble l'ĂȘtre moins pour les autres. Ă en croire StĂ©phane Ducrest âIl ne sert Ă rien de faire redoubler des Ă©lĂšves qui ont montrĂ© peu d'intĂ©rĂȘt pour le programme de seconde. Il n'y a aucune raison que cela change l'annĂ©e suivante !â Un avis que partage Thierry Verger â90 % des Ă©lĂšves qui redoublent la seconde contre l'avis du conseil de classe se retrouvent, Ă l'issue de leur deuxiĂšme tentative, avec des rĂ©sultats proches de ceux de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Au final... ils ont perdu un an !â C'est ce qui est arrivĂ© Ă Marie, aujourd'hui en terminale STMG sciences et technologies du management et de la gestion. PassĂ©e en seconde âde justesseâ, elle s'est âamusĂ©e toute l'annĂ©eâ. En juin, elle a choisi de poursuivre en 1re ES, mais le conseil de classe a refusĂ© et lui a proposĂ© une 1re STMG. Elle a prĂ©fĂ©rĂ© redoubler, mais en deuxiĂšme annĂ©e de seconde, âles cours lui semblaient toujours aussi longs et ennuyeux, et les bonnes notes n'ont pas Ă©tĂ© au rendez-vousâ. Ădouard, aujourd'hui en premiĂšre annĂ©e de licence d'histoire, a connu un parcours identique âSi je compare les rĂ©sultats de mes deux annĂ©es de seconde, je ne vois guĂšre de diffĂ©rences. Ce n'est qu'en fin de 1re, Ă la perspective du bac de français, que j'ai compris qu'il fallait que je me mette vraiment au travail !â ... ou une annĂ©e pour mĂ»rir ? Est-ce Ă dire que le redoublement de la seconde pour des Ă©lĂšves peu travailleurs est nĂ©cessairement inefficace ? Enzo, en terminale ES, ne partage pas cet avis âC'est en redoublant que j'ai commencĂ© Ă rĂ©aliser qu'il fallait que je travaille plus sĂ©rieusement. Ma deuxiĂšme seconde a d'ailleurs Ă©tĂ© nettement meilleure que la premiĂšreâ, positive le jeune homme, qui se prĂ©pare Ă passer des concours d'entrĂ©e en Ă©coles de commerce. Pourtant, Ă en croire Ăric Billot, proviseur du lycĂ©e Albert-Camus de Lyon-Firminy 69, si le redoublement d'Enzo a Ă©tĂ© efficace, âc'est surtout parce qu'il a mĂ»riâ. âRien ne dit que s'il Ă©tait passĂ© dans la classe supĂ©rieure Ă la fin de sa premiĂšre seconde, ses rĂ©sultats auraient Ă©tĂ© moins bonsâ, note le proviseur, un brin dubitatif. Et s'il suffisait de se mettre au travail ? Au redoublement, StĂ©phane Ducrest dit, lui aussi, prĂ©fĂ©rer un passage en 1re, mais assorti de contreparties. âLors du conseil de classe du troisiĂšme trimestre, on cherche Ă voir si un Ă©lĂšve a des capacitĂ©s qu'il n'aurait pas rĂ©vĂ©lĂ©es par manque de travail. Si tel est le cas, on le jette Ă l'eau et on lui apprend Ă nager directement en 1reâ, explique le proviseur. Au programme et en guise de bouĂ©es deux stages de remise Ă niveau français, anglais et maths de dix jours chacun durant l'Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dant l'entrĂ©e en 1re et les vacances scolaires. Et ça marche ! Pour preuve âNotre taux de rĂ©ussite au bac a progressĂ© au mĂȘme rythme que le taux de redoublement en seconde baissaitâ, souligne StĂ©phane Ducrest. En atteste le parcours de Justin, en premiĂšre ES âJe suis arrivĂ© au lycĂ©e dans le mĂȘme Ă©tat d'esprit que celui que j'avais quand j'ai quittĂ© le collĂšge prendre du bon temps et profiter de la libertĂ© qui m'Ă©tait accordĂ©e. Travailler... le moins possible.â Sans surprise, ses rĂ©sultats en fin de seconde sont trop justes. Pour autant, ses professeurs prononcent le passage dans la classe supĂ©rieure. âMais c'Ă©tait sous rĂ©serve qu'Ă la fin du premier trimestre, mon bulletin soit satisfaisant. Dans le cas contraire, je devais me prĂ©parer Ă rĂ©trograder en seconde. J'ai profitĂ© de tout ce que m'offrait le lycĂ©e pour me remettre Ă niveau stages passerelles, soutien le soirâ, explique le jeune homme, qui a reçu des compliments au premier trimestre. Faire appel ou pas ? Ă Ă©couter les chefs d'Ă©tablissement, les Ă©quipes pĂ©dagogiques sont les mieux placĂ©es pour savoir ce qui est souhaitable pour l'Ă©lĂšve. âQuand nous proposons Ă un jeune de redoubler ou d'envisager une autre orientation, c'est que l'on sait qu'il aura du mal Ă suivre en premiĂšre gĂ©nĂ©raleâ, explique Thierry Verger. Pierre, en 1re ES, en a fait l'expĂ©rience. En fin de seconde, le conseil de classe lui conseille une 1re STMG. Il refuse, fait appel et obtient gain de cause. Trois mois aprĂšs la rentrĂ©e, il se dit âlarguĂ©â. âJe vais demander Ă redoubler ma 1re et Ă m'orienter en STMG.â Un discours qu'il n'aurait pas imaginĂ© tenir un an plus tĂŽt ! Quel recours ? En fin de seconde, le redoublement est prononcĂ© par le conseil de classe, mais les familles ont le droit de s'y opposer. Elles sont alors reçues par le chef d'Ă©tablissement qui dĂ©cide de revenir ou non sur l'avis du conseil. S'il confirme le redoublement, mais que la famille n'est toujours pas d'accord, celle-ci peut faire appel dans un dĂ©lai de trois jours. Le redoublement, quant Ă lui, est de 18 ans, en terminale ES au lycĂ©e Rabelais, Ă Meudon âSi je n'avais pas redoublĂ© ma seconde, j'aurais redoublĂ© ma premiĂšreâ ArrivĂ©e au lycĂ©e avec un bon niveau â qu'atteste une mention bien au DNB diplĂŽme national du brevet â, Valentine perd trĂšs vite pied en seconde âEn classe, je n'Ă©coutais rien, je passais mon temps Ă bavarder.â Quant au travail Ă la maison, il Ă©tait âquasi inexistantâ. Ă la fin de l'annĂ©e, le couperet tombe redoublement. âOn m'avait prĂ©venue, mais je n'y croyais pas. J'Ă©tais totalement insouciante.âĂchaudĂ©s par l'exemple de sa sĆur, qui a redoublĂ© sa seconde pour rien, car âelle avait toujours autant de difficultĂ©s la deuxiĂšme annĂ©eâ, selon ses parents, ceux-ci dĂ©cident de faire appel de la dĂ©cision du conseil de classe. Ils n'obtiennent cependant pas gain de cause. Valentine redouble. âĂa a Ă©tĂ© une vĂ©ritable claque. J'ai passĂ© tout l'Ă©tĂ© Ă ruminer, je ne parvenais pas Ă digĂ©rer mon redoublement. J'Ă©tais persuadĂ©e que l'annĂ©e se passerait tout aussi mal.â Ă la rentrĂ©e, elle change nĂ©anmoins d'Ă©tat d'esprit et adopte une attitude plus positive âCe n'est pas tellement que je travaillais davantage, mais j'Ă©tais plus mĂ©thodique et, pour la premiĂšre fois, j'Ă©tais attentive en classe.â Ses notes font un bond âJe suis passĂ©e de 9 de moyenne Ă 14/15â et... elle aligne compliments et fĂ©licitations. Aujourd'hui, en terminale ES, la jeune fille se situe parmi les trois meilleurs Ă©lĂšves de sa classe.
PROJET MANHATTAN] : KERST DONALD WILLIAM (1911-1993) Physicien amĂ©ricain qui a travaillĂ© sur le projet Manhattan au laboratoire de Los Alamos pendant la Seconde Guerre mondiale, assumant la responsabilitĂ© de la conception et de la construction du Water Boiler, un rĂ©acteur nuclĂ©aire et le premier Ă utiliser de l'uranium enrichi comme combustible. DĂ©finition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.Peuimporte la situation, en tant quâenfant vous ĂȘtes un hĂ©ritier qui a droit Ă sa part lĂ©gale dans la succession Ă laquelle il est impossible de dĂ©roger. Les droits du conjoint survivant dans la succession de son Ă©poux sont en outre rĂ©duits en prĂ©sence dâenfants issus du 1er lit, Ă moins que des dispositions nâaient Ă©tĂ© prises en amont. Avocats Picovschi vous explique
La conquĂȘte, un terme inadmissible Las Casas 1474-1566, prĂȘtre, puis moine dominicain, a participĂ© Ă la conquĂȘte du Mexique et du Guatemala. Il a pris la dĂ©fense des Indiens, dont certains avaient Ă©tĂ© rĂ©duits en esclavage et beaucoup dâautres confiĂ©s Ă des Espagnols selon un systĂšme, lâencomienda, qui a souvent entraĂźnĂ© le travail forcĂ©. Ă partir de 1550, revenu en Espagne, Las Casas rĂ©dige, pour dĂ©fendre son point de vue, une histoire des Indes oĂč il reprend des textes quâil a Ă©crits prĂ©cĂ©demment, des textes dâhistoriens contemporains ou de penseurs de lâantiquitĂ© et des faits quâil a lui-mĂȘme observĂ©s. DĂšs 1552 est diffusĂ© Ă SĂ©ville un rĂ©sumĂ© de cette oeuvre La BrĂšve Relation de la destruction des Indes. Ce terme ou vocable de conquĂȘte, en ce qui concerne les Indes dĂ©couvertes ou Ă dĂ©couvrir, est tyrannique, mahomĂ©tique, abusif et infernal. Car il ne saurait y avoir, nulle part aux Indes, de guerres contre les Maures comme en Afrique, ni contre les Turcs et hĂ©rĂ©tiques qui possĂšdent nos terres, persĂ©cutent les chrĂ©tiens et sâefforcent de dĂ©truire notre sainte foi il ne sâagit que dây prĂȘcher lâĂvangile du Christ, dây propager la religion chrĂ©tienne et dây convertir les Ăąmes. Ce qui requiert, non la conquĂȘte armĂ©e mais la persuasion de douces et divines paroles, et les oeuvres exemplaires dâune sainte vie. » BartolomĂ© de Las Casas, La BrĂšve Relation de la destruction des Indes. â- Protestation de Las Casas 1542 On dĂ©couvrit les Indes en 1492 on commença en 1493 Ă y envoyer des chrĂ©tiens espagnols, de telle sorte quâil y a quarante-neuf ans que des Espagnols y viennent en quantitĂ©. La premiĂšre terre oĂč ils vinrent pour habiter fut la grande et trĂšs florissante Ăźle Española [= Saint-Domingue], qui a 600 lieues de tour. Mais il y a dâautres Ăźles, trĂšs grandes aux environs, et toutes ces Ăźles Ă©taient toutes comme Española, et nous lâavons vu nous-mĂȘmes, les plus peuplĂ©es des pays quâon peut voir sur la terre. La terre ferme [= le continent amĂ©ricain], qui est Ă©loignĂ©e dâEspañola dâenviron 250 lieues au minimum, peut-ĂȘtre un peu plus, a une cĂŽte Ă©tendue, plus de 10â000 lieues; chaque jour on en dĂ©couvre encore. Toutes ces terres Ă©taient remplies de gens, on aurait dit que Dieu avait mis dans ces pays la majeure partie du lignage humain. Tous ces peuples infinis, Dieu les avaient créés les plus simples, sans mĂ©chancetĂ© ni hypocrisie, les plus obĂ©issants, fidĂšles Ă leurs chefs naturels, comme aux chrĂ©tiens quâils durent servir les plus humbles, les plus patients, les plus pacifiques, dĂ©pourvus de rancune, dâesprit querelleur, de bĂ©vues et de vengeances. Ce sont donc par lĂ mĂȘme les races les plus dĂ©licates, fragiles et tendres et qui peuvent le moins souffrir les gros travaux, et qui meurent le plus facilement de quelque maladie. Il nây a pas chez nous de fils de princes et de seigneurs, Ă©levĂ©s dans le luxe et gĂątĂ©s, qui soient plus dĂ©licats que ces Indiens, bien que ces peuples soient pauvres, et quâils ne possĂšdent et ne veulent possĂ©der de biens temporels, ce qui leur Ă©vite la superbe, lâambition, la jalousie. Leur nourriture est telle, que celle des Saints PĂšres [= premiers ermites chrĂ©tiens] dans le dĂ©sert ne me paraĂźt pas avoir Ă©tĂ© plus frugale. Leurs vĂȘtements communs sont en cuir, quelques-uns ont des manteaux de coton. Beaucoup dorment dans la nature dans des filets suspendus, que dans la langue de lâĂźle dâEspañola on appelle hamacs. Les Indiens ont une intelligence neuve, mais vive, ils sont trĂšs capables et dociles Ă toute bonne doctrine, tout Ă fait aptes Ă recevoir notre sainte foi catholique et Ă pratiquer les vertus chrĂ©tiennes ⊠Câest parmi ces douces brebis, ainsi dotĂ©es par le CrĂ©ateur des qualitĂ©s que jâai dites, que sâinstallĂšrent les Espagnols. DĂšs quâils les connurent, ceux-ci se comportĂšrent comme des loups, et des tigres et des lions, quâon aurait dit affamĂ©s depuis des jours. Et ils nâont rien fait depuis quarante ans et plus quâils sont lĂ , sinon les tuer, les faire souffrir, les affliger, les tourmenter par des mĂ©thodes cruelles extraordinaires, nouvelles et variĂ©es, quâon nâavait jamais vues ni entendu parler. Si bien que de 300â000 quâils Ă©taient Ă Española, les naturels ne sont plus aujourdâhui que 200 ! LâĂźle de Cuba est peut-ĂȘtre plus longue que la distance de Valladolid [= ville du nord de lâEspagne] Ă Rome elle est aujourdâhui Ă peu prĂšs dĂ©peuplĂ©e. LâĂźle de San Juan et celle de la JamaĂŻque, Ăźles qui furent prospĂšres et heureuses, sont aujourdâhui vides toutes deux. Dans les Lucayes, qui Ă©taient voisines de Cuba et dâEspañola par le Nord, et qui sont plus de 60 et dont la pire Ă©tait plus fertile que la huerta [= terrain riche et bien irriguĂ©] de SĂ©ville, et la plus saine terre du monde, il ne reste plus aujourdâhui une seule crĂ©ature. Les Espagnols ont tuĂ© les indigĂšnes ou les ont enlevĂ©s pour lâĂźle dâEspañola, oĂč ils voyaient que les habitants disparaissaient⊠Quant Ă la grande Terre Ferme, nous sommes certains que nos Espagnols, Ă cause de leur cruautĂ© et de leurs Ćuvres criminelles, lâont aussi dĂ©peuplĂ©e et dĂ©solĂ©e, alors quâon y trouvait quantitĂ© de monde dans dix royaumes plus grands que lâEspagne. Nous tiendrons pour vrai et assurĂ©, quâen quarante ans, dans lesdites terres, sont morts Ă cause de cette tyrannie plus de 12 millions dâĂȘtres vivants, hommes, femmes, enfants ⊠Il y a eu deux façons principales pour ces gens quâon appelle chrĂ©tiens, dâextirper et rayer ainsi de la terre ces malheureuses nations la premiĂšre ce furent les guerres cruelles, sanglantes, tyranniques; la seconde fut, aprĂšs la mort de tous ceux qui pouvaient aspirer Ă la libertĂ© et combattre pour elle â car tous les chefs et les hommes Indiens sont courageux â une oppression, une servitude si dure, si horrible que jamais des bĂȘtes nây ont Ă©tĂ© soumises. La raison pour laquelle les chrĂ©tiens ont dĂ©truit une si grande quantitĂ© dâĂȘtres humains, a Ă©tĂ© seulement le dĂ©sir insatiable de lâor, lâenvie de sâemplir de richesses dans le dĂ©lai le plus rapide possible, afin de sâĂ©lever Ă des niveaux sociaux qui nâĂ©taient pas dignes de leur personne. » Extrait tirĂ© de BartolomĂ© De Las Casas 1542, Brevisima Relacion de la destruccion de las Indias = TrĂšs brĂšve relation de la destruction des Indes. â- Lâencomienda et le sort des Indiens selon Las Casas On donna ainsi des Indiens Ă chaque chrĂ©tien sous prĂ©texte quâil les instruirait dans les choses de la foi catholique âŠ. Le soin quâils prirent des Indiens fut dâenvoyer les hommes dans les mines pour en tirer de lâor, ce qui sont un travail intolĂ©rable ; quand aux femmes, ils les plaçaient aux champs, dans les fermes, pour quâelles labourent et cultivent la terre, ce qui est un travail dâhommes trĂšs solides et trĂšs rudes. Ils ne donnaient Ă manger aux uns et aux autres que des herbes et des aliments sans consistance ; le lait sĂ©chait dans les seins des femmes accouchĂ©es et tous les bĂ©bĂ©s moururent donc trĂšs vite âŠ.Les hommes moururent dans les mines dâĂ©puisement et de faim, et les femmes dans les fermes pour les mĂȘmes raisons. » B. de Las Casas, Relation de la destruction des Indes XVIe s., MaspĂ©ro, 1979. In Histoire gĂ©ographie, initiation Ă©conomique 5e, s. d. Jeannine GUIGUE, Paris, Bordas, 1990. â- UNE CONCESSION DâENCOMIENDA, 1544 Don Francisco de Montejo, adelantado et governador et capitan-general pour Sa MajestĂ© dans la juridiction de Yucatan et Cozumel et Higueras et Honduras, et de ses terres et provinces, par ces prĂ©sentes, en son nom royal. Je donne en encomienda et repartimiento Ă vous Antonio de Vergara, citoyen de la ville de Santa-Maria de la vallĂ©e de Cormayagua, le pueblo de Taxica, qui sâĂ©tend entre les frontiĂšres de ladite ville, avec tous les señoritas et caciques et principales et toutes les divisions et villages sujets dudit pueblo, de telle sorte que vous pouvez en faire usage et profiter de ceux-ci dans vos Ă©tats et commerce, stipulant que vous les endoctriniez et leur enseignez les principes de notre Sainte Foi Catholique et que vous les traitiez selon les Ordonnances Royales qui ont Ă©tĂ© et qui peuvent ĂȘtre conclues pour le bien et accroissement desdits Indiens ; et en cela je charge votre conscience et dĂ©charge celle de Sa MajestĂ© et la mienne ; et jâordonne Ă chacun et tous magistrats de vous mettre en possession desdits Indiens et de vous protĂ©ger en elle ; et si quelquâun fait le contraire, je le condamne Ă payer cinquante pesos de bon or pour le TrĂ©sor du Roi et le trĂ©sor public ; et en son Royal Nom je vous le donne en rĂ©munĂ©ration pour vos services, difficultĂ©s et dĂ©penses, et pour les services que vous avez rendus Ă Sa MajestĂ© dans la conquĂȘte et pacification de la juridiction dâHigueras et Honduras. Fait dans cette ville de Gracias a Dios, le septiĂšme jour de mai 1544 âŠ. » Archives coloniales, Guatemala. â- Las Casas dĂ©fend les Indiens Las Casas rĂ©dige un texte contre les excĂšs des conquistadores. Vous ĂȘtes en Ă©tat de pĂ©chĂ© mortel. De quel droit avez-vous engagĂ© une guerre atroce contre des gens qui vivaient pacifiquement dans leur pays? Pourquoi les laissez-vous dans un tel Ă©tat dâĂ©puisement sans les nourrir suffisamment ? Car le travail excessif que vous exigez dâeux les accable et les tue. Ne sont-ils pas des hommes? Nâont-ils pas une raison, une Ăąme ? ⊠Toutes les nations du monde sont composĂ©es dâhommes tous ont leur intellect, leur volontĂ© et leur libre arbitre, puisquâils sont faits Ă lâimage de Dieu. » BartolomĂ© de Las Casas, La Destruction des Indes, 1552. Ă ceux qui prĂ©tendent que les Indiens sont des barbares, nous rĂ©pondons que ces gens ont des villages, des citĂ©s, des rois, des seigneurs et leur organisation politique est parfois meilleure que la nĂŽtre. Si lâon nâa pas longuement enseignĂ© la doctrine chrĂ©tienne aux Indiens, câest une grande absurditĂ© que de prĂ©tendre leur faire abandonner leurs idoles. Car personne nâabandonne de bon coeur les croyances de ses ancĂȘtres. Que lâon sache que ces Indiens sont des hommes et quâils doivent ĂȘtre traitĂ©s comme des hommes libres. » Extrait de Histoire GĂ©ographie, initiation Ă©conomique 5e, Paris, Hachette, 1995. La dĂ©fense des Indiens toujours Las Casas Alors que les Indiens Ă©taient si bien disposĂ©s Ă leur Ă©gard, les chrĂ©tiens ont envahi ces pays tels des loups enragĂ©s qui se jettent sur de doux et paisibles agneaux. Et comme tous ces hommes qui vinrent de Castille Ă©taient gens insoucieux de leur Ăąme, assoiffĂ©s de richesses et possĂ©dĂ©s des plus viles passions, ils mirent tant de diligence Ă dĂ©truire ces pays quâaucune plume, certes, ni mĂȘme aucune langue ne suffirait Ă en faire relation. Tant et si bien que la population, estimĂ©e au dĂ©but Ă onze cent mille Ăąmes, est entiĂšrement dissipĂ©e et dĂ©truite, sâil est vrai quâil nâen reste pas aujourdâhui douze mille entre petits et grands, jeunes et vieux, malades et valides âŠ. Voici les causes pour lesquelles, dĂšs le commencement, furent tuĂ©es tant et tant de personnes en premier lieu, tous ceux qui sont venus ont cru que, sâagissant de peuples infidĂšles, il leur Ă©tait loisible de les tuer ou de les capturer, de leur prendre leurs terres, leurs biens et leurs domaines, sans se faire aucune conscience de ces choses ; en second lieu, ces mĂȘmes infidĂšles Ă©taient les ĂȘtres les plus doux et les plus pacifiques du monde, totalement dĂ©pourvus dâarmes ; Ă quoi sâest ajoutĂ© que ceux qui sont venus, ou la plupart dâentre eux, Ă©taient le rebut de lâEspagne, un ramassis de gens convoiteux et pillards âŠ. Des chrĂ©tiens rencontrĂšrent une Indienne, qui portait dans ses bras un enfant quâelle Ă©tait en train dâallaiter ; et comme le chien qui les accompagnait avait faim, ils arrachĂšrent lâenfant des bras de la mĂšre, et tout vivant le jetĂšrent au chien, qui se mit Ă le dĂ©pecer sous les yeux mĂȘmes de la mĂšre âŠ. » Extrait de Las Casas dĂ©but du XVIe siĂšcle TrĂšs bref exposĂ© de la destruction des Indiens, in COLL., Histoire-GĂ©ographie 5e, initiation Ă©conomique, Paris, Nathan, 1987. Las Casas 1474-1566, dominicain espagnol, fut Ă©vĂȘque au Mexique. â- BartolomĂ© de Las Casas dĂ©nonce le massacre des Indiens 1552 Toutes ces terres Ă©taient remplies de gens. On aurait dit que Dieu avait mis dans ces pays la majeure partie du lignage humain. Tous ces peuples infinis, Dieu les avait créés les plus simples, sans mĂ©chancetĂ©, ni hypocrisie, les plus obĂ©issants, fidĂšles Ă leurs chefs naturels comme aux chrĂ©tiens quâils durent servir Ce sont donc par lĂ mĂȘme les races les plus dĂ©licates, fragiles et tendres, et qui peuvent le moins supporter les gros travaux, et qui meurent le plus facilement de quelque maladie.⊠Câest parmi ces douces brebis, ainsi dotĂ©es par le CrĂ©ateur des qualitĂ©s que jâai dites, que sâinstallĂšrent les Espagnols. DĂšs quâils les connurent, ceux-ci se comportĂšrent comme des loups, des tigres et des lions quâon aurait dit affamĂ©s depuis des jours. Et ils nâont rien fait depuis quarante ans et plus quâils sont lĂ , sinon les tuer, les faire souffrir, les affliger, les tourmenter par des mĂ©thodes cruelles extraordinaires, nouvelles et variĂ©es. Si bien que de 300000 Ăąmes quâils Ă©taient Ă Hispaniola*, les naturels ne sont plus aujourdâhui que 200 ! » * Actuellement lâĂźle dâHaĂŻti. BartotomĂ© de Las Casas, Brevisima relacion de la destruccion de las Indias, is43, publiĂ© par M. DevĂšze et R. Marx, Textes et documents dâHistoire moderne, SEDES. Des millions de morts Espagnol lui-mĂȘme, et Ă©vĂȘque de Chiappa Mexique, BartolomĂ© de Las Casas 1474-1566 sâinsurgea, toute sa vie, contre la barbarie des colons. Tous ces peuples, innombrables, universels, divers, Dieu les a créés simples, sans malveillance ni duplicitĂ© plus humbles, plus patients, plus pacifiques que quiconque au monde, dâune santĂ© plus dĂ©licate, ni orgueilleux, ni ambitieux, ni cupides. Câest chez ces douces brebis que les Espagnols ont pĂ©nĂ©trĂ©, tels des loups, des tigres et des lions trĂšs cruels. Et, depuis quarante ans, ainsi quâĂ lâheure actuelle, ils ne font que les mettre en piĂšces, les tuer, les tourmenter et les dĂ©truire par des actes de cruautĂ© Ă©trangers. Sur trois millions dâĂąmes que nous avons vues dans lâĂźle de HaĂŻti, il nâen reste pas deux cents. LâĂźle de Cuba est presque entiĂšrement dĂ©peuplĂ©e. Les Ăźles Lucayes sont une soixantaine. On y trouvait plus de cinq cent mille Ăąmes aujourdâhui, il nây a plus un seul ĂȘtre vivant. En quarante ans, par suite de la tyrannie et des actions infernales des chrĂ©tiens, douze millions dâĂąmes, hommes, femmes et enfants sont morts. Pourquoi les chrĂ©tiens ont-ils tuĂ© et dĂ©truit un pareil nombre dâĂąmes ? Seulement pour avoir de lâor, se gonfler de richesses en quelques jours. Jamais les habitants de toutes les Indes nâont fait le moindre mal aux chrĂ©tiens. Bien au contraire, ils les ont considĂ©rĂ©s comme venus du Ciel. Les armes des Indiens sont plutĂŽt faibles, peu offensives, peu rĂ©sistantes. Les chrĂ©tiens, avec leurs chevaux, leurs Ă©pĂ©es et leurs lances, ont commencĂ© les tueries et les actes cruels, Ă©trangers aux Indiens. » BartolomĂ© de Las Casas, TrĂšs brĂšve relation sur la destruction des Indiens, 1552. Les causes de la dĂ©population de lâAmĂ©rique selon Las Casas Quand les guerres furent terminĂ©es et que tous les hommes y furent morts, il ne resta, comme il arrive gĂ©nĂ©ralement, que les jeunes garçons, les femmes et les fillettes. Les chrĂ©tiens se les partagĂšrent. ⊠Le soin quâils prirent des Indiens fut dâenvoyer les hommes dans les mines pour en tirer de lâor, ce qui est un travail considĂ©rable ; quant aux femmes, ils les plaçaient aux champs, dans les fermes, pour quâelles labourent et cultivent la terre, ce qui est un travail dâhommes trĂšs solides et rudes. Ils ne donnaient Ă manger aux unes et aux autres que des herbes et des aliments sans consistance ; le lait sĂ©chait dans les seins des femmes accouchĂ©es et tous les bĂ©bĂ©s moururent donc trĂšs vite. Comme les maris Ă©taient Ă©loignĂ©s et ne voyaient jamais leurs femmes, la procrĂ©ation cessa. Les hommes moururent dans les mines dâĂ©puisement et de faim, et les femmes dans les fermes pour les mĂȘmes raisons. Ainsi disparurent tant et tant dâhabitants des Ăźles, et ainsi auraient pu disparaĂźtre tous les habitants du monde. BartolomĂ© de Las Casas, TrĂšs brĂšve relation de la destruction des Indes, 1552. En 1543 Las Casas publia une Histoire des Indes Occidentales oĂč il sâĂ©leva contre les mĂ©thodes et les effets de la conquĂȘte. Il aboutit Ă la conclusion suivante Nous tiendrons pour vrai et assurĂ©, quâen quarante ans, dans lesdits terres, sont morts Ă cause de cette tyrannie plus de 12 millions dâĂȘtres vivants, hommes, femmes, enfants⊠Il y a eu deux façons principales pour ces gens quâon appelle chrĂ©tiens, dâextirper et rayer ainsi de la terre ces malheureuses nations la premiĂšre ce furent les guerres cruelles, sanglantes, tyrannique ; la seconde fut, aprĂšs la mort de tous ceux qui pouvaient aspirer Ă la libertĂ© et combattre pour elle â car tous les chefs et les hommes indiens sont courageux â une oppression, une servitude si dure, si horrible que jamais des bĂȘtes nây ont Ă©tĂ© soumises. La raison pour laquelle les chrĂ©tiens ont dĂ©truit une si grande quantitĂ© dâĂȘtres humains, a Ă©tĂ© seulement le dĂ©sir insatiable de lâor, lâenvie de sâemplir de richesses dans le dĂ©lai le plus rapide possible, afin de sâĂ©lever Ă© des nivaux sociaux qui nâĂ©taient pas dignes de leur personne. » In Jacques DupĂąquier & Marcel Lachiver, Nouvelle collection dâhistoire Bordas 4e, Les Temps Modernes, ed. Bordas, 1970 â- Testament du dominicain BartolomĂ© de Las Casas 1564 En fĂ©vrier 1564, BartolomĂ© de Las Casas, qui rĂ©sidait au couvent des dominicains de Madrid, a rĂ©digĂ© son testament ; ce document nâa Ă©tĂ© ouvert quâaprĂšs sa mort survenue deux ans plus tard. ⊠Moi qui par la bontĂ© et la misĂ©ricorde de Dieu fus choisi, quoique indigne, pour dĂ©fendre toutes ces nations que nous appelons indiennes, propriĂ©taires de tous ces royaumes et territoires, contre les injures et vexations inouĂŻes que nous, les Espagnols, leur avons infligĂ©es au mĂ©pris de toute raison et justice ; pour les rĂ©tablir dans leur libertĂ© premiĂšre, dont elles ont Ă©tĂ© frustrĂ©es injustement ; et pour les prĂ©server de lâextermination violente dont elles sont victimes encore aujourdâhui, alors que des milliers de lieues ont Ă©tĂ© dĂ©peuplĂ©es, bien souvent en ma prĂ©sence ; moi qui me suis donnĂ© tant de mal, Ă la cour des rois de Castille, aprĂšs avoir traversĂ© maintes fois lâocĂ©an dans les deux sens depuis la date de 1514, câest-Ă -dire depuis prĂšs de cinquante ans, sans autre mobile que lâamour de Dieu et la compassion que jâĂ©prouvais Ă voir pĂ©rir ces multitudes dâhommes douĂ©s de raison, si paisibles, si humbles, si doux et si simples, si parfaitement aptes Ă recevoir notre sainte foi catholique et Ă vivre selon la morale chrĂ©tienne, si bien dotĂ©s, enfin, de toutes bonnes coutumes ; jâaffirme en consĂ©quence, dans la certitude oĂč je suis dâĂȘtre dâaccord avec la Sainte Ăglise Romaine, rĂšgle et mesure de nos convictions, que tous les maux infligĂ©s par les Espagnols Ă ces populations vols, meurtres et usurpations de terres et domaines, ainsi que des Ătats, royaumes et autres biens de leurs rois et seigneurs naturels, et toutes les infernales cruautĂ©s qui ont Ă©tĂ© commises, en violation de la trĂšs juste et impeccable loi du Christ et de toute raison naturelle, ont souillĂ© gravement le nom de JĂ©sus-Christ et notre religion chrĂ©tienne, mis de fatals obstacles Ă la propagation de la foi, et portĂ© dâirrĂ©parables prĂ©judices aux Ăąmes et aux corps de ces peuples innocents. Et je crois quâen punition de ces oeuvres impies, scĂ©lĂ©rates et ignominieuses, si tyranniquement et sauvagement perpĂ©trĂ©es, Dieu foudroiera lâEspagne de sa fureur et de son ire, sâil est vrai que toute lâEspagne, peu ou prou, a pris sa part des sanglantes richesses violemment usurpĂ©es au prix de tant des ruines et dâexterminations. La rigoureuse pĂ©nitence qui pourrait la sauver, je crois fort quâelle ne la fasse trop tard, si jamais elle la fait car lâaveuglement dont le ciel, pour nos pĂ©chĂ©s, a frappĂ© grands et petits, et principalement ceux qui se vantent ou ont la rĂ©putation dâĂȘtre sages et avisĂ©s, et qui se croient capables de gouverner le monde, cet obscurcissement de leur raison, en chĂątiment de leurs pĂ©chĂ©s, et plus gĂ©nĂ©ralement de toutes les fautes de la nations espagnole, est encore aujourdâhui si total que depuis soixante-dix ans quâont commencĂ© ces vols et ces vexations, ces massacres et destructions, jamais on nâa voulu comprendre que tant de scandales et dâinfamies au dĂ©triment de notre sainte foi, tant de rapines et dâinjustices, de ravages et de carnages, dâasservissements et dâusurpations, et pour tout dire enfin, de si totales destructions et exterminations, Ă©taient autant dâiniquitĂ©s et de pĂ©chĂ©s mortels. LâĂ©vĂȘque [de Chiapas], Fray BartolomĂ© de las Casas. » BartolomĂ© de las Casas, Testament », Obras, t. V, Madrid, Biblioteca de Autores Españoles, 1958, t. 110, p. 539-540 traduction dans BATAILLON, Marcel, et SAINT-LU, AndrĂ©, Las Casas et la dĂ©fense des Indiens, Paris, Julliard, Archives », 1971, p. 261 â 262. Ămission de dĂ©cembre 1989 sur lâoeuvre de Las Casas, avec Jacques Soustelle Vous trouverez aussi sur Clio-Texte des textes sur lâAmĂ©rique coloniale du XVIIe siĂšcle.LaFrance se situe parmi les pays de l'OCDE qui font le plus redoubler leurs Ă©lĂšves. En 2012, le taux de redoublement en seconde Ă©tait de 13,7 %. Pourtant, en France, faire deuxFnacDarty passe Ă lâoccasion pour ne pas laisser Back Market ou Vinted prendre le monopole des ventes. Si les grands magasins sây mettent câest parce quâil y a une demande.